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Partie XV
LE JIHAD SUR
LE CHEMIN D'ALLAH !
LE JIHAD SUR
LE CHEMIN D'ALLAH !
LE JIHAD SUR
LE CHEMIN D'ALLAH !
(622-630)
Jai reçu lordre de combattre les hommes
jusquà ce quils disent:
point de dieu sinon Allah.
(Muslim, Sahih 1/200).1
Le prophète disait:
Je suis le prophète de la clémence,
je suis le prophète du carnage.
Je suis un rieur sanglant.
(ibn Taimiya, Traité de droit 8-9).
Lislam nest pas une religion de guerre, de violence,
dagression et de désunion génératrice de conflits. (...)
On a dit et redit, avec une insigne mauvaise foi,
que lislam sest répandu par lépée à travers le monde.
Cest une calomnie. Le Coran exclut toute conversion forcée:
Pas de contrainte en religion2 .
S. H. Boubakeur, 3
§ 445.
Le jihad sur le chemin4 d'Allah! Le jihad sur le chemin d'Allah! Le jihad sur le chemin d'Allah! Voilà ce qui, selon l'enseignement de Muhammad, correspond à l'acte de foi le plus important pour un musulman, aux origines mêmes de ce mouvement.5
A Médine, Muhammad transmet à ses disciples la notion nouvelle dobligation de combattre, que l'on concentre dans la notion de jihad6 . Les premières cibles sont les Mecquois. Mais peu à peu, les tribus et oasis voisines subissent les raids de pillage7 : Arabes bédouins ou chrétiens, juifs. Les motivations économiques priment encore8: il faut assurer la cohésion de la communauté en lui fournissant assez de richesses et de femmes9. On a vu précédemment que les expéditions de pillage étaient une habitude en milieu bédouin. Il faut noter maintenant les différences fondamentales apportées par Muhammad, qui font que les premiers musulmans nétaient pas quune simple tribu de coupeurs de têtes.
Au commencement, les musulmans ne sont pas bédouins véritablement, et peu à laise à la razzia ; ils sy essayent, avec maladresse au départ et avec de plus en plus dassurance, sous la direction de Hamza, le seul véritable guerrier expérimenté du groupe. Mais ils apprendront vite.
Ensuite, le pillage nest plus une activité dappoint, mais plutôt un moyen essentiel, voire exclusif de survie du groupe. Le stade de la survie étant ensuite dépassé, le pillage fournit simplement les moyens de lexpansion future: cest le mécanisme fondamental de limpérialisme10. Une carte de lArabie suffit pour observer le rayon daction des attaques, et leur progression: plus la communauté saccroit, plus elle a besoin de ressources nouvelles11. Son chef tente même une excursion hors du territoire de lArabie, et ose affronter Byzance.
Cette activité militaire frénétique (une opération par mois en moyenne) se combine avec de plus grandes confrontations et des assassinats cilblés12.
Enfin, les règles ne sont plus respectées, ce qui donne aux musulmans un net avantage sur leurs adversaires. Linterdit sur le meurtre est levé, comme celui du respect des captives et comme le respect des périodes et lieux sacrés. Au vol sajoute donc le meurtre, le viol13 et le sacrilège14, et de nombreuses techniques visant à instiller la terreur chez ladversaire15, et un ensemble de conduites qui s'assimilent sans difficultés avec les crimes contre l'humanité de nos jours.
Il suffisait dajouter un vernis religieux à ces activités, pour les rendre justes, dignes et agréables.
En conclusion, dès ses origines, l'islam fut bien un affaire de sabre16, plus ou moins affuté, plus ou moins acéré, plus ou moins dégainé17.
Le sujet du jihad, si copieux, est divisé en trois parties. La première, celle-ci, présentera les aspects idéologiques du combat, sa place prééminente dans la théologie, les règles de la guerre, la rhétorique guerrière et les tactiques : pour aller vite, la théorie.
La deuxième partie traite de l'application du jihad contre les tribus bédouines et les groupes de juifs et de chrétiens qui vivent encore en Arabie.
La troisième se concentre sur la lutte contre les Mecquois, dans les interceptions de caravanes , les batailles et les démonstrations de force qui toutes tendent vers un seul but, la prise de la Mecque, au début de 630.
Chapitre 78
Jihad
ardente obligation musulmane
§ 446. Présentation.
Cette partie sera peu développée pour le moment. Elle est pourtant indispensable, car la nouvelle communauté musulmane nagit pas avec autant de violence18 par pure inconscience ou bestialité: les nouvelles façons dagir obéissent à un grand nombre de directives et dexhortations précises, et prévisibles19.
Le jihad (Effort sur la voie dAllah)20 est perçu à ce moment comme une obligation pour tous, et non une permission: lintérêt personnel est assujetti au bénéfice de la communauté et de son chef, lesquels se font au détriment de tous les autres habitants de lArabie, dans le cadre dune économie de prédation21 . Les questions strictement religieuses passent au second plan. Au sein de ce jihad réside une autre notion moins connue, le qital22 , qui est le terme technique et encore plus agressif, désignant le combat et le pillage23. Pendant cette petite décennie se construit la théorie du jihad futur, au gré des circonstances24 .
La notion de harb état de guerre est élaborée ultérieurement, comme un concept juridico-diplomatique essentiel25. Il se rattache davantage au grandiose impérialisme musulman, celui des grandes conquêtes, et non au petit pillage entre tribus.
Le soufisme a voulu développer ensuite une distinction entre "petit" jihad, celui qui surabonde dans le sujet que nous traitons, et un "grand jihad", celui qui consiste en un effort pratiqué par le croyant sur lui-même et ses propres pulsions.26 Le présent dossier ne présente aucun aspect de cette dernière forme, qui n'a pas eu de grandes conséquenses pour l'histoire humaine, réservée au soufisme, à la différence de la première forme, largement partagée et bénéficiant souvent d'un large consensus... Si le monde musulman, jusqu'à nos jours, s'était converti au soufisme, cela se saurait! Mais on peut comprendre que des personnes de culture musulmane veuillent remettre à la mode ce type de distinction. Il ne faudra pas oublier que leur option, aussi généreuse soit-elle, est ultra-minoritaire.
§ 447. Le mérite du jihad.
Un grand nombre de textes essayent de prouver que le jihad est pour les hommes l'activité la plus glorieuse et la plus utile.
(Muslim, Sahih 33/3484).
D'après Abu Hurayra, l'envoyé d'Allah a dit :
-"Allah s'est engagé vis-à-vis de celui qui combat dans son sentier et qui n'a quitté sa demeure que dans ce but et par croyance en lui et en ses messagers à le faire entrer au Paradis ou à le ramener à sa demeure avec la récompense ou le butin qu'il aura acquis. Par celui qui possède l'âme de Muhammad entre ses mains, tout homme qui a reçu une blessure pour la cause de Allah n'arrivera pas au jour de la Résurrection autrement qu'avec sa plaie répandant un liquide couleur de sang et ayant le parfum de musc. Par celui qui détient l'âme de Muhammad dans Ses mains, je crains que certains croyants éprouveraient de la peine à me voir partir sans eux et d'autre part, je ne peux pas leur fournir de montures. Sans cela, je ne saurais resté à Médine en arrière d'aucun des détachements qui s'en vont combattre dans le sentier de Allah. Par celui qui détient l'âme de Muhammad entre ses mains, j'aimerais combattre dans le sentier de Allah, à y être tué, puis ressuscité, pour être de nouveau tué, de nouveau ressuscité et ainsi de suite".
(Ibn Taimiya, Traité de droit 35).27
Punir en effet un homme qui néglige de s'acquitter de ses devoirs, ou qui commet une action interdite, constitue le but suprême de la guerre légale28 , dont le Coran et la Sunna font un devoir à la communauté.
Le jihad est une des oeuvres les plus méritoires qui soient.
Un homme demanda un jour au prophète de lui indiquer une uvre qui valût le jihad.
-Tu seras incapable de t'en acquitter, lui répondit Muhammad.
-Indique-la moi tout de même.
-Es-tu capable, tant qu'un soldat d'Allah est en campagne, de jeûner sans arrêt, de passer toutes tes nuits en veille ?
-Mais tout cela est au-dessus des forces humaines!
-Voilà cependant, dit le prophète, ce qui équivaut au combat pour la cause dAllah.
Le prophète a dit aussi:
Il y a au paradis cent degrés d'un degré à l'autre il y a la distance du ciel à la terre. Allah les destine à ceux qui combattent pour sa cause.
Ces deux traditions se trouvent dans les Sabib de Bukhari et de Muslim.
Le prophète a dit: Le meilleur de toutes choses, c'est l'islam ; le fondement de l'islam, c'est la prière ; le sommet de lislam le combat pour la cause dAllah.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1286).29
Ibn Mas'ûd a dit : "J'ai dit :
-"Ô messager d'Allah! Quelle est l'oeuvre la plus aimée d'Allah exalté?"
Il dit :
-"La prière à son heure".
Je dis :
-"Et quoi encore?"
Il dit :
- "La piété filiale".
Je dis :
- "Et quoi encore?"
Il dit :
- "Le combat au service d'Allah".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1287).
Abu Dharr rapporte : "J'ai dit :
-"Ô messager d'Allah! Quelle est l'oeuvre la plus méritoire?"
Il dit :
-"La foi en Allah et le combat à Son service"".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1288).
Selon Anas, le messager d'Allah a dit : "Une marche au service d'Allah au début de la journée ou à sa fin vaut mieux que le monde et tout ce qu'il renferme".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1289).
Selon Abu SaydAl Khudri un homme vint dire au messager d'Allah :
-"Quel est l'homme le plus méritant?"
Il dit :
-"Un croyant combattant au service d'Allah avec sa vie et ses biens".
Il dit :
-"Et qui d'autre?"
Il dit :
-"Un croyant retiré dans une voie de montagne, adorant Allah et épargnant aux autres son propre mal".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1298).
Selon lui encore, on dit une fois :
-"Ô messager d'Allah! Quelle oeuvre peut équivaloir au combat au service d'Allah?"
Il dit :
-"Vous n'en seriez pas capables".
Ils lui reposèrent deux ou trois fois de suite la même question et eurent la même réponse :
-"Vous n'en seriez pas capables".
Puis il ajouta :
-"L'image de celui qui combat au service d'Allah est celle de quelqu'un qui jeûne toutes ses journées, veille toutes ses nuits à adorer Allah et à lire dans le plus grand recueillement les versets d'Allah sans s'arrêter de jeûner le jour ni de veiller la nuit, jusqu'à ce que rentre le combattant au service d'Allah".
Dans une version d'al Bukhâri : "Un homme dit : -
"Ô messager d'Allah! Indique-moi une oeuvre équivalente au combat au service d'Allah".
Il lui dit :
-"Je n'en trouve aucune".
Puis il dit :
-"Es-tu capable, dès que le combattant au service d'Allah sort, d'entrer dans ta mosquée pour y observer le jeûne continu des jours et la veille continue des nuits?"
Il dit :
-"Qui est capable d'une telle chose?"
Lobligation du jihad.
(Ibn Kathir, Tafsir 2).30
Le jihad a été rendue obligatoire.
Allah a rendu obligatoire pour les musulmans de combattre dans le jihad contre le mal des ennemis qui transgressent lislam.
...
Le jihad est exigé de chaque personne, quil simplique directement dans le combat ou reste derrière. Quiconque reste derrrière doit fournir du soutien.
...
Combattre comme ce verset le dit (est difficile car) cela inclut le risque dêtre tué, blessé, de lutter contre les ennemis et de supporter les difficultés des voyages.
§ 448. Buts du jihad.
Ils sont multiples, et dans lépoque qui nous concerne, exclusivement guerriers. ils peuvent se résumer ainsi: répandre lislam à travers le monde. Lobjectif est clairement offensif.
Voici ce qui est écrit sous ce vocable dans la docte Encyclopédie de lIslam, sous la plume de E. Tyan:
Juridiquement, daprès la doctrine classique et dans la tradition historique, le jihad consiste dans lexpansion de lislam et éventuellement sa défense (...) Le jihad est une obligation. Le précepte est proclamé dans toutes les sources.31
Profession de foi pour le jihad.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 48).32
Nos âmes sont ta rançon et nous verserons notre sang pour toi, que ce soit contre les Quraysh, ou les Arabes, ou les Perses, les habitants de Rum33 ou les Abyssins34 ; nous nous tiendrons devant toi, nous te protégerons et combattrons les ennemis ; que ce soit à Médine, dans le désert ou en pays cultivé, sur la mer ou sur les montagnes, nous serons partout avec toi et ne t'abandonnerons pas jusqu'à la mort.
(Muslim, Sahih 1/200).35
Jai reçu lordre de combattre les hommes jusquà ce quils disent: point de dieu sinon Allah. Celui qui dit: point de dieu sinon Allah préserve ses biens et sa personne.
(Ibn Kathir, Tafsir 9).
Cette affaire36 continuera à se répandre aussi loin que ce peuvent atteindre le jour et la nuit, jusquà ce quAllah ne laisse plus une seule maison faite de terre ou de poils37 sans faire entrer cette religion à lintérieur, en apportant la puissance à la personne puissante38 , et lhumiliation à la personne humiliée39, la puissance avec laquelle Allah élève lislam et son peuple, la honte avec laquelle Allah humilie lincroyance.
La joie du prophète.
( Bukhari, Sahih 63/4, 1).40
Jai assisté à une déclaration dal Miqdad, et certes jaurais préféré en être lauteur que de recevoir les plus belles compensations du monde. al Miqdad vint trouver lenvoyé d'Allah pendant quil invoquait Allah contre les infidèles.
al Miqdad a dit à lenvoyé d'Allah:
-Ô prophète, nous ne te dirons pas comme faisait le peuple de Moïse Va, toi et ton dieu, et combats-les.
Nous nous te disons:
- Nous combattons lennemi à ta droite, à ta gauche, devant toi et derrière toi.
Je vis à ces mots de visage du prophète silluminer et manifester sa joie41 .
Le but ultime du jihad.
(Muslim, Sahih 1/ 29).42
...le messager dAllah a dit: jai été choisi pour combattre contre les hommes aussi longtemps quils ne disent pas: il ny a de dieu quAllah...
(Bukhari, Sahih 8/ 387).
Lapôtre dAllah a dit: jai été désigné pour combattre les hommes jusquà ce quils disent: personne ne peut être adoré sinon Allah. Quils disent cela, quils prient comme nous prions, soient en face de notre qibla, sacrifient ce que nous sacrifions, et alors leur sang et leurs biens seront sacrés...
(Bukhari, Sahih 2/17).
Jai reçu ordre de mener la guerre43 contre les hommes jusquà ce quils attestent quil nest pas dautre dieu quAllah, que Muhammad est lenvoyé d'Allah, quils accomplissent la prière et quils versent laumône. Sils le font ils sont quittes de leur sang et de leurs biens, sauf en ce qui revient de droit à lislam. Ils en rendront compte à Allah.
Le discours aux Perses.44
Superbe discours que celui-ci, celui du porte-parole du parti des barbares envahisseurs, surs deux-mêmes quant à leur puissance, conscients deux-même quant à leur infériorité culturelle, à lintention de leurs victimes, porteurs dune civilisation millénaire.
(Bukhari, Sahih 28/1, 3).
Omar nous invita à nous mettre en campagne, et plaça à notre tête an Numan ibn Moqarrin ; arrivés en pays ennemi, nous avons vu savancer contre nous le préfet de Khosroès avec une armée de 40 000 hommes. Alors, un interprète apparut et nous cria:
-Que lun dentre vous vienne me parler!
Demande ce que tu voudras, lui répondit el Mughira
-Qu'êtes-vous? reprit l'interprète.
-Nous sommes des Arabes, repartit al Mughira ; nous étions dans une détresse affreuse, dans une infortune affreuse, suçant des bouts de cuir et des noyaux de dattes pour tromper notre faim, noirs revêtant de poils et de peaux, adorant les arbres et les pierres ; et, là-dessus, le Maître des cieux, le Maître des terres - que son nom soit glorifié et sa puissance magnifiée! - nous a envoyé, un prophète de notre peuple, dont nous connaissions le père et la mère ; et notre prophète, envoyé de notre seigneur, nous a ordonné de vous combattre jusqu'à ce que vous adoriez Allah seul, ou que vous payiez la capitation. Et notre prophète, par la mission divine qu'il a reçue de notre seigneur, nous a informés que ceux d'entre nous qui mourraient iraierit au paradis de délices, si beau que jamais l'on n'a rien vu de pareil et que les survivants d'entre nous deviendraient vos maîtres.
(Abu Dawud, Hadith 1/ 492).
Lenvoyé d'Allah a dit:
-Toute la terre est une mosquée45 pour vous, à lexception des cimetières et des toilettes.
Lordre divin du jihad.
(ibn Taimiya, Traité de droit 11-12).
Allah a dit en ordonnant le jihad:
-Combattez-les jusquà ce qu'il n'y ait plus de schisme et que la religion toute entière soit à Allah .46 .
On demanda au prophète:
-Ô prophète dAllah, les hommes peuvent combattre par bravoure, par fureur ou par hypocrisie ; quel est celui d'entre deux qui combat pour la cause de Allah ?
L'homme qui combat pour que la parole de Allah triomphe, répondit le prophète, celui-là combat pour la cause de Allah.
Cette tradition est rapportée par les deux sahih.
(Ibn Kathir, Tafsir 3).
La religion de Muhammad sera toujours dominante et victorieuse sur toutes les autres religions. Cest pourquoi Allah a permis aux musulmans de conquérir les parties orientales et occidentales de la Terre. De plus, tous les pays se sont soumis à eux ; ils ont détruit Khosroès, ont détruit César, leur ont volé leurs trésors et ont vidé ces trésors pour la gloire dAllah.
(Ibn Kathir, Tafsir 9).
Allah lexhalté encourage les croyants à combattre les polythéistes, les incroyants juifs et chrétiens, qui ont prononcé leurs terribles idées et prononcé des mensonges contre Allah lexhalté. Les juifs, ils ont prétendu que Uzayr était le fils de Allah, alors quAllah est libre de tout ce quon lui attribut. Quant à lerreur des chrétiens concernant Jésus, elle est évidente. Cest pourquoi Allah a décrété que ces deux groupes étaient menteurs.
(Ibn Kathir, Tafsir 48, 29).
Allah lexhalté et le plus honoré a dit, en donnant de bonnes nouvelles aux croyants, que le messager dAllah triomphera de tous ses ennemis, et de tout le reste de la Terre.
Les raisons du jihad pour un théoricien contemporain).
(Abdallah Azzam, Rejoins la caravane).47
Allah soit loué ! Nous le louons, lui demandons assistance, Lui demandons de nous pardonner notre mal et de nous protéger contre nos mauvaises actions.
Quiconque considère la situation des musulmans aujourd'hui, remarque que la plus importante épreuve qu'ils aient eu à subir, c'est d'avoir abandonné le jihad (par amour de ce monde et dégoût de la mort48 ). C'est ainsi que les tyrans49 règnent sur eux de tous côtés et sur toute terre, car les infidèles ne craignent que le combat:
Combats dans le chemin d'Allah. Tu n'es responsable que de toi-mêmel (Les femmes, 84)50 .
Nous appelons les musulmans et les encourageons à venir combattre pour de nombreuses raisons, dont les principales sont:
1. afin que l'impiété ne l'emporte pas,
2. parce que les vrais hommes sont rares51,
3. par crainte de l'enfer,
4. pour remplir l'obligation52 et répondre à l'appel53 d'Allah,
5. pour suivre l'exemple des pieux ancêtres54,
6. pour établir une base solide55 pour l'expansion de l'islam,
7. pour défendre les opprimés56,
8. par goût du martyre57.
§ 449. La permission du jihad.
Au cours de la sortie de la Mecque, la doctrine change: jusque-là, en position de faiblesse, Muhammad avait prescrit la patience (et non pas la non-violence) tout en évoquant lespoir dune revanche brutale, pour motiver ses partisans58.
Avant même lHégire, cest laffrontement physique qui est autorisé, avant dêtre imposé. Lislam prend alors un pli quil nabandonnera jamais.
(Corpus coranique d'Othman 22/40).
Permission est donnée de combattre à ceux qui combattent parce quils ont été lésés - en vérité Allah a pleine puissance pour les secourir.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 79-80).
Lorsque, plus tard, Muhammad accomplit sa fuite à Médine, que les habitants se rallièrent à lui et que le nombre des musulmans fut considérable, alors Allah lui ordonna de faire la guerre aux incroyants, de les attaquer à lépée et de les tuer partout où il les rencontrerait. Il lui ordonna alors laction violente, comme il lui avait ordonné à la Mecque la patience.
(Tabari, Histoire des prophètes et des Rois III 126).
Après avoir reçu lautorisation de faire la guerre aux infidèles et après la révélation du verset: La permission a été donnée à ceux qui veulent combattre, à cause des violences quils ont essuyées, etc59 ...
(Ibn Kathir, Tafsir 9).
Allah a ordonné à son messager de combattre durement contre les incroyants et les hypocrites et dêtre dur avec eux. Allah a aussi ordonné quil soit miséricordieux quand les croyants le suivent, en linformant que la destination des incroyants et des hypocrites était le feu dans lAu-delà.
Allah a ordonné au prophète de combattre les incroyants avec le sabre, de combattre contre les hypocrites avec la langue, et a annulé les traitements doux à leur égard.
...
En combinant ces divers avis, nous pouvons dire quAllah prépare la punition des incroyants et des hypocrites avec toutes les méthodes possibles, dans des conditions variables et situations différentes, mais Allah sait le mieux.
§ 450. Lobligation du jihad.
Des pans entiers du Coran sont rédigés pour contraindre des hommes au combat, et tous les moyens sont employés: terreur du Jugement dernier et de lenfer, offre directe de butin, faveur divine, etc...
Leffort déployé donne la mesure du peu denvie de combattre des Arabes bédouins ou de ceux qui sont dénoncés commehypocrites.
Il reste que ces versets, ces phrases, ces sourates existent depuis 1300 ans environ, et quelles sont répétées des centaines de millions de fois. Par bonheur, ceux qui répètent souvent ne comprennent pas un mot de ce quils disent, mais ceux qui savent nauront aucun mal à convaincre les autres, pourvus quils sont de cette rhétorique obstinée.
(Corpus coranique d'Othman 2/212).
Combattre vous a été prescrit60, bien que layez en aversion61.
(Tabari, Tafsir 2/216).62
D'après les uns, dans ce verset, Allah n'impose le combat qu'aux compagnons du prophète.
D'après d'autres, Allah l'impose à tous les croyants jusqu'au moment où un nombre suffisant d'entre eux s'en charge, les autres étant à partir de ce moment-là dégagés de cette obligation, comme dans le cas de la prière sur les morts ou de leur âge: cet avis est le plus pertinent du fait de la concordance des données tradition sur ce point63 .
D'autres pensent que cette obligation s'impose à tous les musulmans jusquà Dernière Heure.
ibn Abbas64 a dit: Je me tenais un jour derrière le prophète lorsqu'il me dit :
-Ô ibn Abbas, sois satisfait de ce qu'Allah a décrété même si c'est contraire à ton désir passionnel car ce qu'il a décrété est fermement établi dans le Livre d'Allah.
- Ô envoyé d'Allah! A quel sujet me dis-tu cela alors que je récite le Coran?
A propos du passage :
il se peut que vous ayez en aversion une chose qui est un bien pour vous... .
- Or Allah sait... c'est-à-dire : Allah sait ce qui est bon pour vous et ce qui est amis pour vous ; gardez-vous donc d'avoir en aversion une chose qui vous a prescrite!
(Hadith, Muslim).65
Jai reçu lordre de combattre66 les hommes jusquà ce quils disent: point de dieu excepté Allah.
Celui qui dit: Point de dieu excepté Allah préserve de mon atteinte ses biens et sa personne.
(Corpus coranique d'Othman 9/73).
"Mène combat contre les infidèles et les hypocrites et sois dur avec eux".67
Profession de foi dun chef de guerre.
(Dawud, Hadith 14/ 2635).68
Le prophète a dit:
-Jai ordonné de combattre les hommes jusquà ce quils attestent quil ny a pas de dieu sinon Allah, et que Muhammad est son serviteur et son prophète, quils se tournent vers la qiblah, quils mangent ce que lon sacrifie, quils prient comme nous. Sils le font, leurs vies et leurs biens sont protégés, à moins quils ne nous soient dus. Ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les musulmans69.
(al-Tirmidhi, Hadith 3835).
Lenvoyé d'Allah a dit:
-Si quelquun rencontre Allah sans aucune marque du jihad, il rencontrera Allah avec un défaut sur lui.
(Tabari, Histoire des prophètes et des Rois III 125).
Lorsque le prophète eut quitté la Mecque, les infidèles s'écrièrent:
-Nous en sommes débarrassés.
Mais le prophète ne les laissa pas en repos. Allah lui donna la liberté des entreprises guerrières et lui ordonna de prendre l'offensive.
Quand il arriva à Médine70 , il reçut le verset suivant :
Tuez les infidèles où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les, mettez-vous en embuscade contre eux, etc. 71 .
Il reçut aussi le verset suivant :
Ô prophète, combats les infidèles et les munafiqun, traite-les sévèrement. 72
En révélant les versets qui ordonnaient la lutte, Allah abrogea ceux qui avaient recommandé aux croyants la patience73 .
§ 451. Le Coran, "Mon Combat"74 .
Voici donc une petite sélection de textes belliqueux présents dans le Coran, parmi des dizaines dautres. Le fait que les musulmans estiment qu'il s'agit là d'une parole d'origine absolument divine en accroit singulièrement la portée et la gravité, puisqu'ils ne peuvent être contestés, en aucun cas.75
(Corpus coranique d'Othman 9/ 4-9).76
Exception pour ceux des infidèles avec qui vous avez conclu un pacte, qui ensuite ne vous ont point fait dommage et n'ont prêté assistance à personne contre vous.
Respectez alors pleinement votre pacte avec eux jusqu'au terme qui les lie!
Allah aime les pieux.
Quand les mois sacrés77 seront expirés, tuez les infidèles quelque part que vous les trouviez!
Prenez-les!
Assiégez-les!
Dressez pour eux des embuscades!
S'ils reviennent de leur erreur, s'ils font la prière et donnent l'aumône78 , laissez-leur le champ libre!
Allah est absoluteur et miséricordieux.
Si parmi les associateurs, quelqu'un te demande protection comme client, accorde-la-lui jusqu'à ce qu'il entende la parole d'Allah.
Ensuite, fais-le parvenir au lieu de tranquillité qui est le sien!
C'est qu'en effet ces associateurs sont un peuple qui ne sait point79.
Comment les associateurs auraient-ils un pacte au nom d'Allah et au nom de son apôtre, à l'exception de ceux avec qui vous avez conclu un pacte, près de la mosquée sacrée ?
Tant qu'ils seront donc droits envers vous, soyez droits envers eux !
Allah aime les pieux.
Comment, sans distinction, pourriez-vous nouer un pacte, avec les infidèles alors que s'ils l'emportent sur vous, ils n'observent à votre égard ni alliance ni engagement?
Ils vous satisfont par leurs paroles, alors que leurs coeurs sont rebelles et que la plupart sont pervers.
Ils ont troqué les signes80 d'Allah à vil prix et ils ont écarté de son chemin.
Combien mauvais est ce qu'ils font!
(Corpus coranique d'Othman 9/87)
Quand descend une sourate ordonnant: croyez en Allah et menez combat avec son apôtre! ....
(Corpus coranique d'Othman4/86).
Combats dans le chemin dAllah!
Tu ne seras chargé que de ton âme!
Encourage des croyants!
Peut-être Allah conjurera t-il la rigueur des infidèles, contre vous, car Allah est redoutable en rigueur et châtiment.
(Corpus coranique d'Othman 22/76-77).
Ô vous qui croyez!
Inclinez vous!
Prosternez vous!
Adorez votre seigneur!
Faites le bien!
Peut-être serez vous bienheureux.
Menez combat pour Allah, comme il le mérite....
(Corpus coranique d'Othman 3/200).
Ô vous qui croyez! soyez constants!
Luttez de constance!
Luttez de courage81!
Soyez pieux!
Peut-être serez-vous bienheureux!
(Ibn Kathir, Tafsir 47).82
Lordre de frapper les cous, de serrer les liens, puis de les libérer de façon grâcieuse83 ou contre rançon.
... quand vous combattez contre eux, découpez les complètement avec vos sabres.
... vous les avez tués et complètement détruits.
§ 452. Désignation des ennemis.
Dans dautres exhortations au combat, les adversaires peuvent être plus ou moins identifiés. On se rend compte, alors, que tout le monde est visé: juifs, chrétiens, païens, apostats, hypocrites, au gré des circonstances.84
Prophète du carnage.
(ibn Taimiya, Traité de droit 8-9).
Le prophète disait:
Je suis le prophète de la clémence, je suis le prophète du carnage.
Je suis un rieur sanglant.
Sa communauté est une communauté du juste milieu. Allah a dit :
Les compagnons sont terribles aux infidèles et pleins de tendresse entre eux ; tu les verras agenouillés, prosternés, recherchant la faveur de Allah et sa satisfaction. 85 .
Allah a dit:
Humbles envers les croyants et fiers envers les infidèles86.
Les infidèles.
(ibn Taimiya, Traité de droit 37).
Le prophète a dit: Les musulmans sont égaux par le sang. Le plus humble d'entre eux a la protection de tous les autres. En face des non-musulmans, ils forment un seul bloc. (...)
Guerre contre les Juifs!
Corpus coranique (9/124).87
Ô vous qui croyez!
Combattez88 ceux des infidèles qui sont dans votre voisinage!
Quils trouvent en vous de la dureté!
Sachez quAllah est avec les pieux.
Corpus coranique 9/13-16).
Ne combattrez-vous point des gens ayant violé leurs serments89 et ayant médité d'expulser l'apôtre, après qu'ils vous ont attaqués les premiers?
Les redoutez-vous alors qu'Allah est plus digne que le redoutiez, si vous êtes vraiment croyants ?
Combattez-les!
Par vos mains, Allah les tourmentera et les couvrira d'opprobre, alors qu'il vous secourra victorieusement contre qu'il guérira le ressentiment des croyants et chassera la colère de leurs curs.
(Corpus coranique d'Othman 2/186-191).
Combattez dans le chemin d'Allah90 ceux qui vous combattent, mais ne soyez pas transgresseurs!
Allah n'aime pas les transgresseurs91.
Tuez-les partout où vous les atteindrez!
Expulsez-les d'où ils vous ont expulsés!92
La persécution des croyants est pire que le meurtre.
Toutefois, ne les combattez point près de la mosquée sacrée avant qu'ils vous y aient combattus!
S'ils vous y combattent, tuez-les!
Telle est la récompense des infidèles.
S'ils s'arrêtent au contraire de combattre...
Car Allah est absoluteur et miséricordieux.
Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de persécution et que le culte soit rendu à Allah. S'ils s'arrêtent, plus d'abus de droit sauf contre les injustes.
Déclaration de guerre93 contre les juifs et les chrétiens
(Corpus coranique d'Othman 9/29-30).
Combattez94 ceux qui ne croient point en Allah ni au dernier jour, qui ne déclarent pas illicite ce quAllah et son apôtre ont déclaré illicite95 , qui ne pratiquent point la religion de vérité96, parmi ceux ayant reçu lécriture!97
Combattez-les jusquà ce quils payent la jizya98 , directement 99 et alors quils seront humiliés100 .
Les juifs ont dit: Ozayr est le fils dAllah101.
Les chrétiens ont dit: le messie est le fils dAllah.
Tel est ce quils disent, de leur bouche.
Ils imitent le dire de ceux qui furent infidèles antérieurement.
QuAllah les tue!
Combien ils sécartent de la vérité.
Déclaration de guerre contre les chrétiens.
(Corpus coranique d'Othman 9/36).
Combattez toutefois les associateurs102 totalement, comme ils vous combattent totalement, et sachez quAllah est avec les pieux.
Déclaration de guerre contre les apostats.
(Corpus coranique d'Othman 8/40).
Et combattez-les jusquà ce que ne subsiste plus de tentation et que le culte tout entier soit rendu à Allah.
Sils cessent, ils seront pardonnés, car Allah, sur ce quils font, est clairvoyant.
Sils tournent le dos, sachez quAllah est votre maître!
Quel excellent maître!
Quel excellent compagnon103 !
Malédiction des infidèles.
(Ibn Kathir, Tafsir 2).
Maudire les incroyants est autorisé.
Il ny a pas de désaccord sur le fait que lon a le droit de maudire les incroyants.
...
Concernant la malédiction dincroyants particuliers, certains érudits estiment quil nest pas permis de le maudire, parce nous ne savons pas quAllah a préparé pour sa fin.
Dautres disent quil est permis de maudire les incroyants particuliers.
Le statut animal des incroyants.
(Ibn Kathir, Tafsir 2).
...dans leur injustice, leur perdition, leur ignorance, ils sont juste comme des animaux errants, ne comprenant pas ce quon leur dit...
Ils sont sourds, parce quils nentendent pas la vérité ; muets parce quils ne lexpriment pas ; aveugles parce quils ne reconnaissent pas le chemin.
§ 453. Les types de guerre islamiques.
Lhistorien-sociologue Ibn Khaldun se livre à une intéressante typologie des guerres, et y intègre inévitablement le jihad, comme une guerre sainte et juste.
(Ibn Khaldun , Muqaddima III 35).104
Les guerres et les différentes formes de combat existent -puisque Allah a créé le monde. L'origine de la guerre est désir de certains hommes de se venger d'autres hommes. Chaque parti est soutenu par ceux de son clan. Lorsqu'on excite au combat et qui se forme deux camps opposés en voulant se venger, l'autre se défendre, c'est la guerre. Cest une chose naturelle aux hommes. Nulle nation, nulle génération n'y échappe.
Les causes du désir de vengeance sont généralement les suivantes: la jalousie et l'envie, l'hostilité, le zèle pour la cause de Allah et de la religion, le dévouement au service dun pouvoir ou la tentative d'en fonder un nouveau.
Le premier type de guerre se rencontre le plus souvent entre des tribus voisines ou des familles rivales.
Le deuxième, l'hostilité, se voit surtout chez les nations farouches qui vivent dans le désert, tels les Arabes, les Turcs, les Turkmènes, les Kurdes et d'autres peuples semblables. En effet, elles font de leurs lances leur gagne-pain trouvent leur subsistance en dépouillant autrui. Elles déclarent la guerre à tous ceux qui tentent de défendre leurs biens. Elles ne désirent ni honneurs ni pouvoir. Elles nt d'autre souci et d'autre but que de ravir aux autres qu'ils possèdent.
Le troisième, c'est celui que la loi religieuse appelle la guerre sainte.
La quatrième, ce sont les guerres que les États mènent contre les dissidents et ceux qui refusent l'obéissance105 .
Ce sont là quatre sortes de guerre. Les deux premières sont injustes et génératrices de désordre ; les deux autres sont saintes et justes.
Réflexions sur limpérialisme arabe.
(Ibn Khaldun , Prolégomènes, Livre I, 2).106
Nous avons déjà dit que les nations à demi sauvages ont tout ce quil faut pour conquérir et pour dominer. Ces peuples parviennent à soumettre les autres, parce quils sont assez forts pour leur faire la guerre et que le reste des hommes les regarde comme des bêtes féroces. Tels sont les Arabes, les Zénata et les gens qui mènent le même genre de vie, savoir, les Kurdes, les Turcomans et les tribus voilées (les Almoravides) de la grande famille sanhadjienne. Ces races peu civilisées, ne possédant pas un territoire où elles puissent vivre dans labondance, nont rien qui les attache à leur pays natal ; aussi toutes les contrées, toutes les régions leur paraissent également bon-nes. Ne se contentant pas de commander chez elles et de dominer sur les peuples voisins, elles franchissent les limites de leur territoire, afin denvahir les pays lointains et den subjuguer les habitants. Que le lecteur se rappelle lanecdote du khalife Omar. Aussitôt quil fut pro-clamé chef des musulmans, il se leva pour haranguer lassemblée et pousser les vrais croyants à entreprendre la conquête de lIrac. « Le Hidjaz, leur disait-il, nest pas un lieu dhabitation ; il ne convient quà la nourriture des troupeaux ; sans eux, on ne saurait y vivre. al-lons, vous autres qui, les derniers, avez émigré de la Mecque, pour-quoi restez-vous si loin de ce que Allah vous a promis ? Parcourez donc la terre ; Allah a déclaré, dans son livre, quelle serait votre héritage. Il a dit : « Je le ferai afin délever votre religion au-dessus de toutes les autres, et cela malgré les infidèles. » 107 Voyez encore les anciens Arabes, tels que les Tobba (du Yémen) et les Himyérites ; une fois, dit-on, ils passèrent du Yémen en Mauritanie et, une autre fois, en Irac et dans lInde. Hors de la race arabe, on ne trouve aucun peuple qui ait jamais fait de pareilles courses. Remarquez encore les peuples voilés (les Almoravides) ; voulant fonder un grand empire, ils envahirent la Mauritanie et étendirent leur domination depuis le premier climat jusquau cin-quième ; dun côté, ils voyaient leurs lieux de parcours toucher au pays des Noirs ; de lautre, ils tenaient sous leurs ordres les royaumes (musulmans) de lEspagne. Entre ces deux limites tout leur obéis-sait. Voilà ce dont les peuples à demi sauvages sont capables ; ils fondent des royaumes qui ont une étendue énorme, et ils font sentir leur autorité jusquà une grande distance du pays qui était le berceau de leur puissance. Cest Allah qui a réglé la succession des nuits et des jours. (Coran, sour. LXXIII, vers. 20.)
Géographie de limpérialisme arabe.
(Ibn Khaldun , Prolégomènes, Livre I, 2).108
Le naturel farouche des Arabes en a fait une race de pillards et de brigands. Toutes les fois quils peuvent enlever un butin sans courir un danger ou soutenir une lutte, ils nhésitent pas à sen emparer et à rentrer au plus vite dans la partie du désert où ils font paître leurs troupeaux. Jamais ils ne marchent contre un ennemi pour le combattre ouvertement, à moins que le soin de leur propre défense ne les y oblige. Si, pendant leurs expéditions, ils rencontrent des emplacements fortifiés, des localités dun abord difficile, ils sen dé-tournent pour rentrer dans le plat pays. Les tribus (berbères) se tiennent à labri dinsultes, sur leurs montagnes escarpées, et défient lesprit dévastateur qui anime les Arabes. En effet ceux-ci noseraient pas les y attaquer ; ils auraient à gravir des collines abruptes, à sengager dans des chemins presque impraticables et à sexposer aux plus grands dangers. Il en est autrement dans les plaines ; sil ny a pas de troupes pour les garder, et si le gouvernement établi montre de la faiblesse, elles deviennent la proie des Arabes, la curée dont ils se repaissent. Ces nomades y renouvellent leurs incursions, et, comme ils peuvent en parcourir toute létendue très facilement, ils sy livrent au pillage et aux actes de dévastation, jusquà ce que les habitants se résignent à les accepter pour maîtres. La possession de ces malheureuses contrées passe ensuite dune tribu à une autre ; tout sy désorganise, et la civilisation en disparaît tout à fait. Allah seul a du pou-voir sur ses créatures.
Impérialisme et religion.
(Ibn Khaldun , Prolégomènes, Livre I, 3).109
La religion enseignée par un prophète ou par un prédicateur de la vérité est la seule base sur laquelle on puisse fonder un grand et puissant empire.
Cest par la conquête que se fondent les empires ; pour conquérir, il faut sappuyer sur un parti animé dun même esprit de corps et visant à un seul but. Or lunion des curs et des volontés ne peut sopérer que par la puissance divine et pour le maintien de la religion. Allah lui-même a dit : « Tu dépenserais toutes les richesses de la terre avant de pouvoir réunir les curs. 110 Ce verset fait entendre que les hommes, lorsquils livrent leurs curs aux vaines passions et au désir des biens mondains, deviennent jaloux les uns des autres et que la discorde se met entre eux. Si, au con-traire, les curs se tournent vers la vérité et rejettent le monde et ses vanités pour lamour de Allah, ils prennent tous une bonne direc-tion ; les jalousies disparaissent ; la discorde séteint, les hommes sentraident avec dévouement ; leur union les rend plus forts ; la bonne cause fait un progrès rapide et aboutit à la fondation dun grand et puissant empire. Plus loin, nous reviendrons là-dessus.
Chapitre 79
Arsenal rhétorique
Ce nest pas encore fini. Muhammad use de tous les ressources de la rhétorique et de la théologie pour animer cet esprit combattif, qui, semble t-il est loin dêtre partagé dans la communauté de Médine. Grâce à ses efforts constant de mobilisation des esprits, le dossier des paroles bellliqueuses mohammédiennes particulièrement particulèrement volumimeux. En voici un très petit nombre dexemples choisi dans la multitude, qui doivent motiver les participants aux raids de pillage111 .
Les mots tuent.
§ 454. "Le chemin dAllah".
La guerre est vue comme inévitable, bénéfique, agréable, rentable, digne: une activité respectable et indispensable pratiquée par les meilleurs des hommes pour le meilleur des hommes. Ce fameuxchemin112 dAllah113 nest pas fait pour la promenade et mieux vaut en être que de se trouver parmi les victimes.
Cette documentation, pourtant plétorique, n'est jamais publiée.
Dans les textes, la guerre est présentée comme une activité normale, qui se déroule dans le prolongement de la pratique religieuse, comme une activité normale et même de la plus haute noblesse.
(Corpus coranique d'Othman 773/20).
Il sait quil y aura parmi vous des malades, dautres qui iront par le monde recherchant quelque profit accordé par Allah, dautres qui combattront dans le chemin dAllah.
Typologie du combat.
(Bukhari, Sahih 57/10).
Abu Musa al Sashari a dit: un Arabe du désert dit au prophète:
-Des gens, les uns combattent pour le butin, les autres pour la gloire, dautres par ostentation ; mais quel est celui qui combat dans la voie dAllah?114
-Celui qui combat dans la voie dAllah est celui qui combat pour que la parole dAllah soit la plus haute, celui-là est vraiment dans la voie denvoyé d'Allah, répondit le prophète.
Jihad ou Hégire.115
(Bukhari, Sahih 64/53, 8-9).116
D'après Mujahid ibn Jabr al Mekki, Abdallah ibn Omar disait :
-Il n'y a plus d'émigration après la prise de La Mecque.
Ata ibn Abu Rebah a dit :
-Accompagné de Obayd ibn Omayr, j'allai faire visite à Aïsha et la questionnai au sujet de, l'Emigration.
-Aujourd'hui, me répondit-elle, il n'y a plus d'émigration. Autrefois le croyant devait fuir pour sa religion vers Allah ou vers son envoyé, parce qu'il craignait d'être empêché, de la pratiquer ; mais aujourd'hui que Allah a mis au grand jour l'islam, que le croyant peut adorer le seigneur là où il le veut, il lui reste la guerre sainte et les intentions117.
Lévidence du jihad.
(Corpus coranique d'Othman 49/15).
Les croyants sont seulement ceux qui ont reçu la foi en Allah et en son apôtre, qui ensuite nont point été pris de doute et qui ont mené combat de leurs biens et de leurs personnes, dans le chemin dAllah.
Ceux-là sont les véridiques.
(Dawud, Hadith 14/ 2626).118
..Allah ma ordonné de brûler les Quraysh..
(Muslim, Sahih 40/ 6853).119
...quand lenvoyé de Allah partait en expédition, il disait:
-Ô Allah, tu es mon aide et mon soutien, avec toi je me déplace, avec toi jattaque, avec toi je combats.
Le jihad du petit doigt.
(Bukhari, Sahih 78/90, 2).
Jundab a dit: tandis que le prophète marchait, il heurta une pierre, tomba et son doigt sétant mis à saigner, il dit:
Tu nes , ô mon doigt, quun doigt couvert dun peu de sang!
Car tu nas pas souffert dans la voie dAllah120 .
(Muslim, Sahih 32-3353).
D'après Jundub Ibn Abu Sufyân, pendant une des batailles, le doigt du prophète fut blessé; le prophète dit alors :
-"Tu n'es autre qu'un doigt en sang. Et ce qui t'a atteint, est dans le sentier d'Allah, le grand".
Jihad amphibie.
(Dawud, Hadith 14/2483).
Le prophète a dit: personne ne naviguera sur la mer, sinon pour faire le pèlerinage, ou pour combattre dans la voie dAllah, parce que sous la mer, il y a le feu, et sous le feu, il y a la mer.
Jihad et justice.
(Dawud, Hadith 38/ 4442).
jai rencontré mon oncle qui portait un étendard121 .
-Ou vas tu?
Il dit: lenvoyé dAllah menvoie chez un homme qui a épousé la femme de son père. Il ma ordonné de lui couper la tête et de prendre ses biens122 .
§ 455. La valeur du jihad.
Tous les hadiths vont dans le même sens: la guerre est la meilleure action possible pour le musulman zélé. Tous les autres actes possibles de la vie humaine lui sont subordonnés.
(Bukhari, Sahih 2/ 25).
On demandait au prophète:
-Quelle est la meilleure action?
-Croire en Allah et son prophète.
-Quelle est la seconde?
-Participer au jihad pour la cause dAllah...
La meilleure action
(Dawud, Hadith 51/ 4582).123
Le prophète a dit: la meilleure des actions est daimer pour la grâce de Allah et de haïr pour la grâce de Allah.
(Muslim, Sahih 33/3490).
Abu Hurayra a dit : On demanda à l'envoyé d'Allah : "Indique-moi une uvre qui ait la valeur de la guerre sainte dans le sentier de Allah .
Et le prophète de répondre : "Il vous est insupportable".
Sur l'insistance des compagnons qui lui répétèrent la question deux ou trois fois, le prophète opposait le même refus. A la troisième fois, il dit :
-"Le combattant dans le sentier de Allah est pareil au fidèle qui jeûne, passe la nuit à prier et se plie aux ordres émis dans les versets de Allah sans aucune interruption jusqu'à ce que ce combattant soit de retour".
(Muslim, Sahih 33/3492).
D'après Anas ibn Mâlik, le prophète a dit : "Une seule matinée ou une seule soirée de marche dans la voie de Allah vaut mieux que ce bas monde et tout ce qu'il contient".
(Muslim, Sahih 33/3493).
D'après Sahl ibn Sa'd as Sâhilî, le prophète a dit : "Une seule matinée de marche effectuée par un Serviteur dans le sentier de Allah vaut mieux que ce bas monde et ce qu'il contient".
(Muslim, Sahih 33/3495).
D'après Abu Ayyûb, le prophète a dit : "Une seule matinée ou une seule soirée de marche dans le sentier de Allah, vaut mieux que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche".
(Muslim, Sahih 33/3501).
D'après Abu Sayd al Khudri, un homme vint trouver l'envoyé d'Allah et dit :
-"Quel est l'homme le plus méritant?".
Il répondit :
-"C'est le combattant dans le sentier de Allah qui y sacrifie sa personne et ses biens".
- "Et qui ensuite?", demanda l'homme.
- "C'est le fidèle, répondit-il, qui, réfugié dans un défilé de montagnes, se livre à l'adoration de Allah son Seigneur et s'abstient de nuire aux gens".
(Bukhari, Sahih 56/ 5, 2).
Le prophète a dit:
-Une seule marche au commencement ou à la fin de la journée dans la voie dAllah124 est préférable à ce bas monde et à ce quil contient.
(Bukhari, Sahih 56/1,4).
Un homme vint trouver lenvoyé d'Allah et lui dit:
-Indique moi une oeuvre qui la valeur de la guerre sainte.
-Je n'en trouve pas, répondit le prophète.
Puis il ajouta :
-Pourrais-tu, pendant le temps où le guerrier est parti à la guerre sainte, te tenir incessamment en prière dans ton oratoire et observer un jeûne ininterrompu?
- Qui le pourrait? répartit l'homme.
Abu Hurayra ajoute :
-Lorsque le cheval de celui qui fait la guerre sainte peut s'élancer au bout de la corde qui le retient, pour cet acte même, on écrit à son compte des bonnes uvres.
Le jihad comme bienfait.
(Muslim, Sahih 1/ 152).
Jai demandé:
-Messager dAllah, quels actes me rapprochent le plus du paradis?
Il répondit:
-La prière à lheure juste125 ... la bonté envers les parents... le jihad pour la cause dAllah.
§ 456. La supériorité théologique du combattant.
Dans le même mouvement, le meilleur musulman est le combattant et le meilleur martyr, le martyr parfait126 , celui qui meurt au combat. Il est bien rare dobserer autant de clarté et de logique dans cette doctrine. Le civil, la femme, l'infidèle ne comptent pour rien dans cette conception guerrière. Ils sont les victimes de l'oeuvre guerrière, les otages, le butin, le trophée.
(Bukhari, Sahih 60/ 116).
... que le prophète lui a dicté: ne sont pas égaux ceux des croyants qui sassoient et ceux qui combattent pour la cause dAllah.
(Muslim, Sahih 20/ 4652).
Un homme vint voir le prophète et dit:
-Qui est le meilleur des hommes?
Il répondit:
-Celui qui combat sur le chemin dAllah épuisant sa santé et risquant sa vie.
(Muslim, Sahih 20/ 4645).127
Le messager dAllah... dit: il ny pas dautre acte qui élève la position dun homme au paradis dun niveau à cent niveaux au dessus, lespace entre deux niveaux étant la distance entre le ciel et la terre. Il 128 dit:
-Quel acte?
Il répondit:
-Le jihad sur le chemin dAllah! Le jihad sur le chemin dAllah!
Linfériorité du non-combattant.
(Muslim, Sahih 20/ 4696).
... le messager dAllah a dit: celui qui meurt sans avoir combattu sur le chemin dAllah et na pas expressé le désir de combattre pour le jihad meurt de la mort dun hypocrite129.
(Bukhari, Sahih 56/2,1-2).
Abu Sayd el Khudri a raconté :
-On demanda à l'envoyé d'Allah quel était l'homme le plus méritant. Il répondit :
-C'est le croyant qui combat dans la voie de Allah en prodiguant sa personne et ses biens.
- Et qui ensuite ?
-C'est le croyant, répondit-il, qui, réfugié dans un défilé de montagnes, craindra Allah et n'aura pas avec les hommes un commerce qui leur nuise.
Abu Hurayra a dit : J'ai entendu l'envoyé d'Allah dire:
-Ceux qui combattent dans la voie dAllah - et c'est Allah qui connait le mieux ceux-là - sont comme l'individu qui jêune et qui se tient la nuit en prière. Allah s'est porté garant, envers le guerrier qui combat dans sa voie, de le faire entrer en paradis lorsqu'il recueillerait son âme ; ou de le ramener sain et sauf avec droit à une récompense céleste, ou avec du butin.
L'inégalité des morts.
(En Nisay, Hadith Qudsi 224).130
Rapporté par En Nisay dans ses Sunen131 , chapitre sur la question du martyr.
el Irbadh Ibn Sariyya a dit: Le messager d'Allah a dit:
-Les martyrs et ceux qui meurent dans leurs lits se disputeront devant Allah au sujet de ceux de ceux qui meurent victimes de la peste132 .
Les martyrs diront:
-Nos frères ont été tués comme nous fûmes tués, et ceux qui sont morts dans leurs lits, diront: Nos frères sont morts dans leurs lits comme nous.
Notre seigneur dira alors:
-Regardez leurs blessures - si elles sont semblables à celles de ceux qui ont été tués, alors ils seront pareils à eux et avec eux.
On regardera leurs blessures, et on sapercevra que leurs blessures sont semblables à celle des tués.
Commentaire du hadith133 .
I1 ressort de ce hadith que les martyrs qui sont morts dans la voie dAllah, souhaitent que leurs frères qui sont morts de la peste obtiennent la même récompense considérable qu'Allah réserve aux martyrs. Ils disent à Allah: Seigneur, nos frères-ci sont morts dans ta voie, car ils ont fait preuve de patience devant tes décrets jusqu'à ce qu'ils soient morts de la peste qui vient de toi, tout comme les martyrs ont fait preuve de patience dans la bataille. Cest pour cela qu'ils souhaitent pour eux la récompense du martyr.
Quant à ceux qui meurent dans leurs lits, sans la peste, ils disent: Seigneur, nos frères-ci sont morts dans leurs lits, de la même façon que nous, comment peuvent-ils obtenir la récompense des martyrs qui ont vendu leurs personnes à Allah et ont combattu dans Sa voie. Allah leur dira alors à tous: Regardez leurs blessures qui leur ont été provoquées par la peste si elles ressemblent à celles des blessures des martyrs - cest-à-dire que leurs blessures saignent et l'odeur qui s'en dégage est celle du musc - ils seront alors des martyrs et avec les martyrs. Ils regarderont alors leurs blessures et verront qu'ils ressemblent à celles des martyrs. Cependant, ces martyrs seront appelés les martyrs de l'au-delà seulement. Ils ne seront pas astreints aux règles auxquelles sont soumis les martyrs en ce bas monde, comme son exemption de la toilette mortuaire et de la prière des morts, comme c'est le cas chez certains imam. Ceci est spécifique au seul martyr des batailles. Et Allah est plus savant.
§ 457. Les modèles bibliques.
Lislam enrôle dans son effort de guerre les prophètes et héros de la Bible, bien malgré eux. Il est certes vrai que le Pentateuque regorge de scènes guerrières et de discours belliqueux. Muhammad n'a qu'à s'en inspirer. Mais si les récits des Hébreux sont des annales du temps passé, ce dernier prêche la violence et la haîne dans l'actualité, pour le présent et ses contemporains.
Le jihad des fils dAdam.
(Tabari, Tafsir 7/11-18).
C'est dans ce sens que l'on rapporte de Subra ibn al Fakih que celui-ci a entendu le prophète dire :
- Satan134 se tient sur tous les chemins du Fils d'Adam135 pour l'en détourner ; il le guette sur la voie de la soumission 136 et lui dit : "Vas-tu entrer en islam et laisser ta religion et celle de tes pères ?"
...mais le fils d'Adam lui désobéit et entre en islam.
(...)
Il le guette enfin sur la voie du jihad qui est la guerre sainte avec engagement de l'âme 137 et des biens 138 et lui dit :
-Vas-tu combattre ? Tu vas être tué ! Ta femme va se remarier ! Tes biens seront partagés !
En dépit de cela, il lui désobéit et s'engage dans la guerre sainte .
Lutilisation de la tradition biblique: lexemple de Saül.139
(Corpus coranique d'Othman 2/250-2).
Quand Saül partit avec les troupes, il leur dit:
- Allah va vous éprouver, à une rivière.
Celui qui y boira n'est pas des miens ; celui qui n'en goutera pas sera des miens ; exception faite pour qui y puisera une fois, de la main.
Ils y burent, excepté un petit nombre d'entre eux.
Quand Saül eut passé cette rivière, lui et ceux qui croyaient avec lui, ceux-ci s'écrièrent: nul pouvoir à nous, en ce jour, contre Goliath et ses troupes !140
Toutefois ceux qui pensaient qu'ils allaient rencontrer Allah s'écrièrent:
-Combien souvent bande peu nombreuse a vaincu bande nombreuse, avec la permission d'Allah141 !
Allah est avec les constants!
Marchant donc sur Goliath et ses troupes, ils s'écrièrent:
-Seigneur! verse en nous la constance ! affermis nos talons! secours-nous contre le peuple infidèle!
Ils mirent celui-ci en fuite, avec la permission d'Allah.
David tua Goliath.
Allah donna à David la royauté et la sagesse et lui apprit ce qu'il voulut.
Si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait corrompue. Mais Allah est détenteur de la faveur pour le monde.142
(Corpus coranique d'Othman 3/140).
Combien de prophètes143 ont combattu ayant avec eux de nombreux disciples144 !
Ceux-ci ne fléchirent point sous ce qui les atteignit, dans le chemin dAllah ; ils ne faiblirent et ne cédèrent point.
Allah aime les constants.
§ 458. Combattre et prier.
Muhammad met en avant le combat, Muhammad met en avant la prière: deux activités conçues comme éminemment musulmanes. La prière sert à renforcer le caractère religieux de l'acte guerrier, et qui sait, à donner la victoire. C'est pour cela que les invocations sont si variées, nombreuses et codifiées.
Jihad et prière.
(ibn Tamiya, Traité de droit 10).
Le prophète, lorsquil envoyait un émir en expédition, le désignait en même temps pour diriger la prière faite ave ses compagnons.
(...)
L'essentiel de la religion réside, en effet, dans la prière et la guerre légale145 . C'est pour cette raison que la plupart des hadith du prophète concernent la prière et le jihad. Lorsqu'il se rendait au chevet d'un malade, le prophète avait coutume de dire:
-Ô Allah, guéris ton esclave afin qu'il puisse, pour toi, assister à une prière et, pour toi, vaincre un ennemi.
Lorsque le prophète envoya Muadh au Yémen, il lui dit:
-Ô Muadh, la plus importante des choses dont tu aies à t'acquitter est, à mes yeux,la prière. Ainsi fit également Omar ibn al Khattab, qui écrivait à ses gouverneurs:
-Le premier des devoirs qui vous incombent est, pour moi, la prière. Ceux qui la font observer et qui eux-mêmes l'observent conservent leur religion. Ceux qui par contre la négligent doivent à plus forte raison négliger leurs autres obligations.
C'est pourquoi le prophète disait:
-La prière est la base de la religion.
L'homme investi d'une fonction publique doit donc s'acquitter de cette prescription fondamentale. Car la prière empêche de commettre toute action vile et prohibée, et elle aide les fidèles à s'acquitter des autres devoirs d'obéissance.
Allah a dit :
Armez-vous de la patience et de la prière, c'est un devoir pénible, sauf pour ceux qui craignent Allah.146
Ô vous qui croyez, armez-vous de la patience et de la prière. Allah est avec ceux qui savent patienter147 .
Allah a dit à son prophète: Ordonne à ta famille de s'acquitter de la prière ; plie-toi avec patience à ce devoir. Nous te demandons pas de nourriture. C'est nous qui nous chargeons d'assurer la tienne. La bonne fin est réservé à la piété148.
Les invocations guerrières.
(al Nawawy, Livre des Innovations XII).149
LE LIVRE DES INVOCATIONS PROPRES AU JIHÂD.
Nous nous contenterons présentement de résumer les invocations qui ont un rapport avec le jihâd. Quant à celles qui sont recommandées au cours d'un voyage, elles feront l'objet d'un chapitre particulier, si Allah le veut.
Il est recommandé de souhaiter le martyre.
Nous rapportons des «Sahihs» de Bukhârî et Muslim, ce récit de Anas : «L'envoyé d'Allah entra chez Umm Harâm, chez laquelle il s'endormit [un court moment], et il se réveilla en riant. Elle lui demanda:
-Qu'est-ce qui te fait donc rire, ô envoyé d'Allah ?
Il lui répondit:
On m'a présenté des gens de ma communauté qui étaient des conquérants pour la cause d'Allah. Ils sillonnaient la haute mer, tels des rois sur leurs divans.
Umm Harâm lui demanda alors:
-Ô envoyé d'Allah, demande à Allah de faire de moi l'un de ceux-là! Et l'envoyé fit une invocation dans ce sens.»
Nous rapportons des «Sunan» d'Abû Dâwûd, de Tirmidhî, de Nassâ'î et d'ibn Mâja, ces propos que Mu'âdh a entendus de l'envoyé d'Allah :
-«Celui qui demande sincèrement à Allah de mourir en martyr, aura la rétribution d'un martyr, qu'il meure [de mort naturelle] ou qu'il soit tué [au combat].»
Tirmidhi tient ce hadîth pour fiable / authentique.
Nous rapportons du «Sahîh» de Muslim, ces paroles de l'envoyé d'Allah transmises par Anas : «Celui qui demande sincèrement le martyre en obtiendra [la récompense], même s'il n'en subit pas l'épreuve.»
Nous rapportons également du «Sahih» de Muslim ces paroles de l'envoyé d'Allah transmises par Sahl ibn Hunayf :
-«Celui qui demande à Allah le martyre avec sincérité, Allah l'élèvera aux demeures des martyrs, même s'il mourrait dans son lit.
Le chef d'une expédition doit inciter ses hommes à la crainte dAllah.
Nous rapportons du «Sahih» de Muslim, ces propos de Burayda : «Quand l'envoyé d'Allah désignait un chef dans une expédition ou à la tête d'une armée, il lui recommandait de craindre Allah et de traiter ses compagnons avec ménagement, puis il leur disait à tous :
-Combattez au Nom d'Allah et pour la cause d'Allah, combattez celui qui mécroit en Allah. Combattez sans vous accaparer le butin [avant de l'avoir partagé selon la loi] et ne trahissez pas [votre pacte]. Ne mutilez pas [les morts], et ne tuez pas les enfants ! Et quand vous rencontrerez l'un de vos ennemis parmi les mécréants invitez-le à choisir entre trois choses ... ».
Puis il rapporta l'intégralité du hadîth.
La sunna recommande au chef d'une expédition militaire de dissimuler son véritable objectif lorsqu'il s'apprête à se lancer dans une conquête.
Nous rapportons des deux «Sahihs» de Bukhârî et Muslim, d'après Ka'b ibn Mâlik : Chaque fois que l'envoyé d'Allah entreprenait une expédition [militaire], il dissimulait [ses intentions] en prenant une autre direction que celle qu'il lui fallait suivre.
Des invocations à faire en faveur des combattants et de ceux qui les assistent.
Allah a dit : ô prophète ! exhorte les croyants au combat150 .
Et il a dit également: Stimule le courage des croyants151 !
Nous rapportons des «Sahilis» de Bukhârî et Muslim ce récit d'Anas : «L'envoyé d'Allah se rendit auprès du fossé [que les musulmans avaient creusé] autour de Médine [pour se défendre de l'ennemi] ; il y trouva les Médinois et les Mecquois qui creusaient encore, par un matin très froid. En constatant combien ils étaient fatigués et affamés, il prononça ces mots:
-Ô Allah ! Il n'est de vie que celle de l'au-delà, pardonne aux auxiliaires médinois et aux Emigrés mecquois.
Des invocations et des takbir à prononcer au moment du combat.
Allah a dit : Ô vous qui croyez, lorsque vous rencontrez un groupe ennemi faites preuve defernieté, et mentionnez fréquemment Allah, peut-être serez-vous victorieux. Obéissez à Allah et à son prophète, ne vous livrez pas à des querelles qui entraîneraient votre échec et entameraient votre résolution ! Allah est avec ceux qui font montre de constance, ne vous montrez pas semblables à ceux qui quittèrent leur pays avec arrogance et ostentation, et qui écartaient (les hommes) de la voie d'Allah. 152
Certains savants estiment que ce verset est le plus complet en matière de convenances propres au combat.
Nous trouvons dans les «Sahih» de Bukhâri et Muslim ces propos que le prophète tint sous sa tente [pendant qu'il était au combat] et qui nous ont été transmis par ibn 'Abbâs :
-Allah, je Te rappelle instamment à ta promesse et à ton pacte. Allah, si tu le veux, tu ne seras plus adoré après ce jour.
Abû Bakr le prit alors par la main et lui dit :
-N'est-ce pas suffisant ? Ô envoyé d'Allah, tu t'es montré insistant auprès de ton seigneur !
Le prophète sortit alors de sa tente en disant : La coalition sera défaite et ils nous tournerons le dos enfuyant. L'Heure est fixée pour leur rendez-vous et elle sera plus cruelle et plus amère. 153 .
Dans une autre version de ce hadîth, il est précisé que ce jour était celui de Badr. La présente version est celle de Bukhârî.
La version de Muslim diffère quelque peu: «Le prophète se tourna en direction de la qibla, leva les mains [au ciel] et lança cet appel à son Seigneur: Ô Allah, tiens Ta promesse! 0 mon Allah, accorde-moi ce qué Tu m'as promis! Ô Allah si ce groupe est anéanti, Tu ne seras plus adoré sur terre! »154
Et il ne cessa de supplier Allah en levant les mains au ciel, jusqu'à ce que son manteau tombe à terre.
Nous trouvons dans les mêmes ouvrages ce récit de Abd Allâh ibn abî Awfâ :«Au cours de l'une de ses rencontres avec l'ennemi, l'envoyé d'Allah attendit le moment où le soleil conunençait à décliner à l'horizon, puis il se leva et fit ce discours aux gens:
-Ô gens ! ne souhaitez pas la rencontre avec votre ennemi, et demandez à Allah d'être préservés. Mais lorsque vous le rencontrerez, faites preuve de constance, et sachez que le Paradis est à l'ombre des sabres.
Puis il ajouta:
-Ô Allah! toi qui as révélé le Livre, toi qui mets les nuages en mouvement et qui défais les coalisés, provoque leur défaite et accorde-nous la victoire contre eux! »
Dans une autre version, on trouve ceci:
-Ô Allah, toi qui as révélé le Livre, toi qui es prompt à dresser les comptes, défais les coalisés ! Ô Allah, provoque leur défaite et ébranle [leur superbe] !
Nous rapportons des mêmes ouvrages ce récit d'Anas : «Le prophète arriva un matin à Khaybar. En le voyant, les habitants de la citadelle s'écrièrent :
-Voilà Muhammad et son armée ! puis ils se réfugièrent à l'intérieur de l'enceinte fortifiée. Le prophète leva alors ses mains et prononça ces paroles : Allah est le plus Grand, Khaybar sera détruite ! Lorsque nous nous abattons sur un peuple, quel sinistre matin pour ceux qui ont reçu [en vain] un avertissement!»
Nous rapportons des «Sunan» d'abû Dâwûd, avec une chaîne de transmetteurs sûre, ces propos de l'envoyé d'Allah transmis par Sahl ibn Sa'd :
-Il est deux invocations qui ne sont pratiquement jamais repoussées: celle que l'on fait au moment de l'appel à la prière, et celle que l'on fait dans la bataille, au moment où les deux armées s'entrechoquent [ou: au plus fort de la mêlée].»
Nous rapportons des «Sunan» d'abû Dâwûd, de Tirmidhî et de Nassâ'î, ces propos de Anas : «Lorsque l'envoyé d'Allah s'apprêtait à combattre, il disait:
-Allah, Tu es mon aide et mon soutien. C'est par toi que je m'élance, par toi que j'obtiens la victoire, et par toi que je combats.»
Tirmidhi tient ce hadîth pour fiable.
Nous rapportons des «Sunan» d'abû Dâwûd et de Nassâ'î, avec une chaîne de transmetteurs fiable, selon abû Mûssâ al-Ash'ari : «Le prophète quand il craignait quelque chose d'un groupe d'hommes faisait cette invocation :
-Allah, retourne leur machination contre eux 155, et préserve-nous de leurs méfaits !»
Nous rapportons du livre de Tirmidhî ces propos de 'Umâra ibn Za'kara : «J'ai entendu l'envoyé d'Allah dire:
-Allah a dit: mon serviteur, mon serviteur à part entière, est celui qui me mentionne (ou : qui se souvient de moi) au moment où il rencontre son adversaire [pendant un combat].»
Tirmidhi ajoute que la chaîne des transmetteurs n'est pas très fiable.
Nous rapportons du livre d'ibn al-Sunnî ces paroles que l'envoyé d'Allah prononça à la bataille de Hunayn, et qui nous ont été transmises par Jâbir ibn Abd-Allâh :
-«Ne souhaitez pas rencontrer l'ennemi car vous ignorez l'épreuve qu'il pourrait vous faire subir, mais si vous le rencontrez, dites : Allah, tu es notre seigneur et le leur; nos curs et les leurs sont entre tes mains et il n'y a que toi qui puisses les défaire 156 »
Et nous extrayons, d'un hadîth transmis par Anas et que nous avons déjà rapporté précédemment, le passage suivant: «Alors que nous étions avec le prophète au cours d'une expédition, je l'entendis dire au moment de rencontrer l'ennemi :
-Ô Roi du Jour du Jugement, c'est toi que nous adorons et c'est toi dont nous implorons le secours ! J'ai vu ce jour-là des hommes tomber sous les coups des anges qui les frappaient à la face et dans le dos.»
L'imâm al-Shâfi'î, dans son livre «al-Umm», nous rapporte ce hadîth avec une chaîne de transmetteurs qui omet de mentionner le Compagnon qui le rapporte 157 :
«Faites exaucer vos invocations en les prononçant au moment où les armées s'affrontent, et au moment d'accomplir la prière, ou à la tombée de la pluie.»
Selon moi, il est aussi fortement recommandé dans de telles circonstances de réciter ce que l'on connait du Coran et de répéter l'invocation dite de «l'affliction», que nous avons déjà citée et qui figure dans les «Sahîhs» de Bukhâri et Muslim :
« Il n'est d'Allah que Allah le sublime, le Longanine, il n'est d'Allah que Allah le seigneur du trône sublime, il n'est d'Allah qu Allah, le seigneur des cieux et de la terre et le seigneur du noble trône ! »
On pourra répéter également cette autre invocation que nous avons aussi citée dans un hadîth précédent : «Il n'est d'Allah que Allah, le longanime, le généreux ! Gloire à Allah le seigneur de sept cieux et le seigneur du trône sublime, il n'y a d'Allah que toi, que ta gloire soit exaltée, et qu'il est puissant ton protégé!»
On pourra dire encore : « Allah nous suffit, quel excellent Garant !» et encore : «Il n'est de force et de puissance que par Allah, le puissant, le sage. Ce que Allah veut [sera], il n'est de force que par Allah, nous cherchons la protection d'Allah, nous demandons l'aide d'Allah, et nous plaçons notre confiance en Allah !» Et encore : « je demande pour moi-même et pour nous tous la protection du vivant, Celui qui subsiste par lui-même et qui ne meurt point, et je repousse loin de nous les épreuves par [cette parole :] il n'est de force que par Allah, l'Elevé, le Sublime.»
Et encore : «ô toi l'éternel Bienfaiteur, toi dont les bienfaits surpassent tout bienfait, toi qui possèdes ce monde et l'autre, ô toi, le Vivant, toi qui subsistes par toi-même, toi qui es emprunt de majesté et de générosité, toi que rien n'arrête et que nul ne surpasse, accorde-nous la victoire sur nos ennemis que voici, comme sur tous les autres, et accorde-nous contre eux une issue victorieuse et rapide, tout en nous préservant! »
Toutes ces invocations nous ont été fortement recommandées au combat; leur efficacité a été éprouvée.
De l'interdiction d'élever la voix au combat sans nécessité.
Nous trouvons dans les «Sunans» d'Abû Dâwûd ces propos de Qays ibn Abbâd al-tâbi'î: «Les compagnons de l'envoyé d'Allah détestaient hurler pendant le combat.»
Il est admis de se présenter avant un combat afn d'impressionner l'ennemi.
Nous rapportons des «Sahihs» de Bukhârî et Muslim ces paroles que l'envoyé d'Allah adressa [à l'ennemi] le jour de la bataille de Hunayn : «Je suis le prophète, et cela n'est pas un mensonge, je suis le fils de 'abd al-Muttalib ! »
Et nous trouvons dans les mêmes ouvrages que, selon Salama ibn al Aqwa', 'Ali [ibn abî Tâlib] lança à Marhab al-Habiari en guise de défi: «Je suis celui que ma mère a nommé le lion 158 .»
Nous rapportons des mêmes ouvrages ces paroles que Salama adressa à ses adversaires, au cours du combat qui l'opposa à ceux qui avaient dérobé des chamelles aux musulmans: «Je suis le fils d'al-Akwa, et ce jour est celui des orphelins.»
L'usage de la poésie est recommandé au cours d'un combat.
En plus des hadîths que nous venons de citer, nous trouvons dans les «Sahihs» de Bukhâri et Muslim ce récit d'al-Barâ' ibn 'Azib : «A un homme qui lui demandait:
-Avez-vous fui en abandonnant l'envoyé d'Allah le jour de la bataille de Hunayn ?
al-Barâ' répondit:
-[Oui], mais l'envoyé d'Allah, lui, n'a pas pris la fuite. Je l'ai vu [ce jour-là] monté sur sa mule blanche, abû Sufyân ibn al-Hârith tenait l'animal par ses rênes tandis que le prophète répétait : Je suis le prophète, ça n'est pas un mensonge, le suis le fils de abd al-Muttalib.
Dans une autre version, il est précisé: «Puis il descendit de sa monture, et se mit à invoquer [Allah] en lui demandant son secours.»
Nous rapportons également des deux «Sahihs», ce récit [également rapporté] par al-Barâ' : «J'ai vu le prophète transporter avec nous de la terre le jour de la bataille des coalisés 159 ; la terre avait maculé la blancheur de son ventre, et il répétait:
-Allah, si ce n'était toi nous n'aurions pas été guidés, Nous n'aurions pas fait l'aumône et n'aurions pas prié. Fais descendre la paix sur nous et arffermis nos pas quand nous rencontrerons l'ennemi. Les anciens Arabes nous ont agressés, mais s'ils cherchent à semer la discorde, nous nous refusons à nous y laisser entraîner.»
Nous rapportons du «Sahîh» de Bukhârî ces propos d'Anas: «Les émigrés Mecquois et les auxiliaires Médinois se mirent à creuser le fossé ; ils transportaient la terre sur leur dos en chantant :
Nous sommes ceux qui ont fait allégeance à Muhammad [en lui promettant d'être fidèles à] l'Islam.» (Dans une autre version il est dit :«[En lui promettant de faire] le jihâd notre vie durant.»)
Et le prophète leur répondait:
Allah, il n'est de bien que celui de l'au-delà. Bénis donc les Mecquois avec les Médinois.»
Il est recommandé de remonter le moral des blessés.
Allah a dit : Ne crois surtout pas que ceux qui ont été tués pour la cause d'Allah soient morts. Ils sont [bel et bien] vivants auprès de leur Seigneur et comblés defavetirs, satisfaits de ce que Allah leur a accordé [par un effet] de sa grâce. Ils se réjouissent [à l'idée] que ceux qu'ils ont laissés derrière eux et qui ne les ont pas encore rejoints n'éprouveront plus de crainte et ne seront pas affligés, [et] ils sont ravis des bienfaits et de la grâce d'Allah, [et aussi à l'idée] que Allah ne frustre point de leur récompense les croyants qui ont répondu à [l'appel de] Allah et de [Son] prophète malgré les blessures reçues. A ceux d'entre eux qui se sont vaillamment comportés et ont eu la crainte d'Allah, est [promise] une magnifique récompense. Ceux auxquels on disait: Les gens se sont réunis contre vous, craignez-les donc leur foi en fut accrue et ils s'écrièrent : Allah nous suffit ! Quel excellent garant ceux-là s'en retournèrent chez eux, comblés d'un bienfait et d'une grâce d'Allah, sans avoir subit le moindre mal. Ils se sont conformés au bon plaisir d'Allah, et Allah détient une grâce incommensurable. 160
Nous trouvons dans les «Sahîhs» de Bukhârî et Muslim un hadîth où il est question des gens de Bir Mauna qui connaissaient le Coran [par,cur] et qui furent traîtreusement tués par les mécréants. Selon Anas, «un mécréant donna un coup mortel à mon oncle maternel, Harâm ibn Malhân. Je pus le soustraire à son ennemi, mais mon oncle s'écria:
-Allah est le plus Grand, je suis au bout de mes peines 161, par le Seigneur de la Ka'ba ! Puis il tomba mort.»
Que doit-on dire quand les musulmans ont le dessus sur leur ennemi ?
Dans de telles circonstances, il convient de multiplier les remerciements et les louanges à Allah, tout en reconnaissant dans la victoire une faveur divine, qui n'est due ni à notre force ni à notre puisance : car la victoire ne vient que d'Allah Seul! Il faut aussi éviter de se laisser illusionner par le grand nombre, [de crainte] que l'orgueil ne nous paralyse alors. Allah a dit en effet : Allah vous a secourus en de nombreuses occasions, notamment le jour de Honayn, où vous étant laissés séduire par votre grand nombre, alors qu'il ne vous a servi à rien : vous avez trouvé la terre trop exigüe malgré son ampleur, et tourné le dos à votre ennemi. 162
Que doit-on dire lorsque l'on est témoin de la défaite des musulmans ? (quAllah nous en préserve !)
Si l'on est témoin de la défaite des musulmans, il faut s'empresser de se souvenir d'Allah, de lui demander sdon pardon et de l'implorer, lui demandant de réaliser sa promesse d'assister les musulmans et de faire triompher sa religion. Il conviendra également en cette occasion de recourir à l'invocation dite de l'affliction 163 que nous avons déjà citée: «Il n'y a d'Allah que Allah, le tout-puissant, le magnanime! Il n'y a d'Allah que Allah, le seigneur du trône glorieux ! Il n'y a d'Allah que Allah, le seigneur des cieux et de la terre et le seigneur du trône magnifique !»
On pourra recourir également à d'autres invocations similaires parmi celles qui ont déjà été citées et que nous rappellerons dans les passages où il sera question de la crainte et de la peur. En outre, nous avons déjà rapporté, au chapitre où l'usage de la poésie est recommandé au cours d'un combat, le hadîth où il est dit que le prophète en voyant la défaite des musulmans, descendit de sa monture, et se mit à invoquer [Allah] en Lui demandant son secours, ce qui eut pour effet de ramener immédiatement la victoire [dans le camp musulman].Or, vous avez dans l'envoyé d'Allah un modèle excellent... 164
Nous rapportons d'autre part du «Sahîh» de Bukhâri que selon Anas : «Le jour de la bataille d'Uhud, les musulmans, [négligeant les ordres du prophète], quittèrent leur position. mon concle Anas ibn al-Nadr s'adressa à Allah en disant: Allah, je m'excuse auprès de toi pour le comportement de mes compagnons 165 et je me dégage devant toi des actes des mécréants 166 . Puis il se lança dans la bataille et combattit jusqu'à la mort. A la fin de la bataille nous trouvâmes sur son cadavre plus de quatre-vingt blessures, provoquées par des coups de sabres, des lances, et par des flèches.»
L'imam est tenu de féliciter celui qui a montré de lhabilité au combat.
Nous trouvons dans les «Sahîhs» de Bukhârî et Muslim, un long hadîth rapporté par Salama ibn al-Akwa et relatant une des attaques lancées par les mécréants contre Médine: «L'envoyé d'Allah fit à cette occasion [l'éloge des chefs de l'expédition] en ces termes :
-Ce jour-là, notre meilleur cavalier a été abû Qatâda, et notre meilleur fantassin, Salama ! »
chapitre 80
L'ISLAM,
LA GUERRE,
LA MORT
UN ITINÉRAIRE
Dans ce discours morbide et mortifère, répétitif et obsédant, on notera que la mort est recherchée par les combattants, que les délices du paradis leur sont offerts en espérance167 . Le discours se fait morbide et mortifère, marqué par un très fort caractère eschatologique168 . Celui qui meurt sans la gloire du martyr au combat169 subit même dans la terminologie de Muhammad un châtiment particulier170, et lon ne parle pas du statut des victimes de ces meurtres: elles sont vouées à lenfer.
La pratique funéraire elle-même le distingue et vient confirmer la doctrine: par un phénomène banal en ethnologie de rituel dinversion, le mort au combat nest pas lavé, son sang le sacralise et il garde ses vêtements. Tout le distingue donc du non-combattant. Cest que nous apprend lethnologie.
§ 459. Le musulman idéal, "un mort en toute -puissance".
Muhammad promet de grands bienfaits au guerrier171 mort au combat, provenant de la divinité, des avantages mal définis, souvent le nom vague de grâce, qui revient globalement à rejter lidée de la mort. Cette grâce est aussi donnée par Muhammad lui-même: sa présence suffit à la donner.
(Corpus coranique d'Othman 3/163).
Et ne crois pas que sont morts ceux qui ont été tués dans le chemin dAllah!
Au contraire!
Il sont vivants auprès de leur seigneur172 , pourvus de leur attribution, joyeux de la faveur quAllah leur a accordée et, à légard de ceux qui, après eux, ne les ont pas encore rejoints, ils se réjouisent à lidée que ceux-ci néprouvent nulle crainte et ne seront pas attristés.
La survie pour les combattants.
(Corpus coranique d'Othman 2/149).
Ne dites point de ceux qui ont été tués sur le chemin dAllah: ils sont morts.
Non point!
Ils sont vivants mais vous ne le pressentez pas173.
La grâce de Muhammad dans le jihad.
(Bukhari, Sahih 57/ 1)
Lapôtre dAllah a dit: un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira:
-Y a t-il parmi vous quelquun qui a accompagné le prophète?
Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée. puis, un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira:
-Y a t-il parmi vous quelquun qui a accompagné le prophète?
Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée ; puis, un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira:
-Y a t-il parmi vous quelquun qui a accompagné le prophète?
Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée.174
(Corpus coranique d'Othman 2/215).
Ceux qui croient, ceux qui émigrent et mènent combat sur le chemin dAllah, ceux-là peuvent espérer la grâce dAllah.
Allah est absoluteur175 et miséricordieux.
La grâce divine.
(Corpus coranique d'Othman 3/151).
En vérité, si vous êtes tués sur le chemin dAllah ou si vous mourez de mort naturelle, cest là certes un pardon venu dAllah et une grâce préférables à ce quils amassent.
(Corpus coranique d'Othman 8/47).
Ô vous qui croyez!
Quand vous rencontrerez une troupe ennemie, soyez fermes!
Invoquez beaucoup Allah!
Peut-être serez vous bienheureux!
(Corpus coranique d'Othman 29/69).
Ceux qui pour nous auront mené combat, nous les dirigerons certes dans nos chemins.
En vérité, Allah est certes avec les bienfaisants.
(Bukhari, Sahih 56/32).
Abdallah Abu Awfa écrivit - et moi je lai lu- que lenvoyé d'Allah avait dit:
-Lorsque vous rencontrez les infidèles, montrez de lendurance.
§ 460. Les deux récompenses.
Cette jolie formule reste ambigüe: cest soit la victoire ou le paradis, soit le martyre176 ou le paradis: des valeurs remarquablement positives et attirantes.
Les deux splendeurs.
(Corpus coranique d'Othman 9/52).
Dis-leur encore:
-Que pouvez-vous attendre pour nous, hormis les deux très belles récompenses177 alors que pour vous, nous attendons quAllah vous frappe dun tourment venu directement de lui ou par lintermédiaire de nos mains?
Attendez donc!
Nous sommes aussi près de vous, attendant.
La victoire ou le martyre.
(Corpus coranique d'Othman 9/52).
Dis leur encore: que pouvez-vous attendre pour nous, hormis les deux belles récompenses alors quAllah vous frappe dun tourment venu directement de lui ou par lintermédiaire de nos mains?
Attendez donc!
Nous sommes aussi près de vous, attendant.
(Corpus coranique d'Othman 9/89-90).
Que lenvoyé d'Allah et ceux qui croient avec lui mènent néanmoins combat de leurs biens et de leurs personnes!
A eux les biens de ce monde.
Ceux-là sont les bienheureux.
Allah a préparé pour eux des jardins sous lesquels couleront les ruisseaux, où immortels, ils demeureront.
Cest là le succès immense.
(Bukhari, Sahih 2/ 35).
Le prophète a dit: celui qui participe au jihad pour la cause dAllah... sera récompensé par Allah soit par le butin soit par lentrée au paradis....
(Ibn Kathir, Tafsir 4).
... quiconque combat pour la cause dAllah, quil soit tué ou triomphant, il obtiendra une immense compensation et une grande récompense de la part dAllah.
Allah a garanti aux combattants de sa cause178 que soit il lui apportera la mort et le fera entrer au paradis, soit il retournera paisiblement chez lui avec ses récompenses et le butin quil a obtenu.
Lattirance des jihadistes contemporains pour le paradis mohammédien.
(Abdallah Azzam, Rejoins la caravane).179
Par goût du martyre et d'atteindre les plus hauts degrés du Paradis
Il est dit dans le hadith authentique rapporté par Ahmad et Tirmidhi, d'après al-Miqdam ibn Madi Karib (qui le tenait de Muhammad) : « Voici les sept faveurs accordées au martyr : ses péchés lui sont pardonnés dès la première goutte de sang versé, il aperçoit sa place au Paradis, il est revêtu de l'habit de la foi, il épouse soixante-deux Houris, il ne subit pas les tourments de la tombe, il n'est pas soumis à la grande terreur, il est couronné d'un sceptre de dignité en pierres précieuses valant plus que le monde et ses trésors, il peut intercéder pour soixante personnes de sa famille » (Le Recueil complet).
al-Bukhari a rapporté d'après Abou Hurayra que le Prophète (que la prière et la bénédiction soient sur lui !) a dit : « Au Paradis, faAllah a préparé cent degrés pour accueillir les mujahidin180 qui tombent sur le chemin d'Allah, et entre chacun de ces degrés il y a l'espace entre la terre et le ciel; si vous demandez quelque chose à Allah, demandez-lui d'entrer au Paradis » (La conquête, 9/6).
§ 461. Viva la muerte!
Les pulsions de mort, pour soi-même et pour les autres sexpriment très librement. la psychanalyse a appris depuis longtemps les origines de cette névrose, dont on voit ici les effets extrêmes. Le thème de la mort, puis de la résurrection, qui nest pas une fin en soi mais qui permet de mourir à nouveau est une exception absolue dans toutes les mythologies humaines. Jamais une culture nétait allée aussi loin dans lexhaltation de la mort et le mépris de la vie humaine.181
(Bukhari, Sahih 56/6).
Le prophète a dit:
-Il nest point dhomme ayant obtenu auprès dAllah une récompense qui se réjouirait à lidée de revenir sur cette terre, obtint-il même tout ce bas monde et ce quil contient. Il faut cependant faire exception pour le martyr, car lui se réjouirait de revenir sur terre pour être de nouveau tué dans la voie dAllah.
(Muslim, Sahih 33/3488).
D'après Anas ibn Mâlik, le prophète a dit : "Il n'est point de mort, ayant obtenu auprès de Allah une récompense, qui se réjouirait à l'idée de revenir sur cette terre, obtînt-il même tout ce bas monde et ce qu'il contient; exception faite du martyr, celui-ci souhaiterait revenir sur terre pour être de nouveau tué (dans la voie de Allah), en raison de la récompense prodiguée (dans l'au-delà) au martyr".
(Bukhari, Sahih 94/1).182
Abu Hurayra a dit : J'ai entendu l'envoyé d'Allah dire: J'en jure par celui qui tient mon âme en sa main, si je ne craignais quil y eut des hommes qui, après moi, répugneront à faire des expéditions et que je ne trouve pas de moyen de les pousser à faire ce qui leur répugne, je voudrais être tué dans la voie dAllah, être ensuite ressuscité, puis tué de nouveau et ressuscité, puis encore tué, ressuscité et enfin tué.
Abu Hurayra rapporte que l'envoyé d'Allah a dit : J'en jure par celui qui tient mon âme en sa main, je voudrais combattre dans la voie dAllah, être tué, puis ressuscité, être de nouveau tué, puis ressuscité, et enfin tué.
Il me semble, dit le rawi183 , que Abu Hurayra répéta par trois fois: j'en atteste Allah184 .
(Bukhari, Sahih 2/ 35).
Jaurai aimé est martyrisé au cours du jihad pour la cause dAllah, puis remis en vie, et pui martyrisé et remis en vie et encore martyrisé pour la cause.
(Tirmidhi, Hadith Qudsi 219-20).
Rapporté par Tirmidhi, chapitre sur la sourate al Imrân, en ces termes: Jabar Ibn Abdullah -a dit: Le messager d'Allah m'a interpellé et m'a dit:
-Ô Jabar! Qu'ai-j e à te voir l'air abattu ?
J'ai répondu:
-Ô messager d'Allah! mon père est mort en martyr et a laissé une famille et des dettes.
Il m'a dit:
-Veux-tu que je t'annonce la bonne nouvelle de l'accueil réservé par Allah à ton père?
J'ai dit:
-Oui, ô messager d'Allah.
Il m'a dit:
-Allah n'a jamais parlé à quelqu'un sauf de derrière un voile185 . Il a ressuscité ton père et s'est adressé à lui directement en ces termes: Demande ce que tu désires, et je te le donnerai. Il lui a dit: Seigneur, je désire que tu me ressuscites afin de mourir de nouveau dans ta voie . Mais il lui a répondu: J'ai déjà décrété qu'ils (les créatures) ne peuvent pas revenir une nouvelle fois sur terre.
Lapôtre d'Allah ajouta :
-Et cest alors que fut révélé le verset:
Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie dAllah sont morts186 .
(En Nisay, Hadith Qudsi 224).
En Nisay a rapporté aussi, dans le chapitre sur les vux des élus du Paradis, en ces termes:
Anas Ibn Malik a dit: Le messager dAllah a dit: On amènera un habitant du Paradis devant Allah qui lui dira:
-Ô fils dAdam, comment trouves-tu ta place ?
Il répondra:
-Cest la meilleure des places ô Seigneur!
Il lui dira:
-« Demande et formule des souhaits.
Il lui répondra:
-Je te demande de me faire revenir à la vie terrestre afin que je sois tué dans ta voie dix fois, et ce en voyant combien sont considérables les mérites du martyr.
(Tirmidhi, Hadith Qudsi 223).
Tirmidhi l'a rapporté aussi dans son Sahih, chapitre sur la sourate La famille d'Imrâne, en ces termes :
Ibn Massud, a été interrogé au sujet de la parole du Très Haut: Ne croispas que ceux qui sont tués dans la voie dAllah soient morts. Ils sont plutôt vivants, auprès de leur Seigneur pourvus 187 .
Il a répondu: Nous avons déjà interrogé (le prophète à) à ce sujet, et il nous a été répondu ceci:
-Leurs âmes prendront la forme d'oiseaux verts, qui se promèneront à leur guise dans le Paradis, puis ils viendront se loger dans des lampes suspendues au Trône. Ton Seigneur les regardera puis leur dira: Voulez-vous que Je vous ajoute quelque chose et je vous l'ajoute- rai?. Ils diront: Seigneur, que désirons-nous de plus que cela, alors que nous nous promenons à notre guise dans le Paradis! Il les regardera de nouveau et leur dira:
-Voulez-vous que Je vous ajoute quelque chose et je vous l'ajouterai?
En voyant que la réponse à cette question est inévitable, ils diront:
-Tu rends nos âmes à nos corps afin que nous puissions revenir à la vie terrestre et mourir de nouveau dans ta voie.
Tirmidhî a dit de ce hadith qu'il est bon et authentique.
La passion pour le martyre.
(Bukhari, Sahih 56/ 7).188
Jai entendu le prophète dire:
-... Jaimerai à être tué dans le jihad, puis être rappelé à la vie et tué encore, puis encore rappelé à la vie, et tué189.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1294).
Selon Abu Hurayra, le messager d'Allah a dit :
-"Allah s'est engagé vis-à-vis de celui qui sort à Son service, ne sortant que pour combattre à Son service et poussé uniquement par sa foi en Allah et à son messager. Allah s'est engagé à l'introduire au paradis ou à la demeure d'où il est sorti avec le salaire qu'il a ainsi acquis, ou avec un butin. Par celui qui tient l'âme de Muhammad dans sa main, toute blessure reçue au service d'Allah viendra le jour de la résurrection telle qu'elle a été reçue : sa couleur est celle du sang et son odeur est celle du musc. Par celui qui tient l'âme de Muhammad dans sa main, si je ne craignais pas de trop charger les musulmans, je ne serais jamais resté derrière aucune expédition militaire au service d'Allah. Mais je ne trouve pas assez de montures pour prendre les musulmans avec moi et ils n'en trouvent pas eux-mêmes, cependant que cela leur fait de la peine de manquer à l'une de mes sorties. Par celui qui tient l'âme de Muhammad dans sa main, j'aurais bien voulu sortir dans une expédition et y être tué au service d'Allah, puis être ressuscité et sortir dans une expédition pour y être tué de nouveau, puis être ressuscité et sortir dans une expédition pour y être encore une fois tué".
Invention ornithologique.
(Ibn Kathir, Tafsir 2).
La vie délicieuse des martyrs.
... les martyrs sont en vie et reçoivent de quoi vivre.
Les âmes des martyrs sont à lintérieur doiseaux verts et se déplacent dans le paradis comme elles le veulent. Ensuite, elles prennent refuge dans les lampes qui pendent sous le trône dAllah.
...
Lâme du croyant est un oiseau qui se nourrit dans les arbres du paradis jusquà ce quAllah ne la renvoie dans son corps quand la personne renaît.
L'attachement à la mort des musulmans dans un quotidien égyptien (19 octobre 2001).190
"Ceux qui croient en Allah savent qu'ils n'ont rien à craindre de leurs ennemis, et n'ont pas peur de partir en djihad: ils considèrent le djihad comme une bonne affaire, vu qu'ils vendent leur vie à Allah [en échange du paradis].
Mais leurs ennemis protègent leurs propres vies, tels des criminels. Allah a déjà dit d'eux: "Vous verrez qu'ils protègeront leurs vies plus que quiconque." Dans ce verset, le terme "vie" figure sans l'article défini [en arabe], ce qui montre qu'ils cherchent à protéger tous les styles de vie, même une vie d'humiliation et de malheur. Le plus important pour eux est de vivre, même si leur destin est d'être constamment humiliés, d'avoir le derrière meurtri de coups de pied ou de fouet.
Ce qui est pénible, c'est que pour se protéger, ils sont amenés à renforcer leur position au moyen de la science et des inventions. Ils ont exploré tous les moyens de défendre leurs vies et d'imposer à l'humanité leurs idées inférieures à travers la force des armes, et les hommes de vérité [les musulmans] ont été négligeants là-dessus: ils ne se sont pas perfectionnés dans le domaine de la science et n'ont pas cherché les moyens de s'assurer la victoire dans leur lutte contre les hommes de mensonge [les ennemis de l'islam].
Les croyants n'ont pas peur de l'ennemi quand ils partent au combat ; ils ne cherchent pas à protéger leurs vies. Allah leur a promis l'une ou l'autre des bonnes choses suivantes: la victoire ou le martyre. Ces deux éléments sont très attendus.
De l'autre côté, leurs ennemis protègent leurs vies comme un avare protège son argent. Ils ne font pas facilement don [ de leurs vies]. Ils ne partent pas au combat pour y trouver le martyre. Le martyre n'est pas le but de leurs actions. Et c'est là le secret de la victoire des croyants sur leurs ennemis, victoire qui se produit en dépit du fait qu'il n'y a que quelques croyants et de nombreux polythéistes équipés d'armes sophistiquées.
Ce serait une erreur de croire que la force des armes représente la clé de la victoire. Comme Allah l'a déjà dit: "Nombreux sont les groupes de petite taille qui, avec l'aide d'Allah, ont vaincu des groupes de grande taille", ajoutant: "Ô croyants, tant que vous marcherez dans les voies d'Allah, Allah vous soutiendra.
Lavis d un jihadiste contemporain.
(Oussama ben Laden191 , Entretiens avec CNN).192
Mourir sur la voie dAllah est un honneur souhaité par ceux de ma communauté qui luttent ; nous aimons la mort sur la voie d'Allah autant que vous aimez la vie, nous ne craignons rien, nous espérons une telle mort.
Testament dun martyr du jihad193 .
(Epître IV du Manuel dal Qaïda).194
Aux membres de ma famille...
Je leur dis ceci: Rappelez-vous cette parole authentique du Prophète qui dit: « Le martyr a sept atouts aux yeux d'Allah: Il lui pardonne tous ses péchés dès qu'il verse la première goutte de son sang; Il lui garantit une place de choix au paradis; Il lui fait porter l'habit de la foi; Il le gratifie de soixante-douze femmes parmi les houris; Il lui épargne la souffrance du tombeau et la grande terreur du jugement dernier; Il le coiffe de la couronne de la révérence dont chacun des joyaux vaut toutes les richesses du monde; et Il lui accorde son intercession pour soixante-dix personnes parmi ses proches. »
À ma femme, la mère de toutes les gloires...
Je dis ceci: Le Jihad mené pour faire triompher la parole d'Allah et restaurer la Religion est le plus grand des actes de vénération du Seigneur. Il devance tous les autres actes d'adoration pour se rapprocher d'Allah et aucune autre bonne action ne peut le supplanter ».
À mes frères qui croupissent dans les prisons des tyrans...
Je dis ceci: Vous êtes des hommes de principes... Vous êtes les lions d'Allah! Soyez fermes, campez sur vos positions et consolidez votre foi! Rappelez-vous qu'Ibn Taymiyya195 et Ibn Qotb, ainsi que l'Imam Ahmed Ibn Hanbal et plusieurs autres vous ont devancés et sont aujourd'hui encore captifs... La rétribution, par la grâce d'Allah, sera immense!
Pour tous ces frères, j'ai composé ces quelques vers:
J'ai prié Allah durant des nuits
J'ai prié à l'heure de l'aube Sa magnificence
J'ai prié pour qu'il me choisisse un guide
et pour qu'il ait pitié de nos frères en souffrance
Nous étions otages au fond des prisons
Personne ne demandait de nos nouvelles
Nous avions combattu dans d'autres contrées
Et nous nous rappelions les monts et les plaines
Nous faisions souffrir les mécréants
Et nous nous réjouissions lors du combat
Nous portions secours aux musulmans partout
Et nous essuyions les larmes des orphelins
Nous rugissions face aux mécréants
Et nous avions le sourireface aux musulmans
Des Afghans, des Tchétchènes et des Bosniaques
Des gloires qui dépassent l'imagination
Au retour au pays, notre refuge fut la prison
Et notre sort est de subir sans cesse la persécution
Comme si les gens d'ici étaient des lions
Alors que nous dominions nos ennemis
La torture d'aujourd'hui n'est rien
Car nous sommes solides comme un roc
Des interrogatoires, des coups et des injures
Puis des tortures sous la botte des soldats
Le souvenir des arrachages d'ongles
Ferait oublier ce qu'a fait Umayya avec Bilâl'196
Les menaces de ce qu'il adviendra
Ne sont pas différentes de ce que nous font subir les mécréants
Le souvenir des étouffements est vif
Et la torture à l'électricité est courante
Certains bourreaux font venir ta femme
Te menacent de la violer si tu n'avoues pas
Tu ne peux alors qu'avouer tous les actes
Et toutes les explosions imaginaires
Ô Seigneur, nous étions évanouis
Au bord du gouffre sous l'injustice des hommes
Ô Seigneur, leur injustice est passée
Mais il demeure des démons par dizaines
Ô Frère sois patient, la mort est certaine
Et le sabre insouciant de la vérité est tranchant.
Aux services de sécurité, je dis ceci...
Ô Chiens enragés de l'État! Pourquoi aidez-vous les tyrans contre vos frères ? Serait-ce pour une poignée d'argent que vous surveillez les musulmans et que vous torturez les Moudjahidines ?
Rappelez-vous Allah!
Craignez Allah! Cessez vos persécutions contre nous
Sinon je jure, par Allah qui a donné la victoire à mes dix-neuf frères contre les Américains sur leur propre sol, je jure, par Allah, si vous ne cessez pas vos préjudices, de vous faire périr sous nos sabres et nos lances, ô Sbires des tyrans
Enfin, à tous les musulmans, je dis ceci...
Relisez dans le livre d'Allah le Tout-Puissant cette parole:
« Allah a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent pour Allah: ils tuent et ils sefont tuer C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait: c'est là le très grand succès... »
Je prie Allah le Tout-Puissant pour qu'Il nous accorde, à mes frères et à moi, le succès dans nos actions, qu'Il guide nos idées et nos coups, qu'Il nous donne la force pour vaincre nos ennemis, qu'Il chasse par nos mains les ennemis de la Religion, Américains et autres impies, qu'Il les couvre de honte et d'humiliation, qu'Il bénisse nos actions et nous accorde la victoire ainsi qu'à nos frères les Moudjahidines.
Préparez-vous Américains, nous arrivons pour vous massacrer!
Ô Seigneur Tout-Fluissant, accorde-nous le succès dans nos actions, la justesse dans nos pensées et l'attachement à cette religion... Nous attendons patiemment et humblement de te rejoindre sans hésitation en martyrs, des martyrs engagés sur la voie du vrai Jihad par la grâce d'Allah.
Louange à Allah jusqu'à ce qu'Il soit satisfait! Louange à Allah jusqu'à ce qu'Il soit satisfait! Louange à Allah jusqu'à ce qu'Il soit satisfait !
Que la Prière d'Allah soit sur notre Prophète, sur sa Famille et ses Compagnons bénis jusqu'au jour du Jugement demier.
Muhammad Ben Shazâf al-Shahrî, alias Abou Târiq al-Aswad.
§ 462. Le sang des martyrs.
On retrouve dans lusage du sang des martyrs, matière fluide et précieuse des comportements déjà vus dans les sacrifices animaux de la période pré-islamique. Cette fois-ci, ce sont des hommes qui versent le sang, leur sang et le sang des autres, qui le répandent et sen aspergent. Ce sang-ci, glorieux et attirant, est la contre-partie du sang menstruel des femmes, objet absolu de répulsion.
Le corps des combattants tués dans le jihad est aussi l'objet d'attentions particulières: les funérailles sont distinctes de celles du commun des mortels.197
Le shiisme a développé une théologie centrée autour de la notion de martyre, sur la figure du martyr, à partir de "glorieux exemples".198
(Bukhari, Sahih 64/28,7).
Lorsque Haram ibn Milhan, qui était mon oncle maternel, fut transpercé par la lance le jour de Bir Mauwa, il prit du sang de la plaie, sen aspergea le visage en disant:
-Jai gagné le martyre, jen jure par le maître de la Kaba199.
(Bukhari, Sahih 23/ 73, 1).
Le prophète donna lordre densevelir les guerriers tués à Ohod200 deux par deux dans la même pièce détoffe. Puis pour chaucun de ces couples, il senquit de celui des deux qui savait le plus le Coran, et quand on le lui eut désigné, il le fit placer le premier dans la fosse. Après cela, il ajouta:
-Je témoignerai en faveur de ces braves au jour de la résurrection.
Il enjoignit quon les ensevelit couverts du sang de leurs blessures sans les avoir lavés. Le prophète ne fit point de prières pour eux.
§ 463. Effacement des péchés.
La rédemption se mérite aussi en répandant le sang. Le combat efface les actes précédents car le guerrier surpasse alors la condition humaine, laissant loin en bas les catégories communes de la morale. Les descriptions infernales et paradisiaques achèvent demporter ladhésion de guerriers à lesprit simple et à la conscience pesante.
(Corpus coranique d'Othman 3/194-5).
Ceux qui ont émigé, qui ont été expulsés de leur habitat, qui ont été molestés dans mon chemin, ceux qui ont combattu et ont été tués, jeffacerai pour eux les mauvaises actions et je les ferai entrer en des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux: récompense venue dAllah! Allah a auprès de lui la belle récompense.
Labsolution pour le combattant du jihad.
(Muslim, Sahih 20/ 4646 ).
Un homme se leva et dit:
-Messager dAllah, penses-tu que si je suis tué sur le chemin dAllah, mes péchés seront-ils effacés?
Le messager dAllah dit:
-Oui, au cas où tu es tué sur le chemin dAllah et que tu es patient, sincère et que tu as toujours combattu face à lennemi, ne tournant jamais le dos.... (tous les péchés) sauf les dettes. Gabriel me la dit.
§ 464. Le paradis fort martial.
Car il faut que le paradis serve à quelque chose201. Il sert dabord à réserver une retraite heureuse aux vétérans des expéditions de pillage dirigées par Muhammad, puis à remplir despérance lesprit des combattants de toutes les époques. Les autres pensionnaires importent peu, seuls comptent ceux qui ont fait coulé le sang, et dont le sang a coulé.
La promesse est grossière dans son énonciation, mais elle semble particulièrement efficace ; les images sont crues, le sens est clair: on sadresse à des gens dont lesprit est moins affûté que le tranchant de leurs sabres.
Lappétit sexuel des martyrs est largement aiguisé, comme on la déjà vu.
Le paradis des guerriers: Si lon veut sy trouver, il faudra saccoutumer à une ambiance fort martiale: les élus sont essentiellement les guerriers morts au combat, qui auront à leur disposition ce qui leur a manqué durant lexistence: confort, vin, fraîcheur, propreté corporelle, femmes vierges à perpétuité.
De quoi séduire les plus austères....
Muhammad enfin élabore presque un droit et une jurisprudence sur la question de lentrée ou non au paradis: qui peut entrer? Qui ne peut pas? Les cas les plus étonnants sont évoqués.
(Bukhari, Sahih 52/ 73).
Lenvoyé d'Allah a dit: sache que le paradis est à lombre des sabres202.
(Muslim, Hadith 32-3276).
D'après `Abdullah Ibn Abu Awfâ, Abu Nadr rapporte qu'un homme de la tribu de 'Aslam, `Abdullah Ibn Abu Awfâ, écrivit à Umar ibn `Ubayd Allah au moment où ce dernier allait partir contre al Harûriyya203, lui disant : Lors l'une de ses batailles menées contre l'ennemi, l'envoyé d'Allah se leva, lors du déclin du soleil, au milieu des musulmans et leur dit :
-"Ô gens, ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Allah la paix; mais, si vous le rencontrez, montrez de l'endurance et sachez que le Paradis est à l'ombre des sabres".
Puis il ajouta :
-"Ô mon Seigneur! toi qui as révélé le livre saint, qui as fait courir les nuages au ciel, qui as mis les Coalisés204 en déroute, mets l'ennemi en déroute et apporte-nous la victoire sur eux!"
(Bukhari, Sahih 59/8, 6).
Abu Hurayra a dit: L'envoyé d'Allah a dit:
-La première troupe qui entrera en paradis aura l'éclat de la lune, la nuit où elle est pleine ; ils ne connaîtront pas en paradis les sécrétions buccales et nasales, ne rendront pas d'excréments ; leurs vases à boire seront d'or ; et leurs peignes, d'or et d'argent ; l'aloès brûlera dans leurs cassolettes ; et leur sueur sera de musc ; chacun d'eux possédera deux épouses, si belles qu'à travers la chair de leurs jambes on apercevra la moëlle de leurs os205. Les élus vivront sans connaitre, entre eux ni discorde, ni haîne ; leurs curs seront comme un seul coeur ; et ils loueront Allah matin et soir206.
(En Nisay, Hadith Qudsi 213).
...Jai entendu lapôtre d'Allah dire:
-Allah sest engagé en faveur de celui qui part lutter dans sa voie, en nayant dautre but que la foi en lui et le jihad dans sa voie, de le faire entrer au paradis, que ce soit par le martyre ou la mort naturelle, ou de revenir à la demeure doù il est sorti, quelle que soit la récompense ou le butin quil aura récolté.
(...)
-Allah sest engagé en faveur de celui qui lutte dans sa voie, et dont le seul but qui la fait sortir de chez lui, est le jihad dans sa voie et lattestation de ses paroles, de le faire entrer au paradis ou de le faire revenir à la demeure doù il est sorti, avec ce quil a récolté comme récompense et butin.
(...)
...daprès le prophète qui cite son seigneur:
-Je me porte garant quil reviendra, si je le fait revenir, avec une récompense et un butin, ou de lui accorder ma miséricorde, et de lui pardonner si je prends son âme.
La porte du jihad207 au paradis.
(Bukhari, Sahih 57/ 18).
Jai entendu lapôtre dAllah dire: quiconque dépense une paire de quelque chose pour la cause dAllah sera appelé aux portes du paradis.
Ô esclave dAllah! Cest bien!
Celui qui est de ceux qui prient sera appelé à la porte de la prière et celui qui est du peuple du jihad sera appelé à la porte du jihad...
(Corpus coranique d'Othman 47/5-7).
Ceux qui auront combattu dans le chemin dAllah, Allah ne frappera pas de nullité leurs actions.
Il les dirigera, réformera leur pensée et les fera entrer dans le jardin208 quil leur a fait connaître.
(Corpus coranique d'Othman 47/5-7, variante canonique).
Ceux qui auront été tués dans le chemin dAllah, Allah ne frappera pas de nullité leurs actions.
(Corpus coranique d'Othman 61/12-13).
Si vous faites cela, Allah vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans des jardins sous lesquels couleront les ruisseaux, dans lesquels vous aurez des épouses purifiées et où vous resterez immortels209 .
Cest là un succès immense.
(Corpus coranique d'Othman 9/111).
Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens, contre don à eux du jardin.
Ils combattent dans le chemin dAllah.
Ils tuent ou sont tués210.
(Corpus coranique d'Othman 4/76).
Que combattent, dans le chemin dAllah, ceux qui troquent la vie immédiate contre la vie dernière211 .
A ceux qui combattent dans le chemin dAllah, sont tués ou sont vainqueurs, nous donnerons une rétribution immense.
(Corpus coranique d'Othman 2/244).
Nas tu point vu ceux qui sont sortis de leur habitat, par milliers, par crainte de la mort?
Allah leur avait dit:
-Mourez212 ! puis il les a fait revivre.
Allah est détenteur de la faveur auprès des hommes, mais la plupart des hommes ne sont pas reconnaissants.
(Muslim, Sahih 20/ 4626).213
... que le messager dAllah a dit: Allah a entrepris de regarder les affaires de celui qui combat sur son chemin croyant en lui et affirmant la vérité de son apôtre. Il se confie à ses soins pour que soit il entre au paradis, soit il le ramène chez lui où il profitera dune part du butin... Si quelquun est blessé sur le chemin dAllah, il viendra le jour du jugement avec sa blessure dans le même état du moment où elle a été infligée ; sa couleur sera la couleur du sang, mais son odeur sera le parfum du musc....
Je ne serai jamais à la traine dune expédition qui ira combattre sur le chemin dAllah...
Par celui dans les mains duquel Muhammad se trouve, jaime combattre sur le chemin dAllah, de combattre et dêtre encore tué et de combattre encore et dêtre tué214 .
(Tabari, Tafsir 2/154).
Allah veut dire ici: Ô vous, qui cherchez une assistance dans la patience et la prière pour m'obéir, pour combattre vos ennemis, abandonner les désobéissances et acquitter les obligations, ne dites pas de celui qui a été tué dans la voie d'Allah qu'il est mort! En effet, un mort est une de mes créatures à qui j'ai enlevé la vie et dont j'ai anéanti les sens en sorte qu'il ne peut plus gouter aucun plaisir ni savourer aucun délice. Or ceux d'entre vous, ou d'entre mes autres créatures, qui ont été tués dans ma voie sont vivants auprès de moi et mènent une vie de délices et de douceur, merveilleusement pourvus, heureux de ma faveur spirituelle et de ma générosité à leur égard. Mujahid a dit à propos de ce passage :
-Bien au contraire, ils sont vivants auprès de leur seigneur, reçoivent pour subsistance des fruits du paradis et en perçoivent les effluves parfumés sans y être.
Qatada a dit:
... On rapporte que les âmes des martyrs 215 sont reconnaissables dans les oiseaux blancs qui picorent les fruits du paradis et qui résident sur le Lotus de la Limite 216 ... ; et que ceux qui ont combattu dans la voie d'Allah sont de trois sortes: celui qui a été tué dans cette voie et qui est vivant et pourvu, celui qui a obtenu la victoire et à qui Allah a accordé une immense récompense et celui qui est mort normalement et à qui Allah accorde une bonne subsistance.
Insistance sur la promesse.
(Corpus coranique d'Othman 9/112).
Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens, contre don à eux du jardin.
Ils combattent sur le chemin dAllah.
Ils tuent ou sont tués.
Promesse solennelle!
Devoir pour Allah énoncé dans la Torah, lEvangile et la prédication.
Or qui, mieux quAllah, tient bien son pacte?
Réjouissez-vous de lallégeance que vous avez conclue avec lui.
Cest là un succès immense.
(Dawud, Hadith 14/2483).
Abu Malik a entendu lenvoyé d'Allah dire: celui qui part sur le chemin dAllah et meurt ou est tué comme martyr, ou a son cou brisé en tombant de cheval ou de son chameau, ou est piqué par un animal venimeux, ou meurt dans son lit dune maladie quelconque que désire Allah, cest un martyr et il ira au paradis.
Solidarité familiale.
(Dawud, Hadith 14/2516).
Le prophète a dit: lintercession dun martyr sera acceptée en faveur de 70 membres de sa famille217.
Le jihad pour le meurtrier.
(Muslim, Sahih 20/ 4658).
...le messager dAllah a dit:
-Allah a ri en voyant deux hommes qui voulaient rentrer au paradis, alors que lun avait tué lautre.
Ils demandèrent:
-Quest ce que cela signifie?
Il dit:
-Un des deux combattait sur le chemin dAllah, le tout-puissant et lexhalté et est mort en martyr218. Alors Allah eut pitié du meurtrier qui se soumit à lislam, qui combattit sur le chemin dAllah, le tout-puissant et lexhalté, et mourut en martyr.
(Bukhari, Sahih 52/ 80).
Le prophète a dit: Allah accueille deux hommes avec le sourire ; lun des deux a tué lautre et les deux entrent au paradis. Lun combat pour la cause dAllah et est tué. Plus tard, lautre est pardonné par Allah parce quil a été martyrisé pour la cause dAllah219.
(Bukhari, Sahih 64/9, 1).
Haritha succomba le jour de Badr220. Il était tout jeune ; sa mère vint trouver le prophète et dit:
-Ô envoyé d'Allah, tu sais la place quoccupait Haritha dans mon coeur. Sil est dans le jardin,je me résignerai et en tiendrait compte. Et sil y a un autre jardin, tu verras ce que je ferai.
-Mais malheureuse, sécria le prophète, as tu perdu lesprit pour croire quil ny a quun jardin?
Le paradis renferme un nombre considérable de jardin, et ton fils est dans le firdaws221 .
(Bukhari, Sahih 64/17, 6).
Le jour dOhod, un homme dit au prophète:
-Si je suis tué, où irai-je?
-Dans le paradis, répondit Muhammad.
Lhomme aussitôt jeta quelques dattes quil avait à la main, puis il combattit jusquà ce quil fut tué.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1295).
Selon lui encore, le messager d'Allah a dit :
-"Quiconque reçoit une blessure au service d'Allah viendra le jour de la résurrection avec cette blessure saignante. Sa couleur est celle du sang et son odeur est celle du musc".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1296).
Selon Muadh, le prophète a dit :
-"Tout musulman qui a participé à la guerre sainte le temps qui sépare les deux traites d'une chamelle, se voit obligatoirement attribuer le Paradis. Celui qui reçoit une blessure au service d'Allah ou qui est frappé de quelque infortune, sa blessure viendra le jour de la résurrection saignant comme elle n'a jamais saigné auparavant. Sa couleur est celle du safran et son odeur est celle du musc".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1300).
Selon lui encore, le messager d'Allah a dit :
-"Il y a au Paradis cent degrés qu'Allah a préparés à ceux qui combattent à son service. Entre l'un de ces degrés et l'autre se trouve la distance qui sépare le ciel de la terre".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1301).
Selon Abu Sayd al Khudri, le messager d'Allah a dit :
-"Celui qui accepte Allah comme Seigneur, l'islam comme religion et Muhammad comme messager, se voit obligatoirement attribuer le Paradis".
Cela étonna tellement Abu Saydqu'il dit :
-"Répète-le moi encore une fois, Ô messager d'Allah!"
Il le lui répéta puis dit :
-"Il y a autre chose pour laquelle Allah élève de cent degrés au Paradis. Entre chaque degré et l'autre il y a la distance qui sépare le ciel de la terre".
Il dit :
-"Et quelle est-elle? Ô messager d'Allah!"
Il dit :
-"Le combat au service d'Allah. Le combat au service d'Allah".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1302).
Abu Bakr, le fils de Abu Mûsa al Ash'ari, a dit :
"J'ai entendu mon père dire, alors qu'il était en face de l'ennemi : "Le messager d'Allah a dit :
-"Les portes du Paradis sont à l'ombre des sabres".
Un homme mal vêtu se leva et dit :
-"Ô Abu Musa! Est-ce bien toi qui as entendu le messager d'Allah dire cela?"
Il dit :
-"Oui".
Il sortit alors à ses compagnons et leur dit :
-"Je vous dis "adieu".
Puis il brisa le fourreau de son sabre, marcha sur l'ennemi en le frappant de son sabre. Il ne cessa de les en frapper que lorsqu'il fut tué à son tour".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1303).
Selon Abdurrahman Ibn Jubayr, le messager d'Allah a dit :
-"Jamais le Feu ne touchera celui dont les pieds se sont couverts de poussière au service d'Allah".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1304).
Selon Abu Hurayra, le messager d'Allah a dit :
-"Jamais n'entrera en Enfer un homme qui aura pleuré par crainte d'Allah jusqu'à ce que le lait rentre de nouveau dans la mamelle. Jamais quelqu'un ne sera couvert à la fois de la poussière au service d'Allah et de la fumée de l'Enfer".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1305).
Ibn Abbâs a dit : "J'ai entendu le messager d'Allah dire :
-"Deux yeux ne seront pas touchés par le feu : un oeil qui a pleuré par crainte d'Allah et un oeil qui a veillé toute la nuit montant la garde au service d'Allah"".
Chapitre 81
Le dieu qui tuait.
On notera que la divinité et dautes puissances surnaturelles assistent les guerriers, selon une primitive mais efficace conception moyen-orientale222.
Le dieu est soutenu et entouré par une nuée danges meurtriers223. On croirait assister à la résurrection dAssur ou de Marduk. Mais non, ce nest quAllah, qui reçoit sans sacrifice son content de têtes tranchées.
Pour aller au plus simple -ce qui ne dispense pas dêtre vrai-, lislam, dans sa genèse est une violence, avant même dêtre une religion: une pratique avant dêtre une idéologie. Plus tard, ce sera hélas une idéologie poussant à une pratique.
§ 465. "Allah avec nous!".
Une semblable exclamation 224 est très traditionnelle dans les guerres antiques, du Proche-Orient et dailleurs: Assyriens et Hébreux sélancent à lassaut sous la protection de formules magiques, et avec la certitude mystique quun dieu les accompagne.225
Le dieu des armées dans la Bible.
(Psaume 80).226
Au chef des chantres. Sur les lis lyriques. D'Asaph.
Psaume.
Prête l'oreille, berger d'Israël, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau! Parais dans ta splendeur, Toi qui es assis sur les chérubins!
Devant Éphraïm, Benjamin et Manassé, réveille ta force, Et viens à notre secours!
Ô Dieu, relève-nous! Fais briller ta face, et nous serons sauvés!
Éternel, Dieu des armées! Jusques à quand t'irriteras-tu contre la prière de ton peuple?
Tu les nourris d'un pain de larmes. Tu les abreuves de larmes à pleine mesure.
Tu fais de nous un objet de discorde pour nos voisins, Et nos ennemis se raillent de nous.
Dieu des armées, relève-nous! Fais briller ta face, et nous serons sauvés!
Tu avais arraché de l'Égypte une vigne; Tu as chassé des nations, et tu l'as plantée.
Tu as fait place devant elle: Elle a jeté des racines et rempli la terre;
Les montagnes étaient couvertes de son ombre, Et ses rameaux étaient comme des cèdres de Dieu;
Elle étendait ses branches jusqu'à la mer, Et ses rejetons jusqu'au fleuve.
Pourquoi as-tu rompu ses clôtures, En sorte que tous les passants la dépouillent?
Le sanglier de la forêt la ronge, Et les bêtes des champs en font leur pâture.
Dieu des armées, reviens donc! Regarde du haut des cieux, et vois! considère cette vigne!
Protège ce que ta droite a planté, Et le fils que tu t'es choisi!...
Elle est brûlée par le feu, elle est coupée! Ils périssent devant ta face menaçante.
Que ta main soit sur l'homme de ta droite, Sur le fils de l'homme que tu t'es choisi!
Et nous ne nous éloignerons plus de toi. Fais-nous revivre, et nous invoquerons ton nom.
Éternel, Dieu des armées227, relève-nous! Fais briller ta face, et nous serons sauvés!
L'exemple hébraïque.
(Corpus coranique d'Othman 2/246).
N'as-tu pas considéré les anciens du peuple d'Israël après Moïse?
Ils dirent à leur prophète228 :
-Donne-nous un roi, nous combattrons alors dans le chemin d'Allah229 .
Les armées dAllah.
(Corpus coranique d'Othman 74/34).
Ainsi Allah égare qui il veut et guide qui il veut!
Nul ne connait les armées de ton seigneur, sauf lui.
Ce nest quune édification pour les mortels.
Profession de foi guerrière.
(Dawud, Hadith 14/2626).
Quand lenvoyé d'Allah partait en expédition, il disait:
-Ô Allah!
Toi mon aide et mon soutien!
Par toi, je bouge, par toi jattaque, par toi je combats.
Prière guerrière.
(Bukhari, Sahih 52/ 266a).
Il dit ensuite:
-Ô Allah, révélateur du livre saint, déplaceur des nuages et vainqueur des clans, défaits les et assure-nous la victoire sur eux.
§ 466. Les anges en escadrille.
Muhammad fait intervenir des alliés imaginaires dans les batailles, des anges peu pacifiques. Les chrétiens connaissaient le même phénomène, mais là, le nombre est impressionnant: leur effectif se compte par milliers, qui attaquent lennemi et tranchent les têtes.
Les légions des cieux.
(Corpus coranique d'Othman 48/4 et 7).
Cest lui qui a fait descendre la présence divine dans les coeur des croyants afin quils ajoutent une foi à leur foi.
A Allah les légions des cieux et de la terre.
Allah est omniscient et sage.
(...)
A Allah les légions des cieux et de la terre.
Allah est puissant et sage.
Mille anges au combat.
(Corpus coranique d'Othman 8/9).
Rappelez-vous quand vous demandiez secours à votre seigneur et quil vous exauça, vous disant: je vais vous donner en renfort mille anges ayant compagnon en croupe.
Trois mille, cinq mille anges au combat.
(Corpus coranique d'Othman 3/120-121).
Allah vous a secourus quand, prophète! tu disais aux croyants: ne vous suffit-il pas que votre seigneur vous donne en renfort trois mille de ses anges vers vous descendus ?
Mais oui! si vous êtes constants et pieux et si les ennemis marchent sur vous derechef, votre seigneur vous donnera en renfort cinq mille de ses anges lancés par lui.
Les exhortations des anges.
(Corpus coranique d'Othman 8/12).
Rappelez-vous quand votre seigneur inspirait les anges, leur disant:
Je suis avec vous, affermissez ceux qui croient!
Je vais jeter leffroi dans les coeurs de ceux qui sont infidèles.
Frappez donc sur les cous!
Frappez-les sur les doigts!
Les archanges comme secours.
(Corpus coranique d'Othman 33/9).
Ô vous qui croyez!
Rappelez vous le bienfait dAllah envers vous, quand des armées marchèrent contre vous et que nous envoyames contre eux vent et légions darchanges invisbles pour vus!
Allah, sur ce que ces ennemis faisaient, fut clairvoyant...
Le secours des anges tueurs.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 156).
Pendant qu'ils parlaient ainsi, Gabriel vint avec mille anges, se présenta au prophète et lui dit :
-Sois content ; Allah m'a envoyé à ton secours avec mille anges.
Puis il lui récita ce verset du Coran:
Le jour où vous demandiez l'assistance de votre Seigneur, il vous exauça. Je vous assisterai, dit-il, de mille anges se suivant les uns les autres. 230
Le prophète dit :
-Ô, mon frère Gabriel231, mille anges!
Gabriel dit:
-Trois mille, ô Muhammad.
- Trois mille! répéta le prophète
- Oui, cinq mille , répliqua Gabriel.
Aussitôt le prophète sortit en courant de la cabane pour porter aux musulmans cette bonne nouvelle.
Il cria à haute voix :
-Allah a envoyé trois mille anges à votre secours.
Ils répétèrent dans leur joie : Trois mille!
-Oui, cinq mille, répliqua le prophète232.
Ensuite Gabriel récita au prophète le verset suivant :
Allah vous a secourus à Badr, car vous étiez faibles...
Alors tu disais aux fidèles : Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous assiste de trois mille anges? etc. 233
Le prophète récita le verset aux fidèles. Il vit comment les anges, tenant dans leurs mains des batons, se mettaient en ligne avec les musulmans.
Allah leur avait ordonné de se tenir dans les rangs des musulmans.
-Car moi, leur dit-il, j'ai jeté la crainte dans les curs des infidèles, et vous, frappez-les sur la tête, sur le cou et sur tout le corps.
Il est dit dans le Coran :
Ton Seigneur dit aux anges : Je suis avec vous, etc. 234
Lorsque les anges se disposèrent à charger l'armée impie, le prophète ramassa une poignée de poussière et la jeta contre les infidèles, en disant :
-Que vos faces soient confondues235 !
Allah commanda au vent de porter cette poussière aux yeux des infidèles, qui en furent aveuglés. Chargés par les anges, qui étaient en avant des fidèles, ils se mirent à fuir. Les anges les poursuivirent, les frappèrent de leurs bâtons et les firent tomber. Chaque coup qu'un ange portait à un infidèle lui brisait tous les os de son corps, depuis la tête jusqu'aux pieds, et lui rompait les veines et les nerfs ; l'homme tombait et remuait convulsivement, sans qu'aucune blessure fut visible sur son corps, et sans que son sang coulât. Quand les fidèles arrivaient, ils attaquaient les hommes ainsi frappés, leur faisaient des blessures et faisaient couler leur sang. Les compagnons du prophète ont raconté :
-Il y eut des hommes dont la tête fut séparée du corps et la nuque brisée avant que notre épée les eut atteints. Il y en avait d'autres qui, lorsque nous les attaquâmes, étaient étendus par terre, agonisant, mais sans blessure. Leurs corps étaient brisés, mais la vie ne les avait pas encore quittés. Nous reconnûmes que cela n'était pas de notre fait, mais l'oeuvre d'Allah.
Il est dit, en effet, dans le Coran236 :
Ce n'est pas vous qui les avez tués, mais Allah ; ce n'est pas toi qui as jeté la poussière, mais Allah, etc237 .
Chapitre 82
Les tactiques dAllah.
§ 467. Présentation.
Les textes recèlent aussi de nombreux conseils pratiques. Le sujet a été très peu étudié jusquici. On ne peut que le déplorer car les préceptes exposés ici sont encore suivis de par le monde.
Le premier principe, depuis lexpédition de Nakhla238 est quil ny a aucune règle à respecter avec linfidèle, que tous les moyens sont bons pour parvenir à la soumission des adversaires, et que toute concession nest quapparente ou provisoire . Et toutes les ruses sont licites contre celui qui a le malheur dêtre différent: cest un nouveau type de guerre, ni occidentale, ni asiatique.
Au total, l'observateur finit par penser qu'il est confronté à une façon de combattre qui s'est mué en religion. Il est de toute manière évident que dans l'évolution de celle-ci, la guerre a été un noyau et un pilier.
Vertus du jihad.
(ibn Taimiya, Traité de droit 6-7).
La nature de la force varie avec celle de la fonction. Quand il s'agit de faire la guerre, la force réside dans la bravoure, l'expérience militaire, l'art de la ruse - car la guerre est une ruse - dans l'habileté de combattre, à tirer, à donner un coup d'estoc ou de taille, à monter un cheval, à frapper puis à se replier etc.
Allah a dit: Mettez donc sur pied toutes les forces dont vous disposez et des stations de chevaux.239
Le prophète a dit :
Sachez monter à cheval et tirer à l'arc. J'aime mieux que vous sachiez tirer que monter à cheval. Celui qui a su tirer à l'arc et qui l'a oublié, celui-là n'est plus des nôtres.
Dans une autre version:
C'est un bienfait qu'il a renié.
Cette tradition est rapportée par Muslim.
§ 468. Larme du mensonge.
Le stratagème, la ruse de guerre240 est parfaitement licite: tout est bon pour vaincre lennemi, linfidèle, et ceci ne justifie plus aucun respect envers les règles communes, et au premier rang de celles-ci, la vérité.
Ruses de guerre.
(Muslim, Sahih 19 4311).
Le messager dAllah a dit: la guerre est une ruse.
(Muslim, Sahih 32-3273).
D'après Jâbir, le prophète a dit : "La guerre est un stratagème".
(Dawud, Hadith 14 2631).
Quand le prophète voulait partir en expédition, il disait toujours partir dans un autre endroit, et il disait: la guerre est tromperie.
(Bukhari, Sahih 52/ 197).241
Quand lapôtre dAllah avait lintention de conduire une expédition, il employait une formule vague pour faire croire quil allait dans une autre direction.
(Bukhari, Sahih 56/103).
Le plus souvent, lenvoyé d'Allah dissimulait le but véritable dune expédition projetée et laissait croire à une autre. mais, lorsque ce fut lexpédition de Tabuk242 , comme il faisait une chaleur très forte, quil y avait une route longue et en pays désert, que les ennemis étaient nombreux, il dévoila aux musulmans ce dont il sagisait pour eux, afin quils fissent tous les préparatifs nécessaires à la rencontre de lennemi ; et il leur annonça le but véritable de lexpédition.
Largent de la corruption.
(ibn Taimiya, Traité de droit 24-25).
Il est obligatoire, et non seulement licite, de donner des gratifications à ceux dont on veut rallier les curs 243 , bien qu'eux-mêmes n'aient pas le droit de les accepter.
Allah, dans le Coran, a permis qu'une partie de 1 'aumône légale244 servît au ralliement des curs. Le prophète consacrait une partie de la shadaqa et des autres revenus de l'Etat à gagner des chefs de tribus influents. Il fit donner de l'argent à al Aqra ibn Habis, le sayyid245 de la tribu des Banu Tamim ; à Uyayna ibn Hisn, le sayyid des Banu Fazara, à Zayd al Hayl at Tay, le sayyid des Banu Nahban ; à Alqama ibn Ulata al Amiri, le sayyid des Banu Kilab - aux chefs des Quraysh que l'on nomme les libérés246 .
(...)
Les hommes dont il convient de rallier les coeurs peuvent être soit des infidèles soit des musulmans. Si ce sont des infidèles, on espère, par ces gratifications, obtenir un avantage, par exemple les amener à se convertir, ou repousser quelque dommage, à la condition qu'il n'y tit pas moyen de procéder autrement. Si ce sont des musulmans influents, on espère aussi retirer quelque avantage, par exemple parfaire leur conversion, forcer celle d'un pareil à eux, gagner leur appui poui, obtenir le paiement de la shadaqa d'un groupe qui refuse de la payer, causer du tort à ton ennemi ou les empêcher de nuire à l'islam, à la condition toutefois que ce résultat ne puisse être obtenu qu'à ce prix.
(...)
Ces gratifications, accordées aux puissants, refusées aux humbles, ressemblent extérieurement à celles auxquelles procèdent les rois. Mais les actes sont ce que l'intention 247 les fait: veut-on faire servir ces gratifications à l'intérêt commun de la religion et des musulmans, elles seront du genre de celles que faisaient le prophète et ses califes ; ont-elles pour raison d'être l'ambition et la corruption, elles seront du genre de celles de Pharaon248 . Seuls, ceux dont la religion est corrompue critiquent cette façon d'agir, comme l'homme à la petite baguette qui la reprocha âprement au prophète et lui tint les propos que lon sait.
§ 469. Tactiques dassaut.
Le Coran, ouvrage technique sous bien des aspects, évoque des tactiques de combat très précises, utilisées des siècles durant. Les informations, nombreuses aussi dans la Tradition islamique, pourraient permettre détudier en détail les manières de combattre de ce temps, mais il nexiste pas détudes sur un tel sujet, du moins, en langue occidentale et intelligible.
Le détachement entre deux corps de combat.
(Corpus coranique d'Othman 8/15-16).
Ô vous qui croyez! quand vous rencontrerez ceux qui sont infidèles en marche contre vous, ne leur montrez point le dos!
Quiconque leur montrera le dos en ce jour, sauf sil se détache dun corps pour rejoindre un autre corps - celui là encourra la colère dAllah, et son refuge sera la géhenne.
Quel détestable devenir!
Ordre mince, ordre profond.
(Corpus coranique d'Othman (4/73).
Ô vous qui croyez!
Prenez garde!
Lancez-vous en campagne par groupes clairsemés ou lancez-vous en une masse!
Lattaque en ordre serré.
(Corpus coranique d'Othman 61/4).
Allah aime ceux qui combattent sur son chemin, en un rang serré ; comme sils étaient un édifice scellé de plomb.
Lexplication de la formule par un théoricien du jihad.
(Abdallah Azzam, Rejoins la caravane).249
Allah (qu'il soit exalté !) a dit : Légers ou lourds, élancez-vous au combat. Luttez avec vos biens et vos personnes, dans le chemin d'Allah. C'est un bien pour vous, si vous saviez! (L'immunité, 41 )250 .
Dans son Commentaire, al-Qurtubi a cité dix explications pour l'expression « légers ou lourds » :
1. d'après Ibn Abbas, jeunes et vieux;
2. d'après Ibn Abbas et Qutada, actifs ou inactifs
3. « léger » riche, « lourd » pauvre, selon Mujahid;
4. « léger » jeune homme, « lourd » vieillard, selon Hassan;
5. occupés ou inoccupés, selon Zayd ibn Ali et al-Hakam ibn Qutayba;
6. « lourd » signifie chargé de famille, « léger » célibataire, selon Zayd ibn Aslam;
7. « lourds » signifie ayant un métier qu'il ne veut quitter, « léger » sans métier, selon Ibn Zayd ;
8. « lourds » les fantassins, « légers » les cavaliers, selon al-Awzay;
9. « légers » ceux qui s'élancent au combat dans l'avant-garde
10. « légers » braves, « lourds » lâches, d'après al-Naqqach.
Ce que nous comprenons de ce verset, c'est qu'il a été ordonné à tous les gens, c'est-à-dire :
« Mobilisez-vous » d'un manière lourde ou légère.
Attaques nocturnes.
(Dawud, Hadith 14/2632).
Lenvoyé d'Allah nomma Abu Bakr comme notre chef, et nous avons combattu des gens qui étaient polythéistes, nous les avons attaqués la nuit, et nous les avons tués. Notre cri de guerre était:
-Tue! Tue!
Salamah a dit:
-Jai tué cette nuit de ma main des païens appartenant à sept maisons251 .
Combat et prière.
(Corpus coranique d'Othman 4/130).
Quand vous parcourez la terre, il n'y a pas de grief à vous faire d'abréger la prière, si vous craignez que les infidèles ne vous tourmentent.
Les infidèles sont pour vous un ennemi déclaré.
prophète !, quand tu te trouves à la tête des croyants et que tu diriges pour eux la prière, qu'un parti d'entre eux se tienne
debout, à ton côté, et que ceux qui le composent prennent leurs armes!
Quand les croyants se prosternent, qu'ils soient derrière vous qui veillez sur eux!
Que l'autre parti vienne qui n'a pas encore prié et que ceux qui le composent prient avec toi, tandis que les premiers orants prendront la garde!
Que ceux-ci prennent garde et prennent leurs armes!
Ceux qui sont infidèles voudraient que vous soyez inattentifs à vos armes et à vos bagages afin de fondre brusquement sur vous.252
Il n'est toutelois nul grief à vous faire de poser vos armes, si vous êtes gênés par la pluie ou êtes malades.
Cependant, prenez garde!
La patience dans le jihad.
(Bukhari, Sahih 52/ 266a)
Jai lu (dans la lettre253 ) que lapôtre dAllah, dans une de ses expéditions contre les ennemis, attendait la tombée de la nuit pour dire ensuite à son peuple:
-Ô peuple! Ne souhaitez pas rencontrer lennemi et demandez votre sauvegarde à Allah ; mais quand vous êtes en face de lennemi, soyez patient et souvenez vous que le paradis est à lombre des sabres.
La victoire.
(Ibn Khaldun, Muqaddima III 35)254 .
Ce qui donne la vidoire, en général, ce sont les choses visibles, comme l'abondance des troupes, le excellente qualité des armes, le grand nombre des braves, la disposition judicieuse des lignes de combat, l'ardeur l'engagement, etc., soit des choses invisibles. Parmi celle-ci, il y a les ruses et les tromperies humaines, comme le fait de répandre des bruits alarmants et des rumeurs propres à saper le moral de l'ennemi, d'occuper les teurs, de façon à engager le combat à partir de positions élevées, ce qui jette le trouble dans le camp adverse et y provoque la débandade, ou encore de se dissimuler dans des marais ou des creux, de se dérober au regard de lennemi derrière des rochers, pour surgir soudainement au moment où l'adversaire s'eft trop compromis et na d'autre choix que la fuite. Il y a aussi des fadeurs d'origine surnaturelle, que l'homme n'a pas le pouvoir de maitriser. Ils affectent les esprits et provoquent l'effroi. Les troupes sont ainsi gagnées par la confusion et mises en déroute. Ce sont ces choses invisibles qui causent le plus souvent les défaite. Car chacun des deux camps sefforçant de vaincre, en use au maximum. Et leur utilisation produit nécessairement un effet d'un côté ou de l'autre. Comme le prophète l'a dit:
-La guerre n'egt qu'un jeu de tromperie255 .
Et selon l'adage des Arabes:
-Une seule ruse mieux que toute une tribu.
Lhomogénéité des troupes.
(Corpus coranique d'Othman 9/45-48).
Seuls te demandent permission de ne pas le faire ceux qui ne croient point en Allah et au dernier jour, ceux dont les curs sont emplis de doute, en sorte qu'en leur doute ils demeurent hésitants.
S'ils avaient voulu partir en campagne, ils sy seraient préparés.
Allah a toutefois trouvé mauvais qu'ils entrent en mouvement.
Il leur a inspiré l'indolence et il leur a été dit :
-Abstenez-vous avec les exemptés!
S'ils étaient partis en campagne à vos côtés, ils n'auraient été pour vous qu'un trouble superflu et auraient semé la défiance parmi vous, en cherchant à faire naitre la tentation de désobéir256 . Parmi vous se trouveront des gens à eux qui sont tout oreilles, mais Allah connait bien les injustes.
Ils ont certes antérieurement cherché à faire naitre la tentation de désobéir.
Pour toi, prophète! ils ont bouleversé les affaires jusqu'à ce que vint la vérité et qu'apparut l'ordre d'Allah, en dépit de leur aversion.
Simplicité de larmement.
(Bukhari, Sahih 56/83).257
Abu Omama a dit:
-Les conquêtes ont été faites par des gens qui, pour orner leurs sabres, nemployaient ni lor ni largent. Leurs ornements, cétaient les nerfs de chameaux, le plomb, le fer.
§ 470. La cavalerie, larme de prestige.
Le cheval258 , remplaçant peu à peu le chameau, va devenir linstrument principal de la conquête. Son prix est élevé, son entretien est coûteux et Muhammad doit exhorter ses disciples pour quils en prennent la charge.259
Un cheval pour le jihad.
(Bukhari, Sahih 52/105).
Le prophète a dit: celui qui garde un cheval pour la cause dAllah grâce à sa foi en Allah et sa croyance en sa promesse, il sera récompensé le jour de la résurrection pour ce que le cheval a bu et mangé et pour son crottin et son urine.
(Muslim, Sahih 33/3477).
ibn Omar a dit : Le prophète organisa une course de chevaux; les chevaux qui avaient été entraînés avaient à parcourir la distance séparant al-Hafyâ du col d'al-Wadâ, tandis que ceux qui n'avaient pas été entraînés avaient à parcourir la distance séparant le col d'al-Wadâ de la mosquée des Banû Zurayq.
(Muslim, Sahih 33/3478).
Abdullâh ibn Omar a dit : L'envoyé d'Allah a dit :
-"Les chevaux auront le bien à leurs toupets jusqu'au Jour de la Résurrection".
(Muslim, Sahih 33/3480).
D'après Urwa al Bâriqî, le prophète a dit :
-"Le bien est attaché aux toupets des chevaux jusqu'au Jour de la Résurrection, par lesquels sont gagnés la récompense céleste et le butin".
(Muslim, Sahih 33/3482).
Anas ibn Mâlik a dit : L'envoyé d'Allah a dit :
-"La bénédiction est aux toupets des chevaux".
Infanterie et cavalerie.
(Corpus coranique d'Othman 17/66).
Suborne donc à ta voix ceux que tu pourras, parmi eux!
Fonds sur eux avec ta cavalerie et ton infanterie!
(Dawud, Hadith 14/2554).
Le prophète a appelé notre cavalerie cavalerie dAllah, et quand la panique nous a atteints, quand la panique nous a submergés, il nous a commandé dêtre unis, davoir de la patience et de la persévérance ; et cest ainsi que nous avons combattu260.
(Corpus coranique d'Othman 101/1-5).
Par celles qui galopent261 , haletantes,
qui font surgir des étincelles,
qui surgissent à laube,
font alors lever un nuage poudreux
et pénètrent alors au centre de Jam!262
L'interprétation jihadiste du poème.
(Ibn Kathir, Tafsir 100).
Allah a juré par les chevaux quand ils partent au galop dans le combat dans sa voie263,
Par celles qui galopent, haletantes264 ,
et ainsi, ils courent et halètent, ce qui est le bruit qui est entendu quand les chevaux courent.
qui font jaillir des étincelles,
Le choc des sabots sur les pierres, ce qui causent des étincelles de feu qui partent d'elles.
qui surgissent à laube,
Le raid est entrepris juste au moment du matin. C'est justement ainsi que le prophète avait coutume d'attaquer, très tôt le matin. Il attendait de voir s'il entendait l'appel à la prière265 chez ces gens. S'il l'entendait, il les laissait tranquilles, et s'il le l'entendait pas, il attaquait.
font alors lever un nuage poudreux
La poussière à l'endroit du combat, à cause des chevaux.
et pénètrent alors au centre de Jam!266
C'est au centre des ennemis incroyants.
(Tafsir al Jalalayn 100).
(...) Allah jure par les chevaux qu'on monte pour le combat dans sa voie et dont on entend le bruit de leur souffle. D'après ibn Abbas, le messager d'Allah avait envoyé une troupe de cavaliers dans une mission,et il demeura tout un mois sans recevoir aucune de leurs nouvelles. Cette sourate fut révélée à cette occasion.
qui font jaillir des étincelles : qui produisent des étincelles par leurs sabots en touchant les pierres la nuit,
qui attaquent au matin : qui surgissent à l'aube au moment où les cavaliers les montent pour faire leur expédition.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1299).
Selon lui encore, le messager d'Allah a dit :
-"La vie la plus exemplaire est celle d'un homme tenant les rênes de son cheval au service d'Allah. Il vole sur son dos dès qu'il entend un appel à la guerre ou un appel au secours. Il vole sur son dos vers des lieux où l'on s'attend à être tué ou à mourir de mort naturelle. C'est aussi la vie de quelqu'un qui garde un petit troupeau sur l'une de ces montagnes (ou dans l'une de ces vallées). Il fait correctement ses prières, s'acquitte de l'aumône légale et adore son Seigneur jusqu'à la mort. Les gens enfin ne disent de lui que du bien".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1328).
Selon 'Omar, le messager d'Allah a dit : "Les chevaux, le bien ne cesse d'être noué aux crins de leurs fronts jusqu'au jour de la résurrection".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1329).
Selon Urwa al Bariqi, le prophète a dit : "Les chevaux, le bien reste noué aux crins de leurs fronts jusqu'au jour de la résurrection à savoir le salaire d'Allah et le butin".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1330).
Selon Abu Hurayra, le messager d'Allah a dit : "Celui qui a mobilisé son cheval au service d'Allah, poussé uniquement par sa foi et croyant à Sa promesse, se verra placer, le jour de la résurrection, dans le plateau de la balance de ses oeuvres tout ce que le cheval aura mangé, tout ce qu'il aura bu ainsi que ses crottes et ses urines.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1331).
Ibn Masud rapporte : "Quelqu'un vint trouver le prophète avec une chamelle portant sa bride. il lui dit : "Je mets cette bête au service d'Allah".
Le messager d'Allah lui dit : "Tu auras, je jour de la résurrection, à cause d'elle sept cent chamelles portant leur bride".
§ 471. Eloge de larcherie.
Larc est considéré dans la théorie militaire occidentale comme une arme de lâches, une arme de barbares. Elle est utilisée, certes, mais jamais vantée.267
Larc est aussi utilisé comme arme de poing, pour ceux qui ne peuvent acquérir des lames en métal.268
(Bukhari, Sahih 55/ 592).
Le prophète passa devant des gens de la tribu dAslam qui sentrainaient à larc. Lapôtre dAllah a dit:
-Ô descendance dIsmaël269 ! Entraînez vous à larc, parce que votre père était un grand archer...
(Muslim, Sahih 20/ 4711).
Jai entendu le messager dAllah dire...: préparez vous à les rencontrer avec toute la force que vous avez. Faites attention: la force est dans les arcs et les flèches. Faites attention: la force est dans les arcs et les flèches.Faites attention: la force est dans les arcs et les flèches.
(Bukhari, Sahih 56/78).
Le prophète passa un jour auprès dun groupe des Banu Aslam qui se défiaient au tir à larc:
-Tirez, fils dIsmaël, lueur dit-il, car votre père est un habile tireur ; moi je me mets avec les Banu untel...
Or lun des deux camps cessa aussitôt de tirer, et comme le prophète demandait pourquoi, ils répondirent:
-Comment tirerions-nous, alors tu te mets avec eux?
-Tirez, je suis avec vous tous.
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1332).
'Omar Ibn 'Amir al Juhanni a dit : "J'ai entendu dire le messager d'Allah du haut de sa chaire : "Préparez-leur ce que vous pouvez comme force. Attention! La force c'est le tir"".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1333).
Il a dit encore : "J'ai entendu dire le messager d'Allah :
-"Vous conquerrez plusieurs terres et Allah vous prendra sous sa protection. Que l'un de vous ne se lasse pas de s'entraîner à l'arc!".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1334).
Il a dit encore : "Le messager d'Allah a dit :
-"Celui qui a appris le tir puis l'a abandonné n'est pas de notre communauté (ou a certainement désobéi)".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1335).
Il rapporte aussi ce qui suit : "J'ai entendu dire le messager d'Allah : "Allah fait entrer au Paradis trois personnes pour une seule flèche :
- Celui qui l'a fabriquée dans l'espoir du salaire d'Allah.
- Celui qui la tire.
- Celui qui procure au tireur ses munitions.
Tirez et montez les chevaux, mais j'aime mieux celui qui tire que celui qui monte à cheval. Celui qui abandonne le tir après l'avoir appris, par simple négligence, a ainsi renoncé à un bienfait d'Allah (ou ne s'en est pas montré reconnaissant)".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1336).
Salama Ibn al Akwa' rapporte : "Le prophète passa devant des gens qui s'exerçaient à l'arc. Il leur dit :
-"Tirez, fils d'Ismael! Votre père était un grand tireur"".
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1337).
'Amir ibn 'Absa rapporte : "J'ai entendu le messager d'Allah dire :
-"Celui qui tire une flèche au service d'Allah y trouve le salaire de celui qui affranchit un esclave"270 .
(An Nawawi, Le Jardin des Vertueux 1338).
Selon Khuraym ibn Fatek, le messager d'Allah a dit :
-"Celui qui fait une dépense au service d'Allah se fait inscrire sept cents fois son salaire".
Une allusion coranique: "la longueur de deux arcs271 ".
(Corpus Coranique 53/8-10).
Puis il272 s'approcha et demeura suspendu et fut à deux arcs ou moins.
§ 472. Le commandement.
Là aussi, un examen approfondi de la façon dont Muhammad conduit ses troupes manque cruellement. Le pouvoir absolu quil exerce dans la vie civile prend dautres allures dans les périodes de combat. Le chef est toujours au centre des affrontements, sinon en première ligne.
Linfaillibilité du commandement.
(Bukhari Sahih 57 /77).
Le prophète envoya une armée sous le commandement dUsama ibn Zayd. Comme des gens critiquaient ce commandement273 , le prophète a dit:
-Si vous critiquez le commandement dUsama, vous critiquiez celui de son père avant. Par Allah! Il est digne du commandement et il était une des personnes les plus chères pour moi, et maitenant, Usama est le plus cher pour moi après lui.
Tour de garde.
(Bukhari, Sahih 56/70).
Aïsha dit: le prophète passait la nuit sans dormir ; après son arrivée à Médine, il dit un jour:
-Plut à Allah que je trouve entre mes compagnons un homme de bien qui me garde la nuit.
Or un soir, nous avons entendu tout à coup un bruit darmes.
-Qui est là? demanda le prophète.
-Cest moi, répondit-on, Sad ibn Abu Waqqas, qui suis venu te garder.
Et le prophète put alors dormir.
§ 473. La logistique.
Les lointaine expéditions de pillages ou de capture desclves, en milieu déserique, ne peuvent être assurées quen se préoccupant du ravitaillement des hommes et des bêtes. Cest loccasion pour Muhammad, chef de guerre, de pratiquer quelques miracles dans les situations périlleuses.
Nourriture des combattants.
(Bukhari, Sahih 53/ 382).
Dans nos saintes batailles, nous consommions du miel et du raisin274, comme butin de guerre quon ne pouvait pas conserver.
La nourriture dans le butin.
(Corpus coranique d'Othman 8/70).
Mangez, sur ce que vous avez pris en butin, ce qui est licite et excellent, et soyez pieux envers Allah!
Allah est absoluteur et miséricordieux.
Organisation de la conquête.
(Bukhari, Sahih 52/ 300).
Quand le prophète faisait la conquête dun peuple, il séjournait trois jours chez eux.
Le rationnement des provisions.275
(Muslim, Sahih 18/4291).
Nous avons mis sur pied une expédition avec lenvoyé d'Allah276 . Nous avons eu du mal à trouver des provisions et nous avons décidé de sacrifier quelques animaux de monte. lenvoyé d'Allah nous ordonna de réunir les provisions de bouche. Nous avons étiré un drap de cuir et les provisions ont été réunies dessus. Je lai étendu moi même pour mesurer sa longueur et sa largeur. Je la fait et cela correspondait à lespace que pouvait occuper une chèvre assise. Nous étions 1400 personnes. Nous avons mangé et nous étions rassasiés et nous avons rempli nous sacs de nourriture.
Lenvoyé dAllah a dit alors:
-Y a t-il aussi de leau pour les ablutions?
Un homme est venu avec un petit seau contenant de leau. Il la jeté dans un bassin. Nous étions 1400 et nous avons tous fait les ablutions en utilisant leau entièrement. Vinrent ensuite huit personnes qui ont demandé:
-Y a t-il de leau pour faire les ablutions.
Lenvoyé d'Allah a dit:
-Les ablutions sont déjà accomplies.
§ 474. La trahison, arme à simple tranchant.
Trahisons, manipulations et mensonges sont à usage unilatéral: recommandés dans le camp musulman, mais considérés comme honteux, et sandaleux, et pour tout dire, illicites chez les adversaires. Cest pourquoi lexécution immédiate des espions est recommandée, suivant en cela lexemple prophétique.
(Bukhari, Sahih 52/ 286).
Un espion infidèle vint vers le prophète qui était en voyage. Lespion sassit avec les compagnons du prophète et commença à parler avec eux et sen alla. Le prophète dit:
-Poursuivez-le et tuez-le.
Alors je lai tué. Le prophète me donna les biens de lespion tué.
(Bukhari, Sahih 56/173).
Un espion des polythéistes était venu auprès du prophète pendant une expédition. Il sassit à converser avec les compagnons, puis sen alla. Alors le prophète dit:
-Quon le poursuive et quon le tue!
Je tuai lespion, et le prophète me donna ses dépouilles comme prise de guerre.
(Muslim, Sahih 3265).277
Daprès Ibn `Umar , le prophète a dit:
- "Au Jour de la Résurrection, quand Allah rassemblera les premiers et les derniers, on hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira: Ceci est la trahison d'untel, fils d'untel".
(Muslim, Hadith 32-3268).
D'après `Abdullah ibn Masûd, le prophète a dit : "Au Jour de la Résurrection, on hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira :
-Voici la trahison d'untel".
(Muslim, Hadith 32-3270).
D'après Anas, le prophète a dit : "Au Jour la Résurrection, tout traître sera désigné par un drapeau".
(Muslim, Hadith 32-3298).
D'après Salama ibn al Akwa : C'était pendant notre expédition des territoires de Hawâzin avec l'envoyé d'Allah que l'incident suivant se produisit : Un homme en selle d'un chameau roux arriva alors que nous déjeunions avec le prophète. Il fit baraquer la bête, tint l'une de ses brides et le fit attacher quelque part pour aller manger avec les fidèles. Pendant le repas, il ne cessa de regarder ici et là (pour sonder la force de notre armée). Or, nos points faibles furent dans le dos de l'armée; et également dans le fait que certains d'entre nous étaient sans montures. L'homme s'en alla après un instant en courant. Il relâcha son chameau, le fit accroupir pour monter dessus, puis le releva et partit. Ainsi, l'un des fidèles monta-t-il une chamelle de couleur grisâtre et le suivit.
- "Je courus à sa poursuite, raconte Salama, et j'arrivai d'abord à la cuisse du chameau (de cet espion) puis aux brides dont je saisis une corde. Je fis baraquer le chameau et, dès qu'il mit bas les genoux, je dégainai mon sabre et frappai la tête de l'homme qui, sur-le-champ, tomba. Je ramenai à notre camp le chameau de l'espion ainsi que les vivres et armes dessus. L'envoyé d'Allah et les autres me reçurent.
- "Qui a tué l'homme?", demanda le prophète.
- "C'est ibn al Akwa ", répondit-on.
Et le prophète de dire :
-"Toutes les dépouilles lui appartiennent".
§ 475. Apôtre de la terreur ou théoricien du terrorisme?
Le débat contemporain sur la nature terrorisme de lislam peut senrichir de la connaissance des paroles et des actes du musulman par excellence, modèle éternel pour tout musulman, cest-à-dire Muhammad. Lors de sa conquête de lArabie, le personnage déploie une large gamme de moyens pour parvenir à ses fins. Parmi eux figure lusage de la terreur, que nous qualifions ordinairement de terrorisme278 et qui est très précisément un terrorisme religieux279 , différent des autres types. Il ne sagit pas dun mouvement religieux particulier, comme on tente de le faire croire, ou dune hérésie. Non, cest simplement une technique de combat: un belligérant utilise la peur comme une arme, et cette peur supplée ses moyens militaires réels. Il sait manipuler la psychologie de ladversaire, en instillant chez lui la peur, leffroi, langoisse, par des ruses et par des actions dune violence extrême et tapageuse, qui est en fait parfaitement contrôlée. Les guerres mohammédiennes sont particulièrement violentes et la violence y est mise en scène, pour terrifier avant de vaincre, terrifier au lieu de vaincre. Le plus original est l'intégration de la technique à une doctrine qui se prétend religieuse.
Muhammad emploie clairement la technique du terrorisme pour soumettre ses adversaires, et la conquête de la Mecque montre bien lefficacité redoutable de la méthode, et en cela, il est un précurseur280 . Il faut dire que dès le début de lapostolat, il se sert de la peur pour convaincre ses disciples de le suivre. Ici, langoisse quil a su créer, il sait aussi la transmettre à ses ennemis, et les textes musulmans ne se cachent pas : le Coran lui-même excelle à propager l'anxiété de son public face aux atrocités du Jugement Dernier.
Ces quelques textes, relatant paroles, pensées et actes muhammadiens, suffiront à démontrer, parmi des dizaines dautres, que la gestion de la peur fait partie intégrante des origines de lislam et de la doctrine du système musulman.
Il est important de rappeler maintenant que le terrorisme nest quune technique et quen soi, il nest pas blâmable : il faut plutôt juger lidéologie qui la suscite, et qui justifie son recours. Ici, cest une religion, et personne ne doit négliger ce fait, même sil est difficile à admettre et, au sens propre, terrorisant.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 776).
Quand lapôtre en eut fini avec Khaybar, Allah frappa de terreur les coeurs des hommes de Fadak, dès quils surent ce que lapôtre avait fait aux hommes de Khaybar.
(Tabari, Livre des prophètes et des rois III 249).
Abu Bakr partit et se rendit au bord de la mer, dans un bourg appelé Ays, par où passaient les caravanes de la Mecque. Tous ceux qui, à la Mecque, étaient musulmans, allèrent le rejoindre, et Abu Bakr réunit ainsi autour de lui une troupe d'environ cinq cents hommes, qui se mirent à piller les caravanes des Mecquois. Ceux-ci, enfin, firent demander au prophète de rappeler Abu Basir à Médine ; ils y consentaient, disaient-ils, et l'abandonnaient, ainsi que les hommes qui étaient avec lui.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 204).
Les infidèles, rentrés dans leur camp, voulurent y passer la nuit pour recommencer le combat le lendemain. Au moment de la prière de l'après-midi, Allah envoya du ciel des anges pour remplir de terreur les curs des infidèles.
(Corpus coranique d'Othman 33/9-11).
Ô vous qui croyez!
Rappelez vous le bienfait dAllah envers vous, quand des armées marchèrent contre vous et que nous envoyâmes contre eux vent et légions darchanges invisibles pour vus!
Allah, sur ce que ces ennemis faisaient, fut clairvoyant, quand ils marchèrent contre vous, de toutes parts, quand vos regards se détournèrent de terreur, que vos coeurs remontèrent à votre gorge et que vous en êtes venus à suspecter Allah.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 752).
Alors Abu Basir partit et il fit halte à al Is, dans la région de Dhul Marwa, sur la côte, là où les Quraysh avaient lhabitude de passer pour aller en Syrie. Les musulmans qui étaient à la Mecque avaient appris ce que lenvoyé dAllah avait dit à Abu Basir, alors ils sont allés le rejoindre à al Is. Environ 70 hommes se mirent à son service, et ils harcelèrent si durement les Quraysh en tuant tous ceux qui passaient, en mettant en pièces toutes les caravanes qui passaient, que les Quraysh se mirent à écrire à lenvoyé pour le supplier, de par leurs liens de parentés, de rappeler ces hommes...
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 228).
A la tombée de la nuit, Allah déchaîna sur le camp des infidèles un vent qui renversa toutes leurs tentes. Les ennemis furent remplis de terreur, car un violent orage menaçait d'éclater. Abu Sufyan résolut de s'enfuir.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 700).
Lapôtre alla voir un certain nombre de ses compagnons à al Saurayn avant daller contre les Banu Qurayza et il demanda si quelquun était allé chez eux. Ils répondirent que Dihya ibn Khalifa al Kalbi était allé chez eux sur une mule dont la selle était couverte dune pièce de brocard. Il dit:
-Cétait Gabriel qui leur a été envoyé pour ébranler leurs forteresses et frapper leurs coeurs de terreur.
(Corpus coranique d'Othman 59/1-10).
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre glorifie Allah.
Il est le puissant, le sage.
Il est celui qui expulsa de leurs habitats, en prélude à leur rassemblement pour le jugement dernier, ceux des détenteurs de l'écriture qui ont été impies.
Vous ne pensiez pas, croyants!, qu'ils partiraient, et ils pensaient que leurs fortins les défendraient contre Allah.
Mais Allah les a atteints par où ils ne l'escomptaient pas.
Il a jeté l'effroi dans leurs curs.
(Corpus coranique d'Othman 33/26-7).
Il a fait descendre de leurs castels ceux des détenteurs de lEcriture ayant prêté assistance aux factions.
Il a jeté leffroi dans leurs coeurs.
(Corpus coranique d'Othman 59/11-17).
Nas tu point vu ceux qui ont été munafiqun, quand ils disaient à ceux de leurs frères qui, parmi les détenteurs de lEcriture, ont été impies:
-Si vous êtes expulsés, nous partirons certes avec vous et nous n'obéirons jamais à personne contre vous. Si l'on vous combat, certes nous vous porterons secours!
En vérité, Allah est certes témoin que ces gens sont des menteurs.
Si ces détenteurs de l'Écriture sont certes expulsés, ces munafiqun ne marcheront pas avec eux. Si on les combat, ils ne les secourront pas ou, s'ils les secourent, ils leur tourneront ensuite le dos et ils ne seront point secourus.
Croyants!, vous jetez certes en leurs curs plus de terreur qu'Allah.
(ibn Hisham, Conduite de l'Envoyé d'Allah 653).
Il y eut un certain nombre des Banu Awf ibn al Khazraj (...) qui est allé les voir en secret pour leur dire:
-Restez fermes et protégez vous. Si vous êtes attaqués, nous combattrons avec vous, et si vous êtes expulsés, nous partirons avec vous.
Alors ils attendirent cette aide, ne firent rien et Allah introduisit la terreur dans leurs coeurs.
(ibn Sad, Tabaqat II 37, 39).
Ensuite, ils lui tranchèrent la tête et lemportèrent.
Quand ils ont atteint Baqi al Gharqad, ils ont prononcé leur tekbir.
Lapôtre d'Allah passait la nuit à faire ses prières. Quand il entendit leur tekbir, il dit aussi le sien. Il sut alors quils lavaient tué. Dès quils arrivèrent auprès de lapôtre d'Allah, il leur dit:
-Que vos figures soient favorisées!
-La tienne aussi! Ô apôtre d'Allah!
Ils posèrent sa tête devant lui.
Il loua Allah pour ce meurtre.
Au matin, il dit:
-Tuez chaque juif que vous rencontrerez.
Les juifs eurent peur, et plus aucun nosa sortir ou parler. Ils avaient peur parce quils pouvaient être attaqués brusquement tout comme ibn al Ashraf lavait été.
(Waqidi, Livre des expéditions 64).
Je dis ensuite à Muhammad:
-Tu connais abu Sufyan, et ses ambitions. Il faut lui fournir une compensation.
-Oui, va dans son domaine et protège ses biens.
A notre départ, Muhammad nous dit:
-Retiens-le un peu, près la route, au niveau de la colline pour quil voit passer les troupes dAllah.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 279).
En levant le camp, le prophète dit à Abbas :
-Conduis abu Sufyan à un endroit où la route est resserrée, au moment où l'armée y passera, afin qu'il la voie défiler, et que, à son retour à la Mecque, il puisse dire aux habitants combien elle est nombreuse, pour qu'ils ne songent pas à la résistance.
(Corpus coranique d'Othman 16/113-4).
Allâh propose la parabole d'une cité qui a été paisible et tranquille, qui a reçu ses dons en abondance de toutes parts et qui a nié les bienfaits d'Allâh.
Celui-ci, en punition de ce que les gens de la cité ont accompli, leur a fait goûter la faim et la peur.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 831).
Nous avons juré notre foi à lapôtre d'Allah
En amitié sincère.
Ils ont entendu ce que nous avons dit
Et se sont décidés à partir, ce jour de terreur.
(ibn Taimiya, Traité de droit 15).
Dans les deux Sahih, le prophète a dit, d'après Jabir ibn Abd Allah:
J'ai reçu cinq dons qu'aucun prophète n'avait reçus avant moi. J'ai triomphé par la terreur sur un parcours d'un mois. La terre a été faite, pour moi, mosquée et pureté ; tout homme de ma communauté, surpris par l'heure de la prière, peut prier là où il se trouve. J'ai reçu la permission de faire du butin, privilège qui n'avait été accordé à aucun de mes prédécesseurs. J'ai reçu le don d'intercession. Les prophètes, avant moi, étaient envoyés uniquement à leurs peuples ; j'ai été envoyé à l'humanité tout entière.
(Waqidi, Livre des expéditions 28).
Muhammad désirait la propriété de Dumat, parce quelle faisait partie des voies daccès à la Syrie, pour faire peur à lempereur.
Chapitre 83
Guerre et profit
Sacralisation du lucre
et du stupre
§ 476.
La prise du butin est la première motivation des troupes mohamédiennes ; mais il y a beaucoup dautres façons de rafler des biens: rançons, exigences en nature, territoires et surtout des prélèvements, tribut, capitations, etc...
Tout ce système doppression économique, inspiré par Allah, selon Muhammad, sest construit peu à peu, au gré des circonstances, un peu comme la doctrine mais avec plus de clarté281. La fiscalité est aussi considérée comme un très sûr moyen dhumilier ses adversaires.
Cest ainsi que lislam devient une entreprise économique florissante. Ses moyens d'acquisition de richesses sont le vol, l'extortion de fonds, la prise d'otages, l'oppression fiscale.
Le financement de la guerre.
(Ibn Taimiya, Traité de droit 23).
Les dépenses282 de l'Etat sont, en principe, proportionnées à l'utilité qu'elles présentent pour les musulmans.
Elles sont d'aborti destinées à payer les hommes qui sont d'une utilité générale pour les musulmans. En tête viennent les combattants283 , car ce sont les artisans de la victoire et les soldats dAllah. De tous les musulmans ce sont ceux qui ont le plus droit sur le fay ; c'est grâce à eux que ce fae peut être constitué, au point que les jurisconsultes sont en désaccord sur la question de savoir si le fay doit leur être exclusivement affecté, ou s'il peut servir à d'autres dépenses d'intérêt général.
(ibn Taimiya, Traité de droit 24).
Dans les deux sahih, Abu Sayd al Hudri rapporte: Ali, se trouvant au Yémen, envoya au prophète un lingot d'or encore dans sa gangue. Le prophète le partagea entre quatre personnes: al-Aqra, Uyayna, Alqama des Banu Kilab et Zayd al Hayl des Banù Nahbàn. Les Quraysh et les Ansar protestèrent, s'écriant:
-Le prophète fait des cadeaux aux grands du Najd et il nous oublie!
-Je n'ai agi de la sorte, répondit le prophète, que pour les gagner.
Alors s'avança un homme à la barbe épaisse, aux joues pendantes, aux yeux enfoncés, an front bombé, à la tête rasée, qui s'écria:
-Crains Allah, ô Muhammad.
-Qui donc obéirait à Dieu, répliqua le prophète, si moi-même lui désobéissais? Les habitants de la terre me donnent leur confiance, et tu me refuses la tienne?
L'homme tourna alors les talons. Un des assistants, Khalid ibn al Walid dit-on, demanda l'autorisation de le tuer.
- Parmi les descendants de cet homme, continua le prophète, il y aura des gens qui liront le Coran d'une façon telle que les mots n'iront pas plus loin que leur gosier. Ils tueront les musulmans, appelleront à eux les idolâtres, ils quitteront l'islam comme la flèche quitte l'arc. Si je vis jusqu'à eux, je les tuerai, comme Ad a été tué.
Le butin comme argument de conversion.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois IX 1707).284
On m'a rapporté que Adi ibn Hatim des Tayyi285 disait:
-Aucun Arabe n'a détesté le messager d'Allah autant que moi, quand j'ai entendu parler de lui pour la première fois. En ce qui me concerne, j'étais un noble, un chrétien, voyageant parmi mon peuple, collectant le quart de leurs prises de guerre. Je professai ma propre religion, et la façon dont j'étais traité , c'était comme si j'étais un roi chez moi.
J'ai entendu parler du messager d'Allah, et je l'ai détesté (...).
-O Adi, (...) j'ai vu des bannières, je286 me suis informé et on m'a dit que c'était l'armée de Muhammad.
Je lui ai demandé d'apporter mes chameaux, ce qu'il fit, j'ai pris ma famille et mes enfants et je lui ai dit que j'allais rejoindre mes co-religionnaires en Syrie.
(...287 )
Puis il dit:
-Adi, n'es-tu pas à moitié chrétien et à moitié sabéen?
J'ai répondu:
-Oui.
-Et ne vas-tu pas parmi ton peuple pour collecter le quart de leurs prises de guerre?
-Je l'ai admis et il a dit:
-Mais ce n'est pas permis par ta religion!
-En effet.
Et j'ai réalisé qu'il était le prophète envoyé par Allah, qui sait ce qui n'est pas su288.
§ 477. Le partage, la justice des voleurs.
Le rituel social essentiel est alors celui du partage du butin, où coïncident justement les deux intérêts, cest-à-dire la redistribution des richesses et des femmes, où réside la base de la cohésion sociale et de la puissance politique de Muhammmad. Cest là une affaire importante et grave qui mérite que de longs passages du Coran y soient consacrés. Ici, les affaires matérielles priment absolument sur les questions spirituelles,du moins si elles existent289 .
Cest enfin la clé de la réussite militaire musulmane des premiers temps, jugée fulgurante par tous: au VIIème siècle, un chef arabe a compris que lêtre humain (lhomme, du moins) était capable de tout pour obtenir largent, les femmes et le pouvoir, et en priver tous les autres. Cest une marque de génie que den avoir fait un système, ne sappliquant plus à une meute, mais à une bande.
Il faut ajouter que dans la logique du système, il faut éviter de convertir sans discrimination: les riches par exemple (tout particulièremet les juifs et les chrétiens) ne peuvent plus être rançonnés dès linstant quils ont prononcé la profession de foi. Mais les textes racontent aussi de savoureux épisodes de guerriers avides qui font la sourde oreille dans es circonstances.
Le partage du butin est toujours un moment crucial dans une bande de malfaiteurs. Les membres du groupes réclament, et se disputent, contestent lautorité du chef, qui , dans le cas de Muhammad, a toujours Allah à ses côtés. Le chef, initiateur des expéditions, et garant du caractère sacré de lentreprise, perçoit un pourcentage garanti sur les prises.
Le butin de Khaybar, partagé selon les règles de lart, sert de jurisprudence290 .
Légalisation de la prise de butin.
(Bukhari, Sahih 53/ 351).
Lapôtre dAllah a dit: le butin est devenu légal pour moi.
La permission de faire du butin.
(Corpus coranique d'Othman 33/27).
Il vous a fait hériter leur terre, leurs habitations, leurs biens et une terre que vos pieds nont point foulée.
Allah, sur toute chose est omnipotent291.
(ibn Sad, Tabaqat I 351).
Lapôtre d'Allah avait reçu linformation quune caravane des Quraysh revenait de Syrie. Alors, il envoya des Banu Aws pour effectuer un raid de pillage et prépara une bannière pour eux.
Ils dirent:
-Ô apôtre d'Allah! Si nous faisons du butin, comme devra t-on le partager? Nous sommes neuf!
Il dit:
-Je suis votre dizième. Jai fait une grande bannière pour vous et votre chef. Il ny a pas de bannière chez les Aws.
Extrait de la sourate Le butin.
(Corpus coranique d'Othman 8/1-4).
Les croyants292 tinterrogent, prophète sur le butin.
Réponds: le butin est à Allah et à lapôtre.
Soyez pieux enviers Allah!
Etablissez la concorde entre vous!
Obéissez à Allah et à son apôtre!
Si vous êtes des croyants.
La répartition du butin.
(Corpus coranique d'Othman 8/42).
Quelque chose que vous preniez293 , en butin, sachez que le quint294 en appartient à Allah, à lapôtre, aux pauvres, au voyageur, si vous croyez en Allah et à ce quil fit descendre sur son serviteur, au jour de la salvation, au jour où les deux troupes se rencontrèrent.
Allah, sur toute chose, est omnipotent.
(Tafsir al Jalalayn 59).
Le butin provenant des habitants des cités, qu'Allah a accordé sans combat à son messager, appartient à Allah, au messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d'entre vous... : De ce butin, il donna aux émigrants mecquois et à trois individus des Ansars médinois qui étaient très pauvres. Les biens des habitants des villages comme: Safra, Wadil Qura et Yumbu, qu'Allah a octroyés à son messager, appartiennent à Allah qui donne l'ordre de l'accorder à qui iI veut, à son messager, aux proches de ce dernier de Banu Hashim et Banu Abdul Muttalib, aux orphelins, les petits d'entre les musulmans qui ont perdu leurs pères, aux nécessiteux parmi les musulmans et aux voyageurs qui ne trouvent pas les moyens pour retourner à leur pays. C'est de cette façon que le prophète partageait le cinquième et gardait le reste pour lui. Et ceci afin que ces biens ne soient pas donnés aux riches d'entre vous. Ce que le prophète vous donne de ce butin, prenez-le et absentez-vous de ce qu'il vous interdit. Craignez Allah, car son châtiment est très dur.
Il appartient aussi aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens... : Une partie de ce butin est destinée aux émigrés qui sont pauvres, qui ont été chassés de leurs demeures en y laissant leurs biens, à la recherche de la grâce d'Allah et de sa satisfaction, et qui soutiennent Allah et son messager. Tels sont les véridiques qui ont vraiment de la foi.
... à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, ...: aux Ansar, les gens de Médine, qui s'y sont installés et qui ont une foi sincère, avant l'arrivée des émigrés, aiment ceux qui émigrent vers eux et ils n'éprouvent aucune jalousie pour la part du butin donnée par le prophète à ces émigrés des biens de Banu Nadir. Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s'ils sont dans le besoin. Celui qui se garde contre sa propre avidité des biens, ceux-là sont qui récoltent le succès. D'après Yazid al Asam, les Ansars dirent au messager d'Allah :
-"Partage les terrains en deux moitiés entre nous et nos frères émigrés.
-Non, leur répondit-il, plutôt assurez-leur la subsistance et donnez-leur la moitié des fruits et de la récolte contre les travaux qu'ils feront. Quant aux terrains, ils resteront les vôtres." Et les Ansars d'accepter.
Allah fit descendre: "...ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays..." . Quant à Abu Hurayra, il a raconté: Un homme vint chez le messager d'Allah et lui dit:
-"Ô messager d'Allah, je suis dans la misère".
Le messager d'Allah envoya chez ses femmes mais on trouva rien. Il s'adressa alors à ses Compagnons:
-"Y a-t-il un homme qui veuille donner hospitalité cette nuit à cet homme-là, et-Allah lui fera miséricorde?"
Un des Ansars se leva et dit:
-"Moi, ô messager d'Allah"
Et il l'amena chez lui et dit à sa femme:
-"Voici un hôte du messager d'Allah, sois bienveillante envers lui.
- Par Allah, répondit la femme, je n'ai que le dîner des enfants.
- Quand les enfants voudront diner, fais-les dormir et reviens éteindre la lampe. Quant à nous, nous nous serrerons le ventre."
Le lendemain matin, l'Ansar se rendit chez le messager d'Allah qui lui dit:
-"Allah s'est montré satisfait d'Untel et Une telle".
A cette occasion Allah fit descendre: "Ils allaient jusqu'à les préféer à eux-mêmes malgré leur propre indigence" . Ibn 'Omar rapporte qu'on a offert une tête de mouton à l'un des compagnons du messager d'Allah . Il la prit et dit:
-"Mon frère Untel et sa famille en ont plus besoin."
Et il la lui envoya. Mais ce dernier eut le même sentiment et l'envoya à son tour à un troisième. Ainsi cette tête passa par sept familles qu'à la fin elle fut remise à celui qui l'a offerte le premier. Le verset précité fut alors révélé.
(Tafsir al Jalalayn 59).
Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de dernière des murailles. Leurs dissensions internes sont extrêmes. Tu les croirais unis, alors que leurs coeurs sont divisés. C'est qu'ils sont des gens qui ne raisonnent pas: ces juifs ne vous combattent que réunis et derrière leurs forteresses ou derrière une muraille. Leur haîne réciproque est très forte. Vous les croyez solidaires les uns des autres, mais, en fait, leurs curs sont divisés, parce qu'ils sont des gens qui ne comprennent pas.
(Dawud, Hadith 19/2993).
Nous étions à Mirbad. Un homme avec une chevelure désordonnée est venu tenant un morceau de cuir rouge à la main.
Nous avons dit:
-Tu sembles être un bédouin.
-Oui.
-Donne nous ce morceau de cuir.
Il nous le donna et nous lavons lu. Il contenait le texte suivant:
De Muhammad lenvoyé d'Allah à au Banu Zuhayr ibn Uqaysh. Si vous témoignez quil ny a de dieu quAllah et que Muhammad est lenvoyé d'Allah, que vous faites la prière, que vous payez la zakat, que vous payez le quint dans le butin, plus la part du prophète et sa part spéciale295, vous serez sous la protection dAllah et de son apôtre.
La répartition du butin.
(Ibn Taimiya, traité de droit 37).
Quand une avant-garde rapporte du butin, le gros de l'armée a aussi sa part: ce butin n'a pu être capturé que grâce à l'appui donné par le gros ; l'avant-garde, toutefois, a droit à une part supplémentaire. Le prophète donnait aux avant-gardes qui rapportaient du butin, le quart des quatre cinquièmes après le prélèvement du quint. Quand les troupes avaient regagné leurs bases et qu'un nouveau raid était organisé, les soldats qui participaient à ce raid recevaient le tiers des quatre cinquièmes restant après le prélèvement du quint. Inversement, quand le gros de l'armée faisait du butin, les avant-gardes avaient leur part, car elles avaient été constituées dans l'intérêt général. Le prophète donna une part du butin à Talha et à Zubayr, après le combat de Badr, parce qu'il les avait envoyés en éclaireurs dans l'intérêt de l'armée.
§ 478. Les fraudes.
Les comportements frauduleux sexpriment surtout autour du butin ; certains ne déclarent pas ce quils ont pris, ou prélèvent une part avant le partage, ou volent tout simplement. Ces gens malhonnêtes sont sévèrement punis, dans ce monde et surtout sont menacés des pires tracas dans lau-delà. Les voleurs sont durs envers les voleurs, les pilleurs ne pardonnent pas à ceux qui les pillent.
(Corpus coranique d'Othman 3/155).
Il nest pas dun prophète dêtre victime dune fraude.296
Quiconque fraudera, viendra avec que quil fraudera, au jour de la résurrection.
Ensuite, chaque âme recevra le juste prix de ce quelle se sera acquis et les injustes ne seront point lésés.
(Corpus coranique d'Othman 5/11).
Ô vous qui croyez! Tenez-vous droits devant Allah en témoins de léquité!
Que la haîne dun peuple impie ne vous porte pas à être point justes!
Soyez justes!
Cest lacte le plus proche de la piété.
Soyez pieux envers Allah!
Allah est bien informé de ce que vous faites.
(Corpus coranique d'Othman, 4/96).
Ô vous qui croyez!
Quand vous vous engagez ans le chemin dAllah, voyez bien clair et ne dites point à celui qui vous offre la paix: tu nes pas croyant!, recherchant par là ce quoffre la vie immédiate297 .
Auprès dAllah, sont des prises de guerre nombreuses.
Ainsi vous vous comportiez antérieurement, mais Allah vous a comblés.
Voyez bien clair!
Allah, de ce que vous faites, est bien informé.298
(Tabari, Tafsir 4/96).
Ne vous hâtez point de tuer celui dont le cas est douteux en sorte que vous ne savez point sil est réellement converti ou infidèle.299
Lesclave malhonnête.300
(Ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 465).
Nous avons quitté Khaybar pour aller à Wadil Qura avec lapôtre et nous nous sommes arrêtés dans la soirée quand le soleil se couchait. Lapôtre avait un esclave que Rifaa ibn Zayd (...) lui avait donné. Il se trouvait en bas de la selle de lapôtre quand une flèche perdue le frappa. Nous lui avons souhaité lentrée au paradis, mais lapôtre dit:
-Certainement pas! Son manteau brûle sur lui en enfer, en ce moment: il a volé en cachette des choses dans le butin des musulmans à Khaybar.
(Baladuri, Livre des conquêtes 34).
-Cet esclave (...) a subi le martyre.
Ce à quoi le prophète est exclamé:
-Non! Il est plutôt tiré vers le feu dans le manteau quil a illégalement pris dans le butin.
(Muslim, Sahih 3290).301
D'après 'Abû Hurayra ,
l'Envoyé d'Allah a dit: Un des prophètes partit en expédition et dit à son peuple:
-"Que ne me suivent pas: celui qui a contracté mariage et ne l'a pas encore consommé et qui désire le faire; celui qui a construit une maison dont il n'a pas encore élevé le toit et celui ayant acheté des brebis ou des chamelles pleines, attend qu'elles mettent bas".
Puis, il partit et, étant arrivé près d'un village à l'heure de la prière de `asr, ou tout près de cette heure, il dit au soleil:
-"Toi, soleil, tu es ordonné par Allah ainsi que moi. O mon Seigneur! Retiens-le dans sa course, qu'il nous éclaire".
Le soleil fut alors arrêté, jusqu'à ce qu'Allah eut donné la victoire à Son prophète. La bataille terminée, les hommes rassemblèrent ce qu'ils avaient gagné comme butin et voulurent le sacrifier en le mettant au feu, mais le feu ne le dévora pas, alors le prophète s'écria:
-"Il y a eu de la fraude parmi vous; qu'un homme de chaque tribu vienne me prêter serment (en lui touchant la main)!".
Or la main d'un homme resta collée à la sienne et le prophète s'écria: "Il y a certains parmi vous qui ont fraudé le butin; que chaque homme de cette tribu vienne me prêter serment (en lui touchant la main)!" Or les mains de deux ou de trois hommes restèrent collées à la main du prophète.
- "C'est bien vous qui avez fraudé le butin!", s'écria-t-il.
Alors ces hommes lui apportèrent une tête de buf en or et la déposèrent part-terre avec le reste du butin et le feu dévora le tout. L'Envoyé d'Allah ajouta:
-"Ainsi, la consommation des butins n'a jamais été rendue licite à aucune nation avant nous; c'est qu'Allah, que soient exaltées Sa toute puissance et Sa grandeur, a vu notre faiblesse et notre débilité"302 .
(Malik, Muwatta 21, 13, 25).303
Rifaa ibn Zayd présentat un enfant esclave noir au messager dAllah, dont le nom était Midam. Le messager dAllah partit pour Wadil Qura, et quand il arriva, Midam défit la selle du chameau du messager dAllah quand une flèche le frappa et le tua. Les gens dirent:
-Bonne chance à lui! Le jardin!304
-Le messager dAllah dit:
-Non! Par celui qui me tient dans sa main! La vêtement quil a dérobé du butin de Khaybar que nous avons distribué brûlera avec lui en enfer...
§ 479. Léconomie du pillage.
Cest une forme déconomie, qualifiée de prédatrice. Un point la rend moderne: une part des revenus est investie dans la poursuite de lactivité. Sans quil le sache, Muhammmad passe dun coup du pillage pur et simple à une conception impérialiste de la guerre. Il est décidément un grand homme.
Le butin investi dans la conquête.
(Bukhari, Sahih 56/80, 3).
Les biens des Banu Nadir furent au nombre de ceux quAllah donna à son envoyé. Comme les musulmans, navaient eu à employer pour cette conquête ni cheveaux ni chameaux, ces biens devinrent la propriété particulière de lenvoyé d'Allah ; or il prélevait sur leurs revenus ce qui était nécessaire à lentretien des siens pendant lannée, puis il consacrait le reste à léquipement en armes et en montures des musulmans dans la voie dAllah.
La satisfaction apportée par le butin.
(Corpus coranique d'Othman 48/18-20).
Il a reconnu ce qui est en leurs coeurs.
Il a fait descendre sur eux la présence divine et les a gratifiés dun proche succès, et dabondantes masses de butin quils prendront.
Allah est puissant et sage.
Allah vous a promis des masses abondantes de butin que vous prendrez.
Il a hâté pour vous cette prise et il a détourné de vous les mains de ces gens.
Il a fait cela afin que cela soit pour les croyants et pour vous diriger dans une voie droite.
LEtat musulman idéal et le butin.
(ibn Taimiya, Traité de droit 15-17).
Les revenus de lEtat qui ont leur fondement dans le Livre et la Sunnas sont au nombre de trois: le butin, laumône légale et le fai.
Le butin est le bien enlevé aux infidèles de vive force. Allah en a fixé le statut dans la sourate al Anfal305 , qu'il a révélée à l'occasion de la bataille de Badr, et à laquelle il a précisément donné le nom d'al Anfal parce que le butin constitue un accroissement de la richesse des Musulmans. Allah a dit .
Ils t'interrogeront sur le butin. Réponds-leur: le butin appartient à Allah et à son envoyé 306 jusqu'à ces mots: Sachez que, lorsque vous avez fait un butin, le quint 307 en revient à Allah, au prophète, à ses parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs . 308 .
Allah a dit aussi : Nourrissez-vous des biens licites enlevés aux ennemis, et craignez le Seigneur: il est clément et miséricordieux ». 309 .
Dans les deux Sahih, le prophète a dit, d'après Jabir ibn Abd Allah:
J'ai reçu cinq dons qu'aucun prophète n'avait reçus avant moi. J'ai triomphé par la terreur sur un parcours d'un mois. La terre a été faite, pour moi, mosquée et pureté ; tout homme de ma communauté, surpris par l'heure de la prière, peut prier là où il se trouve. J'ai reçu la permission de faire du butin, privilège qui n'avait été accordé à aucun de mes prédécesseurs. J'ai reçu le don d'intercession. Les prophètes, avant moi, étaient envoyés uniquement à leurs peuples ; j'ai été envoyé à l'humanité tout entière.
Le prophète a dit:
J'ai été envoyé, avec le sabre, avant le jour de la résurrection, pour que tous les hommes servent Allah seul, sans associé. Mes ressources ont été mises à l'ombre de ma lance. Ceux qui se sont dressés contre mes ordres ont eu l'humiliation et l'avilissement pour lot. Quiconque cherche à ressembler à des gens doit être considéré comme étant des leurs.
Ahmad ibn Hanbal rapporte ce hadith dans son Musnad d'après Ibn Umar. Bukhari l'a également cité. On fera donc cinq parts du butin. Un cinquième sera réparti entre ceux que Allah a énumérés dans son Livre, et les quatre autres cinquièmes seront répartis entre ceux qui se sont emparés de ce butin.
Umar ibn al Khattab a dit:
Le butin appartient à ceux qui ont assisté à la bataille.
Comprenons: à ceux qui sont venus sur les lieux du combat pour y prendre part, qu'ils aient effectivement combattu ou non.
Le partage du butin doit être effectué avec justice, sans qu'un privilège soit accordé à la fonction, à la naissance ou au rang, conformément à l'exemple que nous ont légué le prophète et ses califes. Bukhari rapporte que le prophète répondit à Sad ibn Abu Waqqas qui sarrogeait des droits supérieurs à ceux de ses subordonnés:
N'est-ce pas aux humbles que vous devez la victoire et le pain de chaque jour? D'après le Musnad d'Ahmad ibn Hanbal, Sad ibn Abu Waqqas raconte:
Un homme, dis-je au prophète, qui est le protecteur d'un groupe de gens, a-t-il la même part de butin que n'importe quel autre ?
-Que ta mère te perde, ô Sad! répondit le prophète. Pouvez-vous vivre et triompher sans le secours des humbles ?
Sous les Omeyyades et les Abbassides, le butin continua à être partagé entre les vainqueurs quand les Musulmans guerroyaient contre les Byzantins, les Turcs ou les Berbères.
Le chef de l'État, toutefois, est autorisé à augmenter la part des combattants qui ont causé à l'ennemi un surcroît de dommages, quand, par exemple, un détachement a été chargé d'une mission d'avant-garde, quand un soldat a réussi à escalader, une forteresse et en a permis la conquête, ou s'est jeté sur le chef ennemi, l'a tué et a précipité ainsi la débâcle de l'adversaire. Le prophète et ses califes, dans de semblables circonstances, attribuaient toujours des parts supplémentaires. Le prophète donnait à un corps qu'il avait envoyé cri avant-garde, lors du premier raid, le quart des quatre cinquièmes restant après le prélèvement du quint et, ensuite, le tiers: voilà ce que l'on appelle anfal, attributions supplémentaires.
Certains jurisconsultes soutiennent que ces gratifications supplémentaires doivent être prélevées sur le quint lui-même ; d'autres quelles doivent l'être sur le cinquième du quint, afin que certains combattants ne soient pas favorisés au détriment des autres. Nous pensons que ces gratifications supplémentaires peuvent être prélevées sur les quatre cinquièmes du butin restant après le prélèvement du quint, quand bien même dût-il en résulter une inégalité de traitement en faveur de certains combattants ; cette inégalité ne résulte pas, en effet, d'une décision personnelle et arbitraire de l'imam, mais est fondée sur l'utilité supérieure de la religion. C'est en effet ainsi que le prophète procéda eu plusieurs circonstances, et c'est aussi la doctrine soutenue par l'école syrienne, par Abu Hanifa, Ahmad ibn Hanbal et d'autres juristes encore.
Certains jurisconsultes soutiennent que l'imam a le droit d'attribuer, comme parts supplémentaires, ce quart ou ce tiers, avec ou sans condition310 , mais que, pour .toute attribution supérieure, une condition est nécessaire. L'imam dira par exemple:
Celui qui me donnera des renseignements sur telle forteresse recevra tant.
D'autres jurisconsultes soutiennent que l'imam n'est pas autorisé à donner, en parts supplémentaires, plus du tiers et que, même alors, une condition est nécessaire. Les deux doctrines ont été attribuées à Ahmad ibn Hanbal et à d'autres jurisconsultes.
L'imam a également le droit de dire:
Quiconque fera s'est jeté sur le chef ennemi, l'a tué et a précipité ainsi la débâcle de l'adversaire. Le prophète et ses califes, dans de semblables circonstances, attribuaient toujours des parts supplémentaires. Le prophète donnait à un corps qu'il avait envoyé en avant-garde, lors du premier raid, le quart [des quatre cinquièmes restant] après le prélèvement du quint et, ensuite, le tiers: voilà ce que l'on appelle anfal, attributions supplémentaires. du butin le gardera. Le prophète, en effet, agit de la sorte à la bataille de Badr, car il estima que l'avantage que comportait cette façon de procéder était supérieur à l'inconvénient qu'elle présentait.
Puisque l'imam a qualité pour réunir le butin et en assurer la répartition, nul n'est autorisé à s'approprier indûment la moindre part de ce butin ; celui qui le ferait compa- raîtrait, le jour du jugement, chargé dui poids de son larcin, car il aurait commis un abus de confiance, et le pillage, d'autre part, a été interdit par le prophète.
Quand l'imam, par contre, renonçant à réunir le butin et à le partager, accorde le droit de prise, chacun est autorisé à conserver ce qu'il a pris, à la condition qu'il le fasse sans coinmettre d'abus de droit311 et qu'il en réserve le quint. Tout ce qui est de nature à exprimer cette autorisation doit être considéré comme une autorisation régulière.
Quand l'imam da donné aucune autorisation ou l'a fait d'une façon irrégulière, chacun est autorisé à prendre une part de butin comparable à celle qu'il aurait dans un partage régulier et est tenu d'agir en toute justice. Certains jurisconsultes, cependant, interdisent aux musulmans, dans des cas semblables, de réunir le butin et ils laissent à l'iinain le droit d'en disposer à sa guise. Mais on comparera les deux doctrines, en prenant pour principe que la religion dAllah est une religion de juste mesure.
La justice exige que l'on attribue, dans le partage, une part au fantassin et trois parts au cavalier qui monte un cheval de race arabe: une pour lui-même et deux pour son cheyal. Ainsi procéda le prophète l'année de Khaybar.
Selon certains jurisconsultes le cavalier n'a droit qu'à deux parts. Mais la première doctrine est conforme à la Sunna: un cheval a besoin de ravitaillement pour lui-même et pour son cavalier, et, d'autre part, un valet rend plus de services que deux fantassins.
Certains jurisconsultes ne font pas de distinction entre un cheval de race arabe et un cheval dit hagin ; selon d'autres, un cheval dit hagin ne reçoit qu'une part., à l'exemple de ce que firent, dit-on, le prophète et ses compagnons.
On appelle hagin un cheval dont la mère porte une tache blanche sur la robe 312 ; on lui donne aussi le nom de birdawn, parfois de tatari, qu'il soit castré ou non ; quand c'est une jument, on lui donne le nom de ikdis ou ramaka.
Nos ancêtres utilisaient les chevaux selon leur force et leur agilité. Pour les attaques et les raids de nuit, ils utilisaient des juments, parce qu'elles ne hennissent pas et n'éveillent pas ainsi l'attention de l'ennemi. Pour de longues étapes, ils utilisaient des chevaux castrés qui sont plus résistants à la marche.
La législation sur le pillage.
(ibn Taimiya, Traité de droit 17-18).
Le fay a pour fondement les versets suivants de la sourate de l'Emgation que Allah révéla lors de l'expédition contre les Banu Nadir, après le combat de Badr.
Allah a dit:
Le butin qu'il a accordé au prophète, vous ne l'avez pas enlevé avec vos chevaux ni avec vos chameaux, mais Allah donne à ses envoyés le pouvoir sur qui il veut. Allah est tout-puissant.
Les biens des habitants de ces villages que Allah a accordés à son prophète, appartiennent à Allah, au prophète et à sa famille, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs. Sur ces biens, ceux d'entre vous qui sont riches n'ont aucun droit. Prenez ce que le prophète vous donne et abstenez- vous de ce qu'il vous refuse. Craignez Allah. Allah est terrible dans ses châtiments.
Ces biens appartiennent aussi aux muhajirun pauvres, qui ont été chassés de leurs demeures, privés de leur fortune, qui cherchent la faveur de Allah et sa satisfaction, qui assistent Allah et son prophète ; ce sont des gens sincères.
Ils appartiennent encore à ceux qui sont restés en possession de leurs demeures, mais qui ont embrassé la foi et aiment ceux qui sont venus chercher refuge auprès d'eux. Leurs coeurs sont exempts de toute convoitise ; ils ne désirent point ce qui échoit aux autres, leur donnent même la préférence sur eux-mêmes, bien que l'indigence soit aussi parmi eux. Ceux qui protègent leurs curs de l'avarice seront les bienheureux.
Ces biens appartiennent à ceux qui sont venus après eux et disent: Seigneur pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont devancés dans la foi ; ne mets point dans nos coeurs de malveillance envers ceux qui croient ; Seigneur, tu es compatissant et miséricordieux. 313 .
Par les termes qui précèdent Allah a donc énuméré les muhajirun, les ansar et ceux qui sont venus après eux. Dans cette troisième catégorie entrent tous ceux qui, jusqu'au jour de la résurrection, correspondront à la description que Allah a faite d'eux et qu'il a également désignés dans les versets suivants:
Ceux qui ont cru puis qui ont émigré, et qui combattent pour la cause de Allah sont des vôtres.314
Et ceux qui les ont imités dans leur belle conduite315.
Il en est d'autres, parmi eux, qui n'ont pas rejoint les premiers dans la foi. Allah est puissant et sage. 316 .
Ce membre de phrase:
Vous ne l'avez pas enlevé avec vos chevaux ni avec vos chameaux signifie littéralement : vous n'avez pas mis en mouvement vos chevaux et vos chameaux.
C'est pourquoi les jurisconsultes définissent le fay: ce qui a été pris aux infidèles sans combat. Mettre en mouvement chevaux et chameaux implique en effet qu'il y a combat.
Ces biens ont reçu le nom de fay parce que Allah les a enlevés aux infidèles pour les restituer 317 aux musulmans. Allah n'a, en principe, créé les biens de ce monde que pour les faire concourir à son service, puisqu'il n'a créé les hommes que pour être servi. Les infidèles rendent donc licites leurs personnes, avec lesquelles ils ne servent point Allah, et leurs biens, dont ils ne s'aident point pour servir Allah, aux croyants fidèles qui servent Allah et à qui Allah restitue leur dû ; ainsi on-restitue à un homme
§ 480. Lhumiliation de la jizya et l'utilité du tribut.
La capitation, sorte dimpôt sur lexistence (sur la tête, ce qui est un vrai programme) est une source de revenus, un moyen de décompter la population et surtout une éthode infaillible pour avilir les populations soumises. Tabari, le grand exégète ladmet sans difficulté.
Le tribut est une imposition en nature ou en espèce, de montant variable, sur la production. Les documents qui la mentionnent permettent de connaître les activités économiques des populations concernées.318
(Corpus coranique d'Othman 9/29).319
Combattez ceux qui ne croient pas en Allah ni au dernier jour, qui ne déclarent pas illicite ce quAllah et son apôtre ont déclaré illicite, qui ne pratiquent pas la religion de vérité parmi ceux ayant reçu lécriture!
Combattez-le jusquà ce quils paient la jizya, directement320 et alors quils seront humiliés.321
(Corpus coranique d'Othman 9/99).
Parmi les bédouins, il en est qui considèrent comme une charge ce dont ils font dépense et qui attendent pour vous les revers.
Sur eux le revers de linfortune!
Allah est audient et omniscient.
(Tabari, Tafsir 7/167).
Le pire tourment: l'obligation de verset un tribut.
(...)
- ô Muhammad ! rappelle aussi lorsque ton seigneur annonça qu'il susciterait contre eux , c'est-à- dire contre les Juifs322, quelqu'un qui leur infligera le pire tourment!.
On rapporte qu'il s'agit là des Arabes que Allah a chargés de combattre ceux des Juifs qui ne se soumettent pas et ne donnent pas la jizya, cette jizya étant pour ceux qui la donnent un abaissement et une humiliation.
. ... Ibn Abbas a dit à propos du tourment 323 dont il est question dans ce passage :
-C'est la jizya et ceux qui leur infligeront ce tourment c'est Muhammad et sa Communauté, et ce, jusqu'au Jour de la Résurrection .
... Ibn Abbas a dit encore:
-Ce tourment c'est tout ce qui fut infligé aux Juifs comme avilissement 324 et indigence 325.
...Sayd ibn Jubayr a dit à propos de ce verset:
-Il s'agit ici des gens du Livre contre lesquels Allah a envoyé les Arabes lever le tribut 326 jusqu'au Jour de la Résurrection. Jamais prophète n'imposa de tribut à l'exception de Moïse, qui ne leva toutefois le tribut que pendant treize ans après quoi il cessa de le faire, et à l'exception du prophète .
...D'après ibn al Mussayyib, il était considéré comme convenable d'envoyer des Nabatéens lever la jizya.
(Dawud, Hadith 19/3031).
Le prophète a envoyé Khalid ibn al Walid contre Ukaydir de Dumah. Il la attrapé et la amené devant le prophète. Il a épargné sa vie et à conclut la paix avec lui, à la condition quil paie la jizyah.
(Baladuri, Livre des conquêtes XI 59).
Les populations de Tabalah et Jurash acceptent lislam sans résistance. Le prophète les épargna en échange de quoi ils sont devenus musulmans, imposant sur chaque adulte du peuple du Livre parmi eux un dinar de capitation, et exigeant deux quils fournissent aux pèlerins le gite et le couvert. Abu Sufyan fut désigné gouverneur327 de Jurash par le prophète.328
(Baladuri, Livre des conquêtes X 56).
Cest à la bataille de Taif quAbu Sufyan perdit son oeil.329
(...)
Il y a avait des juifs sur le territoire de Taif...établis pour le commerce. Sur eux fut imposée la capitation330 .
(Ibn Sad, Tabaqat n° 72).331
Au nom dAllah, le clément, le miséricordieux.
Voici ce qu'a fixé par écrit le prophète Muhammad apôtre d'Allah, aux habitants de Najran sur qui il avait autorité, au sujet toute récolte de fruits, de toute monnaie jaune ou blanche332, de tout esclave. Or, il leur fut généreux en leur abandonnant le tout contre 2.000 habits onciaux333 , dont 1.000 chaque mois de rajah et 1.000 à chaque mois de safar avec en surcroit, une once d'argent par habit. Etant entendu que tout excédent, sur l'impôt ou tout manquant à la quantité d'onces serait mis en compte ; que tout ce qu'ils remettraient, comme cottes de mailles ou comme chevaux ou montures334 ou autres objets, leur serait mis en compte ; quaux Najranites incomberait le soin de l'approvisionnement et des fournitures de mes envoyés pour la durée maximum d'un mois ; que mes envoyés ne pourraient être retenus au-delà d'un mois qu'au cas d'une guerre ou d'un crime dans le Yémen, ils auraient à prêter à mes envoyés 30 cottes de mailles, 30 chevaux et 30 chameaux ; que ce qui aurait été prêté des cottes de mailles, chevaux, montures et autres objets, à mes envoyés, resterait à la charge de mes envoyés jusquà restitution aux Najranites.
(Dawud, Hadith 19/3040).
...lenvoyé d'Allah a dit:
-La dîme sera prélevée sur les juifs et les chrétiens, mais pas sur les musulmans.
La perception de la fiscalité.
(Chronique de Zuqnin 299).335
En théorie, ils doivent prélever un dixième, mais en fait, même quand ces Arabes ont vendu tout ce qu'ils possédaient, c'est insuffisant pour payer ce qu'ils demandent. Ils les suppliaient pour prendre en proportion de la loi qui avait été imposée par Muhammad, leur guide et législateur336, et par leurs premiers rois et de prendre à chacun ce qu'ils avaient: si c'était du blé, du blé et si c'était du bétail, du bétail. Mais ils n'ont pas accepté cela, et on dit:
-Partez et vendez vos biens à qui bon vous semble et donnez-nous notre or.
§ 481. Compagnons et profiteurs.
La tradition insiste sur le fait que Muhamad, le chef, est mort quasiment sans le sou, puisque toute son entreprise, on la vu sans cesse, était purement désintéressée (il est évident que la puissance politique et le domination des femmes le motive davantage).
Mais ce nest pas le cas pour ses adjoints, qui ne pensent qu'à cela: Othman notamment, riche au début de lépopée, en a profité largement pour augmenter encore sa fortune jusqu'à son accession au califat. Mais il nest pas le seul, si lon en croit Masudi337 .
Muhammad distribue à ses adjoints et à ses troupes des biens immmobiliers, des domaines, des oasis, si possible avec la population vivant in situ. Les exemples de Khaybar et Fadak font en quelque sorte jurisprudence.
L'argent reste donc pour lui un moyen de la puissance, une façon de s'assurer les services de ses fidèles.
(Dawud, Hadith 19/3009).
Khaybar a été divisée entre les gens dal Hudaybiyya338. Lenvoyé d'Allah la divisée en 18 parties. Larmée comportait 1500 hommes. Il y avait 300 cavaliers. Il a donné portion double aux cavaliers et simple pour les fantassins.
(Sébéos, Chronique 30).339
Muhammad, en prêchant, disait:
-Par un serment, Dieu a promit cette terre à Abraham et à sa postérité après lui, pour toujours. maintenant, vous, vous êtes les fils dAbraham, et Dieu réalisera sa promesse, faite à Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le dieu dAbraham, partez et prenez posession de la terre que Dieu a donné à votre père Abraham, et personne ne vous résistera au combat, parce que Dieu est avec vous.
(Dawud, Hadith 19/2961).
Un des arguments mis en avant par Omar340 était que lenvoyé d'Allah avait reçu trois possessions exclusivement pour lui même: celles des Banu Nadir, celles de Khaybar, celles de Fadak341 . Les premières étaient réservées à ses besoins immédiats, les troisièmes pour les voyageurs, et Khaybar était divisée entre lenvoyé d'Allah en trois parties: deux pour les musulmans, et une pour sa propre famille. Si quelque chose restait après la distribution à sa famille, il le divisait entre les musulmans pauvres342 .
(Masudi, Les Prairies dOr IV).343
Au jour où fut tué Othman (...)344 , il possédait entre les mains de son trésorier, 100 000 dinars et un million de dirhams. La valeur de ses domaines dans le Wadil Qura, Honayn et ailleurs était de 100 000 dinars, et il laissa aussi beaucoup de chevaux et de chameaux. À l'époque de Uthman, nombre de compagnons du prophète acquirent des maisons et des domaines. al-Zubayr ibn al Awwam construisit sa maison à Basra, où elle est aujourd'hui bien connue, l'année 332 de l'Hégire345 et fournit des logements aux marchands, commerçants maritimes et autres. Il construisit également des maisons à Kufa, Fustat346 et Alexandrie. Aujourd'hui encore, ces maisons et ces domaines sont bien connus. La valeur des biens d'al Zubayr à sa mort était de 50 000 dinars. Il laissa aussi un millier de chevaux, un millier d'esclaves, males et femelles, et des terres dans les cités que nous avons mentionnées. De la même façon, Talha ibn 'Ubaydallah al Taymi construisit une maison dans le quartier Kunasa à Kufa, fort connue de nos jours sous le nom de maison Talhis. Le revenu qu'il tirait de ses domaines d'Irak s'élevait à 1000 dinars par jour, et certains disent plus ; de ses domaines de la région d'al Sharah, il recevait plus encore. Lui-même construisit une maison à Médine, faite de plâtre, de briques et de bois de teck. De la même façon, Abd al Rahman ibn Awf al Zuhfi construisit une maison et la fit grande. Dans ses étables étaient attachés 100 chevaux et il possédait 1000 chameaux et 10 000 moutons. À sa mort, un quart de ses biens valait 84 000 dinars. Sayd ibn Abu Waqqas construisit sa maison à al-Aqiq. Il la fit haute et vaste, et mit des balcons autour de la partie supérieure. Sayd ibn al Musayyab dit que lorsque Zayd ibn Thabit347 mourut, il laissa des lingots d'or et d'argent qui furent cassés à la hache, outre des biens et des domaines pour la valeur de 100 000 dinars. al Miqdad construisit sa maison au lieu-dit al Jurf, à quelques kilomètres de Médine. Il mit des balcons autour de la partie supérieure, et mit du platre à l'intérieur et à l'extérieur. Quand Yala ibn Munya mourut, il laissa un demi-million de dinars, et aussi des créances sur des personnes, des terres et d'autres biens pour la valeur de 300 000 dinars.
§ 482. Les lois de la guerre.
Depuis Nakhla et ses révélations, les combattants musulmans obéissent à des règles spécifiques348 , qui nont plus rien à voir avec celles de leurs adversaires. Le fait, à lui seul, peut leur assurer la supériorité. Lapparente humanité de la clémence (relative) envers les femmes et les enfants sexplique par le fait que la démographie est une arme pour Muhammad, que les enfants seront esclaves, guerriers ou futures mères, et que les femmes en surnombre sont indispensables dans un système matrimonial où la polygamie est instituée.
Officiellement, létat de guerre doit être précédé dune déclaration, qui contient une proposition de soumission, soit religieuse, la conversion, soit politique et économique, le tribut et la capitation. Mais dautres témoignages infirment ces règles, quand ils montrent Muhammad attaquant par surprise, ou conseillant de le faire, de nuit, par exemple.
Alors, que croire?
Le sort juridique des vaincus349 est loin dêtre glorieux et tout est fait pour quil ne le soit pas: captures350 , exécution, asservissement, rançon, viol, soumission à lislam (conversion religieuse) ou à la puissance musulmane (par la fiscalité et lhumiliation).
La question du meurtre agite beaucoup les premiers musulmans: qui faut-il tuer, qui faut-il épargner? Les récits sont assez contradictoires, et sujets à de longs débats.351
La vie sauve des femmes et des enfants pour les enfants est une mesure sexuelle, sociale et économique: elle permet au groupe de s'enrichir par les commerce des esclaves, de se renforcer par l'apport de nouveaux combatttants convertis de force, de se divertir par l'accumulation de compagnes forcées, dans le cadre de la polygamie.
Enfin, les préceptes coraniques sur la question des captifs sont inquiétants sur ce point 352. Ils ont été rédigés à la fin de certains combats353 , quand il fallait statuer sur le sort des vaincus. Les hadiths napportent pas beaucoup dadoucissement aux mesures les plus dures.
La déclaration de guerre.
(Bukhari, Sahih 64/63).
Soumettez-vous à lislam et vous serez saufs!354
(Bukhari, Sahih 59/ 573).
...lapôtre dAllah a envoyé des expéditions militaires pendant le ramadan355.
(Corpus coranique d'Othman 47/37).
Ne faiblissez donc pas!
Nappelez point à la paix alors que vous avez la supériorité!
Allah est avec vous et il nabolira pas vos louables actions.
La bataille, jour dAllah
(Corpus coranique d'Othman 45/13).
Dis à ceux qui croient pardonner à ceux qui nattendent point les jours dAllah356 , afin quAllah récompense ces gens pour ce quils ont acquis.
(Corpus coranique d'Othman 14/5).
Certes, nous avons envoyé Moïse avec nos signes en disant: fais sortir ton peuple, des ténèbres vers la lumière!
Edifie-le par les jours dAllah!
En vérité, en cela sont certes des signes pour tout homme constant et reconnaissant.
(Corpus coranique d'Othman 5/35-7).
La récompense de ceux qui font la guerre à Allah et à son envoyé et qui sévertuent à semer le scandale sur terre sera seulement357 dêtre tués ou dêtre crucifiés, ou davoir les mains et les pieds opposés tranchés, ou dêtre bannis de leur pays.
Cela sera pour eux opprobre en la vie immédiate et en la vie dernière, ils auront un tourment immense.
(Dawud, Hadith 14/ 2664).358
Le prophète a dit: tuez les vieux qui sont païens, mais épargnez leurs enfants.
(Muslim, Sahih 19/ 4320).359
... une femme fut trouvée morte sur un des champs de bataille du messager dAllah. Il désapprouva le meurtre des femmes et des enfants.
(Muslim, Sahih 32-3279).
D'après Abdullah ibn Omar, on trouva une femme tuée dans l'une des batailles du prophète . L'envoyé d'Allah réprouva alors le meurtre des femmes et des enfants.
(Muslim, Sahih 32-3281).
As Sab ibn Jaththâma a dit : Le prophète, interrogé au sujet des femmes et des enfants des polythéistes qui sont tués (involontairement) dans une attaque nocturne (menée par les musulmans), dit :
-"Ils font partie d'eux" (c.-à-d., vous n'avez pas de tort de les avoir tuer involontairement).
(Muslim, Sahih 19/ 4321).360
Le prophète dAllah, quand on lui demandait si les femmes et les enfants des polythéistes pouvaient être tués pendant les expéditions noctures, dit: ils sont avec eux.361
(Bukhari, Sahih 56/146).
Le prophète passa une fois avec moi à côté dal Abwa ou de Waddan ; on lui demanda ce quil en était quand, dans une attaque nocturne contre des ennemis polythéistes, des femmes et des enfants sont frappés:
-Ces femmes et ces enfants, répondit-il, font partie des ennemis.
Sab a encore dit: il nappartient à personne de territoire réservé362, sauf à Allah et à son envoyé363.
(Bukhari, Sahih 52/ 259).364
Le prophète a dit en nous envoyant en mission:
-Si vous trouvez ça ou ça, brûlez-le.
Quand nous étions sur le départ, le prophète a dit:
-Je vous ai dit de brûlez ça ou ça. Mais seul Allah peut punir par le feu. Alors si vous les trouvez, tuez-les.
(Bukhari, Sahih 60/ 41).365
Hudhayfa a dit:
-Le verset Et dépensez votre richesse pour la cause dAllah et ne vous détruisez pas vous-même a été révélé à propos du jihad.366
Tuer ou pas.
(Bukhari, Sahih 64/ 12, 22)
al Miqdad (...) qui avait assisté à la bataille de Badr avec lenvoyé d'Allah, lui fit le récit suivant:
Je dis:
-Ô envoyé d'Allah, si je rencontrais un homme d'entre les polythéistes et que, dans le combat que je lui livrerais, il me coupât une de mes mains avec son sabre, puis qu'il se réfugiât sous un arbre et me dit:
-Je déclare devant Allah que jembrasse l'islam
-Devrais-je, après ces paroles, le tuer ou non?
-Tu ne devrais pas le tuer, répondit l'envoyé d'Allah.
- Mais repris-je, puis qu'il m'a coupé une de mes mains, et que ce n'est qu'après cela qu'il a prononcé sa déclaration de conversion?
-Ne le tue pas, répliqua l'envoyé d'Allah, car si tu le tues il sera dans la situation où tu étais toi-même avant de le tuer, et toi dans la situation où il était avant de prononcer les paroles qu'il a dites.
(Corpus coranique d'Othman 4/92-3).
A l'égard des munafiqun, pourquoi deux partis ?
Qu'Allah les renverse en prix de ce qu'ils se sont acquis!
Voulez-vous diriger celui qu'Allah a égaré ?
A celui qui est égaré par Allah, tu ne saurais trouver de chemin pour le ramener.
Les munafiqun aimeraient que vous soyez impies comme ils l'ont été et que vous soyez à égalité avec eux.
Ne prenez pas parmi eux de patrons avant qu'ils émigrent dans le Chemin d'Allah367!
S'ils tournent le dos, prenez-les et tuez-les où que vous les trouviez.
Ne prenez, parmi eux, ni patron ni ansar!
Exception faite pour ceux qui sont liés à un groupe entre lequel et vous existe un pacte, ou pour ceux venus à vous, le cur serré d'avoir à vous combattre ou d'avoir à combattre les leurs.
Si Allah avait voulu, il aurait donné en effet, à ces gens, pouvoir sur vous et ils vous auraient combattus.
Si ces transfuges se tiennent à l'écart de vous, s'ils ne vous combattent point et se rendent à vous à merci, Allah ne vous donne contre eux nulle justification pour les combattre.
Vous trouverez d'autres munafiqun qui désirent vivre tranquilles avec vous et tranquilles avec les leurs.
Chaque fois que ceux-là seront ramenés à vous tenter en votre foi, ils essuieront un échec en cette tentation.
S'ils ne se tiennent pas à l'écart de vous, s'ils ne se rendent pas à vous à merci et ne déposent pas les armes, prenez-les et tuez-les où que vous les acculiez!
Sur ceux-là, nous vous accordons un pouvoir éclatant368.
La réduction à merci.
(Corpus coranique d'Othman 47/4-5).
Quand vous rencontrerez ceux qui sont infidèles, frappez au col jusquà ce que vous les réduisiez à merci!
Alors, serrez les liens.
Ensuite, ou bien libération, ou bien rançon369 après que la guerre aura déposé son faix.
Cela est lordre dAllah.
Si Allah voulait, il se déferait deux ; mais il se sert de vous pour vous éprouver les uns les autres.
(Tafsir al Jalalayn 47).
Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, il ne rendra jamais vaines leurs actions.: Lorsque vous rencontrez, à la guerre, ceux qui ont mécru, frappez-les à la nuque car, c'est l'endroit qu'on frappe en principe, pour tuer. Puis quand vous les aurez affaiblis, en tuant un grand nombre d'entre eux, attachez solidement les prisonniers. Ensuite, une fois le combat terminé, soit que vous leur accordiez la liberté par générosité d'âme, soit qu'ils se rachètent par l'argent, soit encore que les échangiez contre des captifs musulmans, afin que la guerre pose ses charges. En d'autres termes jusqu'à ce que les infidèles posent les armes, ou embrassent l'islam, ou concluent un pacte avec les musulmans. Tel est le but du meurtre ou de la captivité.
Lélimination des captifs.
(Corpus coranique d'Othman 8/68).
Il nest daucun prophète de faire des captifs avant quil ait réduit à merci les infidèles sur la terre.
Vous voulez, ô croyants, ce quoffre ce monde, alors quAllah veut pour vous, la vie dernière. Allah est puissant et sage.
(Corpus coranique d'Othman 33/60-2).
Maudits, quelque part quils soient acculés, ils seront pris et tués sans pitié, selon la coutume dAllah à légard de ceux qui furent antérieurement.
Or tu trouves la coutume dAllah non modifiable370 .
La conversion des captifs.
(Corpus coranique d'Othman 9/5-6).
Sils reviennent de leur erreur, sils font la prière et donnent laumône, laissez-leur le champ libre!
Allah est absoluteur et miséricordieux.
Si, parmi les associateurs, quelquun te demande protection comme client, accorde la lui jusquà ce quil entende la parole dAllah.
Ensuite, fais le parvenir au lieu de tranquilité qui est le sien.
La nourriture au captif.
(Corpus coranique d'Othman 76/8).
Ils donnaient la nourriture, pour lamour du seigneur, au pauvre, à lorphelin, au captif371.
Le viol des prisonnières.
(Bukhari, Sahih 67/96, 3).
Abu Sayd al Khudri a dit:
-Nous avions pris des captives et nous nous retirions au moment déjaculer. Comme nous interrogions lenvoyé d'Allah à ce sujet, il nous répondit en disant par trois fois:
-Est ce que vraiment vous faites cela? Toute âme devant exister au jour de la résurrection ne saurait manquer dexister.
§ 483. Les dispenses au combat.
Le thème revient souvent dans les documents372 et largement dans le Coran: une bonne part de la population de Médine rechigne à suivre le chef des musulmans dans sa politique dagression. Ce sont lesmunafiqun fustigés par le Coran. Le décalage de comportement par rapport à la violence est particulièrement intéressant sur le plan anthropologique et social: comment contraindre ou pousser lêtre humain à la violence? Voici une partie de la réponse.
Dune certaine façon, la répugnance des Bédouins laisse subsister quelque espoir dans la nature humaine.
1. Le refus de combattre.
Les versets coraniques constatent un fait, le refus de combattre, et ils énoncent des mesures pour passer outre. A aucun moment, cette attitude ne sera comprise, alors quelle paraît simple, honnête et humaine: des hommes refusent de semparer des biens, des troupeaux, des familles dautres hommes, suivant ainsi les habitudes dun autre temps.373
(Corpus coranique d'Othman 9/45-48).
Seuls te demandent permission de ne pas le faire ceux qui ne croient point en Allah et au dernier jour, ceux dont les curs sont emplis de doute, en sorte qu'en leur doute ils demeurent hésitants.
S'ils avaient voulu partir en campagne, ils sy seraient préparés.
Allah a toutefois trouvé mauvais qu'ils entrent en mouvement.
Il leur a inspiré l'indolence et il leur a été dit:
-Abstenez-vous avec les exemptés!
S'ils étaient partis en campagne à vos côtés, ils n'auraient été pour vous qu'un trouble superflu et auraient semé la défiance parmi vous, en cherchant à faire naître la tentation de désobéir.
Parmi vous se trouveront des gens à eux qui sont tout oreilles, mais Allah connait bien les injustes.
Ils ont certes antérieurement cherché à faire naître la tentation de désobéir.
Pour toi, prophète! ils ont bouleversé les affaires jusqu'à ce que vint la vérité et qu'apparut l'ordre d'Allah, en dépit de leur aversion.
(Corpus coranique d'Othman 47/22-25).
Ceux qui croient s'écrient : Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre une sourate ?
Et quand on fait descendre une sourate confirmée374 où il est mentionné de combattre, tu vois ceux au coeur de qui est un mal jeter des regards vers toi comme un homme frappé de défaillance devant la mort.
Le mieux, pour eux, obéissance et parole reconnue convenable.
Quand l'affaire est décidée, être véridique envers Allah est un bien pour eux.
Si vous tournez le dos, vous sera-t-il possible de semer le scandale sur la terre et de rompre vos liens du sang ?
Ceux qui font cela sont ceux qu'Allah a maudits, en sorte qu les a rendus muets et a aveuglé leurs yeux.
Eh quoi! ne méditeront-ils point la prédication ou bien est-ce que, sur des curs sont les verrous de ceux-ci ?
Une question de climat...
(Corpus coranique d'Othman 9/82).
Ceux laissés en arrière se sont réjouis de leur exemption, par opposition à lapôtre dAllah, et ont éprouvés répulsion à mener combat de leurs biens et de leurs personnes, dans le chemin dAllah.
Ils ont dit: ne vous lancez pas en campagne durant lardeur de lété!
Réponds leur: le feu de la géhenne sera plus ardent.
Ah! Sils se trouvaient comprendre!
2. Les réfractaires.
Grâce au Coran, on connait au moins une catégorie dindividus qui refusent le combat, et surtout le type de combat institué par Muhammad, qui tranche avec toutes les règles morales et tactiques. Ce sont les bédouins, que leur vie rude, leur conception du bonheur et du destin amènent à rejeter un tel comportement375. Les riches, les nobles, et globalement, tous ceux qui ont quelque chose à perdre, tous ceux-là traînent aussi les pieds.
Lattitude des bédouins face au jihad.
(Corpus coranique d'Othman 9/91-92).
Ceux qui invoquent des excuses, parmi les bédouins, sont venus à toi, prophète! afin davoir permission de ne pas combattre.
Ceux qui ont traité dimposteur Allah et son apôtre se sont abstenus de partir en campagne.
Un toument cruel atteindra ceux, armi eux, qui sont infidèles.
Sils sont loyaux envers Allah et son apôtre, nul grief nest à faire ni aux faibles ni aux malades ni à ceux qui ne trouvent point de quoi faire dépense pour sarmer, si tous ces gens sabstiennent dentrer en campagne.
(Corpus coranique d'Othman 9/ 120-123).376
Ô vous qui croyez !, soyez pieux envers Allah et soyez avec les véridiques !
Il n'est point des habitants de Médine ni de ceux des bédouins qui sont autour d'eux, de rester aux arrières377 de l'apôtre d'Allah ni d'avoir désir de leurs aises plus que de lui.
Ni soif ni fatigue ni faim378 ne sauraient en effet les toucher, dans le chemin d'Allah379.
Ils ne fouleront nul sol qui, foulé par eux, ne soit source de colère pour les infidèles.
Ils n'obtiendront nul avantage sur un ennemi, sans qu'en prix de ces exploits une oeuvre pie ne soit inscrite à leur avoir: Allah ne laisse point perdre la rétribution des bienfaisants.
Ils ne font nulle dépense dans le chemin d'Allah, petite ou grande, ils ne franchissent aucune vallée sans que cela soit inscrit à leur avoir, afin qu'Allah les récompense de ce qu'ils faisaient de mieux sur terre.
Lattitude des chefs.
(Corpus coranique d'Othman 9/87).
Quand descend une sourate ordonnant: croyez en Allah et menez le combat avec son apôtre, ceux qui, parmi eux, détiennent le prestige te demandent la permission de sabstenir et disent: Laisse-nous avec les exemptés!
Lattitude des riches face au jihad.
(Corpus coranique d'Othman 9/94).
La voie de contrainte380 nest quà lencontre de ceux qui te demandent permission de ne pas entrer en campagne: ils sont riches ; ils ont trouvé agréable dêtre avec ceux restant à larrière. Allah a scellé leurs coeurs et ils ne savent point.
3. Les concessions.
Avec habilité, Muhammad intègre des concessions dans son exhortation, aménage des solutions, notamment par la contribution financière qui exempte les pacifiques. Une telle attitude, rare chez lui, explique assez bien: une armée trop nombreuse est difficile à commander, et le moment du butin venu, les animosités sont encore plus grande, devant lamenuisement des parts. Mais largent, lui est toujours bon à prendre.
Compensation.
(Bukhari, Sahih 56/38, 1).
D'après Zayd ibn Khalid, l'envoyé d'Allah a dit :
-Celui qui équipe efficacement un guerrier dans la voie dAllah est lui-même en expédition dans la voie dAllah, et celui qui le remplace est lui-même en expédition.
(Corpus coranique d'Othman 9/ 123).381
Les croyants n'ont point à se lancer en campagne, en totalité.
Pourquoi, de chaque fraction parmi eux, un groupe ne se lancerait-il point en campagne pour s'instruire en la religion et avertir les siens, quand ce groupe reviendra à eux ?
Peut-être seront-ils sur leur garde382.
(Corpus coranique d'Othman 9/92).
Sils sont loyaux envers Allah et son apôtre, nul grief nest à faire ni aux faibles ni aux malades ni à ceux qui ne trouvent point de quoi faire dépense pour sarmer, si tous ces gens sabstiennent dentrer en campagne.
Le critère de la faiblesse physique.
(Corpus coranique d'Othman 48/17).
Il nest toutefois nul grief à sabstenir pour laveugle, nul grief au boiteux, nul grief au malade.
Concession envers les riches.
(Dawud, Hadith 14/2517).
Le prophète a dit: le guerrier obtient sa récompense, et celui qui léquipe obtient sa propre récompense et celle du guerrier.383
§ 484. Jihad et démographie.
Parfois en avance sur son temps, mais dans des domaines chaque fois peu flatteurs, Muhammad intègre une politique démographique 384 à ses schémas de conquête. Ces hadiths sont bien connus des islamiqtes contemporains, et alimentent nombre de leurs fantasmes.
Son arme maîtresse est la polygamie/polygynie généralisée dans les rangs de ses fidèles. C'est une motivation suprême pour les troupes, mais il y a plus: l'idée nouvelle permet d'assurer la postérité des conquêtes, en multipliant le nombre de mères potentielles, et du même coup en affaiblissant les autres tribus. On ne dira jamais à quel point l'institution, la théorisation de la polygamie fut une idée inhumaine, atroce, mais géniale.
L'institution de la polygamie provoque un phénomène évident d'explosion démographique, qui explique en partie que les Arabes submergent en très peu de temps de vastes régions, après la mort de Muhammad, après les années 650. 385
(Dawud, Hadith 11/ 2045).386
Un homme est venu voir le prophète et dit:
-Jai trouvé une femme belle et de haut rang, mais elle ne donne pas naissance à des enfants. Dois-je me marier avec elle?
Il dit:
-non.
Il revint le voir, et il lui interdit à nouveau. Il vint une troisième fois et le prophète dit:
-Epouse des femmes qui sont aimantes et prolifiques, que je puisse submerger les autres peuples grâce à vous387.
(Bukhari, Sahih 78/ 634).388
L'envoyé d'Allah a dit :
Salomon389 a dit :
- Cette nuit, je coucherai avec quatre-vingt dix femmes qui me donneront autant de cavaliers combattant pour la cause d'Allah.
Puis son compagnon lui dit :
- Dis : si Allah le veut !
Mais il ne le dit pas. Salomon coucha avec toutes les femmes, mais aucune ne devint enceinte, sauf une, qui donna naissance à une moitié d'homme. Par celui entre les mains duquel est l'ame de Muhammad, si Salomon avait dit "Si Allah le veut, toutes ces femmes seraient devenues enceintes et les fils auraient combattu pour la cause d'Allah en tant que cavaliers390 .
Réminiscence dans un discours du président de la République Algérienne W. Boumédiene à l'Assemblée Générale de l'ONU en 1974.
« Un jour, des millions d'hommes quitteront le sud pour aller dans le nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ».
§ 485. Lavenir du jihad.
Les combats et conquêtes futurs sont mentionnés dans un certain nombre de hadiths, forgés bien plus tard, en réalité. Mais chaque fois, cest Muhammad qui est mis en scène, comme préfigurant les luttes à venir. Le plus spectaculaire est le passage sur mer, au cours des époques suivantes391.
(Bukhari, Sahih 56/8, 1).
Il est rapporté d'Anas ibn Malik que sa tante maternelle Umm el Haram lui dit : Le prophète s'endormit un jour auprès de moi ; puis il se réveilla en souriant.
-Qu'est-ce qui te fait rire? lui demandai-je.
- Ce sont, dit-il, des gens de mon peuple qui viennent dêtre offerts à ma vue. Ils naviguent sur cette mer, verte comme des rois assis sur leur trônes.
-Demande à Allah, dit-elle, de me mettre de leur nombre.
Il invoqua Allah pour elle, puis se rendormit, et la même chose arriva que la première fois. Elle 1ui fit la même question, et il fit la même réponse :
-Demande à Allah, Umm Haram, qu'il me mette de leur nombre. Tu es déjà au nombre des premiers, me répondit-il.
Or, dit Anas, dans la suite, elle partir en expédition avecc son époux Obada ibn as Samit ; ce fut la première fois que les musulmans sembarquèrent sur mer, avec Moawiya ; lorsquils revinrent de leur expédition, ils débarquèrent en Syrie ; on lui approcha une bête de somme pour quelle la monte. Mais lanimal la renversa à terre, et elle mourut de sa chute.
Lattaque de Byzance.
(Bukhari, Sahih 56/93).
Omayr ibn el Aswad al Ansi a raconté qu'il vint trouver Obada ibn as Samit, alors qu'il se trouvait sur la côte d' Émèse392 dans une maison à lui. Il avait avec lui Umm Haram. Celle-ci, dit Omayr, nous raconta qu'elle avait entendu dire au prophète:
-Les premiers combattants de mon peuple qui feront une expédition en mer s'acquerront nécessairement des mérites.
-Je lui dis alors, poursuivit Umm Haram:
-Serai-je parmi eux, envoyé d'Allah!
-Tu y seras, me répondit-il ; et il ajouta:
-Les premiers de mon peuple qui attaqueront la ville de César393 se verront pardonner leurs péchés.
-Serai-je parmi eux, envoyé d'Allah? lui demandai-je.
-Non! me répondit-il.
La guerre contre les Turcs.
(Bukhari, Sahih 56/95).
Amir ibn Taghlib a dit: le prophète a dit :
-Parmi les signes de l'heure du jugement, il y a que vous combattrez un peuple qui chausse des sandales de poils tressés ; et, parmi les signes de l'heure du Jugement, il y a que vous combattrez un peuple au visage large et semblable à des boucliers couverts de grosse peau394.
Un hadith contradictoire...
(Bukhari, Sahih 72/25,5).
Abdallah ibn Yazid rapporte que le prophète a défendu le pillage et les cruautés de sang-froid395 .
(Ibn Kathir, Tafsir 8).
Par leur courage, et en obéissance à Allah et à son messager, les compagnons ont atteint un niveau jamais atteint avant, par quelque génération ou nation que ce soit, ou même après eux. Par la bénédiction du messager et en obéissance à ce quil a commandé, les compagnons ont été capables de semparer du coeur du monde et de ses parties orientale et occidentale, en un temps assez court. Cest arrivé, alors quils étaient très peu nombreux, en comparaison des armées des diverses nations de cette époque. Par exemple, les Romains, Perses, Turcs, Slaves, Berbères, Ethiopiens, Soudanais tribaux, Coptes, et tout le reste des enfants dAdam. Ils ont battu toutes ces nations, jusquà ce que le monde dAllah soit au plus haut, et que sa religion devienne prédominante par rapport aux autres religions. LEtat islamique sest répandu vers les parties orientale et occidentale du monde, en moins de 30 ans. QuAllah leur accorde sa grâve, quil soit content deux tous, et quil nous amène parmi eux, parce quil est le plus généreux, le pourvoyeur.
La pratique du jihad dans le rite malékite.
(al Qayraawani, Risala).396
Le jihad est une obligation d'institution divine. Son accomplissement par certains en dispense les autres. Pour nous, Malékites397, il est préférable de ne pas commencer les hostilités avec l'ennemi avant de l'avoir appelé à embrasser la religion d'Allah, à moins que l'ennemi en prenne d'abord l'offensive. De deux choses l'une: ou bien ils se convertiront à l'islam, ou bien ils paieront la capitation398, sinon, on leur fera la guerre. La jizya n'est acceptée d'eux que s'ils se trouvent sur un territoire où nos lois puissent s'appliquer. S'ils sont hors de notre atteinte, on n'acceptera d'eux la jizya que s'ils se rendent sur notre territoire. Sinon, on leur fera la guerre.
Fuir devant l'ennemi est un péché mortel, si ses effectifs sont du double ou moins du double du nombre des combattants musulmans. Mais si l'ennemi a des forces supérieures au double des nôtres, il n'y a pas d'inconvénient à prendre la fuite.
On doit combattre l'ennemi sans chercher à savoir si l'on combattra sous les ordres d'un chef pieux ou dépravé.
Il n'y a pas d'inconvénient à tuer les prisonniers de race blanche non arabe qu'on aura faits. Mais nul ne devra être tué après avoir eu la sauvegarde399. On ne devra pas violer les engagements pris à leur égard. On ne tuera pas les femmes, ni les impubères. On évitera de tuer les moines et les rabbins à moins qu'ils ne combattent400 . La femme, elle aussi sera mise à mort si elle a participé au combat. La sauvegarde sera accordée par le plus humble des musulmans doit être considéré valable par les autres. La femme et l'impubère peuvent également donner la sauvegarde quand ils en comprennent la portée. Mais, selon une autre opinion, cela nest valable que si limam le ratifie.
Du butin fait par les musulmans à la suite d'opérations401 de guerre, limam prélève le quint et partagera les quatre autres cinquièmes entre les membres de l'armée. Ce partage se fera de préférence en territoire ennemi.
On ne divise par cinq pour le répartir que le butin fait dans des incursions effemées avec des éléments montés ou dans des combats. Il n'y a pas de mal pour le combattant qui en sent la nécessité, à consommer, avant le partage, la nourriture des hommes et des montures. On n'attribue de part de butin qu'à ceux qui ont participé au combat ou qui ont été retenus par des occupations dans l'intérêt du jihad des musulmans. Le malade et le cheval devenu boiteux (ou malade) à la suite des opérations de guerre ont aussi leurs paru. On attribue deux parts au cheval et une au cavalier. Aucune part n'est attribuée à l'esclave, ni à la femme, ni à l'impubère à moins que ce dernier ne soit en état de porter les armes et ait été agréé par l'imam et ait participé au combat. De même, ne reçoit aucune part le serviteur à gages d'un combattant, à moins qu'il n'ait lui-même combattu.
L'ennemi qui se convertit à l'islam, alors qu'il est détenteur de biens ayant appartenu à des musulmans, les conservera licitement. Quand les musulmans en territoire ennemi auront acheté quelque bien de ce genre à un ennemi, le propriétaire musulman initial ne pourra le reprendre qu'en en payant le prix. Quand des biens du même genre auront été intégrés dans des parts du butin, le propriétaire musulman initial ne pourra les recouvrer qu'en remboursant le prix à l'acheteur précédent. Mais quand ces biens n'ont pas été intégrés dans les parts de butin, le propriétaire musulman initial a le droit de les récupérer sans en rembourser le prix.
Aucune attribution supplémentaire ne sera faite si elle n'est prélevée sur le quint et elle est laissée à l'appréciation de l'imam. Elle ne pourra avoir lieu avant le partage. Les armes, les vêtements et les chevaux des ennemis tués402 font partie de l'attribution supplémentaire (et soumis aux règles de celle-ci),
Servir dans la garde des villes-frontières403 comporte un grand mérite et ce mérite est d'autant plus grand que les habitants de ces villes sont plus exposés au danger et ont plus de vigilance à exercer à l'égard des entreprises de l'ennemi. Le fils ne participera pas à une incursion à main armée sans le consentement de ses deux parents, à moins que l'ennemi n'attaque une ville par surprise. En ce cas, les habitants ont l'obligation stricte de le repousser et alors on ne demande pas le consentement des parents.
§ 486. La Bible et le Sabre.
Le fait de massacrer sans scrupules ses ennemis est une tradition assez enracinée dans la culture proche-orientale et cest un fait peu contestable. Il est donc bon de faire une revue de rappel des textes fondamentaux concerant la gestion de la violence, surtout celle qui est sanctifiée ou sacralisée.
La conception mohammédienne est issue directement des fulminations du dieu des Hébreux, dans un contexte de guerres terribles contre leurs ennemis : les ennemis du groupe, les ennemis du chef, sont les ennemis du dieu404 .
Ces luttes interminables sont celles dun petit peuple qui tente de survivre face à de puissants voisins, et se donne les moyens de la survie. Cest du moins ainsi que les choses sont présentées dans les textes. Cette violence ritualisée a au moins lexcuse de son antique ancienneté, ses options obstinément défensives405 et lavantage que constitue son refus de se répandre parmi les hommes. Les textes nombreux406 qui relatent les combats et les destructions sont composés par des personnages inspirés, qui présentent leur point de vue sur des événements, et pour en tirer des enseignements: ils ne prétendent pas dicter une conduite intangible et applicable à perpétuité.
Les chrétiens primitfs, là encore si lon suit les textes fondamentaux, ne se signalent pas par la violence. Lapostolat du Christ rejette toute violence physique, même si les apôtres consentent à quelque concession envers la non-violence de départ407 . Ce nest quau moment de la collusion avec le pouvoir romain, trois siècles, plus tard, que le christianisme sabaisse à user de violence, pour obéir à ses ambitions universelles408 .
Le cas musulman est simple à évoquer: la violence est plus quautorisée, elle est obligée, encouragée ; elle accompagne tout lapostolat de Muhammad, depuis le premier coup dos de chameau, jusquà lobligation davaler la potion éthiopienne409, par un Muhammad à lagonie. Entre les deux, décapitations, lapidations, destructions sans nombres, parfaitement assumées, que glorifie la tradition410 .
Cest une chance que ce travail simpose comme limite la mort de Muhammad, sinon, il serait apparu comme particulièrement répétitif. Et cest un soulagement de songer que tout cela appartient au passé...
La tradition biblique du massacre.
(Nombres 25,45).411
Le seigneur dit à Moïse:
-Saisis tous les chefs du peuple et fais-les pendre devant le seigneur, face au soleil, afin que, lardente colère du seigneur se détourne dIsraël.
Moïse dit aux juges dIsraël:
-Que chacun de vous tue ceux de ces hommes qui se sont mis sous le joug du Baal de Peor.
(Nombres 31/17).
...Tuez tous les garçons412 et tuez toutes les femmes qui ont connu un homme dans létreinte conjugale. Mais toutes les fillettes qui nont pas connu létreinte conjugale, gardez-les en vie pour vous.
(Deutéronome 20/16).
Mais, les villes de ces peuples-ci, que le seigneur ton dieu te donne comme patrimoine, sont les seules où tu ne laisseras subsister aucun être vivant.
(Samuel 15/3).
Vous devrez vouer à linterdit tout ce qui lui appartient. Tu ne lépargneras point. Tu mettras à mort, hommes et femmes, enfants et nourrisons, boeufs et moutons, chameaux et ânes.
Un chant de guerre.
(Cantique de David, Samuel 2, 22, 30-46).
Car par toi j'enfonce les bataillons
- Par moi Dieu, je franchis les murailles.
Dieu, sa voie est parfaite, la parole de Dieu est éprouvée.
Yahweh est un bouclier
- pour tous ceux qui se confient en lui.
Car qui donc est Dieu en dehors de Yahweh
- et quel est le Rocher, si ce n'est notre Dieu?
C'est Dieu qui me ceint de force et qui rend ma voie parfaite.
Il rend mes pieds semblables à ceux des biches
- et il me tient debout sur mes hauteurs.
Il exerce mes mains au combat
-et mes bras à bancler l'arc de bronze.
Tu me donnes le bouclier de ton salut
- et ta bonté me fait grandir.
Tu élargis mes pas sous moi
- et mes pieds ne chancellent point.
Je poursuis mes ennemis, je les détruis ,
et je ne reviens qu'après les avoir anéantis.
Je les anéantis, je les brise: ils ne se relèvent plus,
- ils gisent sous mes pieds.
Tu me ceins de force pour le combat,
-tu courbes sous moi mes adversaires.
Mes ennemis, tu leur fais tourner le dos devant moi ;
ceux qui le haïssent, je les extermine.
Ils regardent : point de sauveur!
Ils appellent Yahweh, il ne leur répond pas!
Je les broie comme la poussière du sol ;
- comme la boue des rues, je les écrase et les foule.
Tu me délivres des attaques des peuples
tu m'élèves au-dessus ce mes adversaires.
Tu me mets à la tête des nations,
- un peuple que je ne connaissais pas me sert.
Les fils de l'étranger me flattent,
-à peine ont-ils entendu qu'ils obéissent.
Les fils de l'étranger sont défaillants
- ils sortent tremblants de leurs forteresses.
Assur, le dieu national des Assyriens.413
Palais de Sargon, le grand roi, le roi puissant, roi des armées, roi dAssyrie, vice-roi des dieux à Babylone, roi des Sumériens et Accadiens, favori des grands dieux.
Les dieux Assur, Nebo, Merodach mont donné la royauté sur les peuples et ils ont propagé la mémoire de mon nom glorieux jusquau bout de la terre.... Les grands dieux mont rendu heureux par la constance de leur affection et ils mont accordé lexercice de la souveraineté sur les autres rois.... Kiakku de Sinukhta a méprisé le dieu Assur et a refusé de se soumettre à lui. Je lai pris, et saisi ses 30 chars et 7350 soldats... Jaudid de Hamath, un forgeron, nétait pas le maitre légitime du trône, infidèle et impie et il convoitait le royaume de Hamath... Jai décompté les troupes du dieu Assur... Je lai assiégé avec ses troupes... Assurlih, de Kar-Alla, Itti dAllapur avaient péché contre Assur et méprisé sa puissance. jai repoussé Assurlih.... Jai attaqué et conquis Kibaba, préfet de la ville de Kharkhar.... Jai établi le culte du dieu Assur, mon maitre, ici... Dalta dEllip sest soumis à moi et sest consacré au culte dAssur.
La violence dans le Nouveau Testament?
La scène de l'arrestation de Jésus.
(Evangile selon Marc 14, 43-51)414 .
Aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas, un des Douze415 , et avec lui une foule portant des épées et des bâtons, envoyés par les grands-prêtres, les scribes et les anciens. Celui qui le livrait leur avait donné ce signe de convention : « Celui que j'embrasserai, c'est lui. Arrêtez-le et enmenez-le sous bonne garde.» Aussitôt arrivé, il vient à lui et lui dit:
-Rabbi!
Et il l'embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient auprès de lui tira son épée, frappa le serviteur du Grand-Prêtre et lui coupa l'oreille416 .
Jésus prit la parole et leur dit :
- Comme vers un brigand, vous êtes venus avec des épées et des batons Pour me prendre! Chaque jour j'étais parmi vous dans le Temple, en train d'enseigner, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais c'est pour que s'accomplissent les Ecritures! » Et tous l'abandonnèrent. Un jeune homme l'accompagnait pourtant, nu sous un drap. On l'arrête. Mais lui, lâchant le drap, s'enfuit tout nu417 .
(Matthieu 28/19).
Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
(Marc 16/15).
Et il leur dit:
-Allez par le monde entier, proclamez lEvangile à toutes les créatures.
(Luc 9/3).
Il les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons et il leur dit:
-Ne premez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; nayez chacun que deux tuniques.
Jésus et les marchands du Temple.
(Luc 19).
Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
Instructions aux apôtres.
(Matthieu 10/5-16).
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes:
-Prenez pas le chemin des païens. Nentrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison dIsraël. En chemin, proclamez que le Règne des cieux s'est approché. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni monnaie à mettre dans vos ceintures, ni pour la route, ni deux tuniques, ni sandales ni bâton418 , car l'ouvrier a droit, à sa nourriture. Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous recevoir et demeurez là jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez-la ; si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas, que votre paix revienne à vous. Si on ne vous accueille pas et si l'on écoute pas vos paroles, en quittant cette maison ou cette ville, secouez la poussière vos pieds. En vérité, je vous le déclare: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité avec moins de rigueur que cette ville.
Voici que moi, je vous envoie mine des brebis au milieu des loups ; soyez donc rusés comme les serpents et candides comme les colombes.
"Le glaive" et ses malentendus.
(Matthieu 10/34-35).
Nallez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer lhomme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa maison.419
Chapitre 84
Sous le regard du monde.
A trop regarder les actions de nos héros, on en oublie les autres, les adversaires et les victimes. Eux on eut à supporter le choc de linvasion et de la soumisison. Il en est rester des documents importants. La science historique a toujours à gagner en confrontant divers regardes sur les mêmes événements.
Le premier texte est pourtant dorigine musulmane: le grand intellectuel Ibn Khaldun y explique doctement la différence absolue de nature entre le glorieux jihad, guerre dagression au service de lexpansion de la seule religion, et les guerres saintes des autres religions, mesquines tentatives pour se défendre.
§ 487. Le jihad, étude comparée.
Pour cet intellectuel très honoré dans le monde musulman, le jihad est très différent des guerres des infidèles, y compris des guerres saintes quils entreprennent. La différence principale est que le jihad est agressif et conquérant.
(Ibn Khaldun, Muqaddima III 31).420
Dans la communauté musulmane, la guerre sainte est devoir religieux, parce que l'islam a une mission universelle, et que tous les hommes doivent s'y convertir de gré ou de force. Aussi le califat et le pouvoir temporel y sont-ils unis, de sorte que la puissance du souverain puisse servir tous les deux en même temps.
Les autres communautés n'ont pas de mission universelle et ne tiennent pas la guerre sainte pour un devoir religieux, sauf en vue de leur propre défense. Les responsables religieux n'y sont en rien concernés par les affaires du gouvernement. Ceux qui détiennent le pouvoir le font pour des raisons accidentelles, sans rapport avec la religion, et comme simple résultat de lesprit de corps, dont la nature est de rechercher le pouvoir, comme on la vu. Ils nont pas lobligation de dominer les autres nations, comme dans lislam. Tout ce quon leur demande, cest détablir leur religion chez eux.
§ 488. Le point de vue byzantin.
Contrairement aux Perses sassanides, les Byzantins ont supporté le choc des invasions musulmanes : ils ont donc écrit pour garder le souvenir de ces événements tragiques, et tenter de les comprendre. On ne dira jamais assez que les "Rum", pourtant robustes guerriers, ne conçoivent absolument pas la guerre comme leurs nouveaux voisins musulmans: leur empire est peu belliqueux, et développe toute une gamme de techniques diplomatiques et manipulatrices permettant d'éviter les combats et de limiter les pertes.
(Chronique arabo-byzantine de 741, § 13).
Une très nombreuse multitude de Sarrasins se rassembla, et ils envahirent les provinces de Syrie, dArabie et de Mésopotamie. Au dessus deux, tenant le pouvoir, Mahmet, de son nom. Né dans la plus noble tribu de son peuple, cétait un homme très prudent et un visionnaire pour un bon nombre dévénements futurs.
(Anonyme, Histoire de Mar Ahoudemmeh 21-26).421
Furieux sont les ânes sauvages, fils dHagar, et ils ont tous dévasté ce qui était bien et mal.
Justification des conquêtes.
Sébéos, Histoire dHéraclius 27 (trad. F. Macler).
Il422 ajoutait : « Dieu a promis par serment ce pays à Abraham et à sa postérité après lui en toute éternité; il a agi selon sa promesse, lorsquil aimait Israël. Or vous, vous êtes les fils dAbraham et Dieu réalise en vous la promesse faite à Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le dieu dAbraham, allez vous emparer de votre territoire, que Dieu a donné à votre père Abraham, et personne ne pourra vous résister dans le combat, car Dieu est avec vous.
Lavis dun chroniqueur chrétien.
(Théophile dEdesse, Chronicon 1234, p. 178-179).423
Lorsquil eut atteint lâge et la taille de jeune homme, il se mit, à partir de Yathrib sa ville, à aller et venir vers la Palestine pour le commerce, pour acheter et vendre. Sétant habitué à la région, il fut attiré par la religion de lunique Allah et il revint chez les gens de sa tribu. Il leur proposa cette croyance. Il en persuada un petit nombre qui adhérèrent à lui. De plus, il leur vantait lexcellence de la terre de Palestine, leur disant:
-Cest à cause de la croyance à lunique Allah que leur a été donnée cette terre si bonne et si fertile.
Et il ajoutait:
-Si vous mécoute, Allah vous donnera à vous aussi une bonne terre où coulent le lait et le miel.
Comme il voulait renforcer sa parole, il dirigea une troupe de ceux qui avaient adhéré à lui, et il commença à monter vers la terre de Palestine, attaquant, ravageant et pillant. Ils revirent chargés (de butin) sans avoir subi de dommages, et ils ne furent pas frustrés de ce quils leur avait promis. Dès lors, mus par lardeur de posséder, ils sen firent une habitude. Ils se mirent à monter de nouveau pour piller, et à revenir. Ceux qui navaient pas encore adhéré à lui virent que ceux qui sétaient soumis à lui jouissaient dabondantes richesses, et ils furent entrainés à se soumettre à lui sans résistance. Ensuite, comme les hommes qui le suivaient étaient devenus une troupe très nombreuse, il ne les conduisit plus (lui-même) pour piller et il resta à Yathrib, dans les honneurs.424
(Michel le Syrien 11, II 405-6).425
L'année 933-5 des Grecs426 , 11/12 d'Héraclius, 30/31/32 de Khosroès, Muhammad apparut dans la région de Yathrib. (...) Il l'emporta peu à peu sur les autres Arabes.
Les partisans de Muhammad ont mené des campagnes en Arabie, alors que lui restait à Yathrib. (...) Une fois que beaucoup se sont soumis à lui, il nest plus allé en personne à la tête de ceux qui allaient piller, mais envoyait les autres à la tête des armées.
(Nicéphore).427
Héraclius a écrit en Mésopotamie, en Egypte, en Arménie, à tous les Romains qui sy trouvaient: Que personne naille attaquer les Arabes, mais laissez ceux qui en sont capables de tenir leurs postes y demeurer.
(Doctrina Jacobi 4/16).428
Mon frère Abraamès mécrit quun faux prophète est apparu (chez les Saracènes)429.
Lorsque le candidatus430 fut tué par les Saracènes, jétais à Césarée - me dit Abraamès. (...)
Je marrêtai chez un ancien très versé dans lEcriture, et je lui dis:
-Que me dis-tu du prophète qui est apparu chez les Saracènes?
Il me dit, en gémissant profondément:
-Cest un faux prophète: les prophètes viennent-ils armés de pied en cap431 ?
Vraiment, les événements de ces derniers temps sont des oeuvres de désordre.
(Théophane, Chronique 334).432
Lhérésie de Mahomet simposa dans les contrée du Yathrib jusquà la dernière guerre. Sa propagation débuta par une période de prédication secrète qui dura six ans, suivie dune décennie de guerre, à laquelle succéda une troisème période de neuf ans de propagation ouverte433 .
Le point de vue syriaque.
(Jean Bar Penkayé).434
Dieu appela contre nous un royaume barbare, un peuple qui ne savait écouter les supplications... ni la paix... Sa satisfaction consistait à verser le sang et son plaisir à faire main basse sur tout. Sa passion était les razzias et lexpropriation, et sa nouriture la haine. Jamais il nétait apaisé par les offres quon lui faisait. Lorsquil eut prospéré et la volonté de celui qui lavait envoyé, quil se fut emparé de tous les royaumes et amené leurs fils et leurs filles en un amer esclavage, quil eut venger en eux lopprobre de Dieu le verbe et le sang des martyrs du Christ versé sans aucune faute de leur part, alors Notre seigneur fut satisfait, se proposa et accepta de faire grâce à son peuple435 .
(Pseudo-Sébéos, Chronologie).436
La 24ème année du bienheureux empereur Eraklos, et la 2ème de Yazkert, le roi des Perses s'allia aux Ismaélites lesquels étaient sortis du désert du Sinaï, conformément à l'ordre de Dieu de rendre déserte en une fois toute la terre; ainsi la 1ère année de Amr, roi des Ismaélites, correspond à la 24e d'Eraklos et à la 2e de Yazkert.
Mais les années des étrangers et des esclaves qui ont régné, tels que Xoream, Xorox Ormizd, Xosrov et Ormizd, qui se sont emparés de la royauté par la violence ; le fait que les nations se sont déchirées les unes les autres par suite de rivalités, je les rangerai dans cette période supplémentaire, comme la demi-année de Xoream à la demi-année de Kawat; je dirai encore une année de plus.
La 6e année de Yazkert, roi des Perses, le bienheureux Eraklés mourut, et ses fils Kostandin et Eraklak devinrent empereurs. Cette année-là, Kostandin mourut, assassiné par [ordre de] sa mère, et Eraklak devint empereur. A son tour, Eraklak trépassa, et Kostas, fils de Kostandin, devint empereur; il fut appelé du nom de son père, Kostandin. La 1ère année de Kostas correspond à la 7e de Yazkert.
Yazkert régna sur le pays des Perses pendant 20 ans. La 9e année du roi des Ismaélites correspond à la 20ème de Yazkert et à la 11e de Kostandin.
La 12ème année de Kostandin et la 20ème année de la domination des Ismaélites, disparut la domination des Perses, qui avait duré 532 ans437 .
§ 489. Le point de vue chinois.
Il est légèrement postérieur, mais très éclairant parce que sans a priori. Les Chinois s'opposeront plus tard aux musulmans, en Asie centrale.438
(Histoire Officielle des Tang).439
Leur lieu de culte peut contenir plusieurs centaines de personnes. Tous les sept jours, leur roi sassied en hauteur et parle à ceux qui sont en dessous et dit: ceux qui seront tués par lennemi renaîtront au ciel au dessus ; ceux qui massacreront lennemi recevront le bonheur. Donc, ils sont souvent de bons guerriers.
Leur terre est sableuse, rocheuse et ne convient pas à la culture, alors ils chassent et mangent de la viande. Ils (...) ont dexcellents chevaux, nés de dragons et qui parcourent 1000 li par jour.
§ 490. Le jihad contemporain.
Le moins que l'on puisse dire est que le sujet est d'actualité. Mais on sait moins à quel point le jihad musulman est ancré dans une tradition millénaire, et s'inspire directement de l'enseignement de Muhammad et de l'exemple de ses campagnes militaires.
Manuel dorientation à lusage du Haut Commandement des forces armées égyptiennes (1965).440
Selon cette manière de concevoir la mission de lislam et cette manière de concevoir le jihad, nous devons constamment réaffirmer que notre devoir militaire au Yémen441 est un jihad pour Allah, et que notre devoir militaire contre Israël est un jihad pour Allah ; et que pour tous ceux qui combattent dans cette guerre, il y a la récompense des combattants dans la guerre sainte pour Allah... Notre devoir est la guerre sainte pour Allah: tuez-les partout où vous les atteindrez! Expulsez-les doù ils vous ont expulsés!442 .
Lavis de layatollah Khomeini.443
L'islam impose à tout homme adulte, dans la mesure où il n'est pas handicapé ou invalide, de se préparer à la conquête des nations, afin que les commandements de l'islam soient partout obéis. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l'islam veut conquérir le monde. ( ... ) Ceux qui ne connaissent rien à l'islam prétendent qu'il met en garde contre la guerre. Ceux-là sont des sots. L'islam dit : Tuez tous les incroyants tout comme ils vous tueraient tous ! Cela veut-il dire que les musulmans doivent attendre paisiblement qu'on les massacre ? L'islam dit : Tuez-les, passez-les par l'épée et dispersez (leurs armées). Cela veut-il dire qu'il faille attendre jusqu'à ce qu'ils triomphent de nous ? L'islam dit : Tuez au service d'Allah ceux qui pourraient vouloir vous tuer ! Est-ce que cela signifie que nous devons nous rendre à l'ennemi ?
L'islam dit : Le bien n'existe que grâce à l'épée et à l'ombre de l'épée ! Les gens ne peuvent pas devenir obéissants si ce n'est sous la menace de l'épée ! L'épée est la clef de la porte du paradis, qui ne peut être ouverte que pour les saints combattants ! Il y a des centaines d'autres psaumes (coraniques) et d'hadiths qui exhortent les musulmans à estimer la guerre et à combattre. Est-ce que tout cela signifie que lislam est une religion qui empêche les hommes de faire la guerre? Je crache sur les âmes folles qui tiennent de tels propos.
(Extraits du "Petit Livre Vert de Khomeyni).444
La guerre sainte signifie la conquête des territoires non musulmans. Il se peut qu'elle soit déclarée après la formation d'un gouvernement islamique digne de ce nom, sous la direction de l'Imam ou sur son ordre. Il sera alors du devoir de tout homme majeur et valide de se porter volontaire dans cette guerre de conquête dont le but final est de faire régner la loi coranique d'un bout à l'autre de la Terre. Mais que le monde entier sache bien que la suprématie universelle de l'Islam diffère considérablement de l'hégémonie des autres conquérants. Il faut donc que le gouvernement islamique soit d'abord créé sous l'autorité de l'Imam afin qu'il puisse entreprendre cette conquête qui se distinguera des autres guerres de conquête injustes et tyranniques faisant abstraction des principes moraux et civilisateurs de l'Islam.
Le texte de la déclaration des auteurs des attentats de Madrid (11 mars 2004).445
La déclaration est introduite par les trois versets du Coran suivants:
«Quand vous punirez, punissez-les comme eux vous ont punis.» (Le Coran 16: 126)
«Tuez-les où que vous les trouviez, et expulsez-les de là où ils vous ont expulsés, car la lutte interne [Fitna] est pire que le meurtre.» (Le Coran 2: 191)
«Celui qui vous attaque, attaquez-le comme il vous a attaqués ; ayez confiance en Allah et sachez qu'Allah est du côté de ceux qui placent leur confiance [en Lui].» (Le Coran 2: 194)
L'«opération Trains de la mort»
«Dans leur dernière déclaration, datée du 2 mars 2004, [sur les attentats de Karbala à Bagdad], les Brigades Abou Hafs al-Masri ont assuré qu'elles se préparaient aux futures opérations, et voyez: elles tiennent leur promesse.
Les Brigades de la mort ont pénétré au cur de la terre des croisés européens pour assener un coup douloureux à l'un des fondateurs de la coalition croisée. Il s'agit là de régler de vieux comptes avec l'Espagne croisée, alliée des Etats-Unis, en guerre contre l'islam (...)
Où en Amérique, Aznar? Qui te protégera? Qui protégera la Grande-Bretagne? Qui protégera le Japon, l'Italie et les autres agents? En frappant les forces italiennes à Nassiriyya [Irak], nous vous avons envoyé, ainsi qu'aux agents américains, un avertissement, vous enjoignant de quitter la coalition contre l'islam, mais vous n'avez pas compris le message (
)
A présent nous le formulons clairement, espérant que vous [Aznar] le comprendrez cette fois. Nous, les Brigades Abou Hafs al-Masri, ne déplorons pas la mort des prétendus civils. Auraient-ils le droit de tuer nos enfants, nos femmes, nos vieillards et nos jeunes en Afghanistan, en Irak, en Palestine et au Cachemire, alors que nous n'aurions pas le droit d'en faire autant?
Allah, Loué soit-il, a dit: 'Celui qui vous attaque, attaquez-le comme il vous a attaqué.' [Le Coran 2: 194]
Otez vos mains de nos personnes! Relâchez nos prisonniers! Quittez nos terres! Ensuite nous vous laisserons tranquilles.
Les peuples des alliés américains doivent exercer des pressions sur leurs gouvernements pour qu'ils se retirent immédiatement de leur alliance avec l'Amérique [dans leur combat] contre la terreur (l'islam) (
) Et si vous renoncez [à nous combattre], nous ferons de même avec vous.
Nous vous assurons que l'Escouade Fumée de la mort arrivera jusqu'à vous, et alors vous verrez [compterez] vos morts par milliers, à la grâce d'Allah ; ceci est un avertissement.
Au cours d'une autre opération, les Brigades de l'armée al-Qods ont pris pour cible le temple juif maçonnique d'Istanbul ; or c'était le principal temple maçonnique, et trois des plus grands maçons ont été tués (
) S'il n'y avait pas eu de problème technique, tous les maçons auraient péri. Mais pour des raisons de sagesse divine, seuls trois ont été abattus. Allah soit Loué.
Nous annonçons à l'escouade de Bilal ibn Rabah que les quartiers généraux ont approuvé [sa] proposition. A l'arrivée de l'émissaire, le travail débutera. Nous annonçons à l'escouade Abou Ali al-Harithi que les quartiers généraux ont décidé que le Yémen serait le troisième marécage où l'Amérique, tyran de cette génération [sombrera], afin de ramener à l'ordre le gouvernement [du Yémen] qui collabore [avec les Etats-Unis] et qui a abandonné l'islam pour devenir second de Musharraf [président pakistanais]. Ainsi, toutes les escouades doivent être mises en alerte afin que l'opération démarre à 4515 S.B
[sic]. N'oubliez pas de frapper à mort ; n'oubliez pas Abou Ali al-Harithi ; n'oubliez pas le cheikh Abd el-Qader Abd el-Aziz (al-Sayyed, imam al-Sharif), grand sage arrêté trois mois après les événements de septembre, pour être extradé par le Yémen vers l'Egypte.
Nous déclarons à ceux qui ont abattu les oulémas des sunnites musulmans en Irak de s'arrêter là, sans quoi
Et nous promettons aux musulmans du monde que les frappes des Vents de la mort noire [frappes prévues contre l'Amérique] en sont actuellement à leur dernière phase [de préparation]. Elles sont prêtes à 90%, à la grâce d'Allah (
) Bientôt (au moment opportun pour les guerriers du djihad), les croyants [les musulmans] se réjouiront de la victoire d'Allah.
Ceci est un avertissement aux nations: n'approchez pas les institutions civiles et militaires de l'Amérique croisée et de ses alliés. Allah Akbar, Allah Akbar. L'islam vient renforcer [les musulmans] et humilier [les infidèles]
Les Brigades Abou Hafs al-Masri (al-Qaïda), mardi, le 20 de Muharram, 1425, ce qui correspond au 11 mars 2004.
Déclaration des auteurs des attentats de Londres (21 juillet 2005).
Nous aimons la mort comme vous aimez la vie
nous arrivons !
Au nom d'Allah le Miséricordieux le Tout Miséricordieux
Grâce à Allah Seigneur des univers et bénédictions d'Allah et Son salut sur le chef des moujahidine et l'imam de tous les peuples.
Après le préambule nécessaire,
Paix sur celui qui suit le droit chemin
Ceci est comme une lettre des moujahidine aux aguets qui continuent d'inscrire des faits et des frappes, une frappe après l'autre, (sur le livre de l'actualité). Nos frappes au cur de la capitale du " kifr " 446 britannique ne sont qu'un message supplémentaire à tous les gouvernements européens, pour leur dire que nous ne nous calmerons pas et ne connaîtrons pas de quiétude avant que tous les soldats " kafir " aient quitté la terre de la Mésopotamie
Il s'agit là d'un avertissement pour ceux qui se bouscule haletant pour suivre la politique du président de la capitale du terrorisme dans le monde de la jungle, le président de l'Etat du " kifr " , l'Amérique.
Nous bénissons ces frappes, et annonçons que les prochaines déchaîneront un enfer pour les ennemis d'Allah, Louanges à Lui, qu'Il soit exalté. Elles seront l'étincelle d'une guerre sanglante contre celui qui se pose en soutien au " kifr " américain dans la région. Les prochaines lettres seront déposées au cur des capitales européennes, à Rome, à Amsterdam, au Danemark, dont les soldats sont toujours à désoler l'Irak haletant à la suite de leurs maîtres américains et britanniques.
Un message que nous renouvelons à Rome
A toi Berlusconi.
L'Irak n'est qu'une tombe pour les soldats italiens. Ils la creusent de leurs propres mains . Les soldats de l'islam ne resteront pas immobiles, bien au contraire, les prochains jours comme nous l'avons promis verront des frappes très dures à des endroits que vous ne soupçonnez pas.
De notre part, vous ne verrez que du sang, tant qu'un soldat italien restera sur la terre de Mésopotamie.
Les injustes sauront de tel côté ils chuteront
Grâce à Allah Seigneur des univers..
Allah est Grand et grâce à Allah, à Allah la puissance et son envoyé et aux moujahidines.
Kataëb Abou Hafs al Masri
Samedi 15/6/1426 de l'hégire, 22/7/2005 de l'ère chrétienne
§ 491. Le droit actuel du jihad.
Ce n'est pas un droit de la guerre dans le sens occidental, celui que les Européens ont mis des centaines d'années à tenter de construire, avec difficulté. Le droit musulman n'est en aucune façon une éthique et il ne vise pas à controler la guerre ou à atténuer les atrocités.
Le droit du jihad.
(Ibn Qudama, Précis de Droit 271-4).447
La guerre légale448 est un devoir d'obligation sociale449 ; quand un groupe de Musulmans en assurent l'exécution d'une façon satisfaisante, les autres en sont dispensés.
Le jihàd devient un devoir personnel d'obligation stricte450 pour tous les Musulmans qui se trouvent en ligne ou dont le pays est envahi par l'ennemi.
Il n'est obligatoire que pour les hommes libres, pubères, doués de raison et capables de combattre.
Le jihad est la meilleure des uvres surérogatoires. Abù Hurayra rapporte: «Le prophète, à qui l'on demandait quelle était la meilleure des uvres, répondit:
-La croyance en Allah [et en son prophète].
-Et ensuite? lui demanda-t-on.
-La guerre pour la cause de Allah, puis un pieux pèlerinage.»
Abû Sayd rapporte aussi que le prophète, à qui l'on demandait quel était le meilleur des hommes, répondit:
-«C'est celui qui combat pour la cause de Allah de sa personne451 et de ses biens452 .»
Les expéditions navales solit plus méritoires que les campagnes terrestres.
Il faut combattre derrière tout chef, que ce soit un homme de bien ou un homme dépravé.
Chaque nation doit combattre les ennemis qui sont ses voisins immédiats.
La durée d'un service complet dans un poste frontière453 est de quarante jours. On rapporte que le prophète a dit: « Monter la garde un seul jour dans un ribat, pour servir la cause de Allah, est plus méritoire que de passer mille jours en n'importe quel autre lieu.»
Le prophète a dit aussi: «Monter la garde pendant un jour, dans un ribat, pour servir la cause de Allah, est une uvre plus méritoire que de jeûner et de veiller pendant tout un mois. A qui meurt dans un ribat, Allah donnera sa récompense jusqu'au jour de la résurrection, et il le protégera des tentations du démon.»
Nul ne peut entreprendre le jihad qu'avec l'autorisation de ses père et mère, s'ils sont vivants et musulmans, à moins que le jihad ne soit un devoir individuel d'obligation stricte.
Les femmes âgées sont seules autorisées à pénétrer en territoire de guerre pour assurer le ravitaillement en eau et soigner les blessés. On ne doit faire appel aux services d'un infidèle qu'en cas de besoin.
Il est interdit d'engager le combat sans l'autorisation du commandant en chef454, sauf pour répondre à une attaque soudaine ou pour saisir une occasion 'favorable.
Une fois en territoire de guerre, nul n'a le droit de s'écarter de l'armée qu'avec l'autorisation du commandant en chef, que ce soit pour amasser du fourrage, couper du bois ou pour quelque autre raison.
Un homme qui s'empare, en territoire de guerre, d'une chose d'une certaine valeur n'a pas le droit de la garder, à l'exception de la nourriture et du fourrage qui lui sont nécessaires. Il doit, s'il vend cette chose, en verser le prix à la masse du butin.
Une fois de retour dans son pays, il doit restituer les choses qui proviennent de pillage et qu'il détient encore, à moins qu'elles ne soient de faible valeur; il est autorisé, dans ce cas, à les consommer ou à les donner.
Il est permis de surprendre les infidèles à la faveur de la nuit, de les bombarder avec des mangonneaux et de les attaquer sans déclaration455 . Le prophète attaqua les Banu Mustaliq à l'improviste, alors que leurs bestiaux étaient encore à l'abreuvoir; il tua les hommes qui l'avaient combattu et emmena les enfants en captivité.
Il est interdit de tuer les enfants, les fous, les femmes, les prêtres, les vieillards impotents, les infirmes, les aveugles, les faibles d'esprit, à moins qu'ils n'aient pris part au combat.
Le chef de l'État décide du sort des hommes faits prisonniers; il peut les faire mettre à mort, les réduire en esclavage, les libérer contre rançon ou leur faire don de leur liberté. Il doit choisir la solution la plus conforme au bien commun des musulmans, Les prisonniers que le chef de l'État décide de réduire en esclavage ou de libérer contre rançon sont versés à la masse du butin.
On ne doit pas séparer les femmes et les enfants faits prison- niers quand ils sont unis par un lien de parenté qui, dans l'islam, constituerait un empêchement au mariage, à moins qu'ils ne soient pubères.
L'homme qui achète des prisonniers, en croyant qu'ils sont liés par une parenté proche et constate qu'il n'en est rien, doit rendre la plus-value qui résulte de leur séparation.
Tout combattant qui reçoit, pour une campagne, une dotation quelconque en conserve, à son retour, le reliquat, à moins que cette dotation n'ait pas été spécialement affectée à cette campagne; dans ce cas, il doit le rendre pour le faire servir à d'autres expéditions.
Tout combattant qui a reçu, pour une campagne, un cheval en conserve la propriété à son retour, à moins que ce cheval n'ait été constitué.
Les biens enlevés à l'ennemi, qui appartenaient à des musulmans, doivent être rendus à leurs propriétaires, si ces derniers sont connus avant le partage.
Quand le partage du butin a eu lieut avant que les propriétaires ne soient connus, ces derniers ont le droit d'enlever leur biens aux combattants auxquels ces biens ont été dévolus, et au prix auquel ils ont été estimés.
Les anciens propriétaires ont aussi le droit, quand ces biens ont déjà été acquis par un tiers à titre onéreux, de les lui racheter au même prix et, s'ils l'orit été à titre gratuit, d'en exiger la restitution.
tout prisonnier qui a été racheté doit le montant de sa rançon au tiers qui l'a versée.
La guerre légale.
(ibn Taimiya, Traité de droit 122-35).
Les peines que la loi a édictées contre ceux qui désobéissent à Allah et à son prophète sont de deux sortes. Les peines de la première catégorie frappent, comme nous venons de le voir, ceux dont on a réussi à s'emparer. Les peines de la deuxième catégorie frappent les minorités rebelles 456 , par exemple celles qu'on ne peut réduire que par les armes. Le principe de ces peines réside dans le jihad contre les ennemis de Allah et de son prophète. Quiconque a reçu l'appel du prophète l'invitant à embrasser la religion que Allah l'a chargé de transmettre, et qui s'y refuse, doit être en effet combattu afin qu'il n'existe point de schisme et que la religion tout entière soit à Allah.
Lorsqu'il chargea son prophète de porter aux hommes son message, Allah ne lui donna pas, tout d'abord, l'autorisation de tuer ou de combattre ; il ne lui donna cette autorisation, ainsi qu'aux musulmans, qu'après l'émigration à Médine, par le verset suivant:
Il a permis à ceux qui ont reçu des outrages de combattre leurs ennemis ; Allah est capable de protéger ceux qui ont été injustement chassés de leurs foyers, uniquement pour avoir dit: Notre Seigneur est le dieu unique. Si Allah ne repoussait les hommes les uns par les autres, les monastères, les églises, les synagogues et les oratoires des Musulmans, où le nom de Allah est fréquemment invoqué, auraient été détruits. Allah assistera celui qui l'assiste. Allah est fort et puissant. Il assistera ceux qui, mis en possession de ce pays, observent la prière, font l'aumône, ordonnent le bien et interdisent le mal. C'est à Allah que toutes choses font retour. 457
Allah a ordonné aux musulmans de combattre par ce verset: On vous a prescrit la guerre, et vous l'avez prise en aversion. Il se peut que vous ayez de l'aversion pour ce qui est avantageux, et que vous aimiez ce qui vous est nuisible. Allah le sait, mais vous, vous ne le savez pas.458 . Allah a en effet répété cette obligation et a glorifié le jihad dans la plupart des sourates médinoises ; il a flétri ceux qui négligeaient de le faire, les a traités d'hypocrites et de lâches.
Allah a dit:
Si vos pères et vos enfants, vos frères et vos femmes, vos parents, et les biens que vous avez acquis, et le commerce dont vous craignez la ruine, et les habitations dans lesquelles vous vous plaisez, vous sont plus chers que Allah, son apôtre et le jihad, attendez-nous à voir Allah venir accomplir lui-même son uvre. Allah ne dirige point les impies.459
Allah a dit:
Les vrais croyants sont ceux qui croient en Allah et en son apôtre et qui ne doutent pas, qui combattent, de leurs biens et de leurs personnes, dans le sentier de Allah. Ceux-là seuls sont sincères dans leurs paroles.460
Allah a dit:
Mais qu'une sourate bien établie descende d'en haut, et qu'il y soit parlé de là guerre, tu verras les hommes dont le cur est atteint d'une infirmité te regarder comme regarde un homme que la vue de la mort fait trembler ; cependant l'obéissance et un langage convenable leur siéraient mieux. S'ils tenaient leurs engagements envers Allah, quand l'affaire est résolue, cela leur serait plus avantageux. Voudriez-vous, en retournant à vos erreurs, commettre des désordres dans le pays et violer les liens du sang ?461
De semblables révélations sont nombreuses dans le Coran, Dans la sourate as-Saff, Allah glorifie tout particulièrement le jihad et ceux qui s'y consacrent. Allah dit dans cette sourate: Ô croyants! vous ferai-je connaître un commerce capable de vous racheter des tourments de l'enfer ? Croyez en Allah et en son apôtre, combattez pour la cause de Allah, faites le sacrifice de vos biens et de vos personnes ; cela vous sera plus profitable, si vous le comprenez. Allah vous pardonnera vos offenses. Il vous introduira dans les jardins arrosés par des cours d'eau, dans les habitations charmantes des jardins d'Eden, c'est un bonheur immense! Il vous accordera encore d'autres biens que vous désirez, l'assistance de Allah et la victoire immédiate. Annonce aux croyants d'heureuses nouvelles.462
Allah a dit:
Mettez-vous ceux qui portent de l'eau aux pèlerins et visitent le temple sacré, au même niveau que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qui combat dans le sentier de Allah ? Non, ils ne seront point égaux devant Allah. Allah ne dirige point les méchants. Ceux qui ont quitté leur pays, qui combattent dans le sentier de Allah avec leurs biens et leurs personnes, occuperont un rang plus élevé auprès de Allah. Ils, seront, bienheureux. Leur seigneur leur annonce sa miséricorde, sa satisfaction et des jardins où ils goûteront des délices éternelles. Ils y demeureront éternellement, car Allah dispose d'immenses récompenses.463
Allah a dit:
S'il s'en trouve, parmi vous, qui renient leur religion, Allah suscitera d'autres hommes, qu'il aimera et qui l'aimeront. Humbles envers les croyants, et fiers envers les infidèles, ils combattront pour la foi, et ne craindront le blâme de qui que ce soit. C'est la faveur de Allah, qui l'accorde à qui il veut. Il est immense et savant.464
Allah a dit:
Quelle raison avaient-ils d'agir ainsi quand ni la soif, ni la fatigue, ni le besoin ne pouvaient les atteindre dans le sentier de Allah, quand ils ne faisaient aucun pas capable d'irriter les infidèles, quand ils n'éprouvaient de là part de l'ennemi rien sans que cela leur fût compté comme une bonne oeuvre? Certes Allah ne laisse point périr la récompense de ceux qui font le bien. Ils ne feront pas une aumône, petite ou grande, ils ne franchiront pas une vallée, sans que tout soit inscrit ; Allah leur accordera la plus magnifique récompense pour leurs actions.465
Allah a donc cité, avec les récompenses, les oeuvres qu'il fallait au préalable accomplir.
On ne saurait compter le nombre de fois où le jihad et ses mérites sont exaltés par le Livre et la Sunna. Le jihad est la meilleure des formes du service volontaire que l'homme consacre à Allah. Les docteurs s'accordent à le proclamer supérieur au pèlerinage et à la umra, ainsi qu'à la prière et au jeûne surérogatoire, comme le montrent le Livre et la Sunna. Le prophète a dit:
-La tête de toute chose, c'est l'islam ; son pilier, c'est la prière ; son sommet, c'est le jihad.
Il a dit encore :
-Il y a au paradis cent degrés ; d'un degré à l'autre est un intervalle aussi vaste qu'entre le ciel et la terre. Allah les destine à ceux qui luttent pour sa cause. L'authenticité de cette tradition est unanimement reconnue.
Le prophète a dit:
-A celui dont les pieds se sont couverts de poussière sur le sentier de Allah, Allah ferme à tout jamais l'enfer.
Ce hadith est rapporté par Buhkari. Le prophète a dit également :
-Un ribat466 d'un jour et d'une nuit est meilleur qu'un mois de jeûne et de nuits passées en veilles pieuses. S'il vient à mourir en cet état, le fidèle aura la récompense de ses oeuvres ; il recevra le viatique dAllah et sera à l'abri du séducteur.
Ce hadith est rapporté par Muslim. Dans les sunan, on lit :
-Un jour dans un ribat, au service dAllah, vaut mieux que mille jours dans tout autre lieu.
Le prophète a dit également:
-Deux yeux ne seront pas atteints par le feu de l'enfer: l'oeil que la crainte dAllah a fait pleurer, et l'oeil qui a passé une nuit en vigie sur le sentier dAllah. Tirmidi dit que ce hadith est beau. Dans le Musnad de l'imam Ahmad ibn Hanbal467 on lit :
-Une nuit passée en vigie pour la cause dedieu vaut plus que mille nuits consumées en prières et que mille journées passées en jeûne.
Dans les deux sahih, un homme dit au prophète:
-Indique-moi quelque chose qui vaille le jihad.
-Tu seras incapable de le faire, répondit le prophète.
-Dis-le toujours, ajouta l'homme.
-Peux-tu, continua Muhammad, tant qu'un mujahid468 est en guerre, t'imposer un jeûne intégral, et des veilles ininterrompues?
-Voilà qui est impossible, dit l'homme.
-Eh bien voilà, conclut le prophète, ce qui vaut le jihad.
Dans les sunan, le prophète dit :
-Chaque communauté a ses voyages de dévotion469 ; ceux de ma communauté consistent dans le jihad.
Nous sommes ici sur un chapitre très vaste. Parmi toutes les oeuvres, il n'en est aucune dont les récompenses et le mérite soient aussi souvent glorifiés que ceux du jihad. Et cela se conçoit aisément. Le jihad présente une utilité d'ordre général, pour celui qui le fait comme pour les autres, aussi bien au point de vue spirituel que temporel ; il implique toutes les autres formes, tant intérieures qu'extérieures, du service de Allah. Il suppose l'amour de Allah, la sincérité, la confiance en Allah, une abnégation totale, une volonté de résignation et d'ascétisme, la mention du nom de Allah, et bien d'autres tivres encore que nulle autre forme du culte ne saurait impliquer.
Tout individu ou toute collectivité qui l'entreprennent se trouvent placés entre deux sublimes alternatives : la victoire avec le trioinphe, oui la mort du martyr avec le paradis. Tout être doit vivre et mourir: or, c'est dans le jihad qu'il peut vivre et mourir au mieux de son bonheur dans cette vie et dans l'autre. Négliger le jihad, c'est perdre ou compromettre ces deux formes du bonheur.
Il est des gens qui s'acharnent à vouloir accomplir les oeuvres les plus astreignantes pour leur religion et les plus préjudiciables à leur prospérité matérielle, en dépit de l'utilité minime qu'ils en peuvent retirer, alors que le jihad est beaucoup plus profitable et plus utile que toute autre
uvre pénible. D'autres, par souci de perfectionnement intérieur, s'imposent des rigueurs qui vont jusqu'à la mort ; la mort du martyr, tout en étant plus facile, est bien supérieure à toute autre.
Puisque donc que le jihad est d'institution divine, et qu'il a pour but de ramener la religion tout entière à Allah et de faire triompher la parole de Allah, quiconque s'opposera à la réalisation de ce but sera combattu, selon l'avis unanime des musulmans.
Ceux qui, comme les femmes, les enfants, les prêtres, les vieillards, les aveugles, les invalides etc., ne peuvent être considérés comme «résistants » ou « combattants », ne seront pas tués, selon l'avis généralement admis, à moins qu'ils n'aient effectivement combattu par leurs paroles ou par leurs actes. Certains jurisconsultes soutiennent qu'il est permis de les tuer, en raison du fait que ce sont des «infidèles»470, à l'exception toutefois des femmes et des enfants, qui deviennent la propriété des musulmans. La première doctrine est la bonne. Nous devons combattre uniquement ceux qui nous combattent, car nous voulons faire triompher la religion dAllah. Allah a dit:
Combattez pour la cause de Allah contre ceux qui vous feront la guerre. Mais ne commettez point d'injustice en les attaquant les premiers, car Allah n'aime point les agresseurs. 471 Les sunan rapportent que le prophète, au cours d'une expédition, vint à passer à côté d'une femme qui avait été tuée et que des gens entouraient:
-Il ne fallait pas la tuer, remarqtua le prophète.
-Va trouver khalid, dit-il à 1'une des personnes présentes, et recommande-lui de ne pas tuer les enfants, ni les hommes de peine.472
Dans les sunan, on trouve aussi cette tradition :
-Ne tuez pas les vieillards ni les jeunes enfants, ni les femmes.
Allah ne permet en effet de mettre à mort certaines créatures qu'en vue du bien public. Il a dit:
La discorde est plus redoutable que la mort. 473 .
Autrement dit: tuer est source de mal et de désordre, mais le mal et le désordre, qui naissent de la discorde engendrée par les infidèles, sont plus graves encore.
L'infidèle qui n'empèche pas les musulmans d'appliquer la religion de Allah est seul à subir le préjudice de son état. C'est en ce sens que les jurisconsultes disent: l'hérétique qui propage des innovations contraires au Livre et à la Sunna doit être puni plus sévèrement que celui qui se tait. Une erreur qui reste secrète, dit un hadith, ne nuit qu'à son auteur ; quand elle devient publique et n'est pas combattue, elle constitue un danger pour la communauté.
La loi impose le devoir de combattre les infidèles474, mais non celui de les tuer quand on s'est emparé d'eux. Quand un infidèle a été capturé, à la guerre ou en d'autres circonstances, par exemple à la suite d'un naufragé, d'une erreur de route ou d'une embuscade, le chef de l'Etat décide de son sort de la façon qu'il estime la meilleure: il peut le faire mettre à mort, le réduire en esclavage, lui rendre sa liberté, ou le libérer contre une rançon qui peut être payée en argent ou consister dans la libération de musulmans. Cette doctrine, admise par la plupart des jurisconsultes, est conforme au Livre et à la Sunna, bien que certains jurisconsultes soutiennent que le droit de rendre à un prisonnier sa liberté, ou de le libérer contre rançon, ait été abrogé.
Les Juifs et les Chrétiens ainsi que les Zoroastriens 475 doivent être combattus jusquà ce qu'ils embrassent l'islam ou paient la jizya sans récrimination. Les jurisconsultes ne sont pas d'accord sur la question de savoir s'il convient d'imposer la jizya à d'autres catégories d'infidèles ; tous, par contre, estiment qu'on ne doit pas l'exiger des Arabes.
Toute minorité rebelle qui, tout en appartenant à l'islam, refuse de se soumettre à une obligation légale universellement admise, doit, selon l'avis de tous les musulmans, être combattue afin que la religion tout entière soit à Allah.
C'est ainsi qu'Abu Bakr et, avec lui, d'autres Compagnons, combattirent ceux qui avaient refusé de payer l'aumône légale 476 . Quelques Compagnons avaient d'abord hésité, mais l'accord devint vite unanime. Omar dit à Abu Bakr:
-Pourquoi combattre ces gens ?
-Le prophète n'a-t-il pas dit: J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils reconnaissent qu'il n'y a d'autre Allah qu'Allâh et que Muhammad est l'envoyé d'Allah? Une fois cette reconnaissance acquise, leur vie et leurs biens me sont inviolables, en dehors des droits que je puis avoir sur eux.
-La zakat, répondit Abu Bakr, est précisément l'un de ces droits. Par Allah, s'îls me refusent une petite chèvre, alors qu'ils avaient l'habitude de la donner au prophète, je les combattrai.
Et Omar d'ajouter:
-Je vis tout de suite que Allah avait donné à Abu Bakr la volonté de combattre, et je compris que telle était la vérité.
Il est établi, par différentes voies, que le prophète, a
ordonné de combatre les Kharidjites477. Dans les deux Sahih478 , Ali rapporte:
-J'ai entendu le prophète dire: Sur la fin des temps surgiront des jeunes gens aux rêves chimériques, qui proféreront les paroles les meilleures, mais dont la foi n'ira pas plus loin que le gosier. Ils quitteront la religion comme la flèche quitte l'arc. Partout où vous les trouverez, tuez-les. Celui qui les tuera sera récompensé le jour du jugement.
Dans une version rapportée par Muslim, Ali dit aussi:
-J'ai entendu le prophète dire: Des gens sortiront de ma communauté. Ils réciteront le Coran, et votre récitation n'approchera en rien de la leur. Votre prière de même ne sera rien à côté de la leur, ni votre jeûne en comparaison du leur. Ils réciteront le Coran en simaginant qu'il est pour eux, alors qu'en réalité il les condamne. Leur récitation n'ira pas plus loin que leur gosier. Ils quitteront la religion comme la flèche quitte l'arc. Si les troupes qui se trouveront devant eux viennent à savoir avec quelle sévérité le prophète les a condamnés, elles les attaqueront avec acharnement.
Abu Sayd rapporte que le prophète a dit, au sujet de ce hadith:
-Ces gens-là tueront les croyants et laisseront en paix les idolâtres. Si je vis jusqu'à eux, je les tuerai tous jusqu'au dernier, comme les gens de Ad ont été exterminés479 .
L'authenticité de ce hadith est universellement reconnue. Dans une version rapportée par Muslim, le prophète dit:
-Ma communauté se scindera en deux partis. Entre ces deux partis surgiront des hérétiques480 . Celui des deux partis qui aura le droit pour lui se chargera de les tuer.
Or, ces hérétiques sont ceux-là mêmes que l'émir des croyants Ali a massacrés, lors de la scission entre Irakiens et Syriens, et qui s'appelaient les Harurigha481 . Le prophète a ainsi montré que chacun de ces deux partis, qui se faisaient la guerre, appartenait à sa communauté, mais que les partisans de Ali avaient le droit pour eux. Il n'a ordonné de combattre que ces hérétiques, qui étaient sortis de l'islam, s'étaient séparés de la communauté et avaient rendu licites le sang et les biens des autres musulmans. Or, il est établi, par le Coran, la Sunna et l'igma482 , que l'on doit combattre quiconque sort de la loi de l'islam, quand bien même prononcerait-il les deux professions de foi483 .
Quand une minorité rebelle néglige d'observer une sunna consacrée par l'usage (comme les deux raka de la prière,de l'aube), est-il permis de la combattre? Les jurisconsultes en discutent ; les deux opinions sont admises. Par contre, quand une communauté n'observe pas des obligations ou des interdictions évidentes et reconnues, les jurisconsultes sont unanimes à dire qu'on doit la combattre. On combattra en effet ces gens jusqu'à ce qu'ils soient contraints de faire la prière, de payer la zakat, d'observer le jeûne de ramadan, d'aller en pèlerinage à la Mecque, d'observer les interdictions légales, comme les mariages entre frères et surs ou la consommation des aliments impurs, enfin de respecter la vie et les biens des musulmans.
On doit prendre l'initiative de combattre les minorités dès que le message484 du prophète leur est parvenu, car cest au nom de ce message qu'on les combat.
Quand elles ont elles-mêmes commencé à attaquer les musulmans, les combattre est un devoir encore plus impérieux en parlant des brigands comme nous l'avons montré en parlant des coupeurs de routes dont les bandes organisées attaquent les musulmans. La guerre que l'on doit faire aux infidèles ou aux rebelles qui refusent de se soumettre aux lois fondamentales de l'islam, par exemple aux Kharidjites ou à ceux qui refusent de payer l'aumône légale, peut être offensive ou défensive.
Quand la guerre est offensive, elle constitue un devoir d'obligation collective485 : une partie des musulmans en assurent l'exécution et les autres s'en trouvent dispensés. Le mérite moral en revient uniquement à ceux qui la font.
Allah a dit:
Les croyants qui restent dans leurs foyers, sans y être contraints par la nécessité, ne seront pas traités comme ceux qui combattent, de leurs personnes et de leurs biens, pour la cause de Allah. 486
Quand les musulmans sont attaqués, la guerre devient une guerre défensive ; elle constitue un devoir d'obligation individuelle487 pour tous les fidèles, même s'ils ne sont pas personnellement attaqués. On la considérera comme un devoir de solidarité et d'entraide.
Allah a dit:
Mais s'ils vous demandent assistance en la religion, vous la devez, sauf contre un peuple qui serait votre allié.488
Le prophète a ordonné à tout musulman, même s'il n'appartient pas à une troupe régulière, de prêter aide et assis- tance à son frère. Tout musulman, qu'il soit riche ou pauvre, qu'il combatte à pied ou à cheval, devra donc combattre de sa personne et de ses biens, et dans les limites de ses moyens.
Lorsque les musulmans furent attaqués, l'année de la guerre de la tranchée , Allah ne permit à aucun d'eux d'abandonner le combat, bien qu'il permît que l'on renonçât à poursuivre l'ennemi. Il divisa alors les musulmans en deux catégories: les défaitistes et les résistants. Il flétrit les musulmans qui demandèrent au prophète d'arrêter les hostilités, sous prétexte que leurs maisons étaient exposées, alors qu'il n'en était rien et qu'eux-mêmes ne cherchaient qu'à fuir. La guerre, dans ce cas, est une lutte pour la religion, l'honneur et la vie ; nul n'a le droit de s'y soustraire. Quand elle est offensive, par contre, elle est laissée à notre libre décision et n'a d'autre but que de propager la religion, d'en assurer le triomphe oui de jeter l'épouvante dans les rangs de l'ennemi, comme ce fut le cas lors de l'expédition de Tabuk.
Telles sont les peines destinées aux minorités rebelles qui refusent par la force de se plier aux lois de l'islam. Quant aux autres minorités qui habitent sur le territoire de l'Islam, niais n'offrent point de résistance armée, on devra aussi les contraindre a observer les cinq devoirs fondamentaux de lislam et les autres obligations que la loi impose, comme celle de rendre les dépôts et de respecter la parole donnée dans les relations sociales etc.
Quand un croyant néglige de faire ses prières, on lui donnera l'ordre de les faire et, s'il persiste dans sa négligence, on lui appliquera la peine de flagellation jusqu'à ce qu'il consente à les faire ; tous les jurisconsultes sont d'accord sur ce point. Beaucoup vont même jusqu'à soutenir qu'au homme qui néglige de faire ses prières est passible de la peine de mort: ou doit lui demander de faire acte de contrition et, en cas de refus, oi-i le fera mettre à mort. Doit-on considérer qu'il est mis à mort comme infidèle489 , apostat490 ou grand pécheur 491 ? Deux doctrines sont, comme l'on sait, soutenues dans l'école hanbalite. Les Anciens492 le considèrent comme un infidèle. Mais, quand un homme ne se contente pas de négliger ses prières, tout en eu reconnaissant le caractère obligatoire, et nie le principe même de cette obligation, tous les jurisconsultes, sans exception, le considèrent comme infidèle.
Les tuteurs sont tenus d'obliger leurs pupilles à faire leur prière à partir de l'âge de sept ans, et de les frapper, s'ils la négligent, à partir de l'âge de dix ans. Le prophète a dit:
-Ordonnez-leur la prière à sept ans. Frappez-les, quand ils ne la font pas, à dix ans ; à partir de cet âge, ne les mettez pas ensemble dans les mêmes lits.
Il en est de même quand il s'agit de contraindre les fidèles à s'acquitter des devoirs de purification légale et de tous les autres devoirs indispensables à la validité de leurs prières. Il convient enfin que les musulmansfréquentent assidûment leurs mosquées, et que les imam fassent leurs prières comme le prophète faisait les siennes.
-Priez comme vous me voyez prier , a dit le prophète ; cette tradition se trouve dans le Sahih de Bukhari.
Le prophète pria une fois sur le sommet de sa chaire:
-Je fais cela, dit-il, pour que vous m'imitiez et que vous appreniez à prier comme je prie moi-même.
L'imam doit donc s'efforcer d'obtenir des fidèles qu'ils s'acquittent très exactement des devoirs qui leur incombent. Les réductions de prières qui sont tolérées pour un croyant qui prie isolément, ne sont pas permises.
(ibn Taimiya, Traité de droit 82).
Tout infidèle qui combat les musulmans, de quelque façon que ce soit, est un ennemi dAllah. Tout musulmans qui combat les infidèles par lépée ou par la lance, à coup de flèches, de pierres ou de bâton, est un soldat dAllah.
Le droit du jihad.
(Epître IV du Manuel dal Qaïda).493
Le jihad : une introduction indispensable.
Il s'agit ici d'un ensemble de citations empruntées aux grandes autorités de l'Islam qui suffisent, à notre avis, à éclairer l'aspect juridique de cette question [le Jihad], en particulier concernant l'obligation d'agir de la part du pouvoir musulman à l'égard des ennemis d'Allah parmi les infidèles ou autres. Elles éclairent également les mérites du Jihad. Car nous autres, apprenons les règles de notre religion de la part des gens de savoir loyaux et bien connus parmi les anciens et les modernes; nous ne l'apprenons pas des hommes politiques ni des nationalistes ni des libertaires parmi les intellectuels. Quiconque veut suivre les Traditions doit se référer aux défunts, car les vivants ne sont pas à l'abri des aléas de leur temps...
Ainsi Ibn Hajar 1 dit dans son Fath al-Bârî: « Le Jihad avec un i au début du mot est un dérivé du verbe Jahada; on dit: Jahadtu Jihâdan pour signifier la fatigue. Mais du point de vue juridique, le mot Jihad signifie: l'effort fourni dans la lutte contre les infidèles. »
Citons un autre extrait de l'ouvrage écrit par l'Imam Ibn Taymiyya intitulé: La Politique légale pour la réforrne du pouvoir et du peuple; il dit ceci: « Le Jihad contre les infidèles est le combat final. Les punitions prévues par la Loi islamique pour quiconque désobéit à Allah et à son Messager sont de deux sortes: la première est la punition de celui que l'on peut corriger, que ce soit un individu ou un groupe, comme expliqué précédemment. La seconde est la punition d'un groupe inaccessible, comme celui qu'on ne peut vaincre que par un combat final, et c'est cela le Jihad des infidèles parmi les ennemis d'Allah et de son Messager. Quiconque reçoit l'appel du Messager d'Allah pour entrer en Islam mais ne s'y conforme pas doit être combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul ( La Génisse », 193) .
Lorsque Allah a envoyé son Prophète et l'a chargé d'appeler les anciens à Sa religion, Il ne lui a pas permis au début [à La Mecque] de tuer qui que ce soit nî de se battre pour cela. Mais lorsqu'il s'exila à Médine, le Prophète reçut la permission de le faire, ainsi que tous les musulmans; cela est clair dans la parole d'Allah: « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués de se défendre, parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes capable de les secourir. Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: Allah est notre Seigneur. Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent Sa Religion. Allah est assurément Fort et Puissant. Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière, acquittent l'aumône légale, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant l'issue finale de toute chose appartient à Allah» [« Le Pèlerinage », 39-41].
Ensuite, Allah a ordonné aux musulmans de se battre en disant: « Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas » [« La Génisse », 216].
Il a insisté sur cette obligation en mettant le Jihad au centre de la plupart des sourates de Médine. Il a dénigré ceux qui délaissent le Jihad et les a qualifiés d'hypocrites au cur malade. Allah le Très-Haut dit: « Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que vous possédez, le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous sont agréables vous sont plus chers qu'Allah, Son Messager et la lutte dans le sentier d'Allah, alors attendez qu'Allah fasse venir Son ordre. Et Allah ne guide pas les gens pervers » [« Le Repentir », 24].
Allah le Très-Haut a dit aussi: « Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Messager, qui par la suite ne doutent point, et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le sentier d'Allah. Ceux-là sont les véridiques » [« Les Appartements », 15].
Allah le Très-Haut dit aussi. « Quand on fait descendre une sourate explicite et qu'on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cur te regarder du regard de celui qui s'évanouit devant la mort. Seraient bien préférables pour eux une obéissance et une parole convenable. Puis, quand l'affaire est décidée, il serait mieux pour eux, certes, de se montrer sincères vis-à-vis d'Allah. Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté ? » [« Mohammed », 20-22].
Les exemples de ce type de versets sont nombreux dans le Coran. Il en est de même des versets où le Jihad et ses pratiquants sont vénérés. Ainsi, dans la sourate As-Saff [« Le Rang »], Allah dit: « Ô vous qui avez cru! Vous indiquerai-je un commerce qui vous sauvera d'un châtiment douloureux? Vous croyez en Allah et en Son Messager et vous combattez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d'Allah, et cela vous est bien meilleur, si vous saviez! Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et dans des demeures agréables dans les jardins d'Éden. Voilà l'énorme succès. Il vous accordera d'autres choses encore que vous aimez bien: un secours venant d'Allah et une victoire prochaine. Annonce la bonne nouvelle aux croyants (« Le Rang », 10-13).
Allah le Très-Haut a dit aussi: « Ferez-vous de la charge de donner à boire aux pèlerins et dentretenir la mosquée sacrée des devoirs comparables au mérite de celui qui croit en Allah et au jugement dernier et lutte dans le sentier d'Allah ? Ils ne sont pas égaux auprès d'Allah et Allah ne guide pas les gens injustes. Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont lutté par leurs biens et leurs personnes dans le sentier d'Allah ont les plus hauts rangs auprès d'Allah. Et ce sont eux les victorieux . Leur Seigneur leur annonce de Sa part miséricorde et agrément, et des jardins où il y aura pour eux un délice permanent, où ils demeureront éternellement. Certes il y a auprès d'Allah une énorme récompense » [« Le Repentir », 19-22].
Allah le Très-Haut a dit aussi: « Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d'Allah, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. Telle est la grâce d'Allah. Il la donne à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient » [« La Table servie », 54].
Allah le Très-Haut a dit aussi: « Car ils n'éprouveront ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d'Allah, ils ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des infidèles, et n'obtiendront aucun avantage sur un ennemi, sans qu'il ne leur soit écrit pour cela une bonne action. En vérité, Allah ne laisse pas perdre la récompense des bienfaiteurs » [« Le Repentir », 120].
Allah a ainsi décrit ce qu'il fait de leurs actions, ce qu'ils doivent faire et ne pas faire, ainsi que l'obligation du Jihad.
Les mentions des mérites du Jihad dans le Coran et les Dits du Prophète sont innombrables. Le Jihad est la meilleure des actions volontaires que peut accomplir le musulman. Il est un consensus parmi les savants qu'il est meilleur que le pèlerinage et la visite des Lieux saints de l'Islam et qu'il est au même plan que la prière et le jeûne. Cela est indiqué clairement dans le Coran et les Traditions au point que le Prophète a dit: « Le fondement de toute chose est l'Islam, sa colonne vertébrale est la prière et son fer de lance est le Jihad. »
Il dit aussi: « Il y a cent degrés au paradis et chaque degré est séparé de l'autre par une distance égale à celle qui existe entre le ciel et la terre, qu'Allah a prévu pour les Moudjahidines dans son sentier » (Hadîth consensuel). Le traditionniste Bukhârî rapporte également que le Prophète a dit: « Quiconque se bat dans le sentier d'Allah sera sauvé de l'Enfer. »
Le traditionniste Muslim rapporte aussi que le Prophète a dit: « Le fait de demeurer un jour et une nuit dans le combat est meilleur que le fait de jeûner et d'accomplir les prières pendant un mois. Quiconque meurt en se battant sera récompensé comme s'il avait travaillé et gagné son pain et, sera épargné de l'Enfer. »
Proclamation de la Guerre Sainte (Djihad) à Constantinople le 14 (23) novembre 1914.494
Lorsque l'empire Ottoman déclare la guerre aux puissances de l'Entente, il le fait selon une forme traditionnelle et purement religieuse, et d'une façon tout à fait anachronique et peu perçue de nos jours.
Mais l'Empire est à ce moment profondément travaillé par l'extrémisme religieux, sous l'égide du "sultan rouge" Abdulhamid II, qui depuis longtemps oppresse les minorités de l'empire. L'appel aux textes religieux, à Muhammad et à la guerre sainte sont les seuls moyens de mobiliser les énergies. La participation de la Turquie ottomane au conflit mondial est donc de nature religieuse à l'origine, un jihad, et un jihad qui inclut, on l'oublie aussi, le génocide arménien, qui est aussi de nature religieuse.
L'Europe Centrale n'a pu échapper aux calamités déchaînées dans le Proche-Orient et l'Extrême-Orient par le gouvernement moscovite qui, s'efforçant d'anéantir les bienfaits de l'indépendance céleste, présent pour les nations et les peuples, n'a d'autre but que d'asservir l'humanité et qui depuis des siècles, s'est montré l'ennemi le plus cruel et acharné de la félicité humaine, entraînant cette fois dans la guerre générale les gouvernements anglais et français dont l'orgueil national a, pour suprêmes délices, l'asservissement de milliers de musulmans et qui, tout en nourrissant l'ignoble aspiration d'assouvir leur convoitise en ravissant la liberté aux populations soumises à leur tyrannique et illégitime domination, n'ont jamais cessé de manifester la haine invétérée qui les pousse à ébranler et affaiblir le plus possible le Khalifat parce que ce haut pouvoir constitue le soutien du monde musulman et la force de l'Islam.
"Le gouvernement oppresseur qui porte le nom dEntente a, non seulement au cours des siècles derniers, ravi aux peuples musulmans des Indes, de l'Asie Centrale et de la plupart des contrées africaines leur indépendance politique, leur gouvernement et même leur liberté mais depuis plus d'un demi-siècle, grâce au mutuel appui des trois puissances qui le composent, il nous a fait perdre les plus précieuses parties de l'Empire Ottoman. Enfin, à une époque plus récente, hier pour ainsi dire, durant la guerre balkanique qu'il a provoquée, en encourageant et en protégeant nos voisins, il a été la cause morale et matérielle de l'anéantissement de centaines de milliers de musulmans innocents, du viol de milliers de vierges musulmanes et de la profanation fanatique des choses sacrées de l'Islam et il vient encore de susciter des complications de nature à transformer le monde en un immense champ de bataille, s'efforçant de répandre au coeur même du peuple de Mahomet, les plus ardentes étincelles de ce brasier de guerre et de massacrer et d'étouffer, ce qu'à Dieu ne plaise, les lumières de la foi divine.
"Il est évident que ceux qui persécutent la religion musulmane (oeuvre due à l'inspiration même du Créateur, dont l'homme est incapable de comprendre la toute puissance et la force du châtiment, pour le bonheur de l'humanité dans cette vie et dans l'autre) seront, tôt ou tard, les victimes du courroux céleste qui les écrasera moralement et matériellement. Aussi, le Serviteur des deux Villes Saintes, Khalife des Musulmans et Commandeur des Croyants, a-t-il considéré comme le plus grand des devoirs du Kalifat mahométan d'appeler à la Guerre Sainte musulmane les peuples musulmans, conformément aux dispositions des fetvas sacrés, afin de recourir à toutes les mesures et à toutes les vaillances de la foi pour préserver des atteintes immondes, avec l'aide divine, le tombeau du Prohète, prunelle des yeux des vrais croyants, Jérusalem, Nedjef, Kerbela, le siège du Khalifat, enfin toutes les localités musulmanes où se trouvent des lieux prophétiques ainsi que des sépultures de saints et de martyrs et de supplier le Dieu Tout Puissant d'accorder son concours vengeur pour l'anéantissement des ennemis de l'Islam.
"Le Khalifat a appelé sous les armes, sans exception, tous les sujets de vingt à quarante cinq ans vivant sous son sceptre et tout en concentrant aujourd'hui graduellement sur les champs de la Guerre Sainte, l'armée et la flotte impériales ainsi que les Ulémas, les professeurs en théologie et les instituteurs qui, jusqu'à ce jour, avaient consacré leur vie à la diffusion de l'instruction, les étudiants en théologie et en science, espoirs de la religion et de la nation, la plupart des fonctionnaires et les enfants de la patrie, soutiens de familles miséreuses et de vieux parents, il a donné à tous les croyants l'ordre de prendre part à la Guerre Sainte et d'y apporter le concours de leurs personnes et de leurs biens.
"Par conséquent, conformément à la teneur des fetvas sacrés, tous les musulmans habitant dans les pays exposés aux persécutions des dits Etats oppresseurs, comme en Crimée, à Kazan, au Turkestan, à Boukhara, à Khiva ou aux Indes, ou résidant en Chine, en Afghanistan, en Perse, en Afrique et dans les autres contrées doivent, de concert avec les ottomans, considérer comme le plus impérieux des devoirs religieux de participer à la Guerre Sainte en corps et en biens et, en méditant les versets sacrés du Coran, de se soustraire ainsi aux supplices qui pourraient les frapper dans ce monde et dans l'autre, pour mériter au contraire, la félicité éternelle. Bien plus, considérant que nos ennemis, en appelant sous les armes, les musulmans soumis à leur domination, en les envoyant contre le Khalife ou ses alliés et en les faisant tuer dans les zones les plus meurtrières des champs de bataille de l'est et de l'ouest, ou, en d'autres termes, en commettant la vilènie mille fois plus satanique de faire exécuter leurs crimes contre le religion de l'Islam par la main même de vrais Croyants, ourdissant ainsi la plus atroce des calamités qui puissent atteindre des coeurs musulmans, le monde mahométan ne doit reculer devant aucun sacrifice pour mettre le plus tôt possible un terme à cet affreux fléau et, pour cela, confiant en Dieu, supporter les plus dures contraintes. Les musulmans qui s'empresseront de participer à la Guerre Sainte au nom de de leur divine religion pourront compter sur l'assistance de Dieu et le peuple élu qui sacrifiera sa vie et ses biens pour le relèvement de la gloire du Chériat musulman jouira de l'aide spirituelle du Prophète.
O PEUPLE DE MOHAMMED !
Puisque, conformément au verset du Coran, il s'est formé un peuple vertueux, digne de servir d'exemple au monde, doué qu'il est de tous les mérites et de toutes qualités que doit posséder le genre humain, tous ceux qui professent cette divine religion ayant pour base l'unité et l'union, pour caractéristique la science et le travail et pour objectif le droit et le bonheur de l'homme, doivent, quels que soit la race, le pays et le gouvernement auxquels ils appartiennent se grouper sous l'étendard de Mohammed, le coeur tourné vers Dieu et la face vers la Kaaba, vivre en une grande nation confessionnelle n'ayant d'autre Maitre que Dieu parce qu'elle porte au front le signe sublime de la majesté éternelle et se montrer capables de résister aux oppresseurs et aux perturbateurs qui veulent porter atteinte à leur grandeur.
O MUSULMANS FIDÈLES SERVITEURS DE DIEU !
"Ceux qui prendront part à la Guerre Sainte pour le bonheur et le salut des Croyants et en reviendront vivants, jouiront du bonheur ; quant à ceux qui y trouveront la mort, ils auront droit au titre de martyrs. Conformément à la promesse divine, ceux qui se sacrifient pour la cause du droit auront la gloire et le bonheur ici-bas, le paradis là-haut.
"O Musulmans, épris de gloire et de félicité, prêts à sacrifier votre vie et vos biens et à braver tous les périls et toutes les luttes pour la défense du droit, groupez vous, solidaires et unis autour du Trône impérial, conformément à l'ordre du Très-Haut qui nous a promis le bonheur dans ce monde et dans l'autre, pressez d'une étreinte commune le socle du Khalifat et sachez qu'en ce jour où notre Etat se trouve en guerre avec la Russie, la France, l'Angleterre et leurs alliés, ennemis mortels de l'Islamisme, le Commandeur des Croyants, Khalife des Musulmans, vous appelle à la Guerre Sainte.
"Combattants musulmans ! Avec l'aide de Dieu et l'assistance spirituelle du Prophète, vous vaincrez et écraserez les ennemis de la religion et vous remplirez d'une joie éternelle les coeurs musulmans suivant la promesse divine.
Signé : ..... Haïri, Cheikh ul Islam
Zia ed Din, ancien Cheikh ul Islam
Moussa Kiazim, ancien Cheikh ul Islam
Essad, ancien Cheikh ul Islam
Ali Haïdar, Fetva Emini
Eumer Houloussi etc...les neuf Casaskiers
Ibrahim Evlia, Conseiller du Cheikh ul Islamat
Hussaëin Kiamil, Président du Conseil des Etudes Théologiques
Douze Ulemas Supérieurs
Lappel au jihad dun islamiste contemporain.
(Oussama Ben Laden, Déclaration du Front Islamique Mondial pour le jihad contre les jyuifs et les croisés).495
En conséquence, et conformément à l'ordre d'Allah, nous rendons à tous les musulmans le jugement suivant.
Tuer les Américains et leurs alliés, qu'ils soient civils ou militaires, est un devoir qui s'impose à tout musulman qui le pourra, dans tout pays où il se trouvera, et ce jusqu'à ce que soient libérées de leur emprise la mosquée al-Aqsa496 comme la grande mosquée de La Mecque, et jusqu'à ce que leurs armées sortent de tout territoire musulman, les mains paralysées, les ailes brisées, incapables de menacer un seul musulman, conformément à son ordre, qu'il soit loué Combattez les polythéistes totalement, comme ils vous combattent totalement, et sachez que Allah est avec ceux qui le craignent497 .
ainsi qu'à sa parole
Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition498 et que le culte d'Allah soit rétablis499,
ainsi qu'à sa parole
Pourquoi ne combattez-vous pas dans le chemin d'Allah, alors que les plus faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants disent : Notre Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes. Donne-nous un protecteur choisi par toi ; donne-nous un défenseur choisi par toi !500
Nous appelons, si Allah le permet, tout musulman croyant en Allah et souhaitant être récompensé par Lui à obtempérer à l'ordre d'Allah de tuer les Américains et de piller leurs biens501 en tout lieu qu'il les trouve, et à tout moment qu'il pourra. Nous appelons les oulémas musulmans, leurs chefs, leurs jeunes gens et leurs soldats à attaquer les soldats de Satan américains ainsi que leurs alliés, suppôts de Satan, et à les disperser ; alors peut-être se souviendront-ils. Allah a dit :
Sachez qu'en vérité, Allah se place entre l'homme et son cur, et que vous serez tous rassemblés devant lui.502
Théorisation du jihad par un islamiste contemporain.
(Abdallah Azzam, Rejoins la caravane).503
1. Lorsque l'ennemi pénètre dans les territoires musulmans, le jihad devient une obligation individuelle selon tous les juristes, exégètes et savants en hadiths.
2. Lorsque le jihad devient une obligation individuelle, il n'y a pas de différence entre lui et la prière et le jeûne selon les trois imams504 . Toutefois, les hanbalites accordent la priorité à la prière.
On peut lire dans La Provende du voyageur sur les chemins menant à la voie de l'imam Malik: « Le jihad sur la voie d'Allah afin de faire prévaloir sa parole chaque année est une obli- gation collective, de sorte que si certains l'accomplissent, l'obligation n'incombe plus aux autres. Cela devient une obligation individuelle, comme la prière et le jeûne, si l'imam le déclare ainsi, ou bien si une région est soumise à une attaque de l'ennemi. »
Il est dit dans La Confluence des fleuves, de l'école hanafite : « Si l'obligation collective est remplie par tous les hommes, alors cela devient une obligation individuelle comme la prière. » Il est dit dans le Commentaire du hanafite Ibn Abidin (238-2) : « Lorsque l'ennemi attaque une des frontières musulmanes, c'est une obligation individuelle, comme la prière et le jeûne, que nul ne peut délaisser. »
3. Le jihad étant une obligation individuelle, aucune autorisation des parents n'est necessaire, de la même manière qu'elle n'est pas nécessaire pour exécuter la prière de l'aurore ou jeûner durant le mois de ramadan.
4. Il n'y a pas de différence entre celui qui abandonne le jihad et celui qui rompt le jeûne du mois de ramadan sans excuse.
5. Faire un don d'argent ne dispense personne d'accomplir le jihad au risque de sa propre vie, quelle que soit la somme donnée. Le devoir du jihad demeure, de la même manière qu'il n'est pas permis de payer un pauvre afin qu'il jeûne ou prie à votre place.
6. Le jihad est un devoir qui incombe durant toute la vie, comme la prière et le jeûne. De même qu'il n'est pas permis de jeûner une année et de rompre le jeune une autre annee, ou bien de prier un jour et de ne pas prier un autre, on ne peut accomplir le jihad pendant un an et cesser pendant plusieurs années, si l'on est à même de continuer.
7. Le jihad, au risque de sa vie et avec son argent, est une obligation individuelle en tout lieu que les infidèles ont conquis, et cela jusqu'à ce que soit libérée toute parcelle de terre qui fut musulmane.
8. Le mot jihad signifie uniquement le combat armé, comme l'a dit Ibn Rushd505, ce sur quoi s'accordent les quatre imams.
9. Le sens de l'expression « sur la voie d'Allah » est le jihad, comme l'a écrit Ibn Hajar"' dans La Conquête (22-6)506.
10. La phrase : « Nous sommes retournés du petit jihad (la bataille) au grand jihad (celui de l'âme)507 », que certains citent comme un hadith, n'est qu'un hadith faux et forgé, sans fonde- ment. Ce n'est qu'une parole d'Ibrahim Ibn abu Abla, l'un des successeurs508 qui contredit les textes comme la réalité.
11. Le jihad est le sommet de l'islam, et l'on y accède par étapes l'exil, puis la préparation, puis la garde des frontières puis le combat. L'exil est indispensable pour le jihad, car il est dit dans le hadith authentique rapporté par l'imam Ahmad d'après Junadah" (et c'est là un hadith qui remonte au Prophète509 ) que « L'exil ne cessera pas tant qu'il y aura jihad » L'Ensemble des hadiths authentiques510 (1987).
Quant à la garde des frontières (de l'islam) afin de défendre les musulmans, c'est un des impératifs du combat, car les batailles ne peuvent être menées tous les jours. Un homme peut monter la garde pendant longtemps et ne participer qu'à une ou deux batailles durant sa vie.
12. Aujourd'hui, le jihad, au risque de sa propre vie et de son argent, est une obligation individuelle pour tout musulman, et toute la communauté musulmane demeurera dans le péché tant que le dernier empan de territoire musulman n'est pas libéré des infidèles ; personne ne peut être absout de ce péché sinon les mujahidin.
13. Le jihad au temps du messager d'Allah (que Allah lui accorde Son salut et Sa bénédiction !) était de différentes sortes.
La bataille de Badr fut déléguée recommandée, tandis que les batailles du fossé et de Tabuk furent des obligations individuelles pour chaque musulman, l'entière communauté fut mobilisée. Dans le cas du fossé, c'est parce que les infidèles avaient envahi Médine, la terre de l'islam. Quant à la bataille de Khaybar, ce fut une obligation collective, et le messager d'Allah (que Allah lui accorde Son salut et Sa bénédiction!) ne permit d'y participer qu'à ceux qui avaient été présents à al-Hudaybiyya.
14. Le jihad à l'époque des compagnons et des successeurs fut surtout une obligation collective, parce qu'il y avait eu de nouvelles conquêtes.
15. Aujourd'hui, le jihad au risque de la vie est une obligation individuelle.
16. Allah n'a permis à personne d'abandonner le jihad sinon les malades, les infirmes et les aveugles, ainsi que les impubères et les femmes qui ne peuvent connaîtrent l'exil et le jihad, sans les personnes âgées. Même les malades dont la maladie n'est pas grave, comme les boiteux et les aveugles, peuvent se rendre dans les camps d'entraînement511 afin d'assister les mujahidin, leur apprendre le Coran, leur parler et les encourager, et ils doivent le faire; le mieux est qu'ils viennent, comme l'a fait Abdallah ibn Umm Maktum à Ohod et al-Qadissiyya.
Toute autre personne n'a aucune excuse devant Allah, qu'il s'agisse d'un employé, artisan, marchand ou homme d'affaires important. Ils ne peuvent refuser de participer au jihad en personne, ni se contenter de donner de l'argent.
17. Le jihad est un acte de dévotion collectif et toute collectivité doit avoir un commandant512 . Lobéissance au commandant est une nécessité du jihad, et on doit donc s'habituer à obéir continuellement au commandant. Vous devez écouter puis obéir, que cela vous soit difficile ou pas, dans les matières qui vous plaisent comme dans celles qui ne vous plaisent pas » (hadith rapporté par Muslim d'après Abu Hurayra).
Question-réponse sur le jihad sur un site internet islamiste.
Ta'lim ul jihad
Publié le 03 août 2003 à 02h10
Compilation de 50 questions et réponses sur le Jihad par le cheikh Muhammah Mas'ood Azhar. Traduit par al Futuhat pour al-Mourabitoune513
Dédicacé a ces deux jeunes qui aimaient le Prophète qui ont rempli leur obligation de foi, en dépit de leur jeune âge et qui ont prouvé leur maturité et leur courage en tuant sur le champ de bataille le pharaon de cette Oummah Abou Jahl.
Les deux jeunes mentionnés ci-dessus étaient les honorés et estimés Mou'adh et Mou'aouaz dont la Oummah musulmane peut-être fière.
Question 1 : Que signifie 'Jihad' ?
Réponse : C'est déclarer la guerre aux Koufar (mécréants) dans le seul but de soutenir le Dine (la religion) d'Allah et de protéger les musulmans opprimés, du mieux que l'on peut et avec l'engagement total de prendre part aux combats. Que cette guerre soit contre les Koufars que l'appel de l'Islam a atteint mais qui s'en sont détournés ou les koufars qui ont effectivement commis une agression contre les musulmans.
Question 2 : Quand l'ordre du Jihad a-t-il été révélé ?
Réponse : L'ordre du Jihad a été révélé dans la ville Sainte de Medinah al Tayyibah en l'an deux de l'Hégire.
Question 3 : Quelle est la première Ayat (verset) révélée au sujet du Jihad dans le Saint Qur'an ?
Réponse : La première Ayat révélée dans le Saint Qur'an à propos du Jihad est :
Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) parce que vraiment ils sont lésés ; Et Allah est certes capable de les secourir[Sourate al Hajj 22:39]
Question 4 : Quelle sorte de Jihad la Ghazwah est-elle?
Réponse : La Ghazwah est le Jihad auquel le Messager d'Allah a personnellement pris part.
Question 5 : Quelle sorte de Jihad le Saryah est-il?
Réponse : Le Saryah est le Jihad auquel le Messager d'Allah n'a pas pris personnellement part, mais il a envoyé un groupe de Sahabah, les compagnons honorés du Messager d'Allah en différentes missions.
Question 6 : Combien de Ghazawaat y a-t-il eu ?
Réponse : Le Messager d'Allah a participé à 27 Ghazawaat, donc il y eut au total 27 Ghazawaat. Certaines narrations indiquent qu'il y en a eu plus ou moins.
Question7 : Combien de Saryah y a-t-il eu à l'époque du Prophète (Salut et bénédictions d'Allah sur lui) ?
Réponse : A l'époque du Prophète il y a eu 56 Saraayah. Mais les narrations varient au sujet du nombre de ces Saraayah.
Question 8 : Quel est l'ordre d'Allah au sujet du Jihad ?
Réponse : Le Jihad est une des obligations fondamentales de l'islam et un des plus importants actes d'adoration.
Question 9 : Quelle est la Hikmah (sagesse divine) du Jihad ?
Réponse : Allah a révélé dans le Saint Coran que :
... Et si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent Sa religion. Allah est assurément fort et puissant[Sourate al Hajj 22:40]
Ce qui signifie que si les gens cruels et désobéissants n'ont pas affaire au Jihad alors le monde sera un endroit de troubles, de turbulences et de désordre et les koufars démoliront les lieux d'adoration et commenceront à éliminer les musulmans. Mais par l'intermédiaire du Jihad toutes ces atrocités et troubles sont arrêtés et le monde devient paisible, harmonieux et juste, et la religion et les volontés d'Allah Ta'ala règnent en maître.
Question 10 : Avant le Messager d'Allah est-ce que certains ou tous les Prophètes se sont engagés dans le Jihad ?
Réponse : Oui, avant le Messager d'Allah de nombreux Prophètes () ont été engagés dans le Jihad et aux cotés de ces Anbiya (paix sur eux) des gens pieux de leurs époques ont aussi participé pleinement aux activités du Jihad.
Question 11 : Quel est le Prophète qui dans son enfance a tué un roi tyran kafir ?
Réponse : Ce Prophète est Daoud . Dans son enfance il tua le roi tyran kafir Jalout.
Question 12 : Quel est le Prophète qui a invité sa communauté à participer au Jihad mais dont la communauté a refusé ?
Réponse : Ce Prophète est Moussa . Quand il prononça à sa communauté et à ses adeptes l'ordre d'Allah concernant le Jihad, leur désobéissante réponse fut : Toi et ton Dieu allez combattre (seuls), nous attendrons ici[Sourate al-Mâ'ida 5:24]
Question 13 : Quel est le Prophète dont la Niyyah (intention d'accomplir un acte d'adoration pour Allah seul) était que si Allah lui accordait 100 fils il en ferait des Moujahidine et des combattants pour la cause d'Allah ?
Réponse : Ce Prophète était Suleyman ().
Question 14 : Quelle est la Ayah du Coran dans laquelle le Jihad a été rendu Fardh (obligatoire) ?
Réponse : Cette Ayah est dans la Sourate al-Baqarah :
Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait alors que vous ne savez pas[Sourate al-Baqarah 2:216]
Question 15 : Quelle est la signification du Qital ?
Réponse : Qital signifie combattre les ennemis pour la Gloire du verbe d'Allah pour Son chemin et Son Dine.
Question 16 : Le Jihad est-il une Rahmah (bénédiction) ou un Fassad (mal) ?
Réponse : Le Jihad est la plus grande Rahma d'Allah pour toute l'humanité.
Question 17 : Comment le Jihad est-il une Rahma pour les musulmans ?
Réponse : Avec le Jihad les musulmans parviennent à la proximité et à l'amour d'Allah et ils reçoivent de grandes récompenses qu'Allah a promis à ceux qui font le Jihad. Avec le Jihad les musulmans obtiennent le Khalifah sur la terre et enfin avec le Jihad les bienheureux obtiennent la plus haute récompense du Shahadat (martyre pour la cause d'Allah Ta'ala).
Question 18 : Comment le Jihad est-il une Rahma pour les Kuffar ?
Réponse : Le Jihad est une Rahma pour les koufar parce que, au moyen du Jihad, ils sont parfois libérés des chaînes du Kufr et après avoir subi la défaite aux mains des musulmans ils abandonnent leur subordination aveugle et reconnaissent la majesté et la gloire d'Allah . Parfois, en vivant sous l'aile protectrice de l'Islam, l'affection et l'amour pour les musulmans entrent dans leurs coeurs et finalement ils entrent au sein de l'Islam. De cette façon, les Koufar échappent au système cruel du Koufr grâce au Jihad et ils deviennent des citoyens d'une entité islamique juste et harmonieuse.
Question 19 : Quelles sont les préparations nécessaires pour le Jihad ?
Réponse : Les préparations nécessaires avant le Jihad sont l'entraînement physique et l'organisation pour le Jihad qui sont vitaux. Dans le saint Coran Allah ordonne aux musulmans de se préparer pour le Jihad.
Question 20 : Que signifie se préparer pour le Jihad ?
Réponse : Se préparer pour le Jihad signifie fabriquer des armes, acquérir des aptitudes à l'utilisation des armes, s'entraîner physiquement, acquérir des connaissances en stratégie et tous les autres sujets liés à la façon de faire la guerre, d'organiser le transport du matériel, préparer les rations pour les Moujahidine, stocker l'armement au point de faire peur aux Koufar afin qu'ils ne conspirent pas contre les musulmans.
Question 21 : Gagnons-nous des Thawab (récompenses divines) quand nous nous préparons pour le Jihad ?
Réponse : Allah accorde une multitude de Thawab pour la préparation du Jihad, au point que si un cheval est dressé avec la Niyyah du Jihad alors chaque pas de ce cheval représente une récompense au propriétaire. Même son urine et ses crottins entraînerons des Thawab pour le propriétaire au Jour du Qiyamah (jour du Jugement). De même, chaque acte de préparation pour le Jihad entraîne d'énormes Thawab.
Question 22 : Quelle est l'importance de l'invitation au Jihad ?
Réponse : Allah a ordonné à son Prophète bien aimé Mouhammad de prendre part au Jihad personnellement et d'y inciter également les croyants. Comme le Jihad est une tâche dure et difficile, le Nafs et Shaytan empêchent les êtres humains de pratiquer cette action de grande vertu et donc l'invitation au Jihad doit être faite avec vigueur, et répandue très loin afin que les coeurs et les âmes de tous les musulmans vibrent avec le Jihad.
Question 23 : Quel est le terme utilisé pour ceux qui perdent la vie dans le Jihad ?
Réponse : Un musulman qui perd la vie dans le Jihad est appelé Shahid (martyr pour la cause d'Allah Ta'ala et seul Allah sait véritablement qui est shahid").
Question 24 : Quelle est la valeur et le mérite du Shahid ?
Réponse : Allah a dit dans le Saint Coran : Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le chemin d'Allah qu'ils sont morts. En fait, ils sont vivants... [Sourate al Baqarah 2:154]. Et dans un Hadith il est dit que « Allah accorde six In'aam (récompenses divines) aux Shahid.
1 - On lui accorde instantanément la Maghferah (pardon divin) et on lui montre sa demeure au Jennah (paradis).
2 - Il ne subit pas le 'Azaab ul Qabr (châtiment de la tombe).
3 - Il est protégé du Faza ul Akbar (les grands troubles du Youm ul Qiyamah, le Jour du Jugement).
4 - La couronne de l'honneur et de la majesté est placé sur sa tête, chaque Yaqout (rubis, saphir et topaze) de la couronne est meilleure (en signification et en valeur) que le monde et tout ce qu'il contient.
5 - Il est marié à 72 Houri.
6 - Son Shafa'ah (intercession auprès d'Allah ) sera acceptée pour 70 de ces proches ou de ses aimés.
(Le Hadith est rapporté par Ahmad)
Question 25 : Est-il permis de souhaiter la Shahadat (martyre dans la voie d'Allah) ?
Réponse : Chaque musulman doit désirer la Shahadat. Le Messager d 'Allah lui-même a désiré plusieurs fois la Shahadat pour la cause d'Allah .
Question 26 : Comment appelle-t-on les musulmans qui ont participé au Jihad mais qui n'ont pas obtenu la Shahadat ?
Réponse : En général, on les appelle Ghazi. Bien que quiconque participe au Jihad soit appelé Ghazi ce mot est communément utilisé pour ceux qui en sont revenus et qui n'ont pas atteint la Shahadat.
Question 27 : Comment appelle-t-on les biens et le matériel obtenus des Koufar pendant le Jihad ?
Réponse : Les possessions des Koufar obtenus dans le Jihad sont appelées Maal ul Ghanimah.
Question 28 : Quelles sorte de biens est Maal ul Ghanimah ?
Réponse : Maal ul Ghanimah est une propriété pure et propre. Allah a désigné ce Maal ul Ghanimah pour l'Envoyé d'Allah . Le Messager d'Allah utilisait Maal ul Ghanimah pour les musulmans dans le besoin pendant son séjour dans la ville sainte de Medinah al Tayyibah. Le Messager d'Allah (Paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit que le bien le plus pur est le Maal ul Ghanimah.
Question 29 : Quelle est la différence entre Maal ul Ghanimah et Maal ul Fa'y ?
Réponse : Si le bien est obtenu après un combat réel alors on l'appelle Maal ul Ghanimah. Maal ul Fa'y est ce qui est prit sans combat.
Question 30 : Comment les musulmans doivent-ils se battre sur le champ de bataille du Jihad ?
Réponse : Allah a ordonné : O vous aui croyez! Lorsque vous rencontrez une troupe ennemie, soyez fermes, et incoquez beaucoup Allah afin de réussir[Sourate al-'Anfâl 8:45].
Question 31 : Est-il Jaa'iz ou pas (permis ou non) de déserter le champ de bataille ?
Réponse : Tourner le dos au champ de bataille lors du Jihad est un grand péché. Dans le saint Coran il est dit :Quiconque ce jour là leur tourne le dos (déserte le champ de bataille), à moins que ce soit par tactique de combat ou pour rallier un autre groupe, celui-là encoure la colère d'Allah et son refuge sera l'enfer. Et quelle mauvaise destination[Sourate al-'Anfâl 8:16] Mais afin d'atteindre l'armée de l'Islam ou afin de contourner le stratagème de l'ennemi, mettre en scène une retraite du champ de bataille est Jaa'iz (permis) et ne constitue pas un péché.
Question 32 : Combien de Sahabis honorés et estimés ont-ils atteint la Shahadat à l'époque bénie du Rassoulallah (Salut et bénédictions d'Allah sur lui) ?
Réponse : Pendant l'époque de Rassoulallah un total de 259 Sahabis (qu'Allah soit satisfait d'eux tous) ont atteint la Shahadat.
Question 33 : Combien de Koufar ont-ils été tués à l'époque du Messager d'Allah ?
Réponse : A l'époque du Prophète , 759 koufar ont été tués.
Question 34 : Qu'est-ce que Ribaat ?
Réponse : La garde des frontières islamiques ou la garde des forces islamiques est appelé Ribaat.
Question 35 : Quelles sont les vertus du Ribaat ?
Réponse : Le ribaat est une action très vertueuse. Allah a ordonné le Ribaat dans le Saint Coran et le Prophète a parlé des vertus innombrables du Ribaat. "Le bienheureux Moujahid qui accomplit l'action de Ribaat récoltera le Thawab (récompense divine) de toutes les actions de tous ceux qui étaient derrière". "Les yeux qui étaient éveillés pendant le Ribaat, le feu du Jahannam (enfer) ne les touchera pas". "Un seul jour de Riabaat est meilleur que ce monde et tout ce qu'il contient".
Question 36 : Un des noms de l'envoyé d'Allah est Nabi us sayf. Qu'est-ce que cela signifie ?
Réponse : Nabyussayf signifie le Prophète de l'épée.
Question 37 : Pourquoi est-ce que Le Messager d'Allah est-il appelé Nabi us saif ?
Réponse : Le Messager d'Allah a dit qu'Allah l'a envoyé avec l'épée. Donc le Messager d'Allah a détruit les koufars désobéissants et défiants par l'épée et il en a résulté que le peuple a eu l'opportunité de se rapprocher de l'Islam et l'humanité a eu l'opportunité de trouver la paix et la tranquillité. Donc le nom du Messager d'Allah est le Prophète de l'épée. L'épée signifie le Jihad. Allah a accordé au Messager d'Allah le pouvoir du Jihad ainsi l'invitation à l'Islam n'est pas stoppée par la force.
Question 38 : Le Messager d'Allah dont la miséricorde enveloppe tous les mondes a dit : « Je suis le Nabi ul Malaahim. » Qu'est-ce que cela signifie ?
Réponse : Nabi ul Malaahim signifie le Prophète de la guerre. MALHAMAH signifie la guerre féroce. Comme à l'époque du Messager d'Allah le nombre de Jihad qui ont eu lieu n'ont jamais eu lieu avant et ces Jihad resteront dans la Oummah jusqu'au Jour du Jugement. Le Messager d'Allah a lui-même combattu lors de batailles féroces et à son époque il n'y avait pas plus brave que lui .
Question 39 : Quelle est la position et la hauteur du Jihad en comparaison avec les autres actes d'adoration fondamentaux ?
Réponse : Parmi tous les actes d'adoration, le Jihad est le plus vertueux. Parce que dans le Jihad les sacrifices ne concernent pas seulement les biens, mais la vie aussi, ce qui est unique au Jihad parmi tous les actes d'adoration. Donc le Jihad est appelé l'acte d'adoration le plus vertueux. Deuxièmement, parce que le Jihad fournit la protection dans laquelle on peut accomplir tous les autres actes d'adoration.
Question 40 : Quelle est la vertu de passer un jour ou une nuit dans le Jihad ?
Réponse : Il est cité dans un Hadith : « Passer un seul jour ou nuit dans le Jihad est meilleur que le monde entier et tous les biens et les richesses qu'il contient. » Expliquant le Hadith, les 'Oulama (personnes pieuses savantes en Shari'ah) ont écrit que si quelqu'un a donné tous ses biens et ses possessions et qu'il dépense tout cela dans l'obéissance d'Allah , alors même sa récompense n'égalisera pas celle d'un seul jour ou nuit dans le Jihad.
Question 41 : Quand le Jihad devient-il Faradh A'yne ?
Réponse : Quand les Koufar attaquent les musulmans, ou qu'ils capturent des femmes musulmanes et des enfants et qu'ils les emprisonnent, ou que les forces musulmanes affrontent les Kouffar face à face sur le champ de bataille, ou que le Khalif des musulmans appelle le peuple au Jihad. Dans toutes les situations mentionnées ci-dessus le Jihad devient Faradh A'yne.
Question 42 : Quelle est la signification du Faradh A'yne ?
Réponse : Faradh A'yne signifie que le Jihad devient obligatoire pour tous et chaque musulman. Si une personne remplit l'obligation du Jihad cela ne signifie pas que les autres en sont exemptés. Quand le Jihad devient Faradh A'yne alors la permission des parents du débiteur n'est pas requise et l'esclave ou l'employé n'a pas besoin de la permission de son maître ou de son patron.
Question 43 : Quel est le péché de ne pas aller au Jihad ?
Réponse : Le Messager d'Allah a dit : « Quiconque ne participe pas au Jihad et n'a pas d'ardeur et de pensée pour le Jihad dans son coeur une telle personne mourra avec une part d'hypocrisie ».
Dans un autre hadith il est dit que « quiconque ne participe pas au Jihad et n'aide pas un Moujahid, Allah lui enverra une calamité terrifiante bien avant le Jour du Jugement. »
Question 44 : Quelle est la Thawab (récompense divine) d'un musulman blessé lors du Jihad ?
Réponse : Etre blessé dans le Jihad entraîne d'énormes récompenses comme cela fut dit dans le Hadith : « Quand celui qui a été blessé dans le Jihad arrivera le Jour du Jugement, la couleur de son sang sera rouge vif mais l'odeur en sera celle du musc. »
Question 45 : Si quelqu'un meurt alors qu'il est en route pour le Jihad, sera-t-il récompensé ou non ?
Réponse : Tout musulman qui sort avec la Niyyah du Jihad puis meurt en chemin ou tombe de son cheval et meurt ; ou qui est mordu par une créature vénéneuse et meurt, dans chacun de ces cas le Jennah lui est promis.
Question 46 : Quelle est la Thawab pour ceux qui participent financièrement au Jihad ?
Réponse : Le Prophète Le Messager d'Allah a dit : « Quiconque fournit le matériel pour le Moujahid c'est comme si lui-même il avait fait le Jihad. » « Quiconque dépense 1 diram et reste derrière, prendra la récompense de 700 et quiconque participe au Jihad et dépense aussi un diram aura la récompense de 700000 et quiconque Allah veut aura une récompense supérieure à cela. »
Question 47 : Quel Jihad est-il le plus vertueux ?
Réponse : Dans un Hadith il est dit : « Le Jihad le plus vertueux est celui dont les quatre jambes de son cheval ont été coupées et que son propre sang a été versée. »
Question 48 : Quelle est la Thawab de tirer des flèches ou des balles contre l'ennemi ?
Réponse : Quiconque tire une flèche, que sa flèche atteigne sa cible ou non, l'archer aura la récompense égale à celle d'avoir libérer un esclave. Dans un Hadith il est dit : « Pour une simple flèche, Allah accordera le Paradis à trois personnes. Le premier sera celui qui a fabriqué la flèche avec la Niyyah de Thawab, le second sera celui qui a tiré la flèche, et le troisième sera celui qui a tendu la flèche à l'archer. »
Question 49 : Quelle est la Thawab de tuer un Kafir dans le Jihad ?
Réponse : Le Messager d'Allah a dit que : «le Kafir et celui qui l'a tué ne seront pas ensembles dans le Jahanam (enfer), » c'est à dire le Kafir sera éternellement au Jahanam mais celui qui l'a tué entrera au Jannah.
Question 50 : Quelle est la Nyyah correcte pour partir au Jihad ?
Réponse : En partant pour le Jihad la Niyyah doit être l'accomplissement de l'ordre d'Allah et l'élévation de son Dine. La Niyyah ne doit pas être d'être considéré comme un brave héros ni l'accumulation des biens matériels.
Le jihad raconté dans un manuel français pour enfants musulmans.
(La Voie du Petit Musulman tome 5, p. 46).514
Le musulman est un Combattant.
Le combat est une obligation pour tout musulman.
Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens pour donner le Paradis en échange. Ils combattent dans le chemin de Dieu: ils tuent et ils sont tués.
(Coran 9/111).
Le combattant semploie à défendre la Religion de Dieu; sil tombe martyr, il obtient le paradis.
Dieu nous ordonne de nous préparer au combat et de nous y tenir prêts en permanence.
Celui qui meurt sans avoir combattu pour la foi et sans y avoir songé, meurt avec des signes dhypocrisie en lui.
Des exemples de combattants héroïques Soumra ibn Djoundoub rapporte que le Prophète choisissait quelques musulmans de Médine pour les intégrer à larmée des combattants; un jour, je fus dabord sélectionné puis il préféra un autre à moi. Je lui dis alors:
-Tu las préféré à moi alors je le battrai dans un duel.
Un duel fut organisé et je lai effectivement battu.
Le Prophète mincorpora finalement à son armée.
La feuille de route des jihadistes contemporains.
(Epître III du Manuel dal Qaïda).515
Je clos cette épître par un appel à la Nation tout entière pour indiquer à chacun sa mission:
Les savants, les imams, les prédicateurs et les sermonnaires doivent remplir leur devoir en incitant au Jihad dans les mosquées et en participant à des opérations de Jihad sur le ter- rain... Ô Savants de la Nation, cela est votre mission et votre devoir!
Les groupes actifs pour le triomphe de la religion, qu'il s'agisse de dirigeants ou d'individus, doivent craindre Allah en laissant de côté l'esprit clanique et partisan, en unissant leurs forces et leurs efforts dans le même cadre général, afin de mener des opérations martyres contre les ennemis partout où ils le peuvent...
Les hommes et les femmes doivent se préparer au sacrifice. Les pères et les mères doivent, de bon cur, faire don à Allah du plus cher à leur cur, en espérant atteindre le salut...
Les spécialistes parmi les membres de la Nation doivent accomplir leur devoir jihadiste, chacun dans sa spécialité. Car les médecins ont une mission, de même que les ingénieurs et les experts, chacun a son rôle à jouer. Puissions-nous trouver parmi eux un homme qui vaut un bataillon!
Les élites et les personnages importants doivent aller sur le terrain, rallier la cause d'Allah et ne pas rester à l'écart de leur Nation... Car bon nombre de vos considérations ne tiennent pas compte de la parole d'Allah le Très-Haut quand il dit: « Lancez-vous au combat, légers ou chargés, et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier dAllah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez » [« Le Repentir », 4 1].
Les commerçants doivent soutenir cette guerre contre l'ennemi avec leurs biens et leurs enfants. Ils doivent équiper les jeunes qui sont dans le besoin. Et sachez que si les enfants des commerçants rejoignent nos rangs, leurs biens suivront...
Les étudiants doivent quitter sans tarder les cours des écoles et des universités pour rejoindre les champs du sacrifice... La Nation ne sait plus que faire des porteurs de diplômes, mais elle manque cruellement des porteurs d'armes... Il est grand temps de s'engager!
Les artisans doivent porter les armes. Ils doivent s'efforcer de mettre leur métier au service de la foi pour réaliser la victoire. Ils doivent notamment faire preuve d'imagination dans la fabrication et l'entretien des armes ou encore dans la réalisation habile de caches d'armes et d'hommes...
Les chefs des armées doivent secouer le joug de l'humiliation qui pèse sur eux, jeter les grades du déshonneur sur leurs épaules, s'affranchir de l'asservissement du régime et des systèmes, pour pouvoir libérer leur Nation de l'esclavage et de la servitude...
La Nation, toutes catégories confondues, doit porter les armes pour accomplir son devoir en défendant sa religion, ses Lieux saints, son honneur, ses richesses, ses terres, tout ce qu'elle possède...
Allah le Très-Haut dit: « Craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés » [« La Génisse », 28/1 ].
§ 492. Regards occidentaux sur le jihad.
Depuis 1300 ans, les Européens affrontent la doctrine musulmane, par armées et Etats interposés . La situation s'est encore aggravée avec la politique expansionniste de l'empire ottoman.
Les jugements sur Muhammad laissent paraître une forme d'admiration pour l'énergie du chef de guerre.
Le point de vue dun théologien protestant du XVIIème siècle.
(P. Bayle, Dictionnaire Historique et Critique, sv. Mahomet).516
La principale cause de ses progrès fut sans doute le parti qu'il prt de contraindre par les armes à se soumettre à sa Religion pour qui ne le faisaient pas volontairement.
Il ne faut point chercher ailleurs la cause de ses progrès ; nous l'avons ici toute entière. je ne nie point que les divisions de l'Église Grecque, où les Sectes s'étaient malheureusement multipliées, le mauvais état de l'Empire d'Orient, et la corruption des murs, n'aient été une favorable conjoncture pour les desseins de cet Imposteur ; mais enfin, comment résister à des Armées conquérantes qui exigent des signatures? Interrogez les Dragons de France 517, qui servirent à ce métier, l'an 1685518 : ils vous répondront qu'ils se font fort de faire signer l'Alcoran à toute la terre, pourvu qu'on leur donne le temps de faire valoir la Maxime, compelle intrare, « contrains-les d'entrer ». Il y a bien de l'apparence que si Mahomet eût prévu qu'il aurait de si bonnes troupes à sa dévotion, et si destinées à vaincre, il n'aurait pas pris tant de peine à forger des Révélations, et à se donner des airs dévots dans ses Écrits, et à rajuster ensemble plusieurs pièces détachées du judaïsme et du Christianisme. Sans s'embarrasser de tout ce tracas, il eût été assuré d'établir sa Religion partout où ses armes auraient pu être victorieuses, et si quelque chose était capable de me faire croire qu'il y a eu bien du Fanatisme dans son fait. Ce serait de voir une infinité de choses dans l'Alcoran qui ne peuvent sembler nécessaires, qu'en cas qu'on ne veuille point user de contrainte. Or il y a beaucoup de choses dans cet Ouvrage, qui ont été faites depuis les premiers succès des armes de Mahomet.
La violence de Muhammad vue par un philosophe français du XVIIIème siècle.
(J.L. Castillon, Essai sur les erreurs et les superstitions, chap. 20-26).519
Instruit par l'expérience, et peut-être excité par son inclination naturelle à la perfidie et à la cruauté, Mahomet crut qu'il ne lui serait pas possible de remplir les projets de son ambition, tant qu'il n'opposerait à ses persécuteurs que la constance et la modération. Sa doctrine était assez accréditée pour faire de rapides progrès, si désormais elle était annoncée par la force des armes, au défaut de la vérité. Mais l'Apôtre était perdu, son édifice élevé avec tant de peine, et très imparfait encore, ne pouvait manquer de s'écrouler, sil n'était soutenu que par le faible appui de l'imposture, des fables et des visions. Ces moyens n'avaient réussi jusqu'alors que sur les plus faibles, qui même à chaque instant étaient prêts à l'abandonner au plus léger revers. Il était donc essentiel pour lui de changer en armée invincible cette foule timide de prosélytes ignorants. Mais avant que d'en faire des Guerriers, il fallait les convaincre de l'intérêt que le ciel même prenait à celui qui les conduisait ; il fallait leur persuader que, chargés de la cause sacrée de la religion, ils marcheraient sous les drapeaux de l'Envoyé de Dieu ; il fallait éteindre dans leur cur tout sentiment d'humanité, de paix et de vertu, il fallait les animer de l'esprit de haine, de rage et de férocité. Ce n'était plus le temps de rendre compte des visites de l'Ange Gabriel, ces récits trop usés auraient cessé de paraître merveilleux. Ce n'était plus le temps de prouver la folle des anciennes superstitions, l'absurdité du culte des idoles, l'impuissance et la grossièreté des dieux reçus en Arabie, la supériorité de la nouvelle religion sur les erreurs du paganisme : ces discours fréquemment répétés n'auraient plus eu ni l'attrait ni la force de la nouveauté. Il fallait pour échauffer les curs, accabler les esprits sous le poids de quelque événement inattendu, surprenant, extraordinaire, et qui donnât du grand prophète la plus sublime idée. Si cet incroyable récit était reçu, s'il pouvait être crédité au point de devenir un des principaux articles dé la foi Musulmane, tout obstacle était franchi, toute difficulté surmontée, et il ne restait désormais qu'un pas à faire, qu'un crime de plus à commettre pour voler à la conquête et à l'empire de lOrient.Voilà, ce me semble, comment Mahomet raisonna, et voici par quel moyen, en subjuguant ses prosélytes, il terrassa ses ennemis.
Quel était le moyen le plus sûr que Mahomet pût mettre en usage pour achever d'asservir les Arabes ?
Le fanatisme. Non que l'Âme éclairée de Mahomet fut susceptible des excès d'un zèle trop outré, d'une conviction aveugle, des passions impétueuses qu'inspire aux têtes exaltées le zèle mal conçu de la religion : non que son cur ambitieux s'abandonnât désirs violents, aux transports effrénés, aux sentiments irrésistibles qu'excitent dans les hommes vulgaires des maximes mal entendues de culte et de dévotion : non que son imagination fût empreinte peut-être de toute l'atrocité quil inspirait à ses sectateurs ; mais parce qu'il lui importait de donner à ses prosélytes une valeur que la nature leur avait refusée ; parce qu'il lui importait de les rendre cruels, sanguinaires, féroces ; d'éteindre en eux tout sentiment d'humanité ; de les rendre inaccessibles à la pitié comme à la crainte, avides de carnage, altérés de sang et de crimes, insatiables de conquêtes, de meurtres, de dévastation. Eh, quel autre ressorrt plus puissant que le fanatisme pour opérer cet affreux changement? Quel serment plus actif pour mettre en action des principes cruels, des préceptes atroces, de noires superstitions? Ce nétait plus que par le fanatisme que Mahomet pouvait inspirer à disciples d'aller, l'Alcoran d'une main et le poignard de l'autre, pleins du Dieu destructeur qu'il leur avait représenté, sacrifier, assassiner leurs proches, massacrer leurs concitoyens, répandre la frayeur et l'illusion dans l'Orient. Préparés depuis quinze ans à la barbarie des ordres qu'on venait de leur dicter ; enflammés désirs homicides, impatients de signaler leur haine contre les ennemis du prophète et de ses dogmes ; il était temps de donner lactivité à l'ardeur qui les animait tous, de faire briller à leurs yeux la première étincelle de l'incendie, qui bientôt excité par le souffle brûlant de cette troupe d'enthousiastes embraserait la moitié de la terre ; il était temps de hâter par la terreur la soumision des peuples et la chute des Rois.
Muhammad chef de guerre, et le jugement dun théologien français du XIXème siècle.
(I.-L. Gondal, Mahomet et son oeuvre, p. 5-31).520
Injustement attaqués par les partisans du Prophète, transformés pour la circonstance en vulgaires bandits, les Koréïschites se défendirent les armes à la main. La guerre éclata entre Médine et La Mecque, une guerre acharnée, à laquelle prirent une part très active, d'un côté, Mahomet en personne à la tête de ses fidèles, de l'autre Abou-Sophian à la tête de ses alliés. Elle dura neuf ans, compta vingt-sept expéditions commandées par Mahomet, trente-huit dirigées par ses lieutenants, et se termina par la conquête de La Mecque, la soumission de la Péninsule, et la substitution de l'islamisme au culte des idoles.
Le prophète mena pendant tout ce temps la vie du chef arabe, vie d'aventures, de périls, de pillage et de sang, qui, dans les idées du pays, loin de déshonorer celui qui s'y adonne, le relève et l'ennoblit. Il eut au plus haut degré les qualités du métier, les mauvaises comme les bonnes ; la hardiesse, l'activité, la rapidité des coups, l'art de choisir le terrain, de préparer l'attaque, d'organiser la défense, d'inspirer à ses soldats le fanatisme du courage et le mépris de la mort, comme aussi, l'absence absolue de scrupules sur l'emploi des moyens propres à donner la victoire, la cruauté froide qui décrète les massacres, la noire perfidie qui approuve, prépare ou commande les assassinats, la convoitise insatiable qui rend ardent au pillage et âpre au partage du butin. Ses révélations elles-mêmes prennent, à cette époque, un caractère essentielle- ment belliqueux. Le ciel lui envoie, fort à propos, des proclamations militaires, Gabriel lui dicte ses bulletins de victoires. Est-il vainqueur, comme à la rencontre du puits de Bedr (624), comme dans lajournée des Nations ou du Fossé (627) ? le prophète l'avait bien prédit. Est-il, au contraire, ignominieusement battu, après avoir annoncé bruyamment la victoire, comme au mont Ohod (626) ? le prophète avait dit vrai et la victoire était certaine ; si efle s'est changée en défaite, il faut s'en prendre aux musulmans dont Allah a voulu, par cet insuccès, punir les hésitations et châtier la désobéissance.Voit-il enfin ses soldats hésiter au moment de livrer un combat décisif ? L'ange est là qui promet, au nom d'Allah, aux vainqueurs un riche butin, aux morts le Paradis de leurs vux. Par une audacieuse et sacrilège imposture, Mahomet fait ainsi d'Allah, le complice de ses forfaits, et de l'ange Gabriel, l'instigateur ou l'approbateur de tous ses desseins.
Lavis de Hitler sur le jihad musulman.
(Adolphe Hitler, 187ème propos tenu au Werwolf, laprès-midi du 27 Août 1942).521
Si Charles Martel navait pas vaincu à Poitiers : puisque le monde juif sest déjà emparé de nous que le Christianisme est bien quelque chose d'insignifiant - nous aurions bien mieux encore reçu le Mahométisme, cette doctrine de la récompense de lhéroïsme : le combattant seul a le septième ciel! Les Germains auraient avec cela522 conquis le monde, et ce nest que par le Christianisme que nous en avons été tenus éloignés.
La législation internationale sur les crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Le "Statut 11" de la Cour Pénale Internationale de la Haye, qui fournit un catalogue utile de toutes les actions entreprises sous l'autorité de Muhammad en Arabie:
1-le meurtre, à savoir l'homicide volontaire ;
2-l'extermination, à savoir l'homicide volontaire sur une grande échelle de membres de certains groupes, et notamment le fait de priver intentionnellement des individus de nourriture ou de médicaments pour entraîner la destruction d'une partie de la population ;
3-la réduction en esclavage, à savoir le fait d'exercer sur une personne un pouvoir lié au droit de propriété, notamment la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants ;
4-la déportation ou le transfert forcé de population, à savoir le fait d'expulser des personnes de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international. La déportation comprend le passage des frontières nationales et le déplacement forcé à l'intérieur des frontières d'un État;
5-l'emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
6-la torture, à savoir le fait d'infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, à une personne se trouvant sous la garde de l'accusé ou sous son contrôle ;
7-le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable. Le viol et les autres formes de violence sexuelle peuvent également constituer d'autres crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale, par exemple les actes de torture constituent un crime contre l'humanité ou un crime de guerre ;
8-la persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste, ou en fonction d'autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout crime relevant de la compétence de la Cour, à savoir le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international, pour des motifs liés à l'identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l'objet, et en corrélation avec un autre acte constituant un crime comme l'humanité, un crime de guerre ou un acte de génocide ;
9-la disparition forcée, à savoir l'arrestation, la détention ou l'enlèvement de personnes par un État ou une organisation politique ou avec l'autorisation, l'appui ou l'assentiment de cet État ou de cette organisation, qui refuse ensuite d'admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort réservé aux disparus dans l'intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée ;
10-le crime d'apartheid, à savoir des actes inhumains commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial et dans l'intention de maintenir ce régime ;
11-les autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale, à savoir des actes inhumains d'une gravité similaire à celle d'autres crimes contre l'humanité.
Un espoir: un débat actuel entre les idéologues du jihad.
(extrait d'un article de C. Hennion paru dans Le Monde du 8 mars 2008).
Un débat majeur agite al-Qaida et le monde très clandestin du djihad international. Deux des principaux idéologues du mouvement djihadiste, Ayman al-Zawahiri, principal lieutenant d'Oussama Ben Laden, et Sayed Imam al-Chérif, alias "Dr Fadl", son ancien mentor emprisonné en Egypte, débattent de la notion même de "guerre sainte", des attentats-suicides, des actions menées en terres musulmanes, en Afghanistan, en Irak et ailleurs.
La polémique a débuté en 2007 par un appel d'Imam al-Chérif à renoncer à toute lutte armée, jugée "improductive" et "en violation des lois du Coran", en terre d'islam comme en Occident. Ayman al-Zawahiri a apparemment estimé le message suffisamment perturbateur pour rédiger une réponse sous forme d'un livre de 358 pages, téléchargeable sur Internet. Son titre peut être traduit par "Acquittement" ou "Absolution".
Imam al-Chérif, dans son texte d'une centaine de pages, titré Révisions : document sur les activités du djihad dans le monde et publié en novembre et décembre 2007 dans les quotidiens égyptien Masri al-Yaoum et koweïtien al-Jerida, attaquait vivement les chefs d'al-Qaida. Oussama Ben Laden était qualifié de "traître" envers le mollah Omar, le chef suprême des talibans, et Ayman al-Zawahiri de "fourbe". Tous deux étaient jugés responsables de la "perte" de l'Afghanistan après le 11-Septembre. Cet appel à mettre fin au djihad tel qu'il est mené par le tandem Ben Laden-Zawahiri a été considéré comme un "événement" par la presse arabe.
La contre-attaque n'a pas tardé. Ayman al-Zawahiri estime que les Révisions, écrites du fond d'une geôle égyptienne, reflètent "la volonté des services secrets des pays arabes, mais aussi de la CIA, qui travaillent jour et nuit à humilier les moudjahidin et à tromper l'Oumma (communauté des musulmans)". Dénonçant une propagande orchestrée par les services de renseignement égyptiens, il souligne que les attaques d'al-Chérif "n'ont pas seulement été écrites sous la torture et la peur qui règnent dans les prisons, mais sous la direction et le financement des croisés et des juifs."
"Aujourd'hui, l'Oumma est agressée de toutes parts, écrit Zawahiri, en s'adressant directement à Imam al-Chérif. Tu sais, toi, qu'aucune armée ne la protège et que seuls les moudjahidin la défendent. Pensez-vous vraiment, toi et (ceux) qui t'approuvent, que Hosni Moubarak (le président égyptien) ou Abdallah Ben Abdel Aziz (le roi d'Arabie saoudite) défendront les droits de l'Oumma islamique ? (...) Les moudjahidin ne seront jamais influencés par cette mise en scène."
"Avant toi, combien de dirigeants du djihad se sont détournés, produisant des fatwas et des déclarations afin d'étrangler l'esprit du djihad ?" écrit Zawahiri. Et il ajoute : "Nous savons tous que ces révisionnistes sont tombés dans l'oubli, tandis que le djihad a persévéré, et l'islam triomphé. En raison de quoi, je déclare que si, un jour, je suis capturé, moi ou un frère du djihad, et que nous prononçons des discours en contradiction avec nos écrits actuels, ne les acceptez pas !"
Les "révisionnistes" du djihad n'avaient jamais suscité une réaction aussi forte du numéro deux d'al-Qaida, même si les querelles sont fréquentes. La guerre d'Irak a notamment mené à de vifs débats entre djihadistes, lorsqu'al-Qaida en Irak avait, sous le commandement d'Abou Moussab al-Zarqaoui, décrété la guerre aux chiites.
Dans son livre, Ayman al-Zawahiri conteste l'abandon des opérations "martyres" prôné par Imam al-Chérif, qui citait l'exemple des attentats en Egypte et du 11-Septembre aux Etats-Unis pour dénoncer la mort "de musulmans et d'innocents non musulmans". "Si tu prétends que ces opérations ne sont pas légales, alors il devrait en être de même pour les opérations menées en Palestine", répond Zawahiri, en notant que jamais al-Chérif n'a remis en cause les actions du Hamas et du Djihad islamique palestiniens. La notoriété de l'auteur et son influence au sein des milieux islamistes ont fait prendre au sérieux le revirement idéologique d'al-Chérif. "Dr Fadl" est le plus ancien compagnon d'armes de Zawahiri, "émir" avant lui à la tête du Djihad égyptien, groupe armé qui prônait la destruction du gouvernement "apostat" d'Egypte et dont les membres ont constitué les premières recrues d'al-Qaida en Afghanistan. Actif jusqu'en mars 2004, date de son arrestation au Yémen lors d'une opération conjointe des forces yéménites et américaines, il a ensuite été transféré en Egypte où il purge une peine de prison à perpétuité. Son "revirement" intervient à un moment délicat pour le mouvement djihadiste. L'armée américaine multiplie en effet les rapports affirmant qu'al-Qaida en Irak a été mise en échec à Bagdad et se trouve en difficulté dans plusieurs provinces du pays.
Ce revers, évoqué en filigrane par al-Chérif, est réfuté par Zawahiri : "Alors que les moudjahidin appellent l'Oumma à se soulever, à mener le djihad et les opérations martyres, les révisionnistes l'appellent à la soumission et à la capitulation. Les moudjahidin ont fait échouer la stratégie américaine, et pourtant, ce sont eux qui sont visés par ces Révisions." "L'Amérique sait le danger que représentent le mouvement djihadiste et al-Qaida pour son avenir et sa position dans le monde, conclut le compagnon d'Oussama Ben Laden. al-Qaida ne demande pas seulement le départ des croisés et des juifs des pays musulmans (...) (Nous demandons) aussi que le pétrole des pays islamiques soit vendu à son prix véritable. Le seul péché d'al-Qaida est d'être devenu l'obstacle sur le chemin des Américains."
1 Hadith de Omar.
2 LA IKRAHA FID DIN.
3 Traité moderne de théologie islamique, Paris 2003 (troisième édition), p. 329. Cet vieil auteur imbécile croit faire illusion avec ses propos tranchés.
4 SABIL.
5Muslim, Sahih 20/ 4645. Les hadiths sont nombreux et unanimes sur ce point.
6 B. Haneberg, Das Muslimische Kriegsrecht, Munich, 1870.; C. Huart, Le califat et la guerre sainte, Revue dHistoire des Religions 1915 ; O. Houdas, La guerre sainte islamique, Revue des Sciences Politiques 33, 1915 ; M. Bonnier, Le jihad, origine, interprétations, combats, Paris 2004 ; O. Rescher, Beiträge zur Dschihad Literatur, Stuttgart 192; W. Heffening, Das Islamische Fremdenrecht, Hanovre 1925 ; R. Paret, Die legendäre Maghazi Literatur. Arabische Dichttungen über muslimischen Kriegszüge zur Mohammeds Zeit, Tübingen 1930 ; M. Canart, La guerre sainte dans le monde islamique et dans le monde chrétien, R. A. 1936 ; M. Khadduri, Law of war and peace in islam, Londres, 1941 ; M. Hamidullah, The battlefields of the prophet, Woking 1953 ; M. Khadduri, War and Peace in the law of islam, Baltimore 1955 ; A. Noth, Heiliger Krieg und Heiliger Kampf in Islam und Christentum, Bonn 1966 ; R. Paret, Sure IX 122 und der Gihad, The World of Islam 1953.M.J. Kister, Land property and jihad, Journal of the economic and social history of the Orient 34, 1991 ; J. G. Ruelland, Histoire de la guerre sainte, Paris, 1993. D. Cook, "Muslim apocalyptic and jihad", Jerusalem Studies in Arabic and Islam 20, ? ; D. R. Hill, "The termination of hostilities in the early arab conquests", Londres 1971. D. Pipes, Slave Soldiers and Islam: The Genesis of a Military System. New Haven, 1981 ; J.M. Davis, Between Jihad and Salaam: Profiles in Islam. New York 1997; J.L. Esposito, Unholy War: Terror in the Name of Islam. Oxford, 2002 ;R. Firestone, Jihad: The Origin of Holy War in Islam. Oxford ; M. Huband, Warriors of the Prophet: The Struggle for Islam. Boulder, 1998 ; A.K. Bennison, Jihad and its Interpretation in Pre-Colonial Morocco: State-Society Relations during the French Conquest of Algeria. New York, 2002 ; R. Firestone, Encyclopaedia of the Qur'an, sv. fighting ; E. Landau-Tasseron, id., sv. jihad; W. R. W. Gardner, Jihad. Moslem World2 (1912); J.R. Willis,Jihad fisabil AllahIts Doctrinal Basis in Islam and Some Aspects of Its Evolution in Nineteenth-Century West Africa. BAH 3 (1967); A.A. Sachedina, "Justifications of Violence in Islamic Tradition." in J. Partout Burns, ed., War and Its Discontents: Pacifism and Quietism in the Abrahamic Traditions. Washington, D.C, 1996; Fred. Donner, "The Sources of Islamic Conceptions of War," in Just War and Jihad: Historical and Theoretical Perspectives on War and Peace in Western and Islamic Traditions, ed. John Kelsay and James Turner Johnson. Westport, 1991; M. J. Kister, "Land Property and Jihâd: A Discussion of Some Early Traditions," JESHO 34, 1991; M. Bonner, "Ja`â'il and Holy War in Early Islam," Der Islam 68, 1991; S. Abdullah. Schleifer, "Jihad and Traditional Islamic Consciousness." The Islamic Quarterly 27:3-4, 1983 ; Reuven Firestone, "Conceptions of Holy War in Biblical and Qur'anic Tradition," Journ. Rel. Ethics 24,1 , 1996; James Turner Johnson, , John Kelsay, ed. Cross, Crescent, and Sword: The Justification and Limitation of War in Western and Islamic Traditions. Contributions to the Study of Religions, 27. New York 1990; John Kelsay, James Turner Johnson, ed. Just War and Jihad: Historical and Theoretical Perspectives on War and Peace in Western and Islamic Traditions. Contributions to the Study of Religion, 28. New York 1991; George F. Nafziger, Mark W. Walton, Islam at War : a History, Westport, 2003; Thomas Patrick Murphy (ed.), The Holy War, Columbus, 1976; Khalid Yahya Blankinship, The End of the Jihad State. The Reign of Hisham Ibn Abd al-Malik and the Collapse of the Umayyads, Albany 1994; M. Bonner, Aristocratic Violence and Holy War. Studies in the Jihad and the Arab-Byzantine Frontier, New Haven 1996; J.T. Johnson, The Holy War Idea in Western and Islamic Traditions , Pennsylvania State University Press, 1997.
7 GHAZW ; T.M. Johnstone, Encyclopédie de l'Islam2 II, p. 1079-80; D.Cook, Understanding Jihad, Berkeley 2005; T. Ramadan (isl.), Jihad, violence, guerre et paix en Islam, Lyon 2002; Rudolph Peters, Islam and Colonialism: The Doctrine of Jihad in Modern History. La Haye 1979; id, Dar al-harb, Dar al-islam und der Kolonialismus, Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, supplément III, 1, 1977;Mustansir Mir, "Jihad in Islam," in The Jihad and Its Times, ed. Hadia Dajani-Shakeel, Ronald Messier. Ann Arbor: Center for Near Eastern and North African Studies, 1991;T.R. Coping-Symes, "Is Osama bin Laden's ''Fatwa Urging Jihad against Americans'' dated 23 February 1998 justified by Islamic Law?", International Law and Islamic Law , Aldershot 2008;B.Mabley, "L'Envers et l'endroit de l'interprétation islamiste du concept de jihad en droit islamique", African Journal of Legal Studies 1, 2005; S. Bar, Warrant for terror : fatwas of radical Islam and the duty of jihad , Lanham, 2006; Fred McGraw Donner, "The Sources of Islamic Conceptions of War," in: Just War and Jihad, Historical and Theoretical Perspectives on War and Peace in Western and Islamic Traditions, ed. John Kelsay, James Johnson New York, 1991; S. Abdullah. Schleifer, "Jihad and Traditional Islamic Consciousness." The Islamic Quarterly 27, 1983; Fred M. Donner, "Sources of Islamic Conceptions of War." In John Kelsey and James Turner Johnson, eds., Just War and Jihad: Historical and Theoretical Perspectives on War and Peace in Western and Islamic Traditions. New York, 1991; M. J. Akbar, The Shade of Swords: jihad and the conflict between Islam and Christianity . New York, 2002; Charles Allen, God's terrorists: The Wahhabi cult and the hidden roots of modern jihad, Cambridge, Mass. 2006; Joyce M. Davis, Between Jihad and Salaam : Profiles in Islam, Palgrave, 1997; J. K. Cooley, CIA et Jihad 1950-2002. Une extraordinaire alliance, Paris, 2002; Bernard Rougier, Le jihad au quotidien, Paris, 2004; Jean Flori, Guerre sainte, jihad, croisade. Violence et religion dans le christianisme et l'islam , Paris; Jürgen Elsässer, Comment le jihad est arrivé en Europe, Vevey, 2006; Ali Cheragh A Critical Exposition of the Popular Jihad , Calcutta, 1888; Tariq Ramadan (isl.), Jihad, violence, guerre et paix en islam, Lyon, 2002; C. Bellamy, Textbook Jihad in Egypt.FrontPageMagazine.com,June30, 2004. (lien:http://www.frontpagemag.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=14017); Suhas Majumdar, Jihad : the Islamic doctrine of permanent war, New Delhi 1994;Roger Arnaldez, La guerre sainte selon ibn Hazm de Cordoue, Paris 1987 ; Rudolph Peters, Jihad in Mediaeval and Modern Islam , Leyde1977; Andrew G. Bostom, The Legacy of Djihad , Londres 2005; Jean-Pierre Filiu, Les Frontières du jihad, Paris 2006; B. Barber, Djihad versus Macworld. Mondialisation et intégrisme contre la démocratie, Paris 2001; Mark Huband, Warriors of the Prophet: the struggle for Islam, Boulder, 1998; J. Kelsay , "War, peace and the imperatives of justice in Islamic perspective : what do the 11 September 2001 attacks tell us about Islam and the just war tradition?", in : Just war in comparative perspective , 2003; J.M.B. Porter, "Osama bin-Laden, Jihaad, and the sources of international terrorism", Indiana international & comparative law review , 13, 2003; G. Fealy, "Half a Century of Violent Jihad in Indonesia : a Historical and Ideological Comparison of Darul Islam and Jema'ah Islamiyah", in : Terrorism and Islam in Indonesia : Myths and Realities , Clayton 2005; B. Lewis, "License to Kill : Usama bin Ladin's Declaration of Jihad", in The New Terrorism : Threat and Response , New York : Council on Foreign Relations, 2002; K. Dalacoura, "Violence, September 11 and the Interpretation of Islam, International Law and Islamic Law , Aldershot 2008.
8 M.J. Kister, Land property and jihad, Journal of the economic and social history of the Orient 34, 1991.
9 Les participants à un raid de pillage sassocient dans le cadre dun BAYA, un engagement mutuel de type commercial ; le serment est dit MUBAYAA.
10 C. Zorgbibe, Limpérialisme, Paris, 1996.
11 F. M. Donner, Muhammads political consolidation in Arabia up to the conquest of Mecca, Muslim World 69, 1979.
12 Cf. partie suivante ; la SIRA est la conduite de vie en génral ; le pluriel SIYAR revêt une dimension guerrière. Le mot SIRA signifiant "Voie", il pourrait venir du latin "strata".
13 G. Lopez, G. Filizzola, Le viol, Paris, 1993.
14 Pour une description tranquille dun islamologue du XXème siècle, cf. M. Gaudefroy-Demonbynes, Mahomet, Paris 1957, p. 578: La guerre sainte. - La guerre sainte djihad est l'expansion de la communauté musulmane par les armes. Elle est un acte pieux puisqu'elle soumet de nouveaux fidèles à la loi de Dieu ou que, s'ils refusent conversion ou soumission primitivement, elle les supprime. Elle est- aussi un acte politique : elle assure la sécurité des musulmans et leur activité économique. Dans l'immédiat, en 622, elle assurait et améliorait la vie matérielle des Médinois et des Émigrés, sous la forme classique de la razzia: accomplie pour la face d'Allah, l'expédition de Nakhla, on l'a vu, a cessé d'être un acte de banditisme. Il faut soumettre ou exterminer les ennemis d'Allah,ceux qui se déclarent tels et ceux que l'on soupçonne de l'être. Les intérêts spirituels et matériels s'unissent pour encourager l'ardeur des croyants à combattre.
15 J. Servier, Le terrorisme, Paris, 1991 ; ces techniques se développent dans les attaques de caravanes, dans les sièges des forts juifs, les saccages de sanctuaires et dans la prise de la Mecque.
16 SAYF. Le sabre figure toujours sur le drapeau officiel de l'Arabie Saoudite, lié à la profession de foi, et le sabre d'Ali reste un des emblèmes du shiisme.
17 Cf. Ali Dashti, p. 195: "The eventual ressource was the resource to the sword, which became a major and essential factor in the diffusion and implantation of islam. Les principaux théologiens musulmans ayant disserté sur la notion de jihad (essentiellement dans le sens dans le sens de la férocité) sont les suivants: Ibn Taymiyyah, Mohamed ibn Abd al-Wahhab, Syed Ahmed Barelwi, Maulvi Ismail, Hassan el-Banna, Sayyid Qutb, Abdul Ala Maudoodi, Ali ibn Tahir al-Sulami, Abdullah Yusuf Azzam, Fazlur Rahman, Javed Ahmed Ghamidi.
18 Y. Michaud, La violence, Paris, 1992 ; G. Moser, Lagression, Paris, 1987.
19 Cook 1983, p. 53-5 ; M. Canard, Lexpansion arabe: le problème militaire, LOccidente e lIslam nellalto medievo, Spoleto, 1965.
20 Le groupe qui a assassiné le président égyptien Sadate sest intitulé al JIHAD.
21 Il est souvent dit que le jihad ne fait pas partie des cinq obligations (RUKN, ARKAN : piliers) de lislam ; cela savère tout à fait juste, puisque cest la sixième. Son absence parmi les cinq se justifie par le fait que ces piliers sont des obligations individuelles, alors que le jihad est un devoir collectif, de la communauté toute entière.
22 La sourate 47 est appelée soit Muhammad, soit le QITAL (47/22).
23 Distinction dans A.L. de Prémare, Fondations, p. 95.
24 A. Morabia, Le Gihad dans lislam médiéval, le combat sacré des origines au XIIème siècle, Paris, 1992 ; pour la suite des événements, P. Crone, Slaves on Horses, the evolution of the islamic polity, Cambridge 1980 ; R. Peters Jihad in Mediaeval and Modern Islam, Leiden, 1977 ; A. G. Bostom, The Legacy of Djihad, 2005 (recueil de textes sur le djihad).
25 S.A.A. Rizvi, J. Burton-Page, Encyclopédie de l'Islam2 III, p. 184-208.
26 J. Renard, al- jihad al-akbar: notes on a theme in islamic spirituality, The Muslim World 78, 1988.
27 Le Traité de droit public d' Ibn Taimiya, ed. Henri Laoust. Beyrouth, 1948.
28 JIHAD.
29 Source internet: base de données de risala.net.
30 Source internet: base de données de risala.net ; id, ed. H. Abdou, Beyrouth 2003.
31 E. Tyan, Encyclopédie de l'Islam2 II, p. 551-3 ; nous sommes bien loin de la présentation quasi-psychologique, intellectuelle et individuelle, voire mystique, du jihad que lon propose le plus souvent de nos jours. Le jihad a toujours été politique et collectif dans l'Histoire.
32 Tabari, Histoire des prophètes, Mohamed, Sceau des prophètes, Paris, 1980 (trad. Zotenberg). Il s'agit de la version persane abrégée.
33 Les Byzantins.
34 Les Ethiopiens.
35 Hadith de Omar.
36 Il sagit de lislam.
37 La tente du nomade, faite de laine et de peaux.
38 Le musulman.
39 Le non-musulman.
40 Bukhari, Sahih ("L'Authentique"), ed. V. Houdas/ W. Marçais, Paris, 1900-4.
41 Il serait utille de recenser les circonstances dans esquelles Muhammad manifeste sa joie ou se met à rire. On aurait là une vraie façon dobserver lislam, pour ce que le rire est le propre de lHomme. On découvrira sans surprise que c'est toujours dans les circonstances les plus atroces, devant le spectacle des combats, que l'on peut "voir ses dents".
42 Source internet: msa-usc Compendium of Muslim Texts (Muslim Students Association-University of South California).
43 UQATIL.
44 Ce discours est tenu au général sassanide qui affronte larmée musulmane dOmar.
45 MASJID.
46 Corpus coranique 11/193.
47 Collectif, al Qaida dans le texte, Paris 2005, p. 80.
48 La formule désigne la lâcheté au combat dans le vocabulaire islamiste).
49 TAGHUT; cf. partie IV. Il sagit de divinités païennes.
50 Corpus coranique 4/84.
51 On retrouve ici le machisme primaire souvent constaté au cours de la geste musulmane primitive.
52 FARIDA.
53 NIDA.
54 al SALAF al SALIH.
55 al QAIDA al SULBA.
56 al MUSTADAFUN.
57 al SHAHADA.
58 Cf. partie IX.
59 Corpus coranique 22/40.
60 KUTIBA ALAYKUM al QITAL: ce nest pas le JIHAD qui est prescrit, mais le combat et sa conclusion meurtrière, laffrontement guerrier, au sens le plus étroit, le plus physique et le plus violent.
61 Aucun passage du Coran ne donne autant la mesure de la rupture qui est entre létat nouveau de violence et la situation passée.
62 Ed. P. Godé, Paris, 1983.
63 Cest aussi lavis le plus belliqueux: ce sont toujours les commentaires les plus extrêmes qui emportent ladhésion. Seule une lueur despoir subsiste à considérer quun petit nombre de penseurs ont tenté datténuer (volontairement?) la portée tragique de tels versets.
64 C'est le premier commentateur du Coran que l'on connaisse, et considéré comme le plus important.
65 Muslim, Sahih, Iman I 200 ; Ibn Hanbal, Musnad IV p. 8, 9 ; trad. Prémare 2002.
66 UQATIL, de la racine Q-T-L, "tuer". Cest le fait de combattre en menaçant de tuer, et de risquant de mourir.
67 Ce verset, selon la grande majorité des théologiens et juristes musulmans, abroge le verset dit (improprement sans doute) " de la tolérance" (2/256) ; on ajoute même que ce verset serait un des derniers inventés par Muhammad. Il faut simplement rappeler que ce ne peut être qu'une tolérance de type religieux, et musulman, aux conceptions et applications très éloignées de la tolérance laïque.
68 Source internet: usc-msa Compendium of Muslim Texts (Muslim Students Association-University of South California).
69 Cétait une belle époque, celle où les idées sexprimaient sans être cachées, où les idées étaient suivies de leur application immédiate et manifeste.
70 Cf. partie XI.
71 Corpus coranique 9/5 (le verset dit "du sabre", très populaire chez les islamistes); Tabari place là ces versets inquiétants, très tôt donc. On pense aussi à les placer vers la trêve dHodaydiyya, 6 ans plus tard. Il est vrai quau niveau du sens, ils sont parfaitement à leur place ici.
72 Corpus coranique 9/74.
73 Une application parmi dautres de la fameuse théorie de lAbrogé et de lAbrogeant (MANSUKH, NASIKH). On dit rarement ce qui est abrogé. Lévolution des circonstances historiques fait que ce sont les versets les plus anodins qui sont constamment remplacés par les versets les plus féroces ; Muhammad, sentant ses positions saffermir, prend confiance et rejette les compromis, et prône sans restriction lusage de la violence.
74 Stefan Wild, Mein Kampf" in Arabischer Übersetzung, Die Welt des Islam 9, 1964; Stefan Wild, National Socialism in the Arab Near East Between 1933 and 1939 , id. 25, 1985
75 P. Crone, Encyclopaedia of the Qur'an, sv. war ; C. F. Robinson, id. sv. conquest ; R. Faizer, id., sv. expeditions and battles.
76 Ce sont les versets du sabre (AYAT al SAYF), populaires dans les milieux islamistes, qui estiment qu'ils abrogent tous les autres ; sur le plan strict de la chronologie, ils ont raison.
77 Quatre mois de protection des pèlerins ; cf. partie III.
78 Sils se soumettent, par un signe religieux de fidélité, et une signe politique dallégeance.
79 Païens ou chrétiens.
80 AYA.
81 RABITU.
82 Ibn Kathir, Sira (Conduite de l'envoyé d'Allah), ed. M. Boudjenoun, Paris 2007.
83 Gratuitement: l'otage finit par coûter cher en nourriture.
84 R. Firestone, Encyclopaedia of the Qur'an, sv. ennemies.
85 Corpus coranique 48/29.
86 Corpus coranique 5/59.
87 Corpus coranique, ed. R. Blachère, Paris, 1999.
88 QATALA.
89 Les Juifs de Médine?
90 JIHAD FIL SABIL ALLAH.
91 Les adversaires.
92 Allusion probable à l'Hégire.
93 La formule est de R. Blachère lui-même.
94 QATILU: le sens est plus proche de "tuez!". Mais les traducteurs évitent le terme.
95 MA HARRAMA ALLAH WA RASULUHU.
96 DIN al HAQQ. Nom de la religion musulman antérieur au mot islam.
97 al LAHDIN UTU al KITAB.
98 HATTA YUTU al JIZYA: tribut compensatoire (J. Chabbi 2008, p. 365).
99 "Payer de leurs mains"; M.J. Kister, an yadin (Q. IX/29). An attempt of interpretation, Arabica 11, 1964; M.M. Bravmann, The ancient arab background of the quranic conception al gizyatin an yadin, Arabica 13, 1966
100 AN YADIN SAGHIRIN " en se faisant petits".
101 Cf. partie V.
102 Nom habituellement donné aux chrétiens.
103 ANSAR.
104 Ed. de la Pléiade, trad. Cheddadi, p. 589 ; sur la place intellectuelle de cet auteur, A. Bel, Encyclopédie de l'Islam2 III p. 849-856.
105 Les dissidents sont de nature politique et religieuse, du fait de la confusion des deux éléments dans les Etats musulmans.
106 Trad. De Slane 1863.
107 Corpus coranique 9/33.
108 Trad. De Slane 1863.
109 Trad. De Slane 1863.
110 Corpus coranique 8/64.
111 GHAZI.
112 D. V. Frolov, Encyclopaedia of the Qur'an, sv. path or way.
113 SABIL ALLAH ; Dans les traductions, cest souvent une formule lénifiante qui vise à camoufler le caractère violent de lactivité.
114 Gaudefroy-Demonbynes 1957, p. 579.
115 HIJRA ; cf. partie IX.
116 Hadith particulièrement répandu, sous des variantes multiples.
117 Cf. le principe selon lequel lintention vaut laction.
118 Récit de Anas ibn Malik.
119 Récit dIyad ibn Himar.
120 Un cas dimprovisation poétique dite REJEZ.
121 LIWA ; cest le signe de lautorisation officielle de combattre de la part du chef de guerre.
122 Les grandes causes se combinent avec les petites affaires.
123 Récit par Abu Dharr.
124 La périphrase désigne la guerre.
125 Priorité du rituel.
126 ASH-SHAHIDU 'L-KAMIL.
127 Récit d'Abu Sayd Khudri.
128 Abu Sayd.
129 Cf. partie X.
130 Somme de Hadiths Qudsi, ed. M. Boudjenoun, Paris 2006.
131 Traditions.
132 L. I. Conrad, "Arabic Plague Chronologies and Treatise: Social and Historical Factors in the Formation of a Literary Genre," Studia Islamica, 54 (1981).
133 Les hadiths qudsi (provenant de la puissance divine elle-même) sont souvent accompagnés de commentaires, étant donné la valeur que leur donne l'exégèse musulmane.
134 On voit quici, cest Satan qui se tient au côté des pacifiques ; les valeurs morales morales sont inversées..
135 Le musulman.
136 ISLÂM.
137 JIHÂD AN NAFS.
138 MÂL.
139 Saül est le fils de Quish de la tribu de Benjamin et du clan de Matri ; il est aussi le premier roi des Israélites en Terre d'Israël, selon la Bible. Son histoire est racontée dans le Premier livre de Samuel, qui évoque son activité guerrière incessante contre les Philistins.Il est en arabe TALUT, de la racine T-W-L "grand", alors qu'ne hébreu, son nom signifie "le demandé".
140 Muhammad commet une erreur en composant cette scène: cest Gédéon qui met ses troupes à lépreuve, et non Saül. Mais Saül est le roi-guerrier par excellence, auquel Muhammad souhaite être identifié; cf. Juges 7/4-6.
141 Ceci pourrait être une allusion à la victoire de Badr ; cf. partie XVII.
142 ALAMIN.
143 En réalité, les prophètes bibliques combattent rarement eux-même: ils laisent ce soin à leurs chefs militaires et exhortent à la lutte. Mais compte-tenu de lignorance de son public sur ces sujets, Muhammad peut développer de tels discours.
144 RIBBIYUNA: le mot est de formation incertaine selon les exégètes ; RIBBATUN, troupe, RABBUN, seigneur?
145 JIHAD.
146 Corpus coranique 11/42.
147 Corpus coranique 11/148.
148 Corpus coranique 20/132.
149 Ed. M. al Fatih, (sans lieu) 1995 .
150 Corpus coranique 8/64.
151 Corpus coranique 8/84.
152 Corpus coranique 8/45-47
153 Corpus coranique 54/45-47
154 Cas assez rare de prière contractuelle entre Muhammad et sa divinité.
155 Litt. nous te plaçons au-dessus de leurs poitrines
156 Litt. ce n'est que toi qui les défais.
157 Hadîth mursal.
158 Haydara.
159 al-AHZÂB; le mot "jour" équivaut au mot "bataille". C'est un "Jour d'Allah"; cf. la formule biblique: A . J . E v e r s o n , , " D a y s o f Y a h w e h ", J B L 9 3 , 1 9 7 4; Y . H o f f m a n n , , " T h e D a y o f t h e L o r d a s a C o n c e p t a n d a T e r m i n t h e P r o p h e t i c L i t e r a t u r e , " Z A W 9 3 , 1 , 1 9 8 1; G . V o n R a d , " O r i g i n o f t h e C o n c e p t o f t h e D a y o f Y a h w e h , " J S S 4, 1 9 5 9
160 Corpus coranique 3/169-174.
161 Litt : j'ai obtenu la victoire.
162 Corpus coranique 9/25.
163 DU'Â al-KARB.
164 Corpus coranique 33/21.
165 Litt : de ceux-ci.
166 Litt: de ceux-là.
167 Cf. partie V.
168 D. Cook, Muslim apocalyptic and jihad, Jerusalem Studies in Arabic and Islam 20.
169 FIDA, doù FEDAYIN, ou SHAHID/ SUHADA au pluriel: le mot est arabe, et il désigne celui qui témoigne dans le fixement du prix du sang.
170 ADHAB al QABR.
171 E. Grube, Verdienst und Rang. Die Fadail als literarisches und gesellschaftliches Problem im Islam, Freiburg 1975
172 La formule a été liée par la tradition aux pertes de la défaite de Ohod (cf. partie 17). Cest la parodie dune conception chrétienne commune en Orient à cette époque; cf. Mar Isay, Patrologia Orientalia 7/32.
173 Cf. la thématique courante chez les auteurs syriaques ; par exemple, Mar Isaïe: On croit que les ames sont mortes. Mais par leur mort elles ont tué leleurs péchés et elles sont vivantes en Dieu (Patrologie Orientale VII 32). Mais cette tradition névoque pas la mort au combat.
174 La séquence est répétée trois fois, comme toujours ; ici, on veut montrer que la légitimité proincipale vient davoir connu physiquement Muhamad, qui est le paradigme de toute action militaire future. Se développe aussi lidée dune grâce personnelle entourant le personnage. Lidolâtrie nest pas lointaine de telles conceptions.
175 Du verbe absoudre.
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