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Partie IV
HOBAL, ALLAH
ET SES FILLES
Un petit dictionnaire
des 360 dieux de la Jahiliyya
Viens me conter fleurette ! me dit-elle.
-Non, lui répondis-je ; ni Allah ni l'islam ne te le permettent.
N'as-tu pas vu Muhammad et ses gens, lors de la conquête,
le jour où les idoles étaient brisées ?
On voyait alors resplendir la lumière dAllah,
alors que le polythéisme se couvrait de ténèbres.
Radhid ibn Abdallah as Sulami.1
§ 102. Présentation.
Autrefois, et durant des siècles, une quantité innombrable et prodigieuse de puissances divines a été vénérée en Arabie, sans provoquer aucun trouble, sans générer aucune catastrophe, tant pour lArabie que pour les régions voisines et pour le reste de l'humanité. En vérité, elles nexhortaient pas à la guerre, et aucune tête ne fut jamais tranchée en leurs noms, et par les soins de leurs sectateurs.
Les 360 idoles2 qui sempressent autour de la seule Kaba mecquoise donnent une première idée de la taille de ce panthéon méconnu. Il suffit de se rappeler quil existe en outre dautres Kaba sur le territoire arabique3.
LArabie centrale, celle des étendues désertiques, a suscité une telle foule : les bédouins confronté à la solitude et à limmensité avait besoin de peupler son monde quotidien. Le système entendait répondre aux questions et aux angoisses de gens assoifés et inquiets du lendemain: il était appuyé sur la classique confrontation des puissances de la terre et du ciel4 , et combinait l'existence -et la confusion - entre la multiplicité et l'unité du divin, l'aspect topique des puissances et leur universalité.
Mais cest au nord et au sud, au sein de sociétés arabes plus organisées et matériellement plus avancées que le monde des dieux est connu dan son exubérance : les dieux urbains de Palmyre et Pétra, les sanctuaires monumentaux de Saba et dHimyar.
Il a structuré la vie des êtres humains durant des siècles5, leur a donné espoir et morale, jusquà la destruction radicale opérée par Muhammad et ses troupes.
Les sources documentaires permettant de reconstituer des pans entiers du panthéon arabe sont à la fois nombreuses et variées, et négligées néanmoins6 . Létat des connaissances est en constante amélioration, à la suite de découvertes archéologiques7. Il y a dabord les sanctuaires, de mieux en mieux connus, et qui font apparaître que le très célèbre site mecquois est pas un modèle isolé, et quil existe de nombreux autres liux sacrés dans ce territoire. Il est inutile dajouter que ces recherches sont particulièrement délicates à mener, et que les autorités les surveillent avec une suspicion redoublée : quon en vienne à découvrir une idole nommée Allah
Il y a ensuite les inscriptions, des graffitis sur les rochers, rédigés par les mains maladroites des pasteurs, aux immenses textes sud-arabiques, à lalphabet si spectaculaire.
Il y a enfin les textes musulmans (et chrétiens)8 , qui saventurent à mentionner, au détour de leur travail dérudition, les dieux du paganisme, pour les dénigner, pour ridiculiser les cultes, et pour mépriser leurs fidèles. Mais cette littérature dessence polémique a paradoxalement permis la survie des dieux dans les mémoires et dans la science. Il nest pas exclu que les auteurs (et leurs publics) naient pas ressenti une inavouable attirance envers les puissances disparues, quon leur avait enlevées. Cest justement le cas dIbn al Kalbi9 , dont loeuvre capitale le Livre des Idoles, a nété découvert quau milieu du XXème siècle.
A
§. 103.
A.
Cette simple initiale désigne chez les Thamoudéens la divinité stellaire Attar10.
ABAB.
Le dieu peut être isolé à partir du nom dun sanctuaire, appelé aussi Ghabghab, et dédié à Manat. Il sy trouve en effet un bétyle qui devait être originellement lobjet du culte11.
(Yaqut, Géographie III 772-3).
le lieu où on égorgeait les victimes des sacrifices 12 à Mina ; c'est une petite montagne13 On a dit que les Banu Muattib ibn Qays avaient un sanctuaire14 appelé Ghabghab, auquel ils se rendaient en pèlerinage, comme ils rendaient à l'illustre sanctuaire15. On a dit également al Ghaghab était l'endroit où on égorgeait les victimes des sacrifices à al Lat et à al Uzza à Taif et où l'on déposait16 les offrandes qui leur étaient faites. On a dit que c'était un sanctuaire17 à Manaf, l'idole qui était vis-à-vis de la Pierre Noire et qui avait deux Ghabghab noirs en pierres, entre lesquels étaient immolées les victimes. Le Ghabghab est une pierre que l'on dresse 18 devant l'idole
semblable à la pierre milliaire dressée à une distance de trois parasanges19 de la ville
Au sanctuaire dal Uzza, il y avait un endroit où l'on égorgeait les victimes 20 qu'on lui offrait ; il s'appelait al-Ghabghab. Les viandes des victimes offertes 21 étaient distribuées aux présents.
ABGAL.
Le dieu (ou génie) est représenté comme un jeune homme à moustaches et cheveux longs, armé dune lance. Il apparaît tardivement à Palmyre, où il représente le monde des steppes, en agissant comme protecteur des troupeaux.22
Protection divine
(inscription de Khirbet Semrin).23
Faites que Yarhibol se souvienne quAbgal, ses frères et les membres de sa maison ont reçu lautorité sur le village pour toujours par Yarhibol.
Quon se souvienne de quiconque craint le dieu Abgal.
ABIRILLU.
Divinité ancienne des Arabes.
(inscription dEsarhaddon).24
Jai réparé les idoles de Atarsamayn, Day, Nuhay, Rudaiu, Abirillu et Atarquruma, les dieux des Arabes
ABU QUBAYS.
Montagne sacrée, que des hadiths présentent comme le tombeau dAdam : une telle invention doit camoufler le caractère primitif de lendroit : une montagne sacrée ou divine.25 Il est dit que les bétyles de la Kaba sont issus de cet endroit tout particulier26, ce qui confirme lhypothèse.
(ibn Battuta).27
Parmi les montagnes entourant La Mecque citons :
La montagne Abu Qubays au sud-est de La Mecque cest un des deux Akhshab et qui est la plus proche montagne de la ville. Elle se trouve en face de l'angle de la pierre noire. Au sommet, on voit une mosquée et les ruines d'un couvent et d'habitations qual Malik az Zahir aurait aimé restaurer. Abu Qubays domine la mosquée sainte et toute la ville. De ce point de vue, on peut admirer la beauté de La Mecque, la splendeur et la grandeur de la mosquée et la Kaba vénérée. On dit quAbu la première montagne créée par Allah qui y entreposa la pierre noire pendant le déluge. Les Quraysh l'appelait al Amin28 car elle remit à l'Ami dAllah29, Abrabam, la pierre qui y était entreposée. On dit que la tombe d'Adam s'y trouve. C'est dans cette montagne que le prophète se trouvait lorsque la lune s'entrouvrit pour lui.
(Zamakhshari, Tafsir 311).
Alors Allah a ordonné à Abraham de la bâtir, et Gabriel lui a montré lendroit. Il est dit quAllah a envoyé un nuage pour le couvrir et (Abraham) a du la construire dans son ombre sans excéder ou diminuer ses dimensions. (
) On dit quAbu Qubays a apporté (la pierre) (
) Cétait un saphir blanc du Paradis, mais des femmes qui avaient leurs règles lont touché pendant la période dignorance, et elle est devenue noire.30
ADONIS.
Le Seigneur, dieu syrien et phénicien de la jeunesse et de la vie31, bien connu dans le monde gréco-romain.32
AFUWW.
Le dieu absoluteur à la Mecque33 .
AGLIBOL.
Dieu lunaire de Palmyre, associé au symbole du croissant de lune34 .
AHAD.
Le dieu présenté unique à la Mecque 35 .
AHIR.
Le dieu dit premier, à la Mecque36.
AHIRAT.
Divinité d'Arabie du sud.37
AHWAR.
Dieu thamoudéen au nom de planète (équivalant à Jupiter)38.
AYM.
Lidole est vénérée par la tribu des Azd as Sarat39.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 35 c).
Les Azd as Sarah avaient une idole appelée Aym. Zayd al Khayr (
) en fait mention :
Tu racontes à tout venant que tu les a mis en fuite. Mais tu ne connais même pas leurs enseignes, non, par Aym! (Celui qui parle est le prêtre de lidole. prenez-y garde)40.
AKTAB.
Le dieu de l'écriture chez les Nabatéens, le "Scribe".41 Il est associé par les Grecs et Romains à Hermès/Mercure .42
al ALI.
Le dieu élevé à la Mecque43 .
ALLAH.
A lorigine, cest la simple contraction de El Illah : la divinité44 ; dans les langues sémitiques45, le mot évoque lidée de primauté, de direction. Le Premier46 ou le Fort47 est présent partout, dans de nombreux sanctuaires, comme dieu local, ou terme générique désignant la divinité, bien avant lapparition de Muhammad. Il existe aussi une formule plus développée pour le désigner : AlLah Um Ma48. Cest un dieu honoré pour toutes les tribus, qui le considèrent chaque fois comme spécifique et particulier, familier et quotidien49 .
Il est aussi couramment associé à dautres divinités. Cet aspect de la conception divine des Arabes nest pas contesté par Muhammad dans ses premières révélations 50 : il naborde que bien plus tard la question de lunicité divine51, sous linfluence des doctrines juive et chrétienne, et pour asseoir théologiquement la tribu davec sa tribu dorigine.
Le Coran va même jusquà présenter dans plusieurs versets, rarement mentionnés, une autre forme dAllah, celui des Mecquois, le dieu traditionnel, lié aux éléments atmosphériques, commun à lensemble du Proche-Orient52. Ilah, à lorigine et tout simplement, est celui à qui un culte est rendu53, notamment pour que la pluie tombe, en ces milieux arides.
Pour bien comprendre le caractère véritable de cette divinité, il faut recourir à lexercice du catalogue géographique des occurrences de ce nom commun dAllah hors de tout contexte islamique, ne devant rien à la prédication de Muhammad. Dans des régions très diverses, unifiées par un peuplement et souvent la langue arabe, cest le dieu topique qui est honoré : celui du sanctuaire, du village, de lendroit, ou celui que lon voudrait y trouver.
Le dogme musulman a rejetté lidée quil puisse y exister un système religieux fondé sur la prééminence dune puissance sur les autres, de simples parèdres, mais qui ne les ferait pas disparaître (une tolérance dessence divine, en quelque sorte)54. Cest pourtant ce que les sources indiquent de la situation religieuse dans toute lArabie antique, de Palmyre au Yémen.
Allah dieu jaloux.55
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 4 b).
Ils mêlaient cependant à leur ihlal56 des éléments étrangers. Tel était, par exemple, lihlal des Nizar :
-Nous voici! Allah nous voici! Nous voici! Tu nas pas dassocié qui ne tappartienne et qui ne soit à toi corps et biens.
Ainsi, proclamaient-ils, dans cette formule de dévouement, quAllah est un ; mais ils lui associaient leurs divinités, tout en lui accordant sur elles un pouvoir absolu.
Partage rituel entre Allah et les autres.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 38 b).
Ils partageaient, à ce quils croyaient, entre cette idole et Allah (
) les offrandes prélevées sur les produits de leur bétail et de leurs champs. Toute part de Umayanis qui allait vers celle dAllah, lui était restituée ; mais si une part consacrée à Allah allait vers Umyanis, elle lui était laissée.
(ibn Kathir, Sira 55).57
Ibn Ishâq a dit : "Les Khulan avaient, sur leur terre, une statue appelée Amm Anas. Ils lui donnaient une part sur leurs bestiaux et sur leurs récoltes, avec Allah, comme ils le prétendaient. Lorsque ce qu'ils considéraient comme le droit dAllah revenait à Amm Anas, ils le lui laissaient, et lorsque ce qu'ils considéraient comme le droit de Amm Anas revenait à Allah, comme ils le prétendaient, ils le lui rendaient. C'est à leur sujet qu'Allah a fait descendre
58 .
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 53).59
Les Khawlan avaient une idole appelée Ammanas dans le pays de Khawlan. Selon leur propre récit, ils divisaient leurs champs et leurs troupeaux entre celui-ci et Allah. Si une portion quils avaient alloué à Allah entrait dans la partie dAmmanas, ils lui laissaient. Si une portion dAmmanas allait dans la partie dAllah ils lui rendaient. Il y avait chez eux un clan appelé al Adim.
Certains disent que cest à leur sujet quAllah a révélé
(Corpus coranique d'Othman 6/137).60
Les associateurs donnent à Allah une part de ce quil a fait croître sur la terre et des troupeaux. ceci, prétendent-ils, est à Allah et ceci à ceux que nous lui avons associés.
Or, ce qui est à leurs associés ne parvient point à Allah, tandis que ce qui est à Allah parvient à leurs associés.
Combien est mauvais ce quils jugent.
Critique de lassociation61 de parèdres à Allah
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 38 c).
Ils étaient un clan des Khawlan quon appelait les Udum ou Usum. Cest à leur adresse, daprès la tradition, que fut révélé le verset suivant :
Ils offraient à Allah une part de ce quil a fait croître de la terre et des troupeaux.
Ceci, prétendent-ils, est à Allah ; et ceci à ceux que nous lui avons associés.
Or, ce qui est à leurs associés ne parvient point à Allah,
tandis que ce qui est à Allah peut parvenir à leurs associés.
Combien mauvais est ce quils jugent62.
Allah dieu du clan.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, 339-340).
Cette tribu des ansar accepta toute entière lislam et chaque maison des ansar accepta lislam, sauf Khatma, Waqif, Wayl, Ummaya qui était du clan des Aws Allah, un clan de la tribu des Aws, qui restait attachée au paganisme.
Allah en paroles.
(Muslim, Sahih 41/5208).63
Dans la période pré-islamique, nous disions :
-Puisse Allah jeter un oeil heureux sur toi ou Bonjour.
Mais quand lislam est arrivé, on nous a interdit de le faire. (
)
On désapprouve quun homme puisse dire :
-Puisse Allah jeter un oeil heureux sur toi mais on peut dire sans mal Puisse Allah rendre son oeil heureux.
Le vestige dun Allah en couple.
Dans les méandres de son argumentation, Muhammad lache comme par inadvertance un argument étonnant, qui reprend une logique toute traditionnelle et anthropomorphique: la génération divine par l'union de deux dieux.
(Corpus coranique d'Othman 6/101).
Créateur64 des cieux et de la terre, comment aurait-il des enfants alors quil na point de compagne, quil a créé toute chose et quil est omniscient de toute chose?
ALLAH du pays de SAFA.
(Inscription safaïtique).65
Par Khamit ibn Lathaman ibn Khamit ibn Khourayk ibn Anam ibn Lathaman.
Il a gravé en lhonneur de sa mère, de son oncle paternel, de son oncle maternel, de Aum et de Anam. Son oncle maternel Sabah la combattu.
Que la consternation soit sur le fils de son oncle maternel Tarah!
Khamit faisait paître les brebis et les abreuvait à la mare, quand son oncle maternel a fait acte dhostilité.
Ô Allah, le salut!
Il a trouvé le campement de son frère, alors il sest vengé.
(Inscription safaïtique).66
Par Saniyy ibn Saniyy ibn Muhannan.
Il a trouvé le campement de son oncle paternel.
Il a erré longtemps à la recherche des pâturages.
Ô Allah, le salut à celui qui voyage et laide!
Il a gravé en lhonneur de Muhallim, de Thanim, de Ha Masik.
ALLAH de PALMYRE.
Dédicace au dieu Allah à Palmyre.
(Inscription araméenne).67
A celui qui est miséricordieux et à Allah qui est bon et généreux.
ALLAH de HARAM.
Un prêtre de Allah.
(Inscription de Haram, Arabie du sud).68
Aws fils de Awsil du clan de Rayman prêtre de Allah et de Athtar, ministre de Yadhmurmalik et Wataril a dédié à Matabnatiyan Abishafaq avec Wadd et avec Yadaysmuh et les divinités du Haram69 .
ALLAH dUMM AL JIMAL.
Prière pré-islamique à Allah.
(Inscription de Umm al Jimal).70
Allah! Pardon pour Alyh, fils dUbayda, scribe dal Ubayd, chef des Banu Amir
ALLAH de DÉDAN.
Dédicace pré-islamique à Allah (Dédan).71
(Untel) fils de H-r-b B-l-h 72 Dhu Gabat a dédié à Allah la statue73.
Alors le dieu a été satisfait de lui et il la aidé.
(
) Alors Allah a été satisfait de lui et il la aidé.
ALLAH de JAWF.
Dédicace à Allah
(Inscription de Jawf).74
Puisse Allah se souvenir de Salim.
ALLAH des AHMAS.
Idole tribale.
(ibn Sad, Tabaqat I 408).75
Qays ibn Azrah al Ahmasi arriva avec 250 personnes de la tribu de Ahmas. Lapôtre d'Allah leur demanda qui ils étaient.
Ils dirent :
-Les hommes forts dAllah...
et cette appellation datait de la période de la jahiliyya.
ALLAH de QARYAT AL FAU.
Qaryat al Fau est un important site archéologique d'Arabie centrale, un des très rares qui ait été fouillé de manière systématique. On y a retrouvé des témoignages de la vie religieuse des Arabes de l'antiquité.
(Inscription de Qaryat al Fau, fin du Ier siècle avant J.-C.).76
Ijil ibn Hofiamm a construit pour son frère Rabibil ibn Hofiamm ce tombeau, ainsi que pour lui, pour ses enfants, pour son épouse, pour ses enfants77, pour leurs petits enfants et pour leurs femmes, nobles du lignage de Ghalwan. Ensuite, il l'a confié à Kahl, à Allah, à Aththar ash Shariq contre n'importe qui de puissant et de faible, acheteur et preneur de gages, pour toujours, contre tout dommage, tant que donnera le ciel de la pluie et que la terre sera couverte d'herbe.
ALLAH de UMM AL JIMAL.
Supplique du secrétaire Ulayh.
(Inscription de Umm al Jimal-Syrie).78
Allah, pardonne à Ulayh, fils dObaydah,
le secrétaire dal Obayd, chef des Banu Amir.
Puisse celui qui lit cela en prendre connaissance.
Ceci est linscription faite par les collègues dUlayh fils dUbaydah,
secrétaire de la cohorte Augusta Secunda Philadelphia.
Que celui qui lefface devienne fou.
ALLAH de la KABA.
Il n'est pas difficile de suivre le Coran pour trouver toutes les caractéristiques de la divinité adorée autrefois par les Mecquois et qui leur appartient79. La rhétorique de Muhammad sappuie en effet sur les acquis : dabord rappeler aux Mecquois leur croyance traditionnelle, pour ensuite la faire évoluer à son avantage et à leur insu. On possède ainsi un tableau très complet de la divinité mecquoise ancestrale et de ses diverses attributions80.
C'est très certainement un dieu de la source "miraculeuse" dont vit la Mecque, et que protège le sanctuaire.
1. Le dieu de la Kaba.
Cest le dieu de la Kaba que Muhammad vénère au début de sa prédication, sous de nom de Rabb, le Seigneur : il ne diffère en rien dautres puissances vénérées dans les cités de Palmyre ou à Sanaa, dans dautres Kaba81.
Limportance ultérieure de cette puissance dans la conception musulmane du divin impose un traitement détaillé du sujet.
(Corpus coranique d'Othman 28/57).
Eh quoi! Ne leur avons-nous pas donné ferme un sanctuaire inviolé où sont importés des fruits de toute nature, commme attribution de notre part?
Mais la plupart dentre eux ne savent point.
Le seigneur de la communauté.
(Mohamet, Coran 44/7).
Nulle divinité sauf lui!
Il fait vivre et fait mourir.
Il est votre seigneur et le seigneur de vos premiers ancêtres.
Découverte sous la Kaba.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 124).
On ma dit que les Quraysh avaient trouvé dans le coin une inscription en syriaque82 . Ils ne pouvaient pas la comprendre jusquà ce quun juif puisse la lire. Elle disait ceci :
Je suis Allah le seigneur de Bakka83,
jai créé cela le jour où jai créé le ciel et la terre et formé le soleil et la lune,
et je lai surmontée de sept anges pieux84 .
Il tiendra autant que deux montagnes tiennent,
comme bénédiction pour le peuple, avec le lait et leau.
2. Le dieu des éléments naturels.
Le nouveau dieu intègre les capacités ouraniennes de cohorte des dieux masculins du Proche-Orient, les Baal, Hadad, Baalshamin etc
Il commande donc au ciel, et surtout à la pluie. En un mot, il dirige la météorologie, un facteur vital dans les milieux arides.85 Il est très probable que l'origine "première" de l'Allah de Muhammad, celui de la Mecque, est celui d'un dieu de l'eau, de la source, de la pluie, indispensable en milieu aussi aride.
( Corpus coranique 35/39).
Allah retient les cieux et la terre pour quils ne saffaissent point.
Sils saffaissaient, nul ne les retiendrait en dehors de lui.
Le dieu créateur des astres.
(Corpus coranique d'Othman 29/61).
Certes, si tu demandes aux incrédules : qui a créé les cieux et la terre et a soumis le soleil et la lune? ils répondent : cest Allah! (
)
Le dieu de la pluie.86
(Corpus coranique d'Othman 29/63).
Certes, si tu demandes aux incrédules : qui fait descendre du ciel une eau par laquelle il fait revivre la terre après sa mort?
Ils répondent : cest Allah!
Le dieu des nuages et de lorage.
(Corpus coranique d'Othman 13/13-14).
Cest lui qui vous fait voir léclair, source de crainte et despérance, qui fait naître les nuages lourds.
Par crainte, le tonnerre glorifie sa louange ainsi que les anges.
Il lance les foudres et il en atteint ceux quil veut, tandis quils discutent sur lui, car il est redoutable en sa colère.
3. Le dieu et ses créatures.
Le dieu promu par Muhammad est présenté comme créateur, ce qui constitue une nouveauté par rapport aux dieux arabes traditionnels. Mais il est aussi le père des dieux et des esprits, ce qui est une conception plus traditionnelle.
Allah, créateur des hommes.
(Corpus coranique d'Othman 48/87).
Certes, si tu leur demandes : qui les a créés? ils répondent : Allah
Allah père des djinns.
(Corpus coranique d'Othman 37/158).
Ils ont établi entre lui et les djinns une filiation.
Or les djinns savent quils seront certes réprouvés.
Allah et sa famille.
(Corpus coranique d'Othman 2/20).
Ne donnez pas de parèdres87 à Allah, alors que vous savez!
(Corpus coranique d'Othman 40/12).
C'est le prix de ce qu'ayant reçu l'appel d'Allah, l'unique, vous avez été incrédules alors que si des associés lui étaient donnés, vous croyiez en eux!
4. Le secours des marins.
Cest un aspect peu connu de la divinité des Mecquois88 : il est le dieu des marins, car la Mecque est proche de la mer et ses habitants peuvent naviguer tout autant quils chevauchent leurs chameaux89 . Les marins, de par les dangers quils encourent, constituent une population très sujette aux attentes de nature religieuse. Hors du milieu de leur cité, ils sont aussi détachés de leurs idoles, superstitieux, et plus enclins à accepter les idées monothéistes. Muhammad utilise donc des images qui sont appropriées.
(Corpus coranique d'Othman 29/65).
Quand ils montent sur un vaisseau , ils prient Allah, lui vouant un culte.
Quand Allah les a conduits sains et saufs sur la terre ferme, voici quils lui donne des associés.
(Corpus coranique d'Othman 55/24).
Les vaisseaux90 , élevés sur la mer comme des montagnes sont à lui.
(Corpus coranique d'Othman 31/30-31).
Nas tu point vu que le vaisseau vogue sur la mer, par le bienfait dAllah, afin quiil nous montre certains de ses signes?
En vérité, en cela sont certes des signes pour tout homme très constant, très reconnaissant.
Quand les vagues recouvrent, comme des ténèbres, ceux qui sont sur le vaisseau, ils prient Allah, lui vouant un culte.
Quand Allah les a sauvés, les ramenant vers la terre ferme, certains sont en direction du but.
Ne nie pas mes signes que tout homme inconstant et ingrat (?).
(Corpus coranique d'Othman 17/69).
Votre seigneur est celui qui, pour vous, pousse le vaisseau sur la mer pour que vous recherchiez un peu de sa faveur.
Votre seigneur est miséricordieux.
Quand le dommage vous touche, sur mer, loin de vous sont les divinités que vous priez.
Exception faite pour lui!
Mais quand il vous a sauvés jusque vers la terre ferme, vous vous détournez car l'homme est ingrat.
Eh quoi! êtes-vous à l'abri qu'un pan de terre s'enfonce avec vous ou bien qu'il déchaîne contre vous un ouragan et que vous ne vous trouviez plus un protecteur ?
Etes-vous à l'abri qu'il vous ramène une seconde fois en ce péril, quil déchaîne contre vous une tornade, qu'il vous engloutisse comme prix de votre ingratitude et que vous ne vous trouviez plus contre lui d'assistant ?
Nous avons certes honoré les fils d'Adam.
Nous les avons portés sur la terre ferme et la mer. Nous leur avons attribué des nourritures excellentes et nous les avons placés bien au-dessus de beaucoup de ceux que nous avons créés.
5. Le dieu des serments.
Dans des cités commerçantes où lécrit nest pas encore assez développés, le serment est un ciment social et un instrument commercial essentiel.91 Ce sont habituellement des dieux masculins du ciel et du tonnerre qui se charge de cette fonction dans la société.
(Corpus coranique d'Othman 36/40).
Les incrédules ont juré sur Allah, en leurs serments les plus solennels, que si un avertisseur venait à eux, ils se tiendraient certes dans une direction plus droite quaucune communauté.
(Corpus coranique d'Othman 16/40).
Ils ont juré par Allah, en leurs plus solennels serments : Allah ne ressuscitera pas ce qui est mort.
Cest là une promesse qui, par lui, devra être réalisée
6. Le dieu des Quraysh.
Au cours de la prédication mohammédienne, on surprend un passage dans lequel la foule des Quraysh, la tribu dirigeante de la Mecque92 , affirme connaître Allah, pour mieux rejetter une autre divinité, d'Arabie du sud, celle-là.
Le Rahman.
(ibn Sad, Tabaqat II 126).
Il dit :
-Ecris au nom dAllah, al Rahman al Rahim.
Ils dirent :
-Au sujet dAllah, nous le connaissons, mais concernant al Rahman et al Rahim, nous ne savons rien.
7. Allah idole anthropomorphe.
De très nombreux versets coraniques laissent entrevoir limage dune divinité possédant les attributs dun personne humaine, ou dune statue. Ces versets dits ambigus par la théologie ont provoqués dinnombrables disputes entre pieux savants. Il ne faut oublier que durant la constitution de ces textes, la règle est à lidolatrie, depuis des centaines dannées et il est parfaitement normal que leur influence se fasse sentir jusque là, dans les mentalités comme dans le langage. Cest un aspect de la divinité quune petite partie de la théologie musulmane reconnait93 .
7.1. Le trône dAllah.
Le môtab, le trône94 vide, est une des représentations anciennes des divinités arabes. On en trouve la trace ici. Le trône est aussi lemblème du pouvoir royal dans lOrient ancien, et au même titre que la couronne, chez les Perses et les Byzantins. Les versets dits Du trône sont très populaires parmi les musulmans, et on suscité une foule de commentaires de la part des théologiens , en dépit de leur caractère très anthropomorphique.
(Corpus coranique d'Othman 20/5-6)
Le bienfaiteur, sur le trône, se tient en majesté95.
A lui appartient ce qui est dans les cieux, sur la terre, entre eux et sous le sol.
(Corpus coranique d'Othman 9/130).
Sils se détournent, dis-leur : Allah est mon suffisant.
Nulle divinité exceptée lui.
Sur lui je mappuie.
Il est le seigneur du trône immense96 .
(Corpus coranique d'Othman 69/17).
Les anges seront sur ses confins et huit dentre eux, en ce jour, porteront le trône de ton seigneur, sur leurs épaules.
(Corpus coranique d'Othman 40/7).
Les anges qui portent le trône97 et ceux qui sont autour de lui glorifient la louange de leur seigneur.
(Corpus coranique d'Othman 57/4).
Cest lui qui créa les cieux et la terre en six jours, puis qui sassit en majesté sur le trône.
(Corpus coranique d'Othman 85/15).
Il est labsoluteur, le bienveillant, le maître du trône, le glorieux, celui qui réalise ce quil veut.
(Corpus coranique d'Othman 23/117).
Exalté soit Allah, le roi, la vérité!
Nulle divinité excepté lui, le seigneur du noble98 trône.
(Corpus coranique d'Othman 81/20)
la parole dun vénérable messager doué de pouvoir auprès du maître du trône, ferme99 , obéi, en outre, sûr.
(Inscriptions arabes judéo-chrétiennes du désert du Néguev).100
Ô Dieu! ô longanime, ô généreux, ô seigneur majestueux du trône101 , introduis Khalid fils de Humran dans les jardins102 des délices.
Le trône biblique.
(Psaume 97/8-9).103
Elohim104 est roi de toute la terre :
Psalmodiez doctement!
Elohim règne sur les nations
Elohim siège sur son trône de sainteté.
7.2. La main dAllah.
La main105 des idoles arabes est une partie de la statue particulièrement honorée : cest la main qui donne et qui reçoit, et elle a donc un rôle central dans les systèmes religieux contractuels. Souvent, elles sont dune matière plus précieuse que la statue elle-même.
(Corpus coranique d'Othman 48/10).
Ceux qui te prêtent serment dallégeance prêtent seulement serment dallégeance à Allah, la main dAllah étant posée sur leurs mains.
(Corpus coranique d'Othman 67/1).
Béni soit celui en la main de qui est la royauté et qui est puissant sur tout chose.
(Lettre de Urwa sur la bataille de Badr).106
Quand le prophète vit ce quils avaient fait, il il quitta la prière, ayant entendu linformation que lesclave avait donnée. Il assurent tous que le messager dAllah a dit :
-Par celui dans la main duquel repose mon esprit, vous lavez battu quand il disait la vérité, et vous le laissez quand il ment.
(Inscription de Sana)107.
Wahb Talab ibn Hisham, le Yarsumite, client des Banu Sukhaym, a dédié à son patron Talab Riyam sa main droite, dans son mémorial Dhu Qabarat dans la cité de Zafar, pour leur bien-être.
Une référence biblique.
(2 Chroniques 20,6).
Yahvé, Dieu de nos pères, nes-tu pas Dieu dans les cieux, et nest-ce pas toi qui gouvernes tous les royaumes des nations? En ta main, force et puissance ; nul ne peut se mesurer avec toi
7.3. Le visage dAllah.
Le visage de Dieu108 une formule biblique, que Muhammad emploie largement, parce quelle doit évoquer la terreur de lhomme soumis au spectacle de la puissance divine. La formulation est clairement anthropomorphique, héritière involontaire de siècles de dévotion face aux visages sculptés des idoles d' Arabie.
(Corpus coranique d'Othman 55/26-7).
Tous ceux qui sont sur la terre sont périssables, alors que subsistera la face de ton seigneur qui détient la majesté et la magnificence.
(Corpus coranique d'Othman 11/38-9).
Il fut révélé à Noé (
) : construis larche sous nos yeux et sur notre révélation.
(Corpus coranique d'Othman 52/48).
Supporte le jugement de ton seigneur, car tu es sous nos yeux.
Glorifie la louange de ton seigneur quand tu te lèves!
Un dieu transcendant.
(Corpus coranique d'Othman 75/22-3).
Des visages, ces jours-là, encore brillants, vers leur seigneur tournés, tandis que dautres visages, ce jour-là, seront rembrunis, pensant quil leur sera infligé un châtiment.
(Bukhari, Sahih 81/38, 2).109
Selon Abu Horayra, l'envoyé d'Allah a dit :
-Certes Allah a di : Quiconque sera l'ennemi dun de mes élus, je lui déclarerai la guerre. Tout ce par quoi mon adorateur se rapprochera de moi me sera plus agréable que l'accomplissement des devoirs que je lui ai prescrits. Mon adorateur ne cessera de se rapprocher de moi par des prières surérogatoires en sorte que je l'aimerai, et quand je l'aimerai je serai son oreille avec laquelle il entendra, son oeil avec lequel il verra, sa main avec laquelle il frappera, son pied avec lequel il marchera. Quand il me demandera une chose, je la lui accorderai ; s'il se réfugie auprès de moi, je le protégerai. Je ne retarde jamais une chose que je dois faire comme je retarde pour le croyant la mort qui lui serait pénible, car je répugne à lui faire du mal.
ALLAT.
Il sagit dune grande divinité panarabe, protectrice des troupeaux et des caravanes, cest-à-dire de la vie économique et sociale110, équivalent féminin dAllah (La Déesse), vénérée à la Mecque, Palmyre111 , Hira, Pétra etc
; les Grecs et Romains112 lassimilent surtout à Athéna113. Les commentateurs musulmans ont créé une fantaisie étymologique : elle devient al-Latt, un pierre à broyer le grain, appartenant à un juif : lâme de celui-ci passe dans la pierre et décide la population à ladorer114 .
En Arabie centrale, Taif est son lieu principal dadoration : cest un rocher carré qui fixe lattention des pélerins de La Dame de Taif. Limportant est de noter ici la résistance impressionnante de la population, les Thaqif, face au sacrilège115 .
Il existe aussi des sanctuaires qui lui sont consacrés à Nakhla, Ukaz et la Mecque.
Linterprétation dHérodote.
(Hérodote, Histoires I 13)116 .
Mais ils117 ont appris des Assyriens et des Arabes à sacrifier aussi à lAphrodite Céleste : cette déesse se nomme chez les Assyriens Mylitta, chez les Arabes Alilat118 , chez les Perses Mitra.
Réflexion évhémériste.
(Bukhari, Sahih 65/53, 5).
Abu Jauza rapporte, daprès Ibn Abbas, quAllat était un homme qui préparait du sawiq119 pour les pèlerins.
ALLAT de TAIF.
La déesse pricipale de la prospère ville de Taif, villégiature de laristocratie mecquoise. Les Thaqif, ont manifesté jusquà très tard un grand attachement pour
la divinité. Lidole a été encastrée dans la mosquée construite plus tard sur le site du sanctuaire, pour lui infliger une humiliation symbolique supplémentaire. Le souvenir de cette désse persiste pourtant.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 12 d-13d).
Puis ils prirent Al Lat. Cette idole, érigée à Taif, est plus récente que Manah. Cétait un bloc de pierre carré, près duquel un juif préparait une sorte de sorbet, le sawiq120. Les desservants de son culte, les Banu Attab ibn Malik et la tribu de Taqhif, avaient édifié un temple sur ce rocher et les Quraysh ainsi que tous les Arabes vénéraient Allat. Cette vénération dura jusquau jour où les Taqif passèrent à lislam. Lapôtre dAllah (
) envoya sur Allat al Mughira ibn Suba, qui détruisit son sanctuaire et y mit le feu.
(ibn Kathir, Sira 58).
Allat, elle, appartenait aux gens de Thaqif à Taif. Ses serviteurs et ses gardiens étaient les Banu Mutab de Thaqif. Elle fut détruite par Abu Sufian et par al Mughira Ibn Shuba après la venue des gens de Taif, comme nous le verrons par la suite.
La destruction dAllat.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois IX 1691-2).121
Le messager dAllah envoya Abu Sufyan et al Moghira (
) pour démolir les idoles. Les deux voyagèrent avec la députation et approchèrent dal Taif. A ce moment, al Moghira demanda à Abu Sufyan de le précéder. Abu Sofyan refusa et dit :
-Va tout seul vers ton peuple.
Lui-même sinstalla dans son domaine de Dhu al Harm.
al Moghira entra à Taif, il grimpa sur lidole et la frappa avec une hache. Sa tribu, les Banu Muattib, se tenait devant lui, craignant quil soit frappé ou abattu comme Urwah lavait été. Les femmes de Thaqif vinrent avec leurs têtes découvertes, se lamentant pour la perte de lidole, chantant :
Versez des larmes pour la protectrice!
Ignobles sont ceux qui labandonnent,
et ceux qui sont des incapables avec les sabres brandis!
(
) al Moghira frappait lidole avec la hache, et Abu Sufyan disait :
-Hélas pour toi, hélas122 !
Une fois la statue détruite, il prit le trésor et tous ses ornements, et lenvoya à Abu Sufyan.
Ses ornements étaient constitués de divers objets, et son trésor était en or et en onyx.
Le messager dAllah avait auparavant donné instruction à Abu Sufyan de payer les dettes dUrwah et dal Aswad avec les biens dAllat
(ibn Kathir, Tafsir 53).123
Allat était une pierre blanche124 avec des inscriptions dessus. Il y avait une maison construite autour dAllat, à Taif, avec des draperies, des serviteurs, et une cour sacrée tout autour. Les gens de Taif, la tribu des Thaqif et leurs alliés adoraient Allat. Ils étaient fiers de montrer aux Arabes, sauf aux Quraysh, quils possédaient Allat.
Ils ont fait venir le nom dAllat dAllah, en le féminisant.
Les ornements dAllat.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 313).125
Lidole de al Lat était couverte dune quantité considérable dornements en or, dargent, de pierres précieuses. Ils enlevèrent ces ornements
Une insulte proférée par Abu Bakr.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, 302).126
Va sucer le clitoris dAllat!127
Allat au combat.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 849).
Une femme musulmane a dit (à la bataille de Honayn128) :
-La cavalerie dAllah a battu la cavalerie dAllat!
Amir ibn Luayy et Allat.
(Yaqut, Géographie IV 336).129
Al Lat, idole des Taqhif.
C'était un rocher sur lequel tenait un homme qui vendait le beurre et le lait aux pèlerins dans le temps anciens. On a dit aussi que Amir ibn Luhayy
donnait à manger aux pèlerins et les habillait ; il lui arrivait de faire égorger, pour la durée du pèlerinage, dix mille victimes et de distribuer dix mille vêtements, à tel point qu'un homme était chargé spécialement par lui de malaxer la farine d'orge avec du beurre pour la donner aux pèlerins, sur un rocher connu, appelé Allat. Allat était un homme de Taqhif130 ; quand il mourut, Amir ibn Luhayy leur dit :
-Il n'est pas mort, mais il entra dans le rocher.
Puis, il leur ordonna de l'adorer et de construire tout autour un sanctuaire auquel donna le nom d'Allat. Le règne de Amr ibn Luhayy et de ses descendants la Mekke dura trois cents ans ; après sa mort, on persista à l'adorer et on allégea le ta. Suivant une autre variante, Amir ibn Luhayy leur aurait dit :
-Votre dieu était entré dans cette pierre, à savoir : le rocher.
Et il la dressa comme idole pour être adorée.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 13d/14a).
Cette vénération dura jusquau jour où les Thaqif passèrent à lislam. (
)
A ce propos, lors de la destruction dAllat, Saddad ibn Arid al Ghusami exhorta les Thaqif à ne plus revenir à son culte, ni à chercher à se venger :
Ne prenez pas le parti dAllat : Allah a décidé sa perte.
Comment aiderez-vous celui qui ne peut vaincre?
En vérité, celle qui, mise ne feu, na pas résisté aux flammes
et ne sest même pas défendue dans sa propre enceinte,
celle-là nest pas à venger.
Quand lenvoyé dAllah surgit dans votre place, il sen retourne, sansy avoir laissé, de ses propres habitants, homme qui vive.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 55).
Allat appartient aux Thaqif à Taif, ses intendants et gardiens étaint les Banu Muattib des Thaqif.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 13 b).
Lidole (dal Lat) se trouvait à lendroit quoccupe aujourdhui le minaret gauche de la mosquée de Taif131 .
Lattachement des fidèles pour Allat.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 916).132
Parmi les choses quils133 demandèrent à lapôtre, il y avait quils voulaient que leur idole Allat ne soit pas détruite pendant trois ans. Lapôtre refusa et ils demandèrent pour un ou deux ans, et il refusa encore ;puis ils demandèrent un mois après leur retour ; et il refusa de leur accorder le moindre délais. Tout ce quils voulaient, cétait être sauvegardés de leurs fanatiques, de leurs femmes et enfants, en labandonnant, et ils ne voulaient pas non plus affoler leur peuple en la détruisant, avant quils nacceptent lislam. Lapôtre refusa, mais il envoya Abu Sufyan et al Moghira (
) pour la détruire.
Il demandèrent aussi sil pouvait les dispenser de la prière et sil pouvait les dispenser de briser eux-mêmes leurs idoles.
Lapôtre dit :
-Nous vous dispensons de détruire vous-mêmes les idoles, mais concernant la prière, il ny a rien de bon dans la religion qui na pas de prières.
(C. M. Doughty, Voyages dans lArabie Déserte, ).134
Nous sortîmes de la ville par une porte proche de la belle mesjid d'Abdullah, le fils d'Abbas, l'oncle de Mahomet. Il y a une gracieuse harmonie dans cette ancienne bâtisse blanche, qui a deux coupoles. Une partie des murs a été dernièrement reconstruite. Un peu à l'extérieur de la porte, nous arrivâmes au troisième de ces fameux bétyles. lis appellent cette pierre,-el Lâta [la Vénus des Arabes, dit Hérodote]135 . C'est un rocher informe, presque aussi long que lUzza, mais moins haut et du même granit gris. Je vis l'extrémité d'un foret de mineur - avec une meurtrissure - dans le flanc de la pierre ! Le fait, me dirent-ils, d'un constructeur de la route, deux ans auparavant. L'iconoclaste artificier avait voulu ruiner Sheytan136 avec une charge de poudre, mais pas plus qu'un éclat ne s'était séparé de la dense masse cristalline, et cela sert à manifester la nature du minéral.
ALLAT de NAKHLA.
Lautre grand sanctuaire du Hedjaz, avec Taif, de La Déesse.
Lidole de Nakhla.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 387).
Al Lat était une idole de pierre, placée dans le temple137 et ayant la forme humaine.
Linstallation de lidole.
(Abu Talib, Tabrir al Maqal).138
Zalim alla jusquà Allat des Ghatafan, qui se trouvait contre la Kaba et il la déplaça à Dat, un endroit entre le sud de Nakhla et le nord de Nakhla.
ALLAT de DÉDAN.
La déesse est aussi présente dans les rituels des Arabes antiques du nord de la péninsule.
Une prêtresse dAllat.
(inscription de Dédan).139
D-h-Lam, prêtresse dAllat.
ALLAT du HAURAN.
On retrouve Allat jusqu'en Syrie, dans un milieu relativement hellénisé, qui lui donne souvent l'apparence d'une Athéna grecque.
Dédicace dun temple.
(Inscription nabatéenne du Hauran, 56).140
Ceci est le temple que Rawahu fils de Maliku fils de Aklabu fils de Rawahu a construit pour Allat, leur déesse, qui est à Salhad, et dont le culte a été établi ici par Rawahu fils de Qasiu, l arrière grand-père de Rawahu mentionné plus haut. Au mois de Ab, dix-septième année de Maliku141, roi des Nabatéens, fils dHaretat, roi des Nabatéens, qui aime son peuple.
Offrande à Allat.
(Inscription du Hauran).142
Ceci est la pierre cultuelle qua affort Pahakkurn fils de Aws.
Allat la dame du lieu.
ALLAT dIRAM.
Allat dans une épitaphe.
(Inscription dIram).143
Quon se souvienne de Hayyat, fils de
fils de
devant Allatu la déesse qui est à Iram, pour toujours.
ALLAT de PALMYRE.
Dédicace à Allat.
(Inscription de Palmyre).144
A Allat et Rahim. Voici ce que Rabbel fils de Awida fils de Iadu a érigé en remerciement et quon se souvienne de Shalma fils de Cassianus.
ALLAT de JAWF.
Dédicace à Allat.
(inscription de Jawf).145
Puisse Allat se souvenir de tous les voeux.
ALLAT de QARYAT AL FAW.
Un sanctuaire pour Allat.
(Inscription de Qaryat al Faw, IIème siècle avant J.-C.).146
Yamar ibn Amus, du lignage dAli, du clan dal Ahnikat a construit pour Allat son oratoire147, pour son bien-être et le bien-être des ses enfants et de ses biens.
Et elle les a exaucés.
ALLAT de SALKHAD.
Dédicace à Allat.
(Inscription de Salkhad).148
Ceci est la mesgida149 qua faite Nachbu, fils de Chulla, à Allat, mère (?) des dieux, de notre seigneur Rabbel.
Le temple dAllat.
(Inscription de Salkhad, 56 après J.-C.).150
Ceci est le temple que Rawhu bar151 Maliku bar Aklabu bar Rawhu a construit pour Allat leur déesse qui est à Salkhad, et que Rawhu bar Qasiyu le grand-père avait élevé.
Le bétyle dAllat.
(Inscription de Salkhad, 95 après J.-C.)152.
Ceci est le temple que (?) a reconstruit pour Allat et son bétyle.
ALLAT des SAFAÏTES.
Imprécation polythéiste
(Inscription safaïtique).153
Par Odaynat ibn Ward ibn Anam ibn Kuhait ibn Aum ibn Kuhail de la tribu de Naghbar.
Ô Allat! Ô Shaï al Qaum! Gad Awidh! Baalshamin! Dhushara!
Laide pour lui! La cécité, la claudication
et la vermine pour celui qui effacera cette inscription!
(Inscription safaïtique).154
Par Latham ibn Tamathan ibn Hamalik ibn Kathif ibn Hamalik ibn Himyan ibn Ghadadat. Il est revenu du pays de Rum.
Ô Allat, le salut contre celui qui poursuit dentre les cavaliers.
(Inscription safaïtique).155
alors il sest éloigné tandis quils ont séjourné parmi les wasm.
Ô Allat, protège celui qui se met en marche et accueille celui qui entre.
Invocations guerrières à Allat.
(Inscriptions safaïtiques).156
il a fait une incursion.
Ô Allat! Du butin!
Il a fait halte à En Nemara.
Ô Allat! Le salut contre lennemi!
Ô Allat! Tu as livré lennemi entre ses mains.
Prière à Allat
(Inscription safaïtique).157
Pour Moghayyir ibn Audh ibn Audh ibn Ghauth ibn Akhbath ibn Sur ibn Safuh. Il sest mis à la poursuite de son frère.
Ô Allat, donne le salut à celui qui poursuit et aveugle celui qui effacera ce texte.
ALLAT de BOSTRA.
Divinité de Palmyre présentée sous la forme dun bétyle158. Bostra est une ville éloignée, plus au sud : la divinité a dû être implantée là par des voyageurs.
ALMAQAH.
Forme sabéenne dIlumquh, Celui qui parle : dieu oraculaire159. Son emblème est le bouquetin, omniprésent dans liconographie des sanctuaires dArabie du Sud160. L étymologie du nom reste inconnue.
ALMAQAH THAHWAN.
Le dieu qui parle : une fonction oraculaire évidente dans la panthéon sabéen161 .
Âmes.
Les conceptions très vagues des anciens Arabes concernant la mort laisse la place à des idées de réincarnation, derrance des ames, de vengeances accomplies par des fantômes162 . Cest ce quévoque un poète satirique, sadressant aux guerriers musulmans.
(Abbas ibn Mirdas al Sulami)163.
Vous êtes vraiment de ceux qui tranchent des têtes
Pensant récupérer la puissance quelles contiennent.
AMM.
Grand dieu lunaire chez les Qataban164 et les Thamud165 dont le nom signifie Oncle Maternel. Il est associé à la déesse Athirat.
Les inscriptions le décrivent comme particulièrement puissant et efficace166.
AMM RAYAN WASAHIRUM.
Le Amm qui grandit et tourne167.
AMMAN.
Forme dérivée du précédent168 .
AMMANAS.
La dénomination dAmm suivi dun suffixe sud-arabe en N-S, signifiant homme. Le texte de la Sira atteste que la divinité est plus honorée quAllah. Il existerait une alluson coranique à cette pratique de partage rituel.
La divinité viendrait de la tribu yéménite de Khawlan169.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 53).
Les Khawlan avaient une idole appelée Ammanas. Ils divisaient leurs parts entre elle et Allah
. Ils lui donnaient une part de leur bétail et de leurs récoltes, laquelle part était à partager, prétendaient-ils170, entre Allah et elle. Si à la part de Ammanas venait sajouter171 quelque chose de celle fixée à Allah, ils la lui laissaient ; si par contre quelque chose venant de la part dAmmanas se trouvait dans celle dAllah, ils la lui restituait.
(Corpus coranique d'Othman 6/137).
Les associateurs donnent à Allah une part de ce quil a fait croître de la terre et des troupeaux172 .
-Ceci, prétendent-ils, est à Allah et ceci à ceux que nous lui avons associés.
Or, ce qui est à leurs associés ne parvient point à Allah, tandis que ce qui est à Allah parvient à leurs associés173 .
Combien mauvais est ce quils jugent.
AMMAN.
Dieu du peuple des Qatan.
AMRA.
Idole domestique de Isam, de la tribu de Banu Klab, du clan des Banu Awf174.
ANBAY.
Dieu lunaire des Qabanites, dont le temple a été localisé à Risafun, près de la ville de Timna175. Il est le Porte-parole176.
APHRODITE.
Ce nom est celui de la déesse grecque bien connue, qui est elle-même dorigine sémitique.
En Orient, Aphrodite désigne un très vaste ensemble de divinité féminines, comme Anahita ou al Uzza177.
Les auteurs chrétiens ont tendance à trouver Aphrodite dans chaque déesse arabe
(Jean de Damas, Sur les Hérésies 100,1).178
Ils étaient idolâtres et adoraient létoile du matin et Aphrodite, quils appelaient précisément Khabar179 dans leur langue, ce qu veut dire grande180. Donc, jusquà lépoque dHéraclius181, ils ont ouvertement182 pratiqué lidolatrie.
(Jacob de Sarug, Discours sur la chute des idoles)183.
Baalbek était tombée au pouvoir d Aphrodite.184
voir aussi Allat.
APHRODITE ETIS.
La maison dAphrodite Etis (Inscription du Negev)185.
Comme expression de piété et à linitiative dAwsoebdos fils dErasos la façade de marbre de la maison dAphrodite Etis a été faite, construite par Abdaysey et Ameyu186 larchitecte, avec leurs biens.
al ABQA.
Le dieu qui dure, pour les Mecquois187.
ARAFA.
Montagne voisine de la Mecque, qui joue un rôle important dans les rituels du pèlerinage, et qui a dû posséder auparavant une sacralité particulière.188
Arbres.
La dendrolâtrie est une constante très compréhensible dans un milieu désertique, car la présence dun arbre y est vite considérée comme la preuve dun miracle, qui, dans le cas du palier, nourrit lhomme189 .
La piété populaire prend toujours larbre190 comme la demeure des saints et elle suit en fait une très lointaine tradition orientale, celle de l Arbre de Vie191. On y attache encore des rubans en ex-voto. Muhammed se révèle encore très sensible au caractère sacré des arbres, soit pour les vénérer, soit pour les détruire. Toute sa carrière est ponctuée de rendez-vous sous les arbres et son Coran en est pourvu abondamment192 .
Un arbre mobile et obéissant.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 258).
Je193 peux te montrer quelque chose de plus formidable que ce que tu espères. Je vais appeler l'arbre qui est là-bas et il va venir :
-Appelle-le.
Il lappela et larbre vint sinstaller juste devant lapôtre. Puis il dit :
-Retourne à ta place.
Larbre de limmortalité.
(Corpus coranique d'Othman 20/118-9).
Mais le démon linduisit en tentation et dit :
-Ô Adam, tindiquerai-je larbre de limmortalité et un royaume impérissable?
Ils mangèrent de larbre. Leur nudité leur apparut et ils se mirent à disposer sur eux des feuilles du jardin.
Larbre qui allume Allah
(Corpus coranique d'Othman 24/ 35 a-c).
Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est à la ressemblance dune niche où se trouve une lampe194 ; la lampe est dans un récipient de verre ; celui-ci semblerait un astre étincelant195 ; elle est allumée grâce à un arbre béni, et grâce à un olivier ni oriental ni occidental, dont lhuile est si limpide quelle éclairerait même si nul feu ne la touchait.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 129-130).
Le mois suivant, jumada premier, le prophète partit de nouveau, après avoir établi comme son lieutenant à Médine Abu Salama ibn Abdul Asad. L'étendard était porté par Hamza. Près de Médine, à un endroit nommé Dhat ul Ushayra, le prophète fut informé du passage d'une caravane. Les guerriers musulmans se dirigèrent du côté droit, vers le désert, et arrivèrent à une autre station, où passaient également les caravanes. Mais ils ne l'y rencontrèrent pas. Alors ils vinrent à une station où il y a un grand arbre, qu'on appelle Dhat ul Saq. On fit halte à l'ombre de cet arbre, et l'on chercha la caravane, sans la rencontrer. Puis le prophète fit la prière sous cet arbre
(Tafsir al Jalalayn 95).
Par le figuier et l'olivier ! : (...) Allah jure par les deux fruits: la figue et l'olive, soit par les deux montagnes d'où on les récolte
Et par le Mont Sinin !: (et c'est plus logique, car Allah jure ensuite) par le mont Sinaï où il a adressé la parole à Moïse (et lui a révélé la Torah)
Arbre de HODAYBIYYA.
Le sanctuaire est connu grace à un épisode de la conquête de la Mecque, en 628 ; Muhammad fait une halte à cet endroit et reprend à son compte les rites accomplis dordinaire dans ce lieu196 .
(Corpus coranique d'Othman 48/18).
Allah a été satisfait des Croyants quand ils te prêtaient serment dallégeance, sous l'arbre de Hodaybiyya. Il a reconnu ce qui est en leurs curs. Il a fait descendre sur eux la présence divine197 et les a gratifiés d'un proche succès et d'abondantes masses de butin qu'ils prendront.
Allah est puissant et sage.
(Bukhari, Sahih 65/48, 5).
Le jour dal Hobaydiyya, nous étions mille quatre cents.
Je fus un de ceux qui assistèrent au serment de larbre. Le prophète interdit de lancer des cailloux avec deux doigts.
Abdallah ibn Moghaffal el Mozani a également parlé du fait duriner dans le vase où lon fait les ablutions198.
(Bukhari, Sahih 56/110, 3).
Salama a dit : après avoir prêté serment au prophète, je me retirai à lombre de larbre. Lorsque la foule des musumlmans se fut éclaircie, le prophète me dit :
-Eh bien, Ibn al Akwa, est ce que tu ne me prêtes pas serment?
-Je lai déjà fait, envoyé d'Allah, répondis-je.
-Alors prête-moi serment encore, reprit-il.
Je lui prêtai serment donc une seconde fois.
Larbre comme intermédiaire à la révélation.
(Hadith : récit dAbdur Rahman).
Jai demandé à Masruq :
-Qui a informé le prophète à propos des djinns la nuit où ils ont entendu le Coran?
Il dit :
-Ton père Abdullah ma informé que cétait un arbre qui a prévenu le prophète à leur sujet.
(Bukhari, Sahih 56/110).
Ibn Omar a dit :
-Lorsque nous sommes revenus lannée suivante199, il ny eut pas deux dentre nous à saccorder sur larbre sous lequel nous avions prêté serment, et cest là un effet de la miséricorde divine200.
Larbre.
(ibn Sad, Tabaqat II 124).
Le prophète recevait le serment201 des gens sous larbre lannée dHudaybiyya et Maqil ibn Yasar tenait une des branches de larbre dans sa main, au dessus de sa tête. Il reçut le serment ce jour-là quils ne senfuiraient pas.
(
)
Les gens avaient coutume daller à larbre quils appelaient larbre dal Ridwan et faisaient des prières près de lui. Omar lapprit; il les avertit et ordonna quil soit coupé, et il la été.
Arbre de GHARQAD.
Un arbre ami des musulmans et ennemi des juifs: sans doute une invention de la Tradition Islamique à partir d'un véritable arbre sacré.
(Muslim, Sahih 41/ 6985).202
la dernière heure ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs et que les musulmans ne tuent les juifs avant que les juifs ne se cachent derrière une pierre ou un arbre, et que la pierre ou larbre dise : musulman, ou serviteur dAllah, il y a un juif derrière moi ; viens et tue-le ; mais larbre de Gharqad ne le dira pas, parce que cest larbre des juifs.
Arbre de MUNTAHA.
SIDRATI L MUNTAHA : un toponyme près de la Mecque, plutôt quun endroit délimitant le septième ciel
Le nom permet de multiples et désespérantes interprétations.
(Corpus coranique d'Othman 30/13-16).
Certes il la vu une autre fois, près du jujubier dal Muntaha, près duquel est le jardin dal Mawa quand couvrait le jujubier ce qui le couvrait.
Arbre de NAJRAN.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois V 922).203
A cette époque, les habitants de Najran suivaient la religion des Arabes, adorant un haut palmier parmi eux204. Chaque année, il y avait une fête, pendant la quelle ils accrochaient sur larbre toutes les décorations quils pouvaient trouver et aussi des bijoux de femmes. Ensuite, ils se mettent à vénérer larbre toute la journée.
Arbre de NAKHLA
Le végétal est en fait un des aspects de la déesse al Uzza, qui domine à Nakhla.205
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 20c).
En l'an de la victoire206, le prophète convoqua. Khalid ibn al Walid et lui ordonna :
-Va, dans la vallée de Nakhla vers un arbre et coupe-le.
Khalid y alla, saisit Dubayya, prêtre d' al Uzza et le tua.
Arbre vert.
(Corpus coranique d'Othman 36/80).
Cest lui qui a mis pour vous un feu, dans larbre vert207 dont vous allumez votre foyer.
ARSHO
Autre nom de Ruda pour les Palmyréniens, pour désigner l'étoile du soir208. Le dieu est associé dans liconographie au chameau et au dieu Azizo209.
ARANYADA.
Divinité sabéenne intégré dans des triades210.
ARÈS.
Dénomination grecque de divinités arabes au caractère guerrier.211
al ASHAL.
Idole aux yeux bleu-foncé212 , connue par lonomastique213.
ASHAR
Dieu cavalier de la steppe, en costume parthe, sorte de bon génie en Syrie du nord214.
ASHERA.
Nom de Atirat en hébreu.
ASHIRA.
Dieu de Tayma, au nord de lArabie215.
ASHRATU.
Nom dAtirat en akkadien.
ASHTARTE.
Athtar, en hébreu : la grande déesse proche-orientale sous son nom le plus répandu, et connu à travers les Grecs.216
ASS.
Cest celui qui fait la ronde de nuit : divinité lunaire des Thamoudéens217 .
ASTAR.
Athtar, en éthiopien, où le nom devient la divinité céleste, dans la doctrine chrétienne218.
Astres.
On a souvent cru que tous les dieux arabes étaient des résultats de la divinisation des astres219 ; cest une vue excessive , sans doute d'origine chrétienne ; mais linfluence prépondérante des étoiles et des planètes220 dans ce panthéon est toutefois remarquable 221. la preuve ultime se trouve dans le Coran lui-même, où se succèdent dans les premières sourates de nombreuses invocations astrales222 et des allusions aux phénomènes célestes223 .
Un peu partout, ce sont les Allah, les dieux du ciel, parfois sous les noms de Baal ou Adad, qui usent de la foudre et surtout fait tomber la pluie.
Ladoration dune étoile
(Jean Damascène, Des Hérésies 764).224
Ils vénèrent et se prosternent devant lEtoile du Matin225
Ladoration de lEtoile dElusa.
(Jérôme, Vie de Saint Hilarion 1, 12, 25).226
Il arriva à Elusa le jour même où les gens sassemblent à loccasion dune fête du temple de Vénus (Athtar). Cette déesse, les Saracènes lhonorent comme lEtoile du Matin, à qui le culte de toutes les tribus est dédié.
(ibn Sad, Tabaqat II 47).
Les femmes des polythéistes commencèrent à battre cymbales, tambours et tambourins pour motiver leurs hommes en leur rappelant ceux qui étaient morts à Badr. Elles chantaient :
Nous sommes les filles de lEtoile du Matin.
Nous avançons sur des selles à coussin de cuir.
Si vous avancez, nous vous embrasserons,
Si vous tournez le dos, nous vous rejeterons,
par une séparation sans aucune tendresse.
Ladoration des étoiles
(Bukhari, Sahih 12/ 807).227
à la fin de la prière, il fit face aux gens et leur dit :
-Savez-vous ce que votre seigneur ma dit?
Les gens répondirent :
-Allah et son prophète savent le mieux.
Il dit :
-Allah a dit : au matin, certains de mes esclaves resteront de vrais croyants et dautres deviendront des infidèles. Quiconque dira que le pluie est due à la bénédiction et la miséricorde dAllah croira en moi et il ne croira pas dans les étoiles, et celui qui dit quil pleut à cause dune étoile spéciale naura pas de croyance en moi, et croira dans les étoiles.
Lexplication coranique de lexistence des astres.
(Corpus coranique d'Othman 37/6-7).
En vérité, nous avons paré le ciel le plus proche dun ornement, les astres, cela en protection contre tout démon rebelle.
La soumission des astres
(Corpus coranique d'Othman 7/52).
Il couvre le jour de la nuit qui le poursuit, avide, tandis que le soleil, la lune, et les étoiles sont soumis à son ordre.
L'Allah des musulmans décrit comme un astre.228
(Corpus coranique d'Othman 24/ 35 a-c).
Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est à la ressemblance dune niche où se trouve une lampe ; la lampe est dans un récipient de verre ; celui-ci semblerait un astre étincelant ; elle est allumée grâce à un arbre béni, et grace à un olivier ni oriental ni occidental, dont lhuile est si limpide quelle éclairerait même si nul feu ne la touchait229 .
Le seigneur de Sirius.
(Corpus coranique d'Othman 53/50).
..Que cest lui qui est le seigneur de Sirius230 .
(Tafsir al Jalalayn 53).
Et c'est lui qui est le seigneur de Sirius... : Allah est le seigneur de Sirius, une étoile [qui est la plus brillante du ciel], située derrière les Gémeaux et les hommes l'adoraient du temps de l'Ignorance.
Le ciel.
(ibn Sad, Tabaqat I/1 133).231
L'envoyé d'Allah appelait à l'islam en secret et ouvertement. Ceux que Allah voulut parmi les jeunes et les faibles l'écoutèrent favorablement de sorte que ceux qui croyaient en lui devinrent nombreux. Les infidèles quraysh critiquaient pas ce qu'il disait. Lorsqu'il passait auprès leurs groupes, ils le montraient en disant :
-C'est le homme des Banu Abd al Muttalib qui parle du ciel232.
(Tafsir al Jalalayn 86).
Par le ciel et par l'astre nocturne : Le mot"Tariq" signifie tout visiteur qui vient frapper à la porte la nuit, ou toute étoile qui apparaît la nuit. Ce dernier sens est adopté dans le texte. Allah jure par le ciel et l'étoile nocturne.
(...)
C'est l'étoile vivement brillante. : C'est la pléiade ou toute autre étoile dont la lueur transperce l'obscurité.
Invocations astrales.
Le texte coranique contient un très grand nombre dinvocations aux astres, surtout dans les courtes sourates du tout début de la prédication. Il est remarquable que Muhammad ait eu recours à ce caractère astral, très particulier des religions arabes, pour sadresser à sa divinité.
(Corpus coranique d'Othman 93/1-2).
Par la clarté diurne!
Par la nuit quand elle règne!
(Corpus coranique d'Othman 85/1)
Par le ciel renfermant les constellations.233
(Corpus coranique d'Othman 86/1).
Par le ciel et lastre nocturne.
Et quest ce qui te fera connaître ce quest lastre nocturne?
Cest létoile perçant la nuit.
(Corpus coranique d'Othman 92/1-2).
Par la nuit quand elle sétend!
Par le jour quand il brûle!
(Corpus coranique d'Othman 91/1-6).234
Par le soleil et sa clarté!
Par la lune quand elle le suit!
Par le jour quand il le fait briller!
Par la nuit quand elle le couvre!
Par le ciel et ce qui l'a édifié!
Par la terre et ce qui l'a étendue!
(Corpus coranique d'Othman 89/1-2).
Par laube!
Par dix nuits!
(Corpus coranique d'Othman 85/1).
Par le ciel renfermant les constellations.
(Corpus coranique d'Othman 81/15-18).
Non! Jen jure par les astres gravitants, cheminants et disparaissants!
par la nuit quand elle sétend!
par laube quand sexhale son souffle!
(Corpus coranique d'Othman 53/1).
Par létoile quand elle sabîme!
al ASWAD.
Divinité connue par un nom théophore :Serviteur du Noir.235
ATAR.
Abréviation de dAttarsamin236, correspond à la divinité stellaire Vénus.
ATARGATIS.
Déesse secondaire à Palmyre, qui y possède un temple237.
ATARQURUMA.
(Inscription dEsarhaddon).238
Jai réparé les idoles de (
) Abirillu et Atarquruma, les dieux des Arabes
ATARSAM.
Forme abrégée de Atharsamin.
ATHAR AL SHARIQ.
Dieu honoré en Arabie centrale par les Kinda.239
ATHÉNA.
La déesse grecque bien connue a plus par son apparence aux tribus arabes de lAntiquité, surtout dans le nord de la péninsule : ils se sont emparés de son apparence générale et de ses attributs guerriers et les ont transmits à leurs divinités féminines et protectrices, comme al Uzza et Ilat.240
ATHTAR.
Nom générique de divinité stellaire.241
ATHTAR DHU QABD.
Dieu stellaire en Arabie du sud242.
Dieux salvateurs.
(inscription de la muraille de Baraqish -c. 340-).243
Ammisadaq (
) et Sad (
), chefs des caravaniers minéens, (
) leurs biens et leurs bêtes de somme sur la piste entre Mayn et Ragmat244, et de la guerre qui sévissait entre le sud et le nord, et alors que Athtar dhu Qabd, Wadd et Nakrah245 avaient sauvé leurs personnes, et leurs biens du cur de l'Egypte lors du conflit qui eut lieu entre les Mèdes et l'Egypte (
).
ATHTAR HAGAR.
Le dieu stellaire, adoré sous la forme dune pierre sacrée, au Yémen246.
ATHTAR SHARIQAN.
Le dieu stellaire Athtar, dont la fonction est précisée par lépiclèse Oriental, qui évoque laube247, la lueur du matin.
ATHTAR SHYM.
LAthtar patron, ou protecteur248 .
ATHTARSAMIN.
LAthtar des cieux, rapproché du dieu de la foudre des Araméens, le Baalshamin249 .
al ATIR.
Celui qui aime les parfums : divinité secondaire ou épithète divine250 .
ATIRAT.
Divinité solaire au nom de l Eclatante, ou de la lune
Son attribut est le taureau 251. Elle est parèdre de Wadd252. Elle est aussi connue dans le calendrier minéen253.
(Inscription de Timna).254
Ilaz, fils de Dabam de Murran a inauguré (ce lieu) pour Atirat et Shams quand il a démultiplié un rucher.
ATTAR.
Dieu principal avec Ilumquh : il est lié aux étoiles, et se fait souvent appeler Seigneur255. On distingue celui du Levant et celui du Couchant256. Son étymologie le rapproche de la notion de richesse (t-h-r).
Voir aussi Athtar, la forme la plus exacte.
ATTAR ATTEH.
Dieu de Palmyre.
Promesses doffrandes
(Inscription bilingue de Palmyre, 140).
Cette statue est celle dAhofali fils dHayran fils de Saba fils de Hayran fils de Bonne (?) de la tribu des Banu Saat, que le sénat a érigée parce quil a fourni le sénat dune donation perpétuelle et dun holocauste, et quil a promis des offrandes à Malakbel et au Gad Taymi, et à Attar Atteh, les dieux bons
En son honneur. Le mois de Tammuz, an 451.
ATARSAMAYN.
(inscription dEsarhaddon).257
Jai réparé les idoles de Atarsamayn, (
) les dieux des Arabes
ATTARSAMM
Cest la forme thamoudéenne de la divinité stellaire Attar, vénérée dans toute lArabie258.
Prières à Attarsamm.
(Inscription thamoudéenne).259
Ô Attarsamm, adoucis la douleur!
Ô Attarsamm, écoute, par toi la guérison!
Ô Attarsamm, guéris!
AUMOS.
Dieu arabe assimilé à Zeus ou Hélios, localisé en Syrie260. Son nom évoquerait lidée de chaleur.
AWALL.
Idole des Bakr et des Taghlib ibn Wayl261.
AWD.
Dieu des Anaza et dans le pays de Lihyan, à la très ancienne origine262. Il est surtout connu grâce à la description dun sacrifice par ibn al Kalbi263.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 36 a).
As Suayr, dans le vers qui suit est, d'après Ibn al Kalbi, l'idole des Anaza.
-J'ai juré par le sang répandu autour de Awd et par les pierres dressées près dAs Suayr.
AWF.
Le dieu est connu par des noms théophores ; par son nom, on devine quil est un dieu des oiseaux ou de lornithomancie.
AWM.
Divinité lunaire nabatéenne, présente aussi au sud de lArabie, sous forme de théophores264.
AWS.
Dieu thamoudéen ou lihyanite265, protecteur dune tribu.
En Arabie centrale, il est seulement connu par des théophores266 .
al AWWAN.
Idole de Hamdan à Yathrib267.
AWAN.
Dieu thamoudéen peu connu, dont le nom signifie fumée ou soif268. Il serait dorigine nabatéenne et de caractère lunaire269.
AYM.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores270.
AZAR.
Idole dont le nom évoque la puissance, et qui est citée dans des Tafsir du Coran, comme un dieu du père dAbraham271.
AZIM.
Le dieu très grand de la Mecque272.
AZIZ.
Le "bon dieu", vénéré à Palmyre avec Ashu Ruda, comme dieux cavaliers de la steppe273. Il se rapprocherait de la figure dun dieu de lorage. Son nom figure aussi dans la nomenclature musulmane des noms dAllah et il est présent dans le Corpus Coranique274.
Edifice pour Aziz.
(Inscription de Palmyre).275
Monim a construit (ce bâtiment) pour Azizos, le dieu bon.
Un prêtre dAziz.
(Inscription araméenne de Palmyre).276
Pour Arsu et pour Azizu, les dieux bons et généreux, fait par Bakay, fils de Yarhibola, le prêtre
dAzizu, le bon et miséricordieux, pour son salut et le salut de ses frères ; dans le mois de Tisri de lan 25.
Quon se souvienne de Yarhay, le sculpteur.
AZIZLAT.
Dieu sabéen, un parèdre cher à Lat277.
B
§. 104.
BAAL.
Sa présence dans le Coran278 est oubliée parce que le nom du dieu sintègre à un discours pseudo-biblique dElie. Baal est pourtant le dieu emblématique du Proche-Orient, le dieu mâle du ciel et du tonnerre : larchétype du dieu mauvais, la cible de tous les monothéismes279. Il est aussi présent dès quun taureau280 est mentionné ou représenté, y compris dans lépisode biblique du Veau dOr
281
(Corpus coranique d'Othman 37/ 123-6).
En vérité, Elie,fut au nombre des envoyés quand il dit à son peuple :
-Ne serez-vous point pieux? Priez vous Baal et délaisserez vous le meilleur des créateurs, Allah votre seigneur et le seigneur des vos premiers ancêtres.
(Corpus coranique d'Othman 20/90).
Celui-ci fit sortir du feu, pour les Fils dIsraël, un veau, masse qui poussait un mugissement, et dit :
-Voici votre divinité et la divinité de Moïse : celui-ci la oublié.
(Tafsir al Jalalayn 37).
Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs : adorez-vous cette idole Baal -qui a donné son nom à la ville Baalbeck, et qui était faite en or- en laissant le culte du meilleur des créateurs?
Allah, votre seigneur et le seigneur de vos plus anciens ancêtres? : Non. N'adorez pas cette idole, plutôt adorez Allah votre seigneur et le seigneur de vos ancêtres".
BAAL HAJJ.
Le dieu sabéen lunaire Anbay, appelé aussi Le seigneur du pèlerinage282.
BAAL HAMON
Ce dieu de Palmyre est dorigine cananéenne et a été diffusé par les tribus arabes. Hamon est en réalité la montagne de lAmanos283.
Dédicace à Baal Hamon.
(Inscription de Palmyre, 89).284
A Bel Hamon, Moqimu fils de Moqimo fils de Zabdibol Arima et Yarhibola fils de Malku fils de Lishamsh fils de Hannibel Aabay, sur leurs propres fonds, ont érigé ce sanctuaire, et le portique en albâtre qui est devant et le portique qui est dessous, et le plafond, et la porte
BAALAT GHADRAN.
Shams, la Dame du sanctuaire de Ghadran, en Arabie du Sud285.
BAALAT HADITH.
La Dame de Hadith, en Arabie du Sud : une divinité solaire286 .
BAALSHAMIN.
Le Seigneur du ciel287 ou maître des cieux : la divinité centrale à Palmyre288 et à Pétra289 , correspondant à Zeus Mégistos Kéraunios290, Olympios ou Hypsistos291 pour les Grecs. Il occupe souvent la place du dieu dominant le panthéon de ces cités. Mais on le rencontre aussi en milieu bédouin292.
Dédicace pour Baalshamin.
(inscription de Palmyre, fin du Ier siècle avant J.-C.).293
En bonne mémoire pour Malikat, ibn Ausu, ibn Moayyiru, qui a construit en lhonneur de Baalshamin le temple intérieur et le temple extérieur et ce théatron et les tours.
De lannée 280 à lannée 311
en paix.
Dédicace de femmes à Baalshamin.
(inscription de Palmyre, 23).
Au mois de Kanun, lan 335, Attay et Shabhay filles de Shahra, et Atta fille de Firdush ont offert ces deux colonnes à Baalshamin, le bon dieu, pour leurs vies, et la vie de leurs enfants.
Autel de Baalshamin
(Inscription du Hauran).294
Ceci est lautel que (?) a construit pour Baalshamin, le dieu de M-T-N-W.
Imprécation polythéiste
(Inscription safaïtique).295
Par Odaynat ibn Ward ibn Anam ibn Kuhait ibn Awm ibn Kuhayl de la tribu de Naghbar.
Ô Allat! Ô Shay al Qaum! Gad Awidh! Baalshamin! Dhushara!
Laide pour lui! La cécité, la claudication
et la vermine pour celui qui effacera cette inscription!
(Jacob de Saruj, Discours des idoles).296
Il297 avait trompé Harran par lintermédiaire de Sin, de Baalshamin, (
).
Le soutien du Seigneur du ciel.
(Inscription de Bayt al Ashwal, 384 après J.-C.).298
Malkikarib Yuhamin et ses fils Abikarib Asad et Dhara Amar Ayman, rois de Saba, dhu Raydhan, Hadramut et Yamnat, ont construit, posé les fondations et achevé leur palais Kalam, des fondations au faîte, avec le soutien de leur seigneur, le seigneur du ciel au mois de dhul diwan, de lan 493.
BAALSHAMIN de DEDAN.
Dieu des Lihyanites, dont le sanctuaire est réservé aux hommes. Le dieu peut projeter linterdit299 sur tel ou tel lieu300.
al BADI.
Le dieu créateur des Mecquois301.
BAGAR.
Idole des Azd, des Tayy et des Qudaa302 .
(ibn al Kalbi, Livre des Idoles 57b).
Ibn Durayd dit : cest une idole qui appartenait, pendant le paganisme, à la tribu des Azd et aux tribus des Tayyi et des Khuzaa. On lui rendait un culte. On dit Bagar ; mais il est possible de dire Bagir303.
al BAGHGHA.
Le mot rappelle le sang tiré par incision du cou dun chameau. Cest aussi une idole304.
(al Kalbi).305
Acquittez vous de vos aumônes légales ; car Allah vous a débarrassés das Sughgha et dal Baghgha.
BAHH.
Nom divin répandu chez les Nabatéens et les Lihyanites ; il pourrait correspondre à une version arabe de Bacchus306.
BAJAR.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores307.
BAJIR.
Idole de la tribu des Tay, localisé dans le village de Samayl, à Oman, dont le culte est réputé pour sa joyeuse dépravation
308
BAJJA.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores309.
BALW.
Dieu des morts en Arabie du sud, gérant les questions de culte funéraire310 .
BANAT ALLAH.
Lexpression que Muhammad fustige tant dans son livre existe bel et bien dans le monde arabe, depuis fort longtemps.311
Un assez grand nombre de témoignages sur cette trinité sacrée312 nous éclairent pleinement à ce sujet313.
La primauté dAllah sur ces filles.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 14 b).
Prenant Al Lat à témoin, Aws ibn Hajar314 dit :
-Par Al Lat, par al Uzza et par leurs fidèles ; par Allah, Allah est plus grand quelles.
Les filles dAllah à Palmyre.
(Inscription araméenne).315
A Arsu et à Kismaya, et aux filles dAllah, les bons dieux.
(Inscription palmyréenne, 63 ap. J.-C.).316
Au mois dElul, lan 375. Ces autels, Bara fils de Maqimu fils de Tawray fils de Bara des Banu Maththbol, les a offert a Arshu, à Qismaya et aux filles dAllah, les dieux bons pour la vie de Moqimu son père, pour sa vie à lui, pour la vie de ses enfants et la vie de son frère.
(Tafsir al Jalalayn 39).
Selon ibn Abbas, le verset: "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent d'Allah" a été révélé au sujet des trois tribus suivantes: 'Amir, Kinâna et Banu Salama. En effet, ils adoraient les idoles et disaient: "Les anges sont les filles d'Allah".
Les filles dAllah317 au pays de Saba.
(trois encensoirs inscrits, Sanaa).318
1-M-t a dédié aux filles dAllah, pour sa fille Mahomet, Q-h-t-m, servante des H-n-y, cet encensoir, pour la prospérité delle-même et de sa fille.
2- M-s-t a dédié ceci aux filles dAllah.
3- T-w-b a dédié aux filles dAllah.
Le chant des Quraysh.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 15e).
Les Quraysh faisaient leurs rondes rituelles autour de la Kaba en criant :
Par Allat et par al Uzza. Et par Manah, la troisième et dernière dans lordre.sont les sublimes déesses dont lintercession est à souhaiter319
On disait quelles étaient les filles dAllah - Quil est au dessus de cela!320 - et quelles intercédaient auprès de lui.
Invocation aux déesses.
(Diwan dAws ibn Hajar 11).321
Par al Lat et al Uzza, et ceux qui leur rendent un culte,
par Allah qui certes est plus grand quelles322 .
Jai compté que les hommes de Quayn,
en en tirant gloire ;
mais qua à faire Ibn Lubayna avec la gloire et la fierté?
Le rôle des trois déesses selon les Quraysh.
(ibn Sad, Tabaqat I 137).
Nous avons qu'Allah tue et fait vivre, crée et conserve, mais nos trois déesses prient pour nous auprès de lui, et comme tu leur as fait place auprès de lui dans ton culte, nous nous joindrons à toi.
Les Versets sataniques.
(Corpus coranique d'Othman 53/19-25).
Avez-vous considéré Allat et al Uzza et Manat, cette troisième autre?
Ce sont les sublimes déesses et leur intercession est certes souhaitée.
Avez-vous le male, et lui, la femelle!
Cela, alors, serait un partage inique!
Lhomme a t-il ce quil désire?
A Allah appartient la première et la dernière.
Laccusation coranique.
(Corpus coranique d'Othman 37/149).
Consulte-les donc : ton seigneur a t-il eu des filles et eux des filles?
Avons-nous créé les anges au sexe féminin sous leurs yeux?
Or ça! dans leur imposture, iront-ils certes jusquà dire :
Allah a engendré?
En vérité, ce sont certes des menteurs.
Les filles.
(Corpus coranique d'Othman 43/14).
Les infidèles ont donné à Allah des parèdres323, parmi ses serviteurs.
En vérité, lhomme est un ingrat déclaré.
Allah aurait-il pris pour lui des filles dans ce qu'il crée, alors qu'il vous a octroyé des fils et que le visage d'un de ces infidèles s'assombrit et qu'il est suffoqué quand on lui annonce la naissance de ce qu'il attribue de semblable au bienfaiteur ou la naissance de qui grandit parmi les colifichets et n'est pas clair dans la discussion?
Des anges, qui sont les serviteurs du bienfaiteur, ils ont fait des êtres féminins.
Ont-ils été témoins à leur création ?
Leur témoignage sera consigné et il leur sera demandé compte.
Les infidèles disent : si le bienfaiteur avait voulu, nous naurions pas adoré ces divinités.
De cela, ils nont nulle connaissance.
ILs formulent seulement des hypothèses.
(Corpus coranique d'Othman 4/116-7).
Quiconque associe à Allah des parèdres est dans un égarement infini.
Ces associateurs ne prient que des femelles.
BANU GHANM (idoles des).
Couples d'idoles tribales.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 18a).
Je n'ai plus de culte à rendre à al-Uzza ni à ses deux filles, ni de visite aux deux idoles des Banu Ganm.
al BANU HAM.
Idole clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).324
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Banu Muawiya avaient al Banu Ham.
BARAQ.
Personnification de la foudre, et identifié à Baalshamin. Les fidèles lui demandent la bienveillance de ladversaire 325.
al BARI.
Le dieu créateur pour les Mecquois326.
BAR NEMRE.
Idole mal connue (inventée?) du nord de la Syrie.
(Jacques de Saruj, Discours des idoles).327
Il328 avait trompé Harran par lintermédiaire de Sin, de Baalshamin, de Bar Nemre,
BASHAMIN.
Forme qatabanite du précédent, présente dans le calendrier329.
BASHAMUM.
Dieu sabéen, dont le nom pourrait évoquer larbre330.
BASHIR (I).
Dieu sabéen de la bonne nouvelle331 (Le Messager).
BASHIR (II).
le dieu dit clairvoyant de la Mecque332.
BATIN.
Le dieu caché à la Mecque333 .
BAYM.
Nom dun idole précise ou nom générique dune idole faite de bois et peinte?334
BEL.
Cest le dieu suprême de Palmyre, inclus dans une triade et chef dune véritable famille divine335.
Les prêtres de Bel (inscription de Palmyre, 44 avant JC).336
Au mois de Tishri, lannée 269, les prêtres de Bel ont érigé cette statue de Goraymay fils de Nebuzabad, de la tribu des Banu Kohenbol.
BELTIS.
Il sagit de la déesse associé à Bel, connue essentiellement par liconographie337.
BIL.
Autre forme de Baal?
(Jacob de Saruj, Discours des idoles).338
(Satan) avait donné Edesse à Bil.
BOL.
Ancienne forme du nom de Bel ou Baal339.
BUHAR.
Nom dun divinité inconnue ; son nom évoque léclat de la lune340.
BUWANA.
Idole et site dun sanctauire des Quraysh, près de Yanbu, sur la côte341.
(ibn Sad, Tabaqat I 1,103).342
Cétait une idole auprès de laquelle les Quraysh se rendaient pour ladorer et lui offrir des sacrifices ; ils se rasaient la tête auprès delle et restaient autour delle toute une journée, jusquà la tombée de la nuit, et cela une fois par an.
(ibn Sad,Tabaqat I 1,105).343
Nous étions assis près dune idole applée Buwana.
(ibn Sad,Tabaqat II/1,99).344
Le prophète envoya des expéditions contre les idoles autour de la Kaba, pour les briser. Parmi celles-ci, al Uzza, Manat, Suwa, Buwana, Dhul Kaffayn.
(Yaqut, Géographie I 754).
Je fis voeu de sacrifier 50 têtes de petit bétail sur Buwana.
Le prophète lui demanda :
-Y a t-il là-bas quelque bétyle?
-Non, répondit-il.
-Accomplis ton voeu, lui dit le prophète.
D
§ 105.
DAMAD.
Bétyle adoré dans la tribu des Banu Sulaym.
(Ifshangani, Kitap al Aghani 13/65).
Mon père avait une idole nommée Damad. Avant sa mort, il me désigna comme wasi345, men confiant le culte et la garde. Je lui ai consacré une tente où je me rendais une fois par jour et par nuit.
A lavènement du prophète, jai entendu, au milieu de la nuit, une voix qui meffraya. Alors je me suis précipité auprès de Damad et jai constaté que la voix sortait de ses entrailles346.
DHAMAR.
Sans doute une appelation voisine de la précédente.
(ibn Kathir, Sira 231).
Abbâs Ibn Mirdâs ajoute : Je suis revenu, épouvanté par ce que je venais de voir, et je suis allé rendre visite à une idole, du nom d'ad Dhamâr, qui nous appartenait, et que nous adorions. J'ai balayé tout autour, puis je me suis mis à la caresser et à l'embrasser. Tout à coup, j'ai entendu une voix qui sortait de l'intérieur de l'idole et qui me disait :
-Dis à toutes les tribus de Sulaym qu'ad Dhamâr a péri et que les gens de la mosquée ont triomphé. Ad Dhamâr a péri alors qu'il était adoré avant la prière avec le prophète Mohammed. Celui qui a hérité de la prophétie et de la guidance après Jésus fils de Marie, parmi les Quraysh est bien-guidé.
Je suis sorti alors épouvanté, et je suis allé voir mes compatriotes à qui j'ai raconté ce qui venait de m'arriver. Ensuite, je suis parti en compagnie de trois cents de mes compatriotes, les Banu Harîtha, chez le prophète à Médine. Nous l'avons trouvé dans la mosquée. En me voyant, il m'a dit :
-Ô Abbâs ! Comment a eu lieu ta conversion ? Je lui ai raconté alors mon récit, qui l'a beaucoup réjoui. Ensuite, je me suis converti en compagnie de toute ma tribu
La cause de ma conversion est que lorsque Mirdâs, mon père, était sur le point de mourir, il me recommanda de prendre soin d'une de ses idoles, du nom de Dhamar. Je l'ai mise dans une pièce où je lui rendais visite chaque jour. Lorsque le prophète est apparu, j'ai entendu une voix au milieu de la nuit qui m'interpellait. Je suis allé me réfugier auprès de Dhamâr pour chercher sa protection, et voilà que la même voix sortait de l'idole et me disait :
-Dis à toutes les tribus de Sulaym que le confident a péri et que les gens de la mosquée ont triomphé.
DATHAN.
Dieu de la Force chez les Thamoudéens347.
DATIN.
Divinité mal connue des Thamoudéens, dont le nom évoque le don348.
DARIH (I-III?).
Divinité adorée à an Nughayr, en Hadramut349, et/ou à Hira350.
ad DAWAR.
Cest le nom du tour pratiqué autour des idoles, et aussi, peu à peu le nom de lidole anonyme elle-même351.
DAWS (idole des).
Idole tribale.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 53).
Les Daws avaient une idole352 appartenant à Amir ibn Humama al Dawsi.
(ibn Kathir, Sira 57).
Ibn Ishâq ajoute : La tribu de Daws avait aussi une idole qui appartenait à Amir Ibn Humama ad Dawsi.
DAY.
(Inscription dEsarhaddon).353
Jai réparé les idoles de Atarsamayn, Day, (
), les dieux des Arabes
ad DAYZAN.
Nom dune idole et dun roi arabe354.
ad DAYZANAN (I-II).
La même divinité, au cas duel : deux idoles que le roi al Mundhir I a installé devant la porte de la ville de Hira355.
ad DAYZANAN (III).
Groupe didoles vénérée par Ghadima al Abras, roi légendaire des Tanuh356 .
DEA SYRIA.
Nom latin d'Atargatis, déesse syrienne.357
Déesses sataniques.
Au cours de sa prédication à la Mecque, Muhammad accentue peu à peu son opposition aux idoles et au polythéisme, suscitant donc lanimosité de ses concitoyens. Dun coup, au cours dune épreuve de force, il cède au découragement et à la conciliation : tous les Mecquois sont soulagés en apprenant que Muhammad vante publiquement les mérites des déesses. Mais ensuite, il succombe à la culpabiblité et des révélations bien à propos viennent interdire tout nouveau compromis358. Les versets sont ensuite attribués au diable, de manière à rendre Muhammad irresponsable. En réalité, lhypothèse la plus solide est celle de la présence inopinée dans le corpus de documents coraniques dun extrait clairement pré-islamique.
Les déesses invoquées sont dites filles dAllah et elles sont aussi appelées par leurs noms : Allat, Manat, Al Uzza. Ce ne sont pas que des noms, comme lauteur du texte coranique dira plus tard : ces divinités sont connues de tous les Arabes, durant des siècles, vénérées par de multiples générations, dans les régions les plus diverses et sans tumulte.
DHA BADD.
Dieu thamoudéen?
(Inscription Thamudéenne).359
Hunb a vaincu ; il a renversé Add, grâce au secours du dieu mutilé Khalasat et Dha Dabb.
DHAMAR.
Dieu ou héros au Yémen360, très présent dans lonomastique.
DHARRIH.
Le dieu Soleil Levant en Arabie centrale361.
DHAT ANWAT.
Un arbre sacré incarnant la déesse al Uzza362, support de nombreux ex-votos : cest Celui qui supporte les corbeilles.
Mais en Arabie du sud, il existe une autre déesse du même nom.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 844).
Les païens Quraysh et les autres Arabes possdaient un grand arbre vert appelé Dhat Anwat dont ils se servaient chaque année en y accrochant363 leurs armes, en sacrifiant à côté, et en se vouant à lui pour une journée.
(Tabari, Tafsir 7/138).
Sinan ibn Abu Sinan rapporte de Abu Waqid al Laythi : Nous sortions de la Mecque avec l'envoyé d'Allah pour nous rendre à Honayn.
Or les impies avaient une sorte de lotus364 auprès duquel ils s'arrêtaient 365 et sur lequel ils accrochaient leurs armes, lotus qui était appelé Dhat anwat.
Comme nous passions près d'un énorme lotus vert, nous dîmes au prophète :
- Ô Envoyé d'Allah ! Fais que nous ayons un dhat anwat.
- Vous parlez là, et j'en jure par celui qui tient mon âme en sa main, comme parla le peuple de Moïse quand ils lui dirent :
-Fais que nous ayons une divinité comme ils en ont une!
Et le prophète d'ajouter :
- Vous êtes des gens qui ignorez que ce sont là des coutumes ! Vous voilà donc à pratiquer les coutumes de ceux qui vous ont précédés !
DHAT BADAN.
Déesse du soleil au pays de Saba366, dont lemblème est le cheval367. Cest lEloignée368.
DHAT BARRAN.
Déesse solaire sabéenne, localisée dans le sanctuaire homonyme369.
DHAT HIMYAN.
Déesse du soleil en Syrie370 et au pays de Saba371. Elle reçoit notamment des dédicaces denfants372. Cest lIncandescente373.
DHAT HIMYAN ATTAR.
Variante de la divinité précédente.
Dédicace dun phallus (inscription du Yémen)374 .
Aqrab de D-r-h-n
a dédié à Dhat Himyan Attar B-s-r, le phallus de calcaire et tout son bien au moyen de ce quil lui avat destiné. Il a confié à Dhat Himyan ses facultés.
Par son seigneur Haw Amm Yuhargib, roi de Qataban.
DHAT HUSULUM.
Déesse du soleil hivernal, sans doute néfaste : Celle qui est rejetée375.
DHAT GRADHRAN.
Déesse solaire sud-arabique, localisée dans le sanctuaire de Ghadhran.376
DHAT NASQ.
Déesse solaire minéenne localisée à Nasq377.
DHAT RAHBAN.
Déesse solaire sud-arabique, localisée dans le sanctuaire de Rahban378.
DHAT SANTIM.
Déesse solaire qatabanite : celle qui fixe379.
DHAT UL SAQ.
Nom dun arbre sacré, dans le désert.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 129).
Les soldats musulmans se dirigèrent du côté droit, vers le désert, et arrivèrent à une autre station, où passaient également les caravanes. Mais ils ne l'y rencontrèrent pas. Alors ils vinrent à une station où il y a un grand arbre, qu'on appelle Dhat ul Saq. On fit halte à l'ombre de cet arbre, et l'on chercha la caravane, sans la rencontrer.
Puis le prophète fit la prière sous cet arbre ; on fit rôtir un agneau, et l'on passa la nuit en cet endroit. Ensuite on y construisit une mosquée, qui existe encore aujourd'hui ; on la visite, ainsi que la place où fut rôti l'agneau.
DHAT ZAHRAN.
Déesse solaire qabanite : celle qui apparaît380, localisée dans le sanctuaire du même nom381 .
DHAT ZARBIN.
Divinité solaire dArabie du Sud, dans le sanctuaire de Zarbim382.
DHU ANYAT.
Dieu sabéen, présenté en opposition à Dhu Samawi383.
DHU AWDAN.
Dieu minéen : Celui qui préserve384, ou qui secourt385.
DHU FADL.
Le dieu qui tient le choix, qui décide, à la Mecque386.
DHU GHABAT.
Cest la principale divinité des Lihyanites, liée aux forêts387. Son nom apparaît dans de nombreuses inscriptions. Son nom dit simplement la localisation du sanctuaire : on ignore son identité réelle. Ghaba est une ville située dans une région dertile proche de Yathrib.
Ailleurs en Arabie du Nord, la divinité est vénérée par des sacrifices, des statues, des libations de vin et des cas de prostitution sacrée388 .
(Inscription de Dédan).389
Abdas fils de W-s-t a offert le sacrifice à Dhu Ghabat, à K-h-l, en faveur de sa récolte de dattes et sa récolte de printemps, à B-d-r. Alors il a été satisfait de lui et la guidé.
DHU GHAMAMIM.
Dieu tribal sabéen390.
DHU KAFAYN.
Il est possible que ce nom soit en fait une variante de celui de Dhul Shara391 . Son nom signifie lidole aux deux paumes de mains.
Lidole.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 33 b).
Les Daws et après eux, les Banu Munhib ibn Daws avaient une idole appelées Dhul Kafayn.
Lidole au Yémen.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 52 a).
Il confia à Anam ibn Amir Yagut. Lidole fut dressée sur une colline du Yémen, appelée Madhij et adorée par les Madhij et leurs alliés.
La fin de lidole.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 254).
Je suis resté avec lapôtre jusquà ce que Allah lui ouvre la Mecque et ensuite il ma demandé daller brûler Dhul Kaffayn, limage dAmir ibn Humama. Alors quil allumait le feu, celui dit déclara :
Je ne suis pas un de tes serviteurs, Dhul Kaffayn,
Notre naissance est bien plus ancienne que la tienne
Je me réjouis de fourrer ce feu dans ton coeur.
DHU BAB.
Idole de Sad al Ashira392: le dieu de la Porte.
DHU KAABAT (I-II).
Dieux des Bakr, des Taghlib ibn Wayl, dans le sud de la Mésopotamie qui est aussi un sanctuaire.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 57).
Dhul Kaabat393 appartenait à Bakr et Taghlib, les deux fils de Wayl et à Iyad, à Sindad394.
De lui, Asha des Banu Qays Banu Thalaba a dit :
Entre al Khawarnaq et al Sadir et Bariq
et le temple Dhul Kaabat de Sindad.
(Yaqut, Géographie III 582).395
Sindad est un cours deau entre al Hira et al Ubulla ; il y avait sur ses rives un palais où les Arabes se rendaient en pèlerinage.
DHU KAABAT (III).
Dieu des Iyad, dans le sud de la Mésopotamie: "le dieu des deux sanctuaires".
(Ifsanhani, Kitap al Aghani 20/23).396
Les Iyad adoraient une idole appelée Dhul Kabayn ; les Bakr ibn Wayl ladorèrent après eux.
DHU KHALASA.
Idée de puissance, darmement, pour Celui de Khalasa397 . Son nom est sans doute aussi celui dun complexe rituel comportant plusieurs divinités398.
Son culte est surtout situé à Tabala, dans la Tihama399.
Les sarcasmes de Muhammad contre cette divinité attestent sa popularité parmi les populations arabes.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 30 c-d).400
Parmi ces idoles, figurait aussi Dhul Khalasa. C'était un silex blanc401 sculpté, surmonté de quelque chose en forme de couronne. L'idole se dressait à Tabala, entre la Mecque et le Yémen à sept étapes de nuit à partir de la Mecque.
Les Banu Umama de Bahila ibn Asur desservaient son culte. Elle recevait l'adoration et les offrandes des Hatlam, des Bakila, des Azd as Sarah et de leurs voisins parmi les clans des Hawazin.
(
) Dhul Khalasa est aujourdhui le seuil de la mosquée de Tabala.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 56).
Dhul Khalasa appartient aux Daws, aux Khatham, aux Basila et les Arabes de la région de Tabala.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 73).
Amir ibn Luhayy a installé Dhul Khalasa dans la partie basse de la Mecque. Ils mettent des colliers sur elle, lui donnent des prémisses dorge et de blé. Ils laspergent de lait, lui sacrifient, accrochent des oeufs dautruche tout autour.
(Bukhari, Sahi h 83/232).402
Lapôtre dAllah a dit :
-LHeure ne viendra pas avant que les fesses des femmes de la tribu de Daws ne tournent autour de Dhul Khalasa.
Dhul Khalasa était une idole de la tribu de Daws quils vénéraient avant lislam.
(ibn Kathir, Sira 58).
Ibn Ishaq ajoute qu'une autre idole appelée Dhul Khalasa appartenait aux Daws, aux Khutam et aux Bajila et à ceux parmi les Arabes qui étaient dans leur pays, à Talâba. On l'appelait la Kaba yéménite, tandis que la Maison de la Mecque était appelée la Kaba syrienne. Elle fut détruite par Jarîr Ibn Abdullah al Bajli, comme nous le verrons par la suite.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, Notes).403
Le nom peut se dire aussi Dhul Khulusa. Un Arabe anonyme a dit :
Si toi, Dhul Khulasa, tu étais la vengeresse du sang versé,
comme moi, et si ton père avait été tué,
Tu ninterdirais pas le meurtre des ennemis!
Son père avait été tué et il voulait en tirer vengeance ; mais quand il est allé consulter Dhul Khulasa ; dabord il est allé vers Dhul Khulasa pour recevoir un oracle par les flèches. Une fois que la flèche lui interdisant de procéder à la vengeance est sortie, il a prononcé les vers précédents.
Destruction du culte de Dhul Khalasa.
(Muslim, Sahih 31/6052).
Jabir rapporte quaux temps pré-islamiques, il y avait un temple appelé Dhul Khalasa404, appelé aussi la Kaba yéménite, ou Kaba du nord405.
Le messager dAllah ma demandé :
-Peux tu me débarrasser de Dhul Khalasa?
Alors je suis parti avec 350 cavaliers de la tribu Ahmas et nous lavons détruit, et tué toutes les personnes que nous avons trouvé. Nous sommes revenus et nous lavons informé, et il nous a bénis, nous et la tribu dAhmas.
La défense de la divinité
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 31d-32b).
Pour défendre l'idole, les Khatam et les Bahila lui livrèrent bataille. Il tua ce jour-là une centaine d'hommes parmi ceux qui assuraient le culte de l'idole, de la tribu de Bahila. Il fit un carnage parmi les Khatam en terrassant deux cents des Banfi Quhafa ibn Amir ibn Khatam.
Il remporta ainsi la victoire, mit ses adversaires en déroute, détruisit le temple de Dhul Khalasa, y mit le feu et le réduisit en cendres.
Une femme des Khatam chanta alors :
Les Banu Umama succombèrent à al Waliyya,
comme des gens ivres, jouant chacun de leur flûte.
Ils étaient venus défendre leur idole blanche,
mais ils se heurtèrent, devant elle,
à des lions que le choc des sabres fait rugir.
Les hommes d'Ahmas apportèrent aux femmes de Khatam
un lot de déshonneur équitablement réparti sur toutes les familles.
Dhul Khalasa est aujourdhui le seuil de la mosquée de Tabala.
DHU ANAT.
Le dieu de la ville dAnat, proche de lEuphrate à Palmyre. Cest en fait le dieu Aphalad, fils dAdad406.
DHU ANYAT.
Dieu sabéen407.
DHU BI RAYDAN.
Dieu sabéen possédant un temple à Marib408.
DHU INTIQAM.
Celui qui est capable de vengeance, puissance mecquoise409.
DHU JALAL.
Celui qui a la splendeur, à la Mecque et Médine410.
DHUL KABA.
Idole de la région de Sindad.
(ibn Kathir, Tafsir 53).
A Sindad, il y avait Dhul Kaba, lidole des tribus de Bakr et Taghlib, les Banu Wayl, et les tribus des Iyad.
DHU LABBA.
Idole des Banu Abd al Qays, située à al Mushaqqar, près de Bahrein. Le nom ne semble pas arabe411. On en trouve la trace chez les Thamudéens.
(Inscription thamudéenne).412
Par Nahy!
Qays de Labbat Hulwan, à toi notre joie!
DHU MAFALIM.
Dieu de la ville de Mafal, en Arabie du sud413.
DHU
MAHRUDAWUWAMASHRIQITAN
Celle est jaune dorée et orientale : nom dune divinité protectrice dune tribu qatabanite. Elle doit sans doute correspondre à la phase de lever de soleil , si l'on suit son nom414.
DHU RIGHL.
Idole du Hedjaz, identifié par plusieurs toponymes415 .
DHU SAMAYI.
Dieu dorigine sabéenne416, présente chez les Thamoudéens, aux attributions mal connues. Son nom est celui du Céleste, que reprend un roi de Lihyan417
Il est le Seigneur au barrage de Bayyin et aussi une divinité oraculaire418.
DHU SAMAWI de BAYYIN.
Autre forme du précédent, sans doute419.
(Inscription du Yémen).420
Amat Abiha sest confessée et a fait pénitence auprès de Dhu Samawi, maître de Bayyin, parce quun homme la approchée le troisième jour du pèlerinage alors quelle avait ses règles, et il est parti sans se laver421
et elle a
un homme
DHU SAMAWI de YATHIL.
Il possède un sanctuaire à Yathil, où lon procède aussi à un hajj422, et bien dautres sur le territoire sabéen.
Sa fonction principale serait climatique : il apporte la pluie423.
(Inscription de Haram au Yémen).424
Haram fils de Hawban s'est confessé et a fait pénitence auprès de Dhu Samawi parce qu'il a approché une femme pendant sa période interdite et a eu des relations sexuelles avec une femme qui avait ses règles ; qu'il est entré en relation avec une femme en couches ; qu'il est entré en relation sans purification et est resté (?) avec ses vêtements sans purification ; qu'il a touché une femme qui avait ses règles et ne s'est pas lavé et qu'il a aspergé ses vêtements de sperme, alors il sest humilié et affligé. Puisse-t-il être pardonné !
Quil le récompense.
DHU SAMAWI de SHARHAN.
La même dénomination, mais dotée de lépiclèse de resplendissant425.
DHU SHARA.
La divinité est surtout présente en Arabie du Nord426 : son centre reste Pétra, et Shara est là une zone montagneuse 427. Elle est donc Celle de la montagne. Ailleurs, comme chez les Safaïtiques, elle remplace la divinité solaire428. Dans les cité d'Adraa et de Bostra, il est présent sous la forme d'un bétyle, représenté sur des monnaies.429
Il existerait peut-être un peuple des Duraséniens430.
Il en reste des traces en Arabie centrale431.
Il est aussi assimilé à Mars, Jupiter, Bacchus-Dionysos432 , sous le nom hellénisé de Dusarès433 : le vin semble un élément de son culte. Il est personnifié par les Thamoudéens en une homme barbu coiffé dun bonnet.
Le dieu est présent dans le basin méditerranéen434.
Lidole.
(Al Kalbi, Livre des Idoles 33 c).435
Les Banu al Harit ibn Yashkur ibn Mubashir des Azd avaient une idole appelée Dhush436 Shara. L'un des Gatarif fait mention en ces termes :
Nous aurions campé tout autour de Dhu Shara après que notre puissante armée a pourfendu les ennemis.
La pierre noire de Dhu Shara
(Suda, s.v. Theos Ares).437
Lidole est une pierre noire, quadrangulaire, aniconique. Sa hauteur est de quatre pieds et sa largeur de deux pieds. Il repose sur une base recouverte dor. Ils lui offrent des sacrifices et lui versent le sang des victimes. Telle est leur libation.
DHU SHARA de BOSTRA.
Cette divinité de lArabie romaine est vénérée plus au nord, en Syrie, sans doute au cours dun voyage.
Un dieu déplacé (inscription du Hauran).438
Cette stèle, Munat bar Gadiyu la dédiée à Dhu Shara, dieu de nos maîtres, dieu qui est à Bostra.
DHU SHARA de MADRASA.
(Inscription de Madrasa).439
Quon se souvienne de Wahbu bar Qumu et de sa mère (?) en bien, devant Dushara, le dieu de Madrasa.
Imprécation polythéiste.
(Inscription safaïtique)440 .
Par Odaynat ibn Ward ibn Anam ibn Kuhait ibn Aum ibn Kuhayl de la tribu de Naghbar. (
) Dhushara! Laide pour lui! La cécité, la claudication
et la vermine pour celui qui effacera cette inscription!
DHUL TAWL.
Le dieu patient des Mecquois441.
ad DIBAJ.
Divinité domestique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).442
Al Bara ibn Marur avait une idole appelée ad Dibaj.
Djinns.
Ces petits êtres bizarres, au statut mal défini, qui doivent plus à la fantaisie quà la théologie, et qui agrémentent les discours du Coran443 et les récits de la vie de Muhammad sont totalement intégrés à la doctrine musulmane et nul ne prendra le risque de douter de leur existence. Les occidentaux sont aussi fascinés par de tels petits lutins, qui persistent à agacer, perturber, titiller les braves gens un peu crédules444. Il en existe donc des bons et des mauvais, des païens et des musulmans, des innocents et des obsédés.
Ce sont, daprès le Coran445 , des êtres réels, créés à partir dune flamme, et que Muhammad met en scène pour convaincre. Les sources musulmanes, dans des récits parfois cocasses, ont montré que de petites divinités collectives, des génies446 , étaient vénérées depuis longtemps par les populations arabes447 : ces fripons sont les héritiers dun monde peuplé de nymphes et de satyres448, qui vivent intimement avec les hommes449 et les femmes.
Ladoration des djinns.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 28 b).
Les Banu Mulayh de Khuzaa, qui sont le clan de Talhat at Talahat, adoraient les djinns. Cest à leur adresse que fut révélé le verset suivant : ceux que vous invoquez en dehors dAllah sont, comme vous, ses serviteurs450.
Le culte des djinns.
(Corpus coranique d'Othman 34/40).
Les anges répondront : Gloire à toi!
Tu es notre patron à lexclusion de ces qui tassociaient.
Non!
Ils adoraient les djinns en qui la plupart dentre eux croyaient.
Les djinns, création divine.
(Corpus coranique d'Othman 15/27).
tandis que les djinns, nous les avions créés auparavant du feu de la fournaise ardente.
La conversion de djinns.
(Hanbal, Musnad 1/455).451
Hanbal a rapporté (
) que lapôtre d'Allah a invité les djinns à se soumettre à lislam et leur a appris le Coran.
Djinns et démons dans le Coran.
(Corpus coranique d'Othman 6/112).
Ainsi, pour chaque prophète, nous avons fait un ennemi : des hommes démoniaques ou des djinns, lesquels sinspirent mutuellement de paroles ornées, fallacieusement.
Si Allah avait voulu, ils ne leussent point fait. Laisse-les avec ce quils forgent.
(Tafsir al Jalalayn 46).
Ils leur dirent: "Ô notre peuple! Nous venons d'entendre la récitation du Coran, un Livre révélé après Moïse pour confirmer la Torah révélée à ce dernier. Il dirige vers la vérité qui est l'islam et vers une voie droite. Selon ibn Abbas, les djinns descendirent chez le prophète alors qu'il récitait du Coran dans la vallée de Nakhla. Ils dirent les uns aux autres:
-"Ecoutez".
Ils étaient au nombre de neuf et l'un d'eux s'appelait Zawba'a. Allah fit descendre à cette occasion: "Nous dirigeâmes vers toi un groupe de djinns...".
Lopposition aux djinns.
(Corpus coranique d'Othman 37/158).
Ils ont établi entre lui et les djinns une filiation.
Or les djinns savent quils seront certes réprouvés.
Le début de la sourate des djinns.
(Corpus coranique d'Othman 72/1-15).452
Dis : il ma été révélé quun groupe de djinns écoutèrent et dirent :
-Nous avons entendu une prédication merveilleuse conduisant à la rectitude, en sorte que nous avons cru à elle et que nous n'associerons personne à notre seigneur.
Notre seigneur (que sa grandeur soit exaltée !) n'a pas pris de compagne ou d'enfant.
Un insensé, parmi nous, disait contre Allah des insanités.
Nous pensions que ni les humains, ni les djinns ne diraient un mensonge contre Allah, mais des mâles parmi les humains cherchaient refuge auprès de mâles parmi les djinns, si bien que ceux-ci accrurent leur folie et que ces humains crurent comme vous, djinns, qu'Allah ne ressusciterait personne.
Nous avons frôlé le ciel et nous l'avons trouvé empli de gardiens redoutables et de flammes.
Nous étions assis, près du ciel, en des lieux propices pour entendre, et quiconque parmi nous écoutait, rencontrait aussitôt une flamme aux aguets.
Nous ne savons si l'on voulait du mal à ceux qui sont sur terre ou si leur seigneur leur voulait du bien.
Parmi nous sont les vertueux et parmi nous sont ceux restés vils nous sommes divisés en doctrines.
Nous pensons que nous ne saurions, sur terre, réduire Allah à l'impuissance et que nous ne pouvons le neutraliser par la fuite.
Quand nous avons entendu la direction, nous avons cru en elle.
Or qui croit en son seigneur ne craint ni dommage ni affront.
Parmi nous sont les soumis à Allah et parmi nous sont les révoltés.
Ceux qui sont soumis à Allah, ceux-là possèdent la rectitude qui mène au salut.
Quant aux révoltés, ils sont matière ignée453 pour la Géhenne.
La divination par les djinns.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 48 e).
Il454 avait, parmi les djinns, un voyant appelé Abu Tumama : Le voyant lui dit :
-A dos de chameau ou à pied, quitte Tihama au plus vite, avec la chance et le salut!
-Je le ferai sans retard.
Muhammad voulait montrer un djinn.
(Bukhari, Sahih 60/ 332).455
Le prophète a dit :
- La nuit dernière, un démon des djinns est venu à moi pour déranger ma prière, mais Allah m'a donné le pouvoir de le surmonter. J'avais l'intention de l'attacher au pilier de la mosquée, jusqu'au matin pour que vous puissiez le voir
Des djinns convertis à lislam.
(Malik, Muwatta 54/ 33).456
Le messager d'Allah a dit :
- Il y a des djinns à Médine qui sont devenus musulmans. Si vous en voyez un, dites-lui de partir pendant trois jours. S'il revient après cela, tuez-le, parce c'est un démon.
(Corpus coranique d'Othman 46/28-31).
Et rappelle quand nous t'adressâmes une troupe de djinns écoutant la prédication.
Quand ils assistèrent à celle-ci, ils dirent :
-Écoutez ! et quand elle fut terminée, ils s'en revinrent à leur peuple, l'avertissant.
-Peuple des djinn, dirent-ils, nous avons entendu une Écriture qu'on a fait descendre du ciel, après Moïse, déclarant vrais les messages antérieurs, dirigeant vers la vérité et vers une voie droite.
Peuple des djinns! répondez au prédicateur d'Allah et croyez en lui!
Allah vous pardonnera une partie de vos péchés et vous défendra contre un tourment cruel.
Celui qui ne répond pas au prédicateur d'Allah ne se trouve point réduire Allah à l'impuissance sur la terre et il n'a pas de patrons en dehors de lui.
Celui-là est dans un égarement évident.
La délégation des djinns de Nisibe.
(Bukhari, Sahih 58/200).457
Le prophète a dit :
- Apporte-moi des pierres pour laver mes parties intimes458 et n'apporte pas d'os ou de crottin. Abu Hurayra continue de raconter : alors j'ai apporté des pierres [
] et j'ai demandé :
- Pourquoi pas l'os ou le crottin ?
Il dit :
- Parce que c'est la nourriture des djinns. Les délégués des djinns de la cité de Nasibin459 sont venus me voir -comme ils étaient gentils ces djinns- et m'ont demandé des restes de nourriture humaine. J'ai invoqué Allah pour eux afin qu'ils ne passent pas à côté d'ossements ou de crottin sans y trouver de la nourriture dessus.
Une autre délégation des djinns.
(Dawud, Hadith 1/39).460
Une délégation de djinns vint voir le prophète et dit :
- Ô Muhammad, interdis ta communauté de se nettoyer461 avec un os, du crottin ou du charbon, parce que c'est ce que Allah nous a donné comme aliments.
Alors le prophète interdit de faire cela.462
Chanson dun djinn sur lhégire.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 330).
Nous sommes restés pendant trois jours sans nouvelles jusquà ce quun des djinns soit apparu dans la partie basse de la Mecque en chantant des vers à la façon des Arabes. Les gens le suivaient et écoutaient sa voix alors quils narrivaient pas à le voir, jusquà ce quil surgisse dans la partie haute de la Mecque, en chantant ceci :
Allah le seigneur des hommes a donné la meilleure des récompenses aux deux compagnons qui se sont reposés dans les tentes de Umm Mabad. Ils sont venus avec de bonnes intentions et sont partis à la tombée de la nuit. Puisse le compagnon de Muhammad prospérer! Puisse le campement de la femme des Banu Kab leur apporter de la chance parce quelle a été un avantage pour les croyants.
Les djinns et démons dans les lieux daisance.
(Dawud, Hadith 1/6).463
L'apôtre d'Allah a dit :
- Ces toilettes sont fréquentées par des djinns et des démons. Si quelqu'un parmi vous y va, il devra dire :
-Je cherche refuge chez Allah contre les démons males et femelles.
(Tabari, Tafsir 6/182).
Le profit que les hommes tiraient des djinns et dont, au Jour de la résurrection, ils voudront sexcuser, aura été
Daprès Ibn Jurayj : que dans la jahiliyya, les hommes qui faisaient halte dans une vallée déclaraient je prends refuge auprès du vieux464 de cette vallée.
Quant au profit que les djinns tiraient des hommes, il aura été daprès ce qui a été rapporté, cette magnification que les hommes faisaient deux en déclarant prendre refuge auprès deux.
Les djinns domestiques .
(Bukhari, Sahih 59/16, 3).
Jabir a rapporté comme remontant au prophète465 :
-Couvre les vases, louverture des outres, fermez les portes, faites rentrer les enfants quand vient la nuit : car les Djinns se répandent partout alors pour ravir ; éteignez les lampes au moment daller dormir, car il se pourrait parfois que la petite malfaisante466 vint en tirer la mèche et brûler les maîtres du logis.
La sexualité délurée des djinn.s
(ibn Bukayr)467 .
Fatima la Najjariya468, fille de al Numan avait une relation un de chez les djinns, et chaque fois qu'il venait chez elle, il se précipitait sur elle dans sa maison, et quand la mission du prophète a commencé, il est venu, s'est assis sur le mur et n'est pas rentré. Quand elle a demandé pouquoi il ne rentrait pas, il dit qu'un prophète était venu, et qu'il avait interdit la fornication. C'est la première mention du prophète à Médine.
Menaces contre les djinns
(Corpus coranique d'Othman 6/128-130).
Et au jour où il les rassemblera en totalité, il dira :
-Ô assemblée des djinns!, vous n'en avez que trop fait aux humains.
Et les humains, suppôts des djinns, de dire :
-Seigneur!, nous avons tiré profit les uns des autres. Mais nous avons atteint le terme que tu nous as imparti.
Allah alors dira :
-Le feu est votre asile où vous resterez immortels, sauf si Allah le veut autrement.
Ton seigneur est sage et omniscient.
Ainsi nous investissons certains injustes de l'autorité sur certains autres, en prix de ce qu'ils se sont acquis.
0 assemblée des djinns et des humains!, des apôtres sortis de vous ne sont-ils pas venus à vous, racontant Mes signes et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici ?
Nous avons témoigné contre nous-mêmes, répondront-ils.
La vie immédiate les a abusés.
Ils témoigneront contre eux-mêmes quils auront été infidèles.
La religion des djinns.
(Corpus coranique d'Othman 6/100-104).
Les infidèles des djinns ont donné à Allah comme associés, alors qu'il a créé ceux-ci.
Ils lui ont fabriqué des fils et des filles, sans savoir.
Les djinns en enfer
(Corpus coranique d'Othman 32/13).
Si nous avions voulu, nous aurions donné à chaque ame sa direction, mais que se réalise la parole émanant de moi : jemplirai certes la géhenne469, tout ensemble, de djinns et dhommes.
Les djinns vus par un théologien modéré et moderne.
(S. H. Boubakeur, Traité moderne de théologie islamique).470
Ce théologien plutôt grotesque admet l'existence des djinns, mais il tente de dissimuler - par vergogne- cette croyance doctrinalement obligée par des allusions aux croyances populaires: c'est ainsi qu'il présente de multiples pratiques magiques, sans qu'on sache s'il les réprouve ou s'il les accepte.
Dans le Coran, il est question de djinns et lexégèse admet leur réalité. Les uns sont bons, les autres sont mauvais. Il y a parmi eux des croyants, soumis à Dieu et des infidèles rebelles. Ils forment une communauté spéciale et vivent en marge des hommes. Ils ne doivent pas être confondus avec les anges créés de lumière (nûr), car ceux-ci sont créés d'un feu sans fumée comme nous l'avons déjà ci-dessus mentionné. Les djinns, postérité de Satan, vivent isolément, en famille ou en groupes. On ne peut résumer ici tout ce que les théologiens, les philosophes et les exégètes de l'Islâm ont émis comme idées ou théories sur la nature et le rôle des djinns qui sont mentionnés trente et une fois dans le Coran. A côté des données doctrinales, il y a évidemment les croyances populaires qui attribuent aux djinns une corporalité (jism). n ces croyances, les djinns se rendent invisibles ou visibles à volonté prennent dans ce dernier cas des formes variables : serpent, lézard, scorpion, antilope, etc., ce qui implique naturellement qu'ils sont plus par leur nature, des animaux rampants ou rapides que de l'homme et à plus forte raison des anges. Ces démons peuplent les régions inhabitées, hantent les sources, les puits, les demeures en ruine, les foyers, les arbres, les cimetières, les seuils, les vallées, les grottes. Ils animent les tourbillons, les vents, les feux-follets. Certaines couleurs, la cendre, le sang, les détritus les attirent particulièrement. Ils menacent de leurs maléfices les voyageurs solitaires, les femmes en couches, les nouveaux-nés auxquels ils peuvent substituer l'un des leurs, un « enfant monstre » de leur engeance.
Pour les exorciser, il faut faire couler du sang, répandre du henné, de formules prophylactiques ...
DUSARÈS.
Hellénisation du nom de Dhu Shara.471
DUWALBAY.
Génie du désert.
Voir Esprits
E
§ 106.
EL.
Théonyme en Arabie du sud et pour les sémites en général, pour le dieu céleste.472
ELAHA GABAL.
Dieu dEmèse, connu sous la forme dun célèbre bétyle, et accompagné de la figure d'un aigle. Le nom est repris par un célèbre empereur romain du début du IIIème siècle473.
Cest simplement, en arabe, Le Dieu de la Montagne474 .
La pierre noire dEmèse.
(Hérodien, Histoire des empereurs V).475
Tous deux476 deux étaient consacrés au dieu : tel est le dieu que vénère la population locale et qui s'appelle en phénicien Elaiagabal477 . On avait construit en son honneur un très grand temple orné d'une grande quantité d'or et d'argent et d'un très grand luxe de pierres précieuses. Ce dieu ne reçoit pas seulement un culte des gens du pays. tous les satrapes et les rois barbares du voisinage rivalisent entre eux pour lui adresser, chaque année, de magnifiques offrandes. Quant à sa statue cultuelle, elle n'est pas, comme chez les Grecs ou les Romains, sculptée de main d'homme et ne vise pas à représenter la divinité. C'est une très grande pierre, circulaire en bas et pointue à l'extrémité supérieure, de forme conique et de couleur noire. Les gens du pays en parlent solennellement comme d'une statue tombée du ciel, ils en montrent certaines petites proéminences ou incisions, et veulent qu'on voie en elle l'image inachevée du soleil parce qu'sanctuairels la regardent effectivement ainsi. C'est donc à ce dieu que Bassianus était consacré (le culte lui en avait été confié parce quil était l'aîné).
Esprits.
Des djinns sont souvent rencontrés au cours de la mission de Muhammad : certains sont amicaux, et se convertissent à lislam, dautres sont vus comme malfaisants et sont voués aux enfers en même temps que les humains. Ces petites puissances surnaturelles appartiennent soit au fond culturel arabe, soit elles proviennent clairement des systèmes religieux chrétien et perse, dans le cas par exemple des personnages ailés478. Les inscriptions ont bien montré, notamment en Arabie du nord, quil existait vraiment une croyance populaire dans ces esprits. Ils sont les plus connus parmi une foule de divinités collectives et anonymes, omniprésents dans la vie quotidienne des anciens Arabes et qui ont subsisté dans la religion populaire après lislam479.
A lire lexposé de Masudi, limpression nest pas celle dun désert vide!
Les habitants du désert.
(Bukhari, Sahih 59/12,1).
Abu Sayd al Khodri a dit un jour :
-Je vois que tu aimes la vie pastorale et le désert, Quand tu seras au milieu de tes troupeaux ou dans le désert, et que tu feras lappel à la prière, élève ta voix en le prononçant, car, aussi loin que porte la voix de celui qui appelle à la prière, quiconque lentendra, djinn, homme ou objet, ne manquera pas de venir témoigner en sa faveur le jour de la résurrection.
Typologie des génies des désert.
(Masudi, Prairies d'Or 1203-5).
Il existe une foule de légendes sur les ghul, les shaytan, les marid, les djinns, le qutrub et le udar.
On appelle de ce dernier nom une de ces espèces diaboliques. Le udar se montre dans les parties les plus reculées du Yémen et des Tihamas et dans les cantons les plus élevés de la Haute Égypte. Parfois, il marche derrière les humains et se livre sur eux à des actes contre nature ; les victimes ont alors leur anus infesté de vers et périssent ; d'autres fois, il se montre aux hommes et les épouvante. Quand un homme d'une de ces régions que nous avons nommées a été l'objet des entreprises de l'animal, ses compatriotes demandent s'il a été outragé ou s'il en a été quitte pour la peur. Dans le premier cas, on désespère de lui ; mais s'il a éprouvé une simple terreur, il se remet bientôt de ses angoisses et s'aguerrit. Car il faut dire que l'homme, sitôt qu'il aperçoit ce monstre, tombe sans connaissance. Il en est toutefois à qui la vue de l'animal ne fait éprouver aucune angoisse, tant ils ont d'énergie dans le cur et de courage dans l'âme. Tout ce que nous venons de dire est parfaitement connu dans les pays dont nous avons parlé. Au surplus, il est très possible que tous les détails que nous avons rapportés d'après les récits des habitants de ces contrées ne soient que des chimères, des phantasmes et de ces visions dues aux maux et aux maladies auxquels est exposé tout ce qui a vie, homme ou animal. Allah sait mieux que quiconque ce qui en est.
Nous ne rapporterons pas ici une tradition due aux tenants des lois révélées et transmise par les historiens et par ceux qui ont composé des ouvrages sur le commencement du monde tels que Wahb ibn Munabbih, Ibn Ishaq et d'autres encore, à savoir que Allah a créé le génie du feu du samum, que du génie il a créé sa femme, comme il a créé Ève d'Adam ; que le génie ayant eu commerce avec sa femme, celle-ci devint enceinte et pondit 31 ufs. Un de ces ufs, en se brisant, donna naissance à une qutruba qui fut la mère de tous les qutrub, démons dont la forme est celle de la chatte. D'un autre uf, sortirent les iblis, au nombre desquels il faut compter al Harith Abu Murra480 , et qui font leur séjour dans les mers. Un autre uf vit éclore les marid, qui habitent les îles. Un autre produisit les ghul, qui choisissent pour retraite les solitudes et les déserts ; un autre, les silat, qui se retirent sur les montagnes ; un autre, les waswa qui, habitant les airs sous la forme de serpents pourvus d'ailes, voient dans les espaces. D'un autre uf sortirent les duwalbay, d'un autre encore les hamamis et ainsi de suite. Nous ne nous étendrons pas sur ce sujet parce que nous l'avons suffisamment développé dans nos ouvrages précédents et dans nos compositions antérieures.
Nous y avons parlé de la division des démons en différentes familles, et nous avons rapporté ce que l'on savait de leurs noms et des endroits de la terre et des mers où ils avaient établi leurs retraites. Parmi les détails que nous avons donnés, ceux qui ont été retenus par les tenants de la loi divine sont possibles, et à la rigueur acceptables, sans s'imposer toutefois à notre croyance, quoique la plupart des esprits studieux et réfléchis qui s'astreignent aux lois de la raison et de l'examen, les déclarent inadmissibles et les récusent pleinement. Mais un écrivain est comme un bûcheron qui travaillerait au milieu des ténèbres, et nous avons dû consigner ici tout ce qu'ont dit les partisans des conceptions religieuses et d'autres encore, parce que c'est le devoir de quiconque compose un ouvrage de rapporter les propos des hommes de toutes les écoles sur un sujet quelconque. Au surplus, dans celui de nos ouvrages qui est intitulé Discours sur les bases des croyances religieuses nous avons rapporté tout ce que nous avons appris touchant les êtres invisibles, tant parmi les génies que parmi les démons, et sur les rapports des génies avec les hommes.
ETHEOS.
Forme hellénisée de Itha chez les Safaïtes481.
F
§ 107.
al FALIQ al ISBAH.
Ce qui ouvre le Ciel, ou le dieu de la clarté du matin, à la Mecque482.
al FALS.
Les informations483 sur cette idole sont particulièrement précieuses puis Ibn Kalbi est originaire de la tribu des Tayy : pour une fois, la source est directe484.
Lidole.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 54 b ; 55 c.).485
Les Tayyi486 avaient une idole appelée al Fals. Cétait dans leur montagne quon nommait Agha , une saillie rouge qui avait forme humaine.
Ils l'adoraient, lui faisaient des offrandes et immolaient en son honneur des sacrifices ovins. Tout fugitif trouvait asile dans son sanctuaire ; toute bête volée et amenée près de l'idole lui était consacrée : son sanctuaire était inviolable.
Les Banu Bawlan avaient la charge de son culte, car leur ancêtre Bawlan avait été le premier à lui rendre un culte. Le dernier qui, parmi eux, a desservi ce culte fut un homme appelé Sayfi. Il prit un jour une chamelle laitière à une femme des Banu Ulaym de la tribu des Kalb, qui habitait dans le voisinage de Malik ibn Kultum as Samagi, un noble. Sayfi conduisit la chamelle au parvis d'al Fals et la lui consacra. La femme alla raconter à son voisin Malik ce que fit Sayfi de sa chamelle. Malik monta un cheval sans selle, empoigna sa lance et se jeta à la poursuite de Sayfi. Il le rejoignit dans le sanctuaire d'al Fals où la chamelle avait été déjà attachée.
-Lâche la chamelle de ma voisine, ordonna-t-il à Sayfi.
-La bête est déjà à ton dieu.
-Lâche-la, te dis-je.
-Vas-tu donc violer le sanctuaire de ton dieu?
Malik le menaça alors de sa lance : Sayfi détacha la chamelle et Malik la ramena.
Le prêtre s'approcha alors d'al Fals et, les yeux tournés vers Malik, il s'adressa à l'idole, en le désignant de la main :
Seigneur, Malik ibn Kultum
T'a violé aujourd'hui pour une vieille chamelle
Pourtant, tu as toujours été inviolable !
Ainsi l'excitait-il contre Malik. Or Adi ibn Hatim avait, ce jour-là offert un sacrifice en l'honneur d'al Fals. Il se tenait là et, avec quelques compagnons, il parlait de lhiérosylie487 de Malik. Tout ému, il leur disait :
-Aujourd'hui-même, vous verrez son chatiment.
Plusieurs jours s'écoulèrent et rien ne lui arriva. Adi renia alors al Fals et renonça à l'idolâtrie. Il passa au christianisme et resta chrétien jusqu'à l'avènement divin de l'islam, auquel il se convertit.
Màlik fut donc le premier à violer le sanctuaire d'al Fals. Par la suite, toutes les fois que son prêtre lui amenait une chamelle, elle lui était reprise.
Le culte d'al Fals dura jusqu'à l'arrivée du prophète (
). Ce dernier envoya alors Ali ibn Abu Talib qui détruisit le sanctuaire et en rapporta deux sabres qual Harit ibn Abu Samir al Ghassani, roi de Ghassan, avait suspendus à la taille d'al Fals. L'un d'eux s'appelait Mihdam et l'autre Rasub. Ce sont les deux sabres que Alqama ibn Abada a cités dans sa poésie.
Ali ibn Abu Talib les présenta au prophète. Il en porta un, puis le remit à Ali ibn Abu Talib. C'était le sabre qu'il avait l'habitude de porter.
La consécration darmes.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 12 b-c).488
Le sabre dAli, Dhul Faqar, est lun de ces sabres. On rapporte aussi quAli avait trouvé ces deux sabres dans le sanctuaire dal Fals, lidole des Tayyi
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois IX 1706).489
Le messager dAllah envoya Ali (
) avec une armée dans le pays de Tayyi. Il les pilla, prit des captifs et sempara de deux sabres qui étaient dans le temple, lun appelé rasub490 , et lautre mikhdam491. Les deux sabres étaient bien connus et avaient été consacrés par al Harith ibn Abu Shimr.
FARRAD.
Idole domestique.
(ibn Sad, Tabaqat I 402).
Dhubab, un membre de la tribu des Banu Anas Allah ibn Sad al Ashira est tombé sur une idole, appartenant à Sad al Ashira, qui était appelée Farrad, et il la démolie.
FARRASH.
Idole mal connue de Sad al Ashira492 .
al FATIR.
Le dieu créateur (des cieux et de la terre), proposé aux Mecquois493.
Feu.
La sacralisation puis la divinisation du foyer est chose inévitable pour qui connait les nuits froides et mornes du désert. Chaque point éclairé devient synonyme de réconfort pour les bédouins. 494
Le culte du feu est aussi le rituel principal du mazdéisme tout proche. Il est enfin le but de l'adoration, et le moyen de l'adoration.495
La chute des feux.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 27).
le feu des mages de tous les pyrées496 , dans lArabie et dans la Perse, s'éteignit dans cette nuit497 .
Le feu de Muzdalifa.
(ibn Sad, Tabaqat I 72).
Qusayy a introduit le feu brûlant à Muzdalifa, quand il sest arrêté là, de telle façon que toute personne se rendant à Arafat puisse le voir. Le feu ne cessa pas de brûler dans la période de jahiliyya la nuit de lassemblée498.
(ibn al Athir I 40).499
Après que Caïn500 eut tué Abel501 et fui devant son père au Yémen, Iblis502 vint lui dire :
-Si loffrande de Habil avait été agréée et dévorée par le feu, cest parce quil servait le feu et ladorait ; toi aussi, dresse-toi un feu qui sera pour toi et pour ta postérité. Il éleva alors un pyrée503 et fut ainsi le premier à avoir construit un sanctuaire pour le feu et à lavoir adoré.
Les adorateurs du feu.
(Muslim, Sahih 2/ 501).504
Le messager dAllah a dit : coupez bien la moustache, laissez poussez la barbe, et agissez ainsi contre les adorateurs du feu.
Voir nahr505
G
§ 108.
GAD.
A partir de la notion de génie du puits506 , le Gad devient le protecteur dun endroit, et des chemins, surtout autour de Palmyre507. Le mot correspond aussi à la notion de Fortune508.
Gad est un nom générique pour la divinité. On ajoute ensuite le nom du lieu.
(Isaïe 65/11).509
Mais vous qui abandonnez Yahvé, qui oubliez ma sainte montagne, qui dressez une table pour Gad,
GAD AWIDH.
Dieu de la tribu des Aweidenoi, présent à Safa510
Invocation à Allat et Gad Awidh.
(inscription safaïtique).511
Par Man ibn Khannay ibn Malik. Il a passé lété ici et il a poursuivi lennemi.
Ô Allat, la rétribution et ô Gad Awidh.
Le salut!
Imprécation polythéiste
(inscription safaïtique).512
Par Odaynat ibn Ward ibn Anam ibn Kuhayt ibn Aum ibn Kuhayl de la tribu de Naghbar.
(
) Gad Awidh! (
)
Laide pour lui! La cécité, la claudication
et la vermine pour celui qui effacera cette inscription!
GAD DHAYF.
Shay al Qawn, dieu safaïtique, comme protecteur de la tribu de Dhayf513.
GAD TAYMI.
Dieu protecteur dune grande famille de Palmyre514.
Promesses doffrandes.
(Inscription bilingue de Palmyre, 140 après J.-C.).
Cette statue est celle dAhofali fils dHayran fils de Saba fils de Hayran fils de Bonne (?) de la tribu des Banu Saat, que le sénat a érigée parce quil a fourni le sénat dune donation perpétuelle et dun holocauste, et quil a promis des offrandes à Malakbel et au Gad Taymi, et à Attar Atteh, les dieux bons
En son honneur. Le mois de Tammuz, an 451.
GAD des NABATÉENS.
Voir Ilah Sabu.
GAD de TADMOR.
Divinisation de la source dEfka à Palmyre515.
GAD de DURA-EUROPOS.
Déesse protectrice de la ville de Dura sur lEuphrate, à lest de Palmyre516.
GAD du VILLAGE et de JARDINS.
Dieux topiques et pittoresques de Palmyrène517.
Dédicace.
(inscription de Khirbet Ramadan, 238).518
Abdibel a érigé cela en remarciement pour le miséricordieux, le bon, et le Gad du village et le Gad du jardin519 . Année 238.
GAD HIMAT.
Divinité syrienne.520
GADDAT.
Puissance des Lihyanites connue par des théophores521.
GHADD.
Le génie des puits, que lon trouve un peu partout en Arabie. La forme donne ensuite naissance à un autre type de divinité, dorigine plus araméenne522.
al GHAFIR.
Le dieu du pardon à la Mecque523.
al GHALSAD.
Dieu du Hadramut, vénéré par les tribus de Kinda et Hadramut. Cest un dieu oraculaire, protecteur des troupeaux524 .
GHANM.
Nom dune idole mal connue, protectrice conrtre les pillages, ou ancêtre divinisé525 .
al GHANIY.
Le dieu suffisant, le dieu de la richesse à la Mecque526 .
GHARANIQ.
Cest le nom donné dans le texte coranique aux trois divinités louées par Muhammad au cours dune confrontation avec les Mecquois.
Le mot a suscité une foule de commentaires plus ou moins autorisés. On a émis lhypothèse dune origine grecque du mot : géranoi, les grues. Le mot a aussi pris le sens de belles et jeunes personnes, et de pousses vigoureuses dun jeune arbres527.
(Corpus coranique d'Othman 53/19-25).
Avez-vous considéré Allat et al Uzza et Manat, cette troisième autre?
Ce sont les sublimes déesses et leur intercession est certes souhaitée.
Avez-vous le male, et lui, la femelle! Cela, alors, serait un partage inique!
Lhomme a t-il ce quil désire?
A Allah appartient la première et la dernière.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 91).
Alors fut révélée au prophète la sourate de lÉtoile. Il se rendit à la mosquée528 , où étaient réunis les Quraysh, et récita cette sourate. Lorsqu'il fut arrivé au verset :
-Que croyez-vous de Lat, dUzza et de Manat, la troisième? Auriez-vous des males et Allah des femelles?
Iblis vint et mit dans sa bouche ces paroles :
-Ces idoles sont d'illustres Gharaniq, dont l'intercession doit être espérée.
(Tabari, Tafsir 17/119).
Les Quraysh dirent au messager dAllah :
-ceux qui sont assis auprès de toi ne sont que des esclaves de tel ou tel et les clients de tel ou tel. Si tu parles de nos divinités, nous nous assoirons auprès de toi. Les nobles dentre les Arabes (cest-à-dire les nomades) viennent à toi et quand ils verront que ceux qui sont assis auprès de toi sont les nobles de ta tribu, ils auront plus destime pour toi.
Ainsi Satan intervint dans ces paroles et ces versets furent révélés :
-Avez-vous considéré al Lat et al Uzza, et Manat, lautre la troisième?
Et Satan lui fit monter aux lèvres :
-Voici les cygnes exhaltés, espérez leur intercession, de sorte quils noublient pas.
GHARISH.
Nom didole seulement connu par un nom théophore529 .
al GHARIYYAN.
Deux idoles installés à lentrée dun sanctuaire ou dun territoire sacralisé. Ces bornes obtiennent peu à peu un statut sacré et reçoivent un culte. Celles de Kufa sont les plus célèbres530.
GHAWTH.
Dieu thamoudéen, dont le nom est aussi anthroponyme, à rapprocher sans doute de Yaghut531.
GHAYL WADD.
Dieu ancien dArabie du Sud.
(Inscription de Baraqish, VIième avant J.-C.).
Athtar
. 120, et
sacrifices à Athtardhu Qabd, quarante quatre redevances en une seule journée ; et a contribué toute la tribu de Mayn, nobles et clients, agriculteurs et nomades532, aux cinq cérémonies en l'honneur du dieu Wadd pour elle et pour qu'Il soit satisfait d'elle à l'avenir (?), en payant une fête à Ghayl Wadd, en payant son temple à Qarnaw, en payant à Yathill et dans sa zone irriguée deux fêtes, ainsi que dans la cité de Mahfadan, Naman, Rada et Yahud ; ils ont sacrifié à Yahriq
GHAYYAN.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).533
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Banu Umayya vaient Ghayyan.
GHAWT.
Variante de Yaghut pour les Thamoudéens?534
GHIHAR.
Idole des Hawazin à la foire dUkaz535.
GHIMD.
Ce dieu thamoudéen pourrait être la manifestation de la lune dans sa première phase536 .
GHUL (pl.).
Des esprits néfastes du désert, qui harcèlent les voyageurs isolés, apparaissant sous forme féminine. 537
(Masudi, Prairies d'Or 1196-7).
Les Arabes racontent des choses étranges sur les ghul et leurs métamorphoses538. Par exemple, ils prétendent que les ogres se transforment à leurs yeux dans des endroits solitaires, se montrent à des personnes privilégiées sous différentes figures et ont avec elles des entretiens ou même souvent des rapports intimes. Les allusions à ces faits se rencontrent fréquemment dans leurs poèmes. C'est ainsi que Taabbata Sharran a dit :
Souvent j'ai fendu la robe de l'obscurité,
comme la jeune fille aux charmes naissants fend le voile qui la couvre,
Pour atteindre un feu qui jetait des lueurs dans l'ombre environnante
et près duquel j'aî passé la nuit, tantôt lui tournant le dos, tantôt lui faisant face.
Au matin, j'eus la surprise d'avoir la ghul pour voisine .
0 ma voisine, lui ai-je dit, que tu es terrible à voir!
Alors je lui ai demandé ses faveurs, et elle s'est inclinée devant moi,
sous des traits rendus méconnaissables par une transformation complète.
Si quelqu'un me questionne sur ma compagne,
je lui répondrai qu'elle a établi sa demeure dans les dunes du désert.
Les Arabes prétendent aussi que les deux pieds de la ghul sont des pieds d'âne. Lorsqu'elle se présentait à eux dans les déserts arides, ils lui adressaient ce vers sur le mètre rajaz :
Ô monstre aux pieds d'ane, mets-toi à braire tant que tu voudras, nous ne quitterons pas la plaine ni la route que nous suivons.
C'est qu'en effet les ghul se faisaient voir aux voyageurs la nuit et aux heures où l'on ne rencontre plus personne ; ceux-ci, les prenant pour des compagnons de voyage, les suivaient, mais elles les écartaient de leur route et les égaraient. Cela était parfaitement connu des Arabes et aucun d'eux ne l'ignorait. Aussi ne se laissaient-ils pas détourner du but qu'ils s'étaient fixé. Du reste, on n'avait pas plutôt apostrophé la ghul dans les termes que nous avons rapportés, qu'elle s'enfuyait loin des voyageurs, au fond des vallées et sur le sommet des montagnes.
Parmi les compagnons du prophète qui ont rapporté ces faits, Umar ibn al Khattab539 raconte qu'il a été témoin oculaire de la chose dans un de ses voyages en Syrie, que les goules se sont présentées à lui sous différentes formes, et qu'il les a frappées de son sabre ; cela se passait avant l'islam, et le fait est célèbre dans les traditions des Arabes. Mais, d'après quelques adeptes de la philosophie, les ghuls seraient des animaux appartenant à une classe tout à fait à part des autres espèces, d'une forme hideuse et contrefaite de nature. Comme leur forme extérieure et leurs instincts les isolent de tous les êtres, ils recherchent les solitudes les plus sauvages et ne se plaisent que dans les déserts. Par le corps, ils tiennent à la fois de l'animal et de la brute humaine.
(
)
Abû Mitrab Ubayd ibn Ayyub al Anbari a dit :
Et deux ghul du désert, de l'un et l'autre sexe,
sur lesquels étaient des lambeaux
de couvertures .
Un autre a dit encore :
Elle ne reste jamais dans la même situation,
de même que les ghul revêtent des aspects variables.
On établissait une distinction entre silat et ghul ainsi que le prouvent ces vers de Ubayd ibn Ayyub :
Souvent une femme me poursuit de ses railleries,
mais si son il pouvait voir les terreurs que j'affronte,
elle deviendrait folle :
Un jeune loup, une silat et une ghul quand, dans le désert,
la nuit cache les djinns qui poussent leurs cris.
Un de leurs poètes donne, ainsi qu'il suit, la description de ces monstres :
Des sabots dâne avec des jambes fermes et charnues ;
des paupières dont la longueur dépasse de beaucoup celles de l'homme.
La croyance dans les ghul au XIXème siècle.
(C. M. Doughty, Voyages dans lArabie Déserte, p. 109).540
La ghrôl ou grûl est un monstre du désert auquel croient les enfants et et aussi les hommes. Et comme nul être humain, à l'exception de Philémon, n'a vu sa vie s'accourcir fût-ce d'un seul jour pour avoir ri, présentons le portrait de cette créature du Créateur, tracé par un un il de « cyclope » posé au milieu de sa tête à forme humaine, des mâchoires s'étirant en un long bec à l'extrémité duquel pment une ou deux grandes canines pointues, un long col , des bras. Comme des ailes de poussin, les doigts des mains soudés ; le corps gros comme celui d'un chameau, mais avec la forme d'une autruche. Il n'y a que des femelles. Elles ont un pied comme le sabot d'un âne et l'autre comme celui d'une autruche. Elle attire les voyageurs en les appelant par leur nom dans le désert, de sorte qu'ils croient que c'est la voix de leur mère ou celle de leur sur ! Il avait vu cette bête, qui est de la race des jin, gisant morte, à terre, alors qu'il participait à une incursion dans les marches des Jeheyna ; mais ni lui ni ses camarades n'avaient osé la toucher. Il me jura solennellement que son histoire était véridique
GHUMM.
Il est voilé : divinité lunaire des Thamoudéens541.
GHUTAYF.
(Bukhari, Sahih 60/442).
Toutes les idoles ont été vénérées par les peuples de Noé, et par les Arabes plus tard. (
) Ghutayf à al Jurf près des Saba.
GODLATH.
Nom divin connu par Jacob de Sarug542 : déformation de Gad Allat?543
H
§ 109.
al HABS.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle)544 .
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Qawaqila avaient al Habs.
HADAD.
Ancien dieu sémitique du nord, du ciel et de lorage.545
al HADI (I).
Divinité stellaire qui sert de guide chez les Thamoudéens546.
al HADI (II).
Le Guide, pour les habitants de la Mecque547.
al HAFIY.
Le dieu bienveillant à la Mecque548.
HAFIZ.
Le dieu protecteur ou gardien pour les Mecquois549 .
HAGR.
Le dieu-pierre550.
HAGAR.
Dieu sabéen aux fonctions protectrices551.
HAGAR QAHAMM.
Dieu sabéen, honoré sous forme dun pierre ; lépiclèse le présente comme Puissant552.
al HAJAR al ASWAD.
La pierre noire, le bétyle de la Kaba553.
Lorigine de la pierre noire.
(Tabari, Tafsir I 460).
Allah a créé la pierre en dessous du pied dAbraham, avec quelque chose ressemblant à de largile, de telle façon que son pied senfonce dedans. Ce fut un miracle. (
) Trois pierres sont descendus du Jardin554 : la pierre dAbraham, le rocher des Fils dIsraël, et la Pierre Noire, quAllah a confiée à Abraham comme une pierre blanche. Elle était blanche comme le papier, mais elle devint noire à cause des péchés des fils dAdam.
(Malik, Muwatta 20/32/108).
J'ai vu le messager d'Allah marchant vite depuis la Pierre Noire jusqu'à l'atteindre à nouveau, et trois fois de suite.
Les scrupules d'Omar.
(Malik, Muwatta 20/32/116).
Omar a dit sur le coin de la pierre noire, alors qu'il faisait le tawaf555 de la maison :
-Tu es seulement une pierre et si je n'avais pas vu de mes yeux le messager d'Allah t'embrasser, je ne le ferai pas.
Ensuite, il l'embrassait.
La pierre touchée.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 227).556
Sans les mains des gens de la jahiliyya, qui lont touchée, elle guérirait laveugle de naissance et le lépreux.
La pierre noire vue par un chrétien.
(Jean de Damas, Sur les Hérésies 100, 5).557
Ils nous accusent aussi d'idolâtrie parce que nous nous prosternons devant la croix qu'ils ont en horreur. Nous leur disons alors :
-Pourquoi donc vous frottez-vous à cette pierre dans votre Kaba, et aimez-vous la pierre au point de l'embrasser?
Certains d'entre eux disent que c'est sur elle qu'Abraham s'est uni à Agar, d'autres qu'il y a attaché la chamelle au moment de sacrifier Isaac. Nous leur répondons :
-Il y avait là, selon l'Écriture, une montagne buissonneuse et des arbres ; Abraham en coupa pour l'holocauste et en chargea Isaac, et il laissa les anes en arrière avec les serviteurs. Pourquoi alors ces stupidités?
A cet endroit, en effet, il n'y a pas de bois provenant d'une forêt, et les ânes n'y passent pas. Ils éprouvent alors de la honte ; ils disent cependant que c'est la pierre d'Abraham.
Ensuite nous disons :
-Qu'elle soit d'Abraham, comme vous l'affirmez stupidement! Vous n'avez pas honte de l'embrasser uniquement parce qu'Abraham s'est uni sur elle à une femme, ou parce qu'il y a attaché la chamelle, mais vous nous blâmez parce que nous nous prosternons devant la croix du Christ qui a ruiné la puissance des démons et les séductions du diable! On raconte d'ailleurs que cette pierre est la tête d'Aphrodite, devant laquelle ils se prosternaient et qu'ils appelaient Chabar. Et de nos jours encore, la trace d'une effigie apparaît à ceux qui observent minutieusement.
HALAL.
Idole des Banu Fazara et nom duns montagne syrienne. Son nom signifie permis, mais on ne sait rien de plus sur cette puissance558.
HALFAN.
Dieu du serment chez les Sabéens, aussi mentionné comme Patron, cest-à-dire protecteur dune localité559.
HALIM.
Cest le bon dieu des Thamoudéens560 , connu aussi au pays de Saba, autour des temples de Yafi et de Matba561.
Cest aussi le nom du dieu clément des Mecquois562 et des Sabéens563.
HAMA.
Une vague croyance en la métempsycose a suscité la création dun oiseau surnaturel qui surgit du corps mort et de son sang versé. Cest souvent un oiseau de proie, un hibou, une chouette qui est choisi dans ce rôle564.
(Masudi, Prairies dor 1191).565
D'après une opinion accréditée chez quelques Arabes, l'âme serait un oiseau qui déploie son vol dans le corps de l'homme. Celui-ci vient-il à mourir de mort naturelle ou de mort violente, l'âme ne cesse de voler autour du défunt sous la forme d'un oiseau qui fait entendre sur sa tombe des cris plaintifs. A ce sujet, un poète, faisant allusion aux Gens de l'Éléphant, a dit :
L'oiseau funèbre et la mort exercent sur eux leur pouvoir impitoyable ;
des ham font retenir autour d'eux les échos plaintifs des tombes.
En effet, le nom qu'ils donnent à cet oiseau funèbre est ham, dont le singulatif est hama. L'islam trouva les Arabes attachés à cette superstition, jusqu'à ce que le prophète eût déclaré qu'il n'y avait ni ham ni safar566 . Ils prétendaient que cet oiseau, d'abord tout petit, grandissait jusqu'à devenir de la taille d'une espèce de hibou. Toujours triste, toujours poussant des gémissements plaintifs, on ne le rencontrait que dans des endroits désertés et dans le voisinage des tombes, là où gisaient les restes de ceux qui avaient péri de mort violente, et où reposaient les morts. Ils disaient encore que la hama ne cessait pas d'aller voir les enfants du défunt et de demeurer auprès d'eux pour savoir comment ils se comportaient après sa mort et lui en rendre compte. De là vient quas Salt ibn Umayya dit à ses fils :
Ma hama m'informera de toutes vos intentions ;
évitez les actions honteuses et détestable.
al HAMID.
Le dieu vénéré de la Mecque567.
HARIMAN.
Dieu lunaire sud-arabe568, correspondant peut-être à la phase de lune décroissante569.
HARIMSAMM.
Dieu lunaire qatabanite, mais sans doute sous une forme thamudéenne570.
AL HARISH.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).571
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
les Banu Abd al Ashhal avaient al Harish.
HARWAN.
Dieu sabéen néfaste572.
al HASB.
Un dieu suffisant chez les Mecquois573.
HAWBAS.
Cest le dieu lunaire sabéen de lAide574. Il remplace aussi le grand dieu Almaqah dans les triades sabéennes. Son nom peut vouloir dire LAride. Il serait issu du phénomène du reflux des marées, qui est suivi dune sècheresse575.
HAWKUM.
Dieu qatabanite, associé à Anbay. Il pourrait représenter la sagesse. Il semble aussi de caractère lunaire576.
HAWL.
Le dieu de la Période577 mot-à-mot.
Divinité lunaire des Sabéens et des Thamoudéens578, Comme dieu de lHadramut, il caractérise une des phases lunaires579.
HAWLRAM.
Hawl est aussi connu sous la forme Hawlram :Hawl est grand580.
HAWKUM.
Dieu lunaire personnifiant la Sagesse581.
HAYYAG.
Le nom de la divinité vient du verbe tremper la terre : dieu de la pluie?582
HAYYI.
Le dieu du Vivant des Mecquois583.
HILLILAY.
Dieu clairement lunaire, au nom étrange : Le bienfait pointe ; il personnifie lespoir dune meilleure situation, après la nouvelle lune.
HILAL.
Son nom signifie le croissant de lune en thamoudéen584.
Il est présent aussi en Arabie du Sud comme théophore585.
HIRA.
La montagne où le Mecquois Muhammad va faire ses retraites, comme dautres de ses compatriotes586. La doctrine musulmane en fait aussi le lieu où Adam cache la pierre noire du déluge587
(ibn Battuta).588
Le mont Hira, au nord, de La Mecque, à environ une parasange.(
) C'est là que la vérité lui apparut de par son seigneur et que l'inspiration divine commença. C'est le mont Hira qui tressaillit sous le prophète qui lui dit alors :
-Reste traquille! Tu ne portes qu'un prophète, un homme véridique, Abu Bakr et un martyr.
(ibn Jubayr).589
Parmi les illustres montagnes de La Mecque, après celle d'Abu Qubays, citons la montagne Hira, située à l'est, à environ une parasange, et qui domine Mina. C'est une montagne très élevée et qui est bénie. Le prophète (
) sy est souvent rendu pour y faire ses dévotions. La montagne a tressailli sous Muhammad (
) qui lui alors dit :
-Reste tranquille, Hira, tu ne portes quun prophète, un témoin véridique et un martyr590 (
)
Le premier verset coranique qui fut révélé au prophète (
) le fit au mont Hira.
HOBAL.
Ce dieu591 si important à la Mecque est étrangement absent du Coran592 . Les débats entre chercheurs ont porté sur ses rapports avec Allah : identité puis scission après Muhammad, ou distinction dès le début? Les documents indiquent quHobal est la plus grande idole du sanctuaire593 : il est à peu près sûr que la statue dAbraham mentionnée dans les sources comme celle installée dans la Kaba est en fait celle dHobal tenant les flèches divinatoires.
Depuis, le nom d'Hobal est parfois évoqué par les musulmans les plus fanatiques, pour désigner à la vindicte populaire et divine les suppôts du mal. Ainsi, Oussama Ben Laden a récemment traité les Etats Unis d'Amérique de "Hobal des temps modernes".
Hobal et Allah.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 99).
Abdul Muttalib594 était en train de prier Allah. Ils apportèrent cent chameaux auprès dAbdallah595, alors quAbdul Muttalib se tenait contre Hobal, priant Allah.
(ibn Kathir, Sira 57).
Quant aux Kuraysh, elle avait dressé une idole sur un puits, à l'intérieur de la Kaba, à laquelle elle donna le nom de Hobal.
La description de lidole dHobal.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 23 c-e).
Les Quraysh avaient également des idoles à l'intérieur de la Kaba et autour d'elle. La plus importante à leurs yeux était celle de Hobal. C'était, à ce que j'ai appris, une statue à forme humaine de cornaline rouge. Sa main droite était déjà brisée à l'époque où les Quraysh la connurent. Ils remplacèrent la main brisée par une main en or596 .
Le premier qui érigea cette statue fut Huzayma ibn Mudrika ibn al Yas ibn Mudar. C'est pourquoi elle s'appelait le Hobal de Huzayma.
(Inscription de Sana).597
Wahb Talab ibn Hisham, le Yarsumite, client des Banu Sukhaym, a dédié à son patron Talab Riyam sa main droite, dans son mémorial Dhu Qabarat dans la cité de Zafar, pour leur bien-être.
Larrivée dHobal selon la tradition musulmane.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 73-4).
Amr ibn Luhayy a apporté avec lui une idole appelée Hobal, depuis le pays de Hit en Mésopotamie. Hobal était une des idoles les plus importantes des Quraysh. Il la érigée dans le puit à lintérieur de la Qaba et a ordonné à la population de ladorer. Quelquun revenant dun voyage, devait lui rendre visite et tourner autour de la Maison avant daller voir sa famille, et il devait raser sa tête avant cela. (
)
Le nom du puits dans la Kaba était al Akhsaf.
Le dieu à la bataille dOhod.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 189-194).598
Abu Sufyan résolut de prendre avec lui lidole dHobal, la plus grande de celles qui étaient placées dans le temple de la Mecque, afin que larmée arabe eut à combattre pour sa religion.
(
) Abu Sofyan fit placer le chameau qui portait lidole dHobal devant les rangs ; puis il dit aux soldats :
-Si vous ne voulez pas combattre pour votre religion, au moins combattez pour venger le sang versé à Badr et pour les femmes.
(
)
Tous les musulmans chargèrent en même temps les Quraysh, qui, au premier choc, furent mis en fuite. Le chameau qui portait l'idole de Hobal fut jeté par terre, et l'idole renversée.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 203).
La première affliction était la défaite, et la seconde leur crainte qu'Abu Sufyan ne fût venu au haut de la montagne pour recommencer le combat. Cependant Abu Sufyan s'écria :
-Triomphe à Hobal!
Le prophète dit à Omar de répondre :
-Allah est au-dessus de Hobal et plus puissant.
Ensuite le prophète dit à ses compagnons :
-Venez, ils sont au-dessus de nous.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 74).
Hobal est lidole à qui Abu Sufyan avait dit au moment de (la bataille d) Ohod :
-Dresse-toi, Hobal, cest-à-dire manifeste ton pouvoir religieux, alors que le prophète disait :
- Dresse-toi, ô lUnique.
Lidole de Khuzayma.
(ibn Sad, Tabaqat I 68).
La première personne de la tribu de Mudar à sétablir à la Mecque a été Khuzayma ibn Mudrika, qui a fabriqué lidole dHobal et la placée là de telle façon quelle est appelée lidole de Khuzayma.
Chant dAbu Sufyan.
(ibn Sad, Tabaqat II 1,33).
Dressez lidole Hobal
Le dieu est le plus grand et le plus majestueux.
Nous avons lidole Uzza que vous navez pas.
Le dieu est notre allié et non le vôtre.
(Bukhari, Sahih 60/8, 3-4).
Le prophète entra dans le temple. Il y trouva leffigie dAbraham et celle de Marie599.
-Nont-ils pas entendu dire que les anges nentrent point dans un temple où il y a des statues, sécria le Prophète.
Cet Abraham est une statue, comment pourrait-il augurer?
Daprès Ibn Abbas, quand le prophète vit les statues dans le temple, il ny entra pas avant quon eut exécuté lordre quil avait donné de les enlever. En voyant la statue dAbraham600 et celle dIsmaël601, ayant entre les mains les flèches augurales, il sécria :
-Allah les maudisse!
Par Allah, ces deux statues nont jamais rien décidé par les flèches augurales.
HOBAL de HÉGRA.
Sous cette forme ancienne Hubalu se cache sans doute le Hobal du VIIème siècle.
(Inscription de Madayn Saleh).602
et il sera redevable envers Dhushara et Hubalu et Manotu de la somme de 5 shamad.
HOBAL de TA'IF.
Un témoignage très postérieur démontre que la vénération d'Hobal n'a pas été oubliée à Ta'if.
(C. M. Doughty, Voyages dans lArabie Déserte, ).603
Au matin, j'allai visiter les trois idoles de pierre qu'on montre à Tayf. (...) Ils appellent el-Hubbal une autre pierre plus petite qui gît sur un terrain en pente, devant la porte du canonnier en chef C'est aussi un bloc de granit brut, long de cinq ou six pieds et fendu dans le milieu « par un coup de sabre de notre seigneur Ali »604 .
HUD (I).
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores605. Son nom, et ce nest pas un hasard, est celui dun personnage que Muhammad considère comme un prophète arabe, dans le Coran606.
HUD (II).
Un dieu que les Thamoudéens vénèrent aussi.607
HUMAM.
Idole des Banu Hind ibn Haram ibn Dinna ibn Abd ibn Kabir ibn Udhra608.
Ce nom est aussi donné à des sources thermales609.
al HUSA.
Idole clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).610
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
les Banu Dinar ibn an Najjar avaient Husa.
HUZAM.
Divinité de Buthan, dans le clan des Harith de la tribu des al Khazraj.611
(Maqrizi, Histoire Universelle).612
Les Banu al Harith ibn al Khazraj vénéraient une idole appelée Huzam qui était située dans leur maison de prière, elle aussi appelée Huzam, à Buthan.
I
§ 110.
IBLIS.
Génie du désert, un diable.
Voir Esprits613 .
IL.
Le dieu "très haut".614
(Inscription de Hayd bin Aqil).615
Raabatat, fils de Ilwakal, celui du clan de Duhsum, a acquis, consacré et construit son tombeau Mahram et son autel à combustion et sa partie intérieur, en bloc, en obligation de convenance à Anbay et à Il très haut.
IL FAKHR.
Le dieu puissant qatabanite616.
IL TAALAY.
Le dieu à exhalter ou très élevé qatabanite617.
el ILAH.
Les polythéismes permettent le rapport à une divinité qui nest pas identifiée par un nom : cest celle du lieu, ou celle qui passe par là, ou la plus favorable618 ou la préférée. Le dieu peut être mentionné avec sa contre-partie féminine Ilat619.
Trois invocations aux dieux anonymes.
(Inscriptions thamoudéennes).620
A leur dieu.
Clan de Taluum.
Auprès de toi est abondance, lumière, faveur, vie!
A toi, la prière de Bawal.
Quil mécoute! Casse! Quil aide Bawal, fils de Susat.
ILAH AMIRUM.
Le dieu de la tribu dAmirum, au Yémen, qui correspond en fait au grand dieu Dhu Samawi621.
ILAH al GE.
Le dieu de Gè, ancienne capitale nabatéenne, qui peut être identifié à Dhu Shara622.
ILAH RAM.
Le dieu élevé chez les Thamoudéens.623
ILAH SABU.
Dieu commun à Palmyre et pour les Nabatéens.
(Inscription de Palmyre).624
Ilah Sabu, qui est appelé le Gad des Nabatéens, pour la vie de
ILAHAN.
Le dieu Seigneur des cieux et de la terre, pour les Sabéens625.
ILAHAT.
Forme étendue du nom de la déesse commune aux Arabes, al Lat626.
ILAN.
Forme réduite de Ilahan627.
ILAT.
Le nom le plus courant chez les Safaïtes: simplement "La déesse" : le terme correspond à la divinité la plus vénérée, comme protectrice de la tribu et des troupeaux628. Celle-ci sapparente ensuite à Athéna.
ILAT D'ÉGYPTE.
On la retrouve jusqu'en Egypte. C'est la déesse, au sens générique.
Dédicaces araméennes d'Egypte.629
Vase qu'a offert Qaynu fils de Gashnu, roi de Qedar, à han Ilat.
Vase qu'a offert Séha fils d'Abd Amru à han Ilat.
ILAT DAYAN.
Divinité safaïtique630.
ILUMQUH.
La Puissance631 est un dieu lunaire à lorigine, qui est appelé dans les prières Patron ou Seigneur. Il est omniprésent dans les inscriptions632.
Prière à Almaqahu.
(Inscription sur palmier du Yémen).633
Puisse Almaqahu qui est le divin patron accorder à son serviteur Tubba Karib, de donner une décision à ses fils Ghadbum et Thawrum du clan de Maqarum, au mois de Dhu Athtar et par la présente, il demande la prospérité.
ILUMQUH de AWWAN.
Dieu du sanctuaire de Awwan.
Dédicace de statues.
(Inscription de Marib-Yémen).634
Ilsaad Madayan a dédié à Ilumquh, maître de Awwan, ces trois statues qui sont en bronze, pour sa sauvegarde et celle des ses fils Musaylum635, Qawsun, Hawfatat descendant de Madayan. Et pour que Ilumquh636 lui accorde des enfants masculins et agréables.
Par Attar et Ilumquh.
ITHA.
Divinité safaïtique.
Prière apotropaïque637 pour Itha.
(Inscription safaïtique).638
Par Garam ibn Unayf ibn Garamel. Il a sacrifié.
Ô Itha, le salut contre le malheur!
ISAF / NAYLA.
La présence dans le sanctuaire de deux rochers sacrés a suscité une suite de mythes aitiologiques, autour dune histoire toute à la fois grivoise et moralisatrice. On retrouve aussi ici les théories évhéméristes qui rassurent les compilateurs musulmans639.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 54).
Les Quraysh ont une idole dans un puit au centre de la Kaba appelé Hobal ; et ils ont adopté Isaf et Nayla à lendroit nommé Zamzam, sacrifiant auprès deux. Ils étaient un homme et une femme de Jurhum, coupables de relations sexuelles dans la Kaba, et Allah les a transformés en pierre.
(ibn Kathir, Sira 57).
Ibn Ishaq a dit : Les Kuraysh prirent aussi pour idoles Isaf et Nayla, qu'ils dressèrent prés de Zemzem et devant lesquelles ils faisaient des sacrifices. Les gens rapportent qu'il s'agit là d'un homme et d'une femme qui avaient commis l'adultère à l'intérieur de la Kaba et qu'Allah avait châtiés en les transformant en statues.
Ibn Ishaq ajoute (
) J'ai entendu Aïcha dire :
-Nous entendions toujours qu'Isâf et Nayla étaient un homme et une femme des Jurhum qui avaient commis l'adultère à l'intérieur de la Kaba et qu'Allah avait transformés en statues. Et Allah est plus savant.
On a dit aussi qu'Allah ne les avait pas laissés commettre ce sacrilège, mais qu'Il les avait métamorphosés avant cela. Ensuite, ils furent dressés devant Safâ et Marwa.
Lorsque Amir Ibn Luhayy vint, il les prit et les mit devant le puits de Zemzem où les gens se niirent à faire des tournées autour d'elles.
Al Waqidi a rapporté que lorsque le prophète ordonna la destruction de la statue de Nayla, le jour de la conquête de la Mecque, il en sortit une vieille femme noire, ridée, qui s'écorchait le visage en se lamentant et en lançant des imprécations.
Mythologie dIsaf et Nayla.
(ibn al Kalbi, Livre des idoles 6 c).
Isaf et Nayla (
) vivaient au Yémen et s'aimaient avec passion. Au cours d'un pèlerinage, les deux jeunes gens entrèrent dans la Ka'ba et, profitant du sommeil des pèlerins et de la solitude qui régnait en ce lieu, dans le Temple même ils s'unirent. Tous deux furent pétrifiés sur-le-champ. Au lever du jour, on les trouva ainsi transformés en pierre. Les deux statues furent mises à leur place respective et, par la suite, adorées par les Khuzaa, les Quraysh et par les Arabes qui venaient en pèlerinage à la Kaba.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 26c).
Ils avaient aussi Isaf et Nayla. Lorsque ces deux personnages avaient été métamorphosés en pierre, ils furent placés auprès de la Kaba pour servir de leçon aux autres. Comme les deux statues se trouvaient là depuis longtemps lorsque l'idolatrie fut instaurée, elles furent adorées comme les autres idoles640. L'une de ces statues se dressait tout près de la Kaba et l'autre à la place de Zamzam641. Les Quraysh transportèrent la première à côté de celle de Zamzam. En leur honneur, on sacrifiait gros et menu bétail.
(ibn Kalbi, Livre des idoles 24d-25a).
A ces idoles sadresse Abu Talib, les prenant à témoin, lors de la coalition des Quraysh contre les Banu Hashim au sujet du prophète (
). :
Jai fait venir près du temple
mes gens et mon clan et parmi ses ornements,
jai saisi les tentures rayées.
là où les Ansar laissaient sagenouiller les chameaux,
à la rencontre des torrents, entre Isaf et Nayla.
(Waqidi 64).642
Isaf et Nayla étaient un homme et une femme (
) qui avaient forniqué dans la Kaba et avaient été changés en pierres. Les Quraysh les avaient pris et les vénéraient, faisaient des sacrifices pour eux, se rasaient la tête à lendroit des deux pierres quand ils avaient fini les études du hajj. (
)
Surgit643 dune de ces pierres une femme noire aux cheveux gris qui se griffait le visage de ses ongles, nue, se tirait les cheveux et hurlait contre ses ennemis. On interrogea le prophète à ce sujet, qui déclara : cest Nayla qui a abandonné tout espoir dêtre à nouveau vénérée sur cette terre.
Les interdits pour Isaf.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 25b).
A propos dIsaf, Bishr ibn abu Hazim dit :
Il a tant de majesté que personne ne sapproche de lui tout comme les femmes ayant leurs règles se tiennent à distance dIsaf.
(Mutaqi, Tafsir).644
Les Hums - cétaient les Quraysh, les Kinana, les Khuzaa, les Amir ibn Sasaa- disaient :
-Safa et Marwa645 nappartiennent pas au sanctuaires dAllah.
Du temps de la jahiliyya, il y avait sur le mont Safa une idole appelée Nayla et sur le mont Marwa une idole appelée Asaf. Les Homs ont dit :
-Il est impur pour nous de tourner autour delles.
(Tabari, Tafsir 2/158).
Ash Shabi a dit :
A l'époque de la jahiliyya, il y avait sur Safa une idole appelée Asaf et sur Marwa une autre idole appelée Nayla ; on faisait alors le parcours 646 entre les deux collines pour honorer ces deux idoles et ce parcours ne faisait pas partie des rites .
Allah révèle donc ici que ce parcours entre les deux collines fait bien partie de ses rites et qu'il n'y a plus aucun inconvénient à ce que le pèlerin ou le visiteur leffectue.
D'après Ibn Abbas, la réticence de certains s'explique ainsi : A l'époque de la jahiliyya, des esprits diaboliques 647 se regroupaient entre Safa et Marwa et y faisaient entendre des sifflements.
Une idole était également placée entre elles. C'est pourquoi, lorsque l'islam apparut, des musulmans dirent au prophète :
-Ô envoyé d'Allah, nous ne ferons pas le parcours entre Safa et Marwa car ce serait associer quelque chose à Allah, comme nous le faisions dans la jahiliyya.
Allah révéla alors ce verset
ISAF de YATHRIB.
Idole clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire universelle).648
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient
.
les Banu Salima avaient Isaf.
ISHTAR.
Athtar en akkadien.
ITHA.
Divinité safaïtique souvent invoquée comme puissance secourable649.
J
§ 111.
al JABBAR.
Le dieu de la violence de la Mecque650 .
al JAHIR.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores651.
al JALIL.
Le terme haut652 qualifie la divinité créée par Muhammad à la Mecque, connue par la suite par le nom théophore de Abd al Jalil653.
al JALSAL.
Le dieu des Kinda et des Hadramut, apparaissant sous la forme dun thorax anthropomorphique, surmonté dune tête noircie. Son culte est très classique : la statue est enduite du sang des animaux, le sanctuaire est asyle et oraculaire654.
JIBT (pl.).
Même sens probable que les Taghut, mais le mot est inconnu ailleurs : il est certainement éthiopien655 et désignerait alors simplement la divinité. Le Coran lui donne donc un sens négatif656.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, notes).657
Al Jibt parmi les Arabes, il sagit de quelque chose qui est vénéré, autre quAllah. taghut, il sagit de quelque chose qui éloigne de la vérité ; au pluriel, jubut et tawagut. On ma dit que Abu Naji a dit que jibt singifiait sorcellerie, et taghut, Satan.
JUHAYNA.
Idole gardée par Amir ibn Murra.
(ibn Sad, Tabaqat I 333-4).
Nous avions une idole, et nous ladorions. Jétais son gardien et quand jai entendu le prophète, je lai détruite et envoyée au prophète à Médine.
K
§ 112.
al KABIR.
Le grand dieu, pour les Mecquois658.
al KAHIL
Le Vieux est souvent cité pat les Thamoudéens : dieu paternel et lunaire ; on lui demande laide, la perfection, la force, lamour, la joie, la vie, et le repos659.
KAHILAN.
Forme minéenne de Kahil660.
KAHL.
Divinité dArabie centrale , pour les Kinda.661
Dédicace du sanctuaire pour le dieu.
(Inscription de Qaryat al Fau).662
Qaysmanawt ibn Wakil et Mubahhil ibn Qifa, prêtres de Kahl, ont construit et fait de neuf loratoire et le pilier de leur dieu Kahl, pour eux et pour le frère et pour leurs enfants.
KAKKAWAN.
Dieu minéen663 dont le nom doit être rapproché de létoile, dans cette langue664.
al KARIM.
Le dieu généreux, à la Mecque665.
KASHIF.
Le dieu qui recouvre, qui est tout-puissant, pour les Mecquois666 .
KATRA.
Idole des Ghadis et des Tasm, brisé par Nahshal ibn ar Rubays avant sa conversion à lislam. Le nom est dorigine araméenne667.
KATHRA.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores668. Possible déformation du nom précédent.
KAUKATBA.
Létoile vénérée par les Arabes du Nord, selon Isaac dAntioche ; elle devrait correspondre avec la planète Vénus669.
KHALASAT.
Sans doute la forme ancienne de la divinité Dhul Khalasa.
(Inscription Thamudéenne).670
Hunb a vaincu ; il a renversé Add, grâce au secours du dieu mutilé Khalasat et Dha Dabb.
al KHALFAN.
Le dieu de la ville de Haram au Yémen, connu pour lexpiation des autorités municipales envers sa lui671.
al KHALIQ.
Le dieu créateur des Mecquois672 .
al KHAMIS.
Divinité des al Khazraj, un des deux tribus arabes de Yathrib673 .
KHARIG.
Dieu typique des Thamoudéens, dont le nom signifie qui sort. Il serait de caractère lunaire, et lié à lirrigation674.
KHARIMSAMM.
Cest le dieu saint. Il est stellaire et on le rapproche dAttarsamm675.
al KUTBA.
Divinité des Lihyanites, sans doute féminine, liée à lart de lécriture?676
Un temple à létranger .
(Inscription dEgypte).
Ceci est le temple que (?) fils de (?) a construit pour al Kutba la déesse, pour la vie de notre seigneur S-Y-M, le Afkal et sa propre vie. Et quon se souvienne de son nom devant elle et W-Y-TW, en paix.
al KUTBAY.
voir Aktab.
KUAYB.
Le nom est dabord connu comme un des éléments de léglise construite par Abraha à Sanaa. Mais dautres témoignages affirment quil sagit en fait dune véritable idole de la jahiliyya par laquelle les Arabes se sont laissés séduire677.
KULAL.
Divinité connue par le théophore Abd Kulal, sans doute dorigine yéménite678.
L
§ 113.
LAH.
Le dieu, en général, dans la graphie safaïtique679.
LAT.
Forme plus récente et contraction du nom Ilat, la Déesse dans tout lunivers arabe680.
LAT DHU SHUR.
Le déesse de Shur, une tribu ou un sanctuaire thamoudéen681.
LATAN.
Nom de la déesse Lat sous la forme sud-arabique.682
LATIF.
Le dieu subtil ou informé à la Mecque683 .
Lune.
Cet élément est représenté par de multiples divinités, surtout en Arabie du sud : des dieux peut représenter les différentes phases du cycle lunaire.684
(ibn Sad, Tabaqat I/2 120).685
Il686 était plus beau que la lune de la quatorzième nuit687.
(Corpus coranique d'Othman 51/37).
Ne vous prosternez point devant le soleil ni devant la lune.
Prosternez vous devant Allah qui les créa, si cest lui que vous adorez.
(Corpus coranique d'Othman 84/16-18).
Non! Je ne jure par le crépuscule,
par la nuit et ce quelle enveloppe
par la lune quand elle est pleine
M
§ 114.
MAAN.
Dieu de la Palmyrène, bon et bienfaiteur, guerrier et cavalier688 .
Fête de Maan (Tessère689 de Palmyre).690
Maanu : du boeuf.
La tribu des Banu Shimeon.
Pendant toute la fête.
Paix!
al MADAN.
Le nom est connu par un théophore, à Najran. Il pourrait provenir du Madanu babylonien691.
MADHUWAWU.
Dieu minéen néfaste, dont le nom signifie Calamité692. La forme est plurielle et correspond en fait à la puissance Manat693.
al MAHN.
Nom connu par le théophore Abd al Mahn, oncle dOmar694.
MAHRUDAWU.
Déesse solaire qatabanite : celle qui dépérit695.
MALAKBEL.
Le dieu solaire de Palmyre696, identifié au Sol Sanctissimus latin, alors que son nom sémitique lidentifie comme Ange de Bel. Il gère les questions de fertilité et fécondité dans cette cité.
Dédicace pour le dieu
(inscription de Palmyre).697
Ceci est lautel que Tiberius Claudius Felix et les Palmyréniens ont offert à Malakbel et aux dieux de Palmyre.
A leurs dieux.
Paix!
MALAK.
Dieu messager des Thamoudéens698.
MALIK.
Le Roi est connu chez les Thamoudéens699, les Nabatéens et Palmyréniens700. A Palmyre, cest Malka ou Malakbel701. Il est aussi vénéré à la Mecque702 : cest une puissance largement implantée das toute lArabie, parce quelle sassocie au pouvoir monarchique, y compris pour les petites tribus.703
MANAF.
Le nom de la déesse est connu en thamudéen, en lihyanite et en safaïtique. Son lien avec Manat est probable, mais mal défini704.
MANAF des SALIMA.
Idole clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).705
Les Salima avaient une idole appelée Manaf. (
) ; lun deux, un homme appelé al Jamuh la attaquée, il la attachée à un cadavre de chien et il la jetée dans un puit où elle fut retrouvée. Al Jamuh dit :
- Loué soit Allah, le grand, qui donne les faveurs, en vérité, il a souillé Manaf, la dégoûtante. Je le jure, si tu avais été un divinité, tu naurais pas été jetée dans un puit avec un chien!
MANAT.
La déesse du destin706, de la Fortune, et même Dame de la Paix ; son étymologie se rapproche de lidée de décompte, de partage707. Elle correspond à la Tykhè des Grecs708. Elle préside aussi au regroupement tribal des Qays Aylan.
Sous la forme Manaf, elle est honorée par les Quraysh et les Khuzaa709.
Manah, concurrente de Yahvé.
(Isaïe 65/11).710
Mais vous qui abandonnez Yahvé, qui oubliez ma sainte montagne, qui dressez une table pour Gad, et remplissez une coupe pour Meni.
Une idole ancienne et répandue.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 9f ; 10f).
De toutes ces idoles, la plus ancienne fut Manah. Les Arabes utilisaient ds noms théophores tels que Abd Manah ou Zayd Manah.
Lidole était érigée sur la côte (
), à Qudyad, entre Médine et la Mecque. Tous les Arabes la vénéraient. Les Aws, les Khazraj711 et tous ceux qui faisaient quelque séjour à Médine, à la Mecque ou dans les environs honoraient Manah, lui immolaient des victimes et lui présentaient des offrandes. Sans quoi, ils ne considéraient pas leur pèlerinage rituellement complet.
De toutes ces idoles, la plus anciennes fut Manah.
(ibn Kathir, Tafsir 53).
Manat était une autre idole dans la région de Mushalla près de Qudayd, entre la Mecque et Médine. Les tribus des Khuzaa, Aws et Khazraj vénéraient Manat du temps de la jahiliyya.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 173).
Amir ibn Luhayy a installé Manat sur la côte, près de Qudayd. Les Azd et les Ghassanides allaient en pèlerinage là-bas et la vénèraient. Ils faisaient le tour de la Kaba, et se pressaient depuis Arafat et finissaient les rites à Mina et ils ne se rasaient pas la tête avant daller à Manat, à qui ils criaient labbayki712 .
Le culte à Manah à la Mecque.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 173).
Le clan des Ansar commence la cérémonie en saluant Manah, et quand ils partent pour le grand ou petit pèlerinage, ils ne vont plus sabriter sous un toit avant de lavoir fini.
(Bukhari, Sahih 18/79).
De l'obligation (de la course) de Es Safa et El Merwa. Elle constitue un des rites prescrits par Allah.
D'après Ez Zohri, Orwa a dit : "Comme je disais à 'Aïcha : "Que penses-tu de ces mots du Coran : "Certes, Es Safa et El Merwa sont parmi les rites prescrits par Allah. Quiconque fait le pèlerinage au temple sacré ou la visite pieuse ne saurait faire mal en processionnant entre ces deux localités
" 713 .
"Par Allah, il ne saurait y avoir péché pour personne en ne processionnant pas à Es Safa et El Merwa."
- "Ô fils de ma soeur, me répondit-elle, que c'est mal ce que tu dis là ! S'il fallait donner à ce texte l'interprétation que tu donnes, l'idée eut été exprimée ainsi : "Il ne saurait mal faire en ne processionnant pas entre ces deux localités."
Mais ce verset a été révélé à l'occasion des ansâr.
"Avant d'être musulmans, ils faisaient la telbiya au nom de Manâ la perverse, divinité qu'ils adoraient à El Mochallal. Ceux qui faisaient cette telbiya estimaient à péché de processionner à Safa et à Marwa. Quand ils furent convertis à l'islamisme, les Ansâr questionnèrent l'envoyé de Allah à ce sujet en lui disant : "Ô envoyé de Allah, nous regardions comme un péché de processionner à Es Safa et à El Marwa." C'est alors que fut révélé le verset : "Certes, Safa et Marwa sont parmi les rites prescrits par Allah
" Alors, ajouta Aïsha, l'envoyé de Allah prescrivit de processionner entre ces deux localités, et personne (dorénavant) ne peut se dispenser de cette procession."(
)
"C'est là un fait exact que je n'avais pas entendu dire. Mais j'avais entendu des hommes de science dire qu'il y avait, en dehors de ceux qu'a mentionnés 'Aïsha, des gens qui faisaient la telbiya au nom de Manâ et processionnaient entre Safa et Marwa. Quand le Coran indiqua la tournée processionnelle autour du temple, sans parler de Safa et de Marwa, ces gens là dirent :
-"Ô envoyé de Allah, nous processionnions autrefois à Safa et à Marwa ; or, Allah, dans la révélation, vient de prescrire la tournée processionnelle autour du temple sans parler de Safa. Serait-ce un péché pour nous de processionner à Safa et Merwa ?"
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 27c).
Ils avaient aussi comme idole Manaf et, de son nom, les Quraysh tiraient le théophore Abd Manaf.
J'ignore où était son sanctuaire et qui l'a érigé.
Manat au combat .
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, notes).714
Al Kumay ibn Zayd, membre des Banu Asad (
) a dit dans une de ses odes :
Les tribus jurent de ne pas fuit
Et de tourner leur dos devant Manat715 .
Lidole Manah à la Mecque
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 11d).
Manah est bien lidole quAllah (
) a citée en ces termes : Et Manah, la troisième et dernière dans lordre. Elle appartenait aux Khudayl et aux Khuzaa.
Les Quraysh et tous les Arabes la vénéraient jusquau jour où lenvoyé dAllah (
) sortit de Médine
MANAT de YATHRIB.
De nombreuses sources rappellent que Manat est la divinité la plus vénérée à Yathrib avant larrivée du peuple de Muhammad716 . Elle partage cette gloire avec le Rahman, ou Yahvé, des tribus juives de la ville.717
Lidole principale de Yathrib?
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 10 b-d).
Aucune tribu navait pour Manah autant de vénération que les Aws et les Khazraj.
Les Aws, les Khazraj et ceux parmi les Arabes de Yathrib et dautres localités, qui adoptaient leurs usages, allaient en pèlerinage et sarrêtaient, avec tout le monde, à toutes les stations rituelles. mais ils ne se rasaient pas la tête et, lorsque commençait la fuite sacrée, ils se rendaient auprès de Manah, se rasaient la tête dans son sanctuaire et y accomplissaient une visite.
Manat domestique à Yathrib.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 303).
Quand ils vinrent à Médine, ils professèrent ouvertement lislam. Mais certains sheykks persistaient dans leur idolatrie, parmi lesquels Amir ibn al Jamuh. (
) Son fils était présent à Akaba et avait rendu hommage à lapôtre. Amir était un des nobles et chef de tribus qui avait installé dans sa maison une idole de bois appelée Manat comme les nobles avaient coutume de faire, pour en faire un dieu à vénérer et à maintenir propre. Quand les jeunes des Banu Salama (
) adoptèrent lislam, ils sinsinuèrent chez lui la nuit pour semparer de lidole, quils jetèrent tête la première dans une fosse daisance. Le matin, Amir hurla :
-Honte à vous! Qui a porté atteinte aux dieux cette nuit?
Alors il se mit à la recherche de lidole et quand il put la trouver, il la lava, la nettoya et lui mit du parfum en disant :
-Par Allah, si je savais qui a fait cela, je le traiterai de façon humiliante!
Quand la nuit vint, il sendormit vite et ils firent la même chose, et il récupera à noveau lidole le matin. Cela arriva plusieurs fois jusquau jur où il prit lidole là où ils lavaient jetée, la purifia comme avant, et il y accrocha son sabre en disant :
-Par Allah, je ne sais pas qui a pu faire cela, mais si vous avez encore un peu de puissance, défends-toi puisque tu as ce sabre.
La nuit, quand il dormait, ils revinrent encore, prirent le sabre du cou de lidole et y accrochèrent à la place un chien crevé et jetèrent le tout dans la fosse daisance. Le matin, Amir vint, ne la trouva pas exactement là où il pensait, et finalement la découvrit face contre terre et attachée au chien mort. Quand il vit cela et comprit ce qui était arrivé, et que les musulams de son clan lui en parlaient, il accepta lislam par la grace dAllah et devint un bon musulman.
(ibn Kathir, Sira 58).
Les habitants de Médine, les Aws et les Khazradj et ceux qui suivaient leur religion, avaient Manât, située sur le littoral, du côté d'al Mushallal, à Qudayd. Elle fut détruite par Abu Sufian aussi, tandis qu'une autre version soutient que ce fut Ali Ibn Abu Talib, comme nous le verrons plus loin.
MANAT de al MUSHAYLAL.
(Bukhari, Sahih 6/ 60, 384).
L'idole de Manat était à al Mushaylal, dans la région de Qudayd. Aïsha a ajouté :
Le verset718 a été révélé en rapport avec les auxiliaires719. Eux et les Ghassanides avaient l'habitude de pratiquer l'ihram au nom de Manat avant de se soumettre à l'islam. (
) Il y avait des gens des auxiliaires qui pratiquaient l'ihram au nom de Manat, qui était une idole entre la Mecque et Médine.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 73).
Manat appartient aux Aws et aux Khazraj, aux Ghassanides de al Azd et à la population de Yathrib et de Syrie qui suit cette religion. Manat est sur la côte, dans les environs de al Mushallal à Qudayd.
MANAWAT.
Forme dérivée de la divinité, en Arabie du Sud et du Nord720 .
Une déesse tutélaire au Yémen.721
Sami722, fils de Aws, (
) lorsqu'il a offert des offrandes à Wadd et à sa divinité tutélaire Manawat, et lorsqu'il a sacrifié à Athtar dhu Qabd lors des fêtes sept victimes ; par Athtar dhu Qabd, Wadd et Nakrah, et par Dhu Samawi dhu Ragmat, et par Huffan Yatha ; Sami a confié sa dédicace aux dieux qui sont mentionnés sur cette muraille contre quiconque l'ôterait et lendommagerait.
MANAT de PALMYRE.
Déesse de Palmyre bien attestée dans lépigraphie.
Le sanctuaire de Manat.
(inscription de Palmyre, 89 après J.-C.).723
et ils ont aussi consacré le sanctuaire de Manawat et son portique, et toute sa décoration, pour leurs vies, et les vies de leurs enfants et frères, pour toujours.
Le mois Iyyar, année 400.
Dédidace à Manat.
(inscription de Palmyre).724
Tabira, fils de Zabdilah, et Moqim fils de Zabdibol Ashaad offre cela à Bel, Bel Haman et Manawat.
MANAT de TAYMA.
Dédicace à Manwah.
(inscription de Tayma).725
Pierre que H-b et P-w-m-w fils de H-t-m-h ont dédié à Manwah déesse des déesses pour la survie de leurs âmes et de lâme de leur postérité pour toujours.
MAQAM de la Mecque.
Ce lieu est en même temps une pierre sacrée, que la tradition musulmane a recouvert dune appelation biblique726. Il est possible que cet élément ait été détaché dune Kaba primitive, pour consituer un sanctuaire annexe727 .
Son apparence est celle dune pierre dressée plus étroite en son milieu, de preque un mètre de haut. Sur sa surface sont creusées des cupules destinées à recevoir le sang des victimes. Lislam a préféré y voir lempreinte du pied dAbraham
La doctrine islamique lui adjoint bien artificiellement lattribut IBRAHIM, prélevé sur le judaïsme.
(Bukhari, Sahih 26/750).
Le prophète fit le tawaf de la Kaba à son arrivée à la Mecque ; il toucha le coin de la pierre noire pui saccomplit la course ramal728 pendant les trois premiers tours et il marcha pour les quatre derniers. Après il fit deux prières rakat dans le Maqam Ibrahim729 , et après la prière il alla à Safa et Marwa, fit sept tours de tawaf entre eux et ne fit rien de contraire à l'état de ihram.
(ibn Jubayr).730
Le noble Maqam731 qui se trouve à l'intérieur de cette niche est le Maqam Ibrahim (
), pierre recouverte d'argent, d'environ trois empans de haut et deux de large. Le haut est plus large que le bas, ce qui le fait ressembler, mais qu'on excuse une comparaison d'une telle irrévérence, à un grand fourneau en poterie, la partie centrale étant plus étroite que le bas et le uaut. Nous l'avons vu et nous nous sommes attiré sa bénédiction en le touchant et le baisant. Nous versames de l'eau de Zemzem sur l'empreinte des deux pieds bénis et nous la bûmes. (
) L'empreinte des pieds est visible, ainsi que celle des orteils vénérés et bénis. Gloire à celui qui a fait cette pierre soit assez tendre pour que l'empreinte des deux pieds y reste imprimée alors qu'elle ne reste pas dans le sable mou! Louange à celui qui a fait de ce Maqam un signe évident! À contempler ce Maqam et à contempler la noble Maison, on éprouve une angoisse qui inspire l'extase et transporte curs et ames! On ne voit quhumbles regards, que larmes qui coulent, qu' yeux mouillés et on n'entend que suppliques et prières adressées à Allah, puissant et majestueux!
(Corpus coranique d'Othman 2/119).
Et rappelez vous quand nous fîmes du Temple un lieu de visitation et un asile pour les hommes, quand ceux-ci tirèrent du maqam dAbraham un lieu de prière!
MARE ALMA.
Le dieu Maître du Monde pour les Nabatéens732 .
Voir RABB AL ALIMIM.
MARHAB.
Nom dune idole de lHadramut dont le sanctuaire se nomme Dhu Marhab. Le nom correspond simplement en sud-arabique au mot sanctuaire. Il désigne aussi des hommes et une tribu.
Par létymologie, on peut deviner quil sagit dune divinité astrale733.
MARI.
Du fait de lorigine chrétienne de la source et de cette attribution péjorative, lexistence de cette divinité reste incertaine.
(Jacob de Saruj, Discours des idoles).734
Il735 avait trompé Harran par lintermédiaire de (
), de Mari, le dieu des chiens.
MARID.
Génie du désert.
Voir Esprits.
MASHRAQITAN.
Déesse solaire qatabanite : Celle qui se lève736.
M-N.
Divinité sud-arabique.737
al MATIN.
Le dieu ferme à la Mecque738.
Montagnes.
La divinisation des montagnes est un caractère partagé par toutes les religions orientales, de Hittites aux Hébreux739 . Les Arabes antiques la pratiquent aussi et les sources musulmanes ne peuvent guère le dissimuler.740
Les signes.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 65-6).
Or, vers l'époque où Gabriel allait apporter à Muhammad sa mission prophétique, celui-ci en remarquait les signes. Il voyait, la nuit, en songe, sans le connaitre et non sans en éprouver de la crainte, Gabriel sous la forme d'un être énorme. Quand il marchait seul dans la ville de la Mecque, il entendait sortir des pierres, des décombres et des animaux, des voix qui lui disaient :
-Salut à toi, ô envoyé dAllah!
Cette année, Muhammad, en quittant la montagne, vint auprès de Khadija et lui dit :
-Ô Khadija, je crains de devenir fou.
- Pourquoi? lui demanda celle-ci.
-Parce que, dit-il, je remarque en moi les signes des possédés : quand je marche sur la route, j'entends des voix sortant de chaque pierre et de chaque colline
(Bukhari, Sahih 59/7, 8).
j 'aperçus Gabriel741 ; et il m'appela, me dit :
-Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes, et les réponses qu'ils ont faites ; et il a envoyé vers toi l'ange des montagnes742 pour que tu lui donnes, au sujet de ces infidèles, tel ordre qu'il te plaira. Et l'ange des montagnes, m'ayant appelé, me salua, me répéta ce qu'avait dit Gabriel et ajouta :
-Que veux-tu ? désires-tu que je fasse se replier sur eux les deux rocailleuses743 ?
Lange des montagnes.
(Muslim, Sahih 32-3352).
Voilà que dedans j'aperçus Gabriel qui m'appela et me dit :
-"Allah, l'exalté, a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et il t'a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui donnes, au sujet de ces infidèles, tel ordre qu'il te plaira".
L'Ange des montagnes, m'ayant appelé, me salua et me répéta ce qu'avait dit Gabriel :
-"Ô Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m'a envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux les deux grandes montagnes qui dominent La Mecque?".
Les invocations par les montagnes.
(Corpus coranique d'Othman 95/1-2).
Par le mont de figuiers et des oliviers744
Par le mont Sinaï745.
(Corpus coranique d'Othman 52/1).
Par la montagne!
al MUBIN.
Le dieu dit évident pour des Mecquois746.
al MUHIN.
Le dieu destructeur, à la Mecque747.
al MUHLIK.
Le dieu destructeur, à la Mecque748.
MUNADDIH.
Divinités génériques protectices de lirrigation en Arabie du Sud : Ceux qui irriguent749.
MUNADDIHAT.
Forme féminine des Munaddih750.
al MUNDIH.
Dieu de lirrigation et dieu protecteur (des troupeaux?)751.
al MUNTAQIM.
Le dieu vengeur à la Mecque752.
al MUHARRIQ.
Idole des Banu Bakr ibn Wayl et dautres clans des Rabia, en Arabie du nord753.
al MUHAYMIM.
Le dieu préservateur, à la Mecque754.
al MUMIN.
Le dieu pacificateur à la Mecque755.
al MUNTABIQ.
A lorigine, une statue de bronze creuse qui prononce des paroles oraculaires. Elle est adorée par une tribu himyarite. Au moment de sa destruction par les musulmans, on y trouve un sabre, qui est fut volée par Muhammad756. Le nom est connu par des théophores757.
al MUNIM.
Dieu de Palmyre connu par une dédicace758.
al MUQIT.
Le dieu vigilant, à la Mecque759.
al MUQTADIR.
Le dieu répartisseur à la Mecque760.
al MUTTALIB.
La présence de cet anthroponyme peut surprendre, et mérite un explication. Al Muttalib est l'arrière-grand oncle de Muhammad, sur lequel les renseignements sont très limités, en comparaison de son frère Hashim, bien plus prestigieux. Son propre fils est appelé d'une façon parfaitement anormale "Abd al Muttalib" -esclave d'al Muttalib- et non "Ibn al Muttalib" -fils d'al Muttalib- comme il serait normal dans une famille arabe, aristocratique qui plus est : le fait d'être identifié à un esclave est disqualifiant dans ce type de société. La Tradition (Tabari, ibn Hisham)761 a grandement peiné pour expliquer une telle étrangeté. Une solution intéressante au problème serait simplement de considérer que le nom Abd al Muttalib est un nom théophore, de structure parfaitement banale : ainsi, al Muttalib devient le nom d'une divinité. La manipulation permet d'enlever à l'ascendance de Muhammad la souillure que serait la soumission religieuse à une divinité.
Ce n'est qu'une hypothèse, mais qui vaut d'être présentée, jusqu' à preuve du contraire.
(ibn Sad, Tabaqat I 84).
Al Muttalib ibn Abd al Manaf était plus vieux que Hashim et Abd Shams, et il avait fait un traité avec le Négus pour le compte des Quraysh, concernant leur commerce : il était un noble dans son peuple, et ils lui obéissaient. Il était un chef. Les Quraysh lui ont donné le surnom dal Fayd à cause de sa générosité. Il a pris la responsabilité dal siqaya et al rifada762 après Hashim.
(ibn Khaldun, Livre des Exemples, p. 300-1).763
Hashim était autrefois descendu à Yathrib et avait alors pris femme chez les Banu Adi. Son épouse avait ét mariée auparavant à Ahiha, (
) qui était le seigneur des Aws. A cause de sa
haute naissance, elle était habilitée à fixer elle-même les conditions de son rnariage. Elle mit au monde Abd al Muttalib et lui donna 1e nom de Shayba : Hashim laissa l'enfant chez elle jusqu'à son adolescence. Lorsqu'il mourut, son frère al Muttalib alla chercher l'enfant auprès d'elle. Elle fut contrariée et le lui donna à regret, et al Muttalib l'emmena, ils entrèrent à la Mecque, l'enfant en croupe derrière son oncle. Les Quraysh s'exclamèrent
-Voilà un esclave 764 acheté par al Muttalib!
Shayba prit, depuis lors, le nom de Abd al Muttalib.
MUTIB.
Nom de dieu présent au pays de Sabéens mais aussi en Arabie du nord765. La racine signifie Qui accomplit766. Ce type de divinités protège les récoltes.
MUTIBMADHGAB.
Dieu sabéen, qui assure la moisson767.
MUTIBNATYAN.
Dieu dont le nom signifie Qui garantit lhumidité768. Il appartient au panthéon sabéen et se rélève particulièrement populaire.
MUTIBNATYAN ATHAT.
Dieu local sabéen, dérivé du précédent769.
MUTIBNATYAN ABHMY.
Le dieu de lhumidité végétale, considéré comme le Père Protecteur par les Sabéens770.
MUTIBNATYAN ABRDAW.
Le dieu de lhumidité végétale, considéré par les Sabéens comme Père de bonne volonté771.
MUTIBNATYAN ABSHAR.
Le dieu de lhumidité végétale, considéré par les Sabéens comme Père Soigneux772.
MUTIBNATYAN ABSHAFQ.
Le dieu de lhumidité végétale, considéré par les Sabéens comme Père Amoureux773.
MUTIBNATYAN ZWAARDAN.
Le dieu de lhumidité végétale, considéré par les Sabéens comme Rocher Favorable774.
MUTIBNADHGAB.
Dieu sabéen : Celui qui accomplit775.
MUTIBQABT.
Dieu sabéen : Celui qui assure la moisson776.
MUTIM AL TAYR.
Une des idoles de la banlieue de la Mecque.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 73).
Ceux qui font cela ne vont pas entre al Shafa et al Marwa là où se trouvent les deux idoles Nahik Mujawid al Rih et Mutim al Tayr.
(
)
Amir (ibn Luhayy) a dressé une image à al Shafa appelé Nahik Mujawid al Rih et une autre à al Marwa appelée Mutim al Tayr.
N
§ 115.
NABAL.
Dieu sabéen et minéen dont lorigine est peut-être madianite777.
NAHASTAB.
Le dieu Bon-serpent ; aussi attribut du dieu Wadd?778
NAHAR.
Le dieu de la Clarté au pays de Safa779.
NAHIK MUJAWID AL RIH.
Une des idoles de la banlieue de la Mecque.
(Azraqi Chroniques de la Mecque I 73).
Ceux qui font cela ne vont pas entre al Shafa et al Marwa là où se trouvent les deux idoles Nahik Mujawid al Rih et Mutim al Tayr.
(
)
Amir (ibn Luhayy) a dressé une image à al Shafa appelé Nahik Mujawid al Rih et une autre à al Marwa appelée Mutim al Tayr.
NAHR AL FIDA.
Le Feu du rachat, qui correspond à un symbole de victoire, qui avertit du butin à se partager780 .
NAHR AL GHADR.
Le Feu de la Trahison est allumé à al Akhshab, au dessus de Mina, à loccasion de labandon dun protégé par son protecteur781.
NAHR AL HARB.
Le Feu de la Guerre doit prévenir les voisins du danger qui arrive782 .
NAHR AL HARRATAYN.
Feu connu par une longue légende, où il affronte un certain Khalid ibn Sinan, considéré comme un des premiers prophètes arabes. Il ressemble en fait à une sorte de serpent783 .
(ibn al Athir I 270).784
Et parmi les miracles quil accomplit, on cite le fait qun feu apparut en Arabie et les gens sen laissèrent séduire et furent su le point de ladorer. Khalid prit alors sa canne, pénétra en son milieu et le disloqua
; puis le feu sest éteint, alors quil était encore en son milieu.
NAHR AL ISTISQA.
Très ancienne institution mise en pratique en cas de sècheresse : des feux sont attachés à des animaux et envoyés vers les hauteurs785. Le rite est alors une puissance qui doit apporter la pluie. Les pratiques musulmanes sont repris cette coutume.
NAHR AL MUZDALIFA.
Le feu du dieu Quzah, matérialisé par un pyrée rupestre786. Il se trouve dans le sanctuaire de Muzdalifa, près de la Mecque787 .
Le feu de Muzdalifa
(ibn Sad, Tabaqat I 72).
Qusayy a introduit le feu brûlant à Muzdalifa, quand il sest arrêté là, de telle façon que toute personne se rendant à Arafat puisse le voir. Le feu ne cessa pas de brûler dans la période de jahiliyya la nuit de lassemblée788.
(ibn Hauqal, Configuration de la Terre 29).789
A Muzdalifa se trouve le Lieu saint du Marquage, emplacement de la prière, où l'imam accomplit en une fois les prières du coucher du soleil, du soir, et de l'aurore du lendemain.
(Bukhari, Sahih 19/98).
De celui qui, la nuit, envoie en avant les faibles de sa famille se tenir à Muzdalifa et y faire des invocations et qui les envoie quand la lune est couchée.
Sâlim a dit : "La nuit, 'Abdallah ibn 'Omar envoyait en avant les faibles de sa famille se tenir sur le monticule sacré Muzdalifa et y faire telles prières qu'ils voudraient. Ils revenaient avant que l'imam se tînt debout et que le dévalement commençât ; les uns se rendaient à Mina pour la prière du matin, d'autres n'y arrivaient que plus tard. Aussitôt arrivés, tous jetaient les cailloux. Ibn 'Omar disait que l'envoyé de Allah avait admis cette tolérance en faveur de ces gens-là."
NAHR AL QIRA.
Le Feu de lHospitalité, allumé en hiver pour attirer les voyageurs par sa chaleur. Le thème est très fréquent en poésie de louange et de satire790 .
NAHR AL SALIM.
Le Feu de celui qui est sain et sauf est allumé pour réveiller un homme qui a été mordu par un animal791.
NAHR AT TAHALUF.
Le feu des Pactes est allumé au moment de la conclusion dun accord : le feu est appelé comme témoin et menace contre les contrevenants792.
NAHR AT TARD.
Le Feu du Renvoi, allumé pour éviter le retour dun hôte indésirable793.
NAHY.
Dieu très invoqué par les Thamoudéens, dont le nom signifie Intelligent. Mais il se répand tardivement, à partir du Vème siècle794.
NAKRAH.
Dieu solaire des Minéens et Sabéens (?)795 , correspondant à Shams796 . Il existe aussi la forme Nakrahum797 .
(inscription de la muraille de Baraqish -c. 340-).798
Ammisadaq (
) et Sad (
), chefs des caravaniers minéens, gens partis en expédition pour faire du négoce avec eux en Egypte, en Assyrie-Babylonie et en Transeuphratène799 (
) alors que Athtar dhu Qabd, Wadd et Nakrah avaient sauvé leurs personnes et leurs biens et les avaient avertis des hostilités que Saba et Khawlan avaient engagées contre leurs personnes, leurs biens et leurs bêtes de somme sur la piste entre Mayn et Ragmat800, et de la guerre qui sévissait entre le Sud et le Nord, et alors que Athtar dhû-Qabd, Wadd et Nakrah801 avaient sauvé leurs personnes, et leurs biens du cur de l'Egypte lors du conflit qui eut lieu entre les Mèdes et l'Egypte (
).
NAR.
Variante de Nûr.
NASR.
Cette divinité solaire serait originaire dArabie centrale802 . Elle se répand ensuite au Yémen, autour du temple de Bana à Saba803 . Elle est liée à laigle ou au vautour804.
Lidole.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 8c).
Les Himyar adorèrent Nasr, dans la localité appelée Balkha. A ma connaissance, personne de la tribu des Himyar ne porta le nom de ce dieu. Il nest pas non plus fait mention de lui dans la poésie des Himyar ni dans la poésie arabe en général.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 52 c-d).
Lidole fut installée dans un endroit du pays de Saba appelé Balkha, où elle était adorée par les Himyar et leurs alliés. (
) Ces idoles furent adorées jusquau moment où Allah envoya son prophète (
) qui ordonna leur destruction.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Les Dhul Kala dHimyar adoptèrent Nasr dans la pays himyarite.
(ibn Kathir, Tafsir 71).
Nasr est devenu lidole du peuple de Himyar, pour la famille de Dhu Kala.
(ibn Kathir, Sira 55).
Quant à Nasr, sa statue était dressée dans la région de Himyar et était adorée par une tribu appelée les Dhul Qila
.
(Corpus coranique d'Othman 71/22-23).
Ils ont perpétré une immense perfidie et se sont écriés :
-Nabandonnez pas vos divinités!
Nabandonnez ni Wadd ni Suwa, ni Yagut ni Yauq ni Nasr!
NAWRAN.
La Lumière divinisée? dans la pays sabéen805.
NAWRAWU.
Forme dérivée de la précédente, qui peut être parèdre dAthtar806.
NAWSHUM.
Dieu sabéen, peut-être funéraire : Celui qui perd807 .
NEBO.
(Jacob de Saruj, Discours des idoles).808
(Satan) avait donné Edesse à Nébo.
NÉMÉSIS.
Cest une appelation grecque qui désigne la grande déesse Manat, et identifie le sort et la vengeance809.
NISHAR.
Divinité collective qatabanite.810
NISWAR.
Forme dérivée de la précédente, présente dans le calendrier minéen811.
NUHAY.
Ancienne divinité arabe.
(inscription dEsarhaddon).812
Jai réparé les idoles de Atarsamayn, Day, Nuhay, (
) les dieux des Arabes
NUHM.
Idole des Muzayna, dont le nom est souvent porté par les hommes : dans les tribus des Hawazin, des Baghila, les Khuzaa, les Hamdan813 . Le rite à Nuhm comporte un jet de cailloux, une lithobolie814 et le partage rituel de la viande815.
(al Kalbi, Livre des Idoles 34d).
Les Muzaynah avaient une idole appelée Nuhm. Sur ce nop, ils adoptent le théophore Abd Nuhm. Le prêtre de Nuhm sappelait Khuzay ibn Abd Num des Muzaynah et plus précisément des Banu Ida. Quand il entendit parler du prophète, il partit détruire lidole et dit :
-Je suis allé devant Nuhm pour offrir un sacrifice, mais ensuite, je me suis dit :
cest un dieu muet, sourd et vide desprit, et jai refusé le sacrifice. A partir de ce moment, ma foi est celle de Muhammad
Serment sur le dieu.
(al Kalbi, Livre des Idoles 49 c-d).
Nuhm est également cité dans les vers de Umayya ibn al Askar :
Si tu rencontres deux bergers, avec leur troupeau, de brebis,
deux petits esclaves noirs jurant par Nuhm,
et entre eux des morceaux de viande qu'ils viennent de partager,
passe ton chemin, ne cède pas à l'appétit de la viande.
NUR.
La Lumière, dieu des Palmyréniens, et des Safaïtiques816. Il est connu dans le calendrier des Minéens817 C'est aussi un des noms donné au dieu de la Mecque.818
O
§ 116.
OBODAT.
Roi nabatéen divinisé819 .
OHOD.
Laffection que porte Muhammad à une montagne trahit sans doute lattachement à une ancienne puissance qui y est localisée.
(Bukhari, Sahih 4, 52, 139).
Jétais820 avec le prophète à Khaybar pour le servir. Plus tard, le prophète se retourna et voyant la montagne dOhod821, il dit :
-Cest une montagne qui nous aime et qui est aimée par nous
.
OMAN (idole d').
Idole anonyme d'une village de la région d'Oman.
(ibn Kathir, Sira 225).
On nous a rapporté quAbdullah al Omâni a dit : Il y avait parmi nous un homme du nom de Mazen al Adhûb qui était le gardien d'une idole dans un village appelé situé à Omân. Cette idole était adorée par les Banu Essamet, les Banu Hutama, les Muhra, qui étaient les oncles de Mâzen. Sa mère s'appelait Zeyneb bint Abdullah ibn Rabia Ibn Khawîs.
OURANOS.
Pour les Grecs, cest la puissance primordiale du ciel : la notion recouvre sans difficulté les dieux astraux, célestes et ceux de la pluie que vénèrent les Arabes.
(Arrien, Anabase dAlexandre 7, 20, 1).822
Il existe une histoire courante selon laquelle Alexandre avait entendu que les tribus des Arabes ne vénéraient que deux dieux, Ouranos823 (
). Ouranos, parce quils descendaient de lui, et parce quil contenait en lui toutes les étoiles et le soleil en particulier, dont les meilleurs avantages et les plus évidents arrivaient dans toutes les directions vers les hommes.
P
§ 117.
PAKEIDAS.
Le Saint dieu, dont le nom signifie Surveillant, en araméen 824 .
Q
§ 118.
al QADIR.
Le dieu puissant, qui a le pouvoir, qui est capable, à la Mecque825.
QAF.
Montagne sacrée et primordiale pour la Tradition Islamique.
La montagne de Qaf.
(Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois I 26-7).
Le prophète dit : Allah a créé la montagne de Qaf tout autour de la terre. On la nomme le pieu de la terre, comme il est dit dans le Coran : Les montagnes sont des pieux. 826
Ce monde est au milieu de la montagne de Qaf, et il y est comme le doigt est au milieu de l'anneau. Cette montagne est couleur d'émeraude bleue. Aucun homme ne peut y arriver, parce qu'il faudrait pour cela passer quatre mois dans les ténèbres. Il n'y a dans cette montagne ni soleil, ni lune, ni étoiles, et elle est tellement bleue, que la couleur azurée que tu vois au ciel vient de l'éclat d la montagne de Qaf qui se réfléchit sur le ciel, et il parait de cette couleur. Si ce n'était pas ainsi, le ciel ne serait pas bleu. Toutes les montagnes que tu vois dans 1e monde tiennent à la montagne du Qaf. Sache que, si la montagne de Qaf n'existait point, toute la terre tremblerait sans cesse, et les créatures ne pourraient point vivre.
al QAHIR.
Le dieu qui domine, à la Mecque827 .
al QALS
Idole de la tribu des Tayyi.
(ibn Kathir, Sira 58).
As Suhayli a dit de son côté : Aja et Selma, les deux montagnes qui se trouvent dans la terre du Hidjâz ont été appelées ainsi du nom d'un homme nommé Aja Ibn Abd al Hayy qui avait commis l'adultère avec Selma Bint Hayy. Ils furent crucifiés entre ces deux montagnes qui prirent dès lors leurs noms. Entre les deux montagnes se trouvait une idole appartenant à Tayy et nommée Qals.
al QAWIY.
Le dieu fort, à la Mecque828 .
QAYN.
Dieu forgeron secondaire des Thamoudéens829.
QAYNAN.
Dieu sabéen, issu sans doute du Qenu babylonien830.
QAYS.
Lexistence de cette divinité se devine par labondance des théophores en Qays, précédé Imru-. On peut le reprocher de la divinité Quzah831 .
QAWIM.
Le dieu puissant, dans le pays de Saba832 : dieu de la nuit, de la guerre, et gardien des caravanes.
al QAYNAN.
Dieu des forgerons en Arabie du Sud.
al QAYYAM.
Le dieu présent pour les Mecquois833 .
QISMAYA.
Dieu considéré comme bon à Palmyre.
(Inscription palmyréenne, 63 ap. J.-C.).834
Au mois delul, lan 375. Ces autels, Bara fils de Maqimu fils de Tauray fils de Bara des Banu Maththbol, les a offert a Arshu, à Qismaya et aux filles dAllah, les dieux bons pour la vie de Moqimu son père, pour sa vie à lui, pour la vie de ses enfants et la vie de son frère.
al QONNARA.
Divinité étrange, assimilée au Poséidon des Grecs, dont le nom signifie le dieu créateur de la terre835 ; il a pour attribut les phénomènes terrestres comme les séismes836 .
Dédicace au "bon dieu".
(inscription de Palmyre, 39).837
Au mois de Siwan, lannée 350, Moqimo fils de Kehilu fils de Zabdibel qui est appelé Bar Zabida, de la tribu des Banu Gaddibol, a offert ces deux autels à El Qonera, le bon dieu.
QOS.
Divinité ancienne, attestée dans le nord de lArabie, la Palestine, le Haurran838.
al QUDDUS.
Le Saint, puissance honorée à la Mecque839 . La formule peut s'employer pour toutes les divinités.
QUZAH.
Dieu 840 de la guerre et de lorage, que le nom même relie au phénomène de larc-en-ciel 841. Il est traditionnellement associé aux feux sacrés, et à la station de la Mecque vénérée par les Quraysh, celle de Muzdalifa.
(ibn Sad, Tabaqat VII 7, 41).842
Le feu de Quzah existait au temps de lIgnorance.
(Dawud, Hadith 10/1930).
Quand est venu le matin, le prophète est monté sur Quzah et il a dit :
-Cest Quzah, et cest un endroit pour une station843 , et toute la zone de al Muzdalifah est une station. Jai sacrifié des animaux à cet endroit, et lensemble de Mina est un lieu de sacrifices.
Alors sacrifiez chez vous.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 970).
Quand il sinstalla à Quzah, le matin dal Muzdalifa, il dit :
-Cest la station et tout al Muzdalifa est une station.
QUTRUB.
Un des esprits monstrueux du désert.
(Masudi, Prairies d'Or 1203-5).
Il existe une foule de légendes sur (
) le qutrub (
).
Nous ne rapporterons pas ici une tradition due aux tenants des lois révélées et transmise par les historiens et par ceux qui ont composé des ouvrages sur le commencement du monde tels que Wahb ibn Munabbih, Ibn lshaq et d'autres encore, à savoir que Allah a créé le génie du feu du samûm, que du génie il a créé sa femme, comme il a créé Ève d'Adam ; que le génie ayant eu commerce avec sa femme, celle-ci devint enceinte et pondit 31 ufs. Un de ces ufs, en se brisant, donna naissance à une qutruba qui fut la mère de tous les qutrub, démons dont la forme est celle de la chatte. D'un autre uf, sortirent les iblîs, au nombre desquels il faut compter al-Harith Abû Murra, et qui font leur séjour dans les mers. Un autre uf vit éclore les marid, qui habitent les îles. Un autre produisit les ghul, qui choisissent pour retraite les solitudes et les déserts ; un autre, les silat, qui se retirent sur les montagnes ; un autre, les waswa qui, habitant les airs sous la forme de serpents pourvus d'ailes, voient dans les espaces. D'un autre uf sortirent les duwalbay, d'un autre encore les hamamis et ainsi de suite. Nous ne nous étendrons pas sur ce sujet parce que nous l'avons suffisamment développé dans nos ouvrages précédents et dans nos compositions antérieures.
R
§ 119.
RAAT.
Cest la beauté, la grâce. Soit une épithète pour Ruda, soit une divinité stellaire844 . En Arabie du sud, le sens du nom est néfaste : cest Celui qui fait peur845.
On peut distinguer un lien avec le mot arabe rad, le tonnerre846 .
RABB.
A lorigine, le Rabb est le seigneur dun lieu : la puissance qui domine un endroit et en fait un sanctuaire.847 Ce nom est aussi donné aux prêtres en Arabie du sud848, ce qui confirme lorigine anthropomorphique de la formule. Rabb est le mot quemploie Muhammad dans le début du Coran, bien plus que le Allah de la suite. Le premier exprime bien plus lidée de puissance surnaturelle au public mecquois que le second, trop abstrait et général.
(Mohamet, Coran 44/7).
Nulle divinité sauf lui!
Il fait vire et fait mourir.
Il est votre seigneur et le seigneur de vos premiers ancêtres.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 417).
Jen jure par le seigneur des danseuses849, poussées en avant par les chants
leurs pieds protégés par des sandales de cuir
(Muslim, Sahih 19, 4385).
Alors850, le messager dAllah a prit des cailloux et les a jeté à la figure des infidèles. Il a dit :
-Par le seigneur de Muhammad, que les infidèles soient défaits.
(Tabari, Tafsir de la Fatiha 1,1).
Les Arabes nomment quelquun qui est obéi un sayyid, cest-à-dire un maître, un chef ou un prince : rabb : seigneur851.
également Rabb un homme qui arrange ou améliore une affaire.
quelquun qui possède une chose et qui en est maître852 est aussi le Rabb de cette chose.
(ibn Kathir, Tafsir 1).
Le sens du mot Rabb, le Seigneur.
Ar Rabb est le propriétaire qui a toute autorité sur sa propriété. Ar Rabb, sur le plan linguistique, signifie que cest le maître ou celui qui a une autorité à mener. Tous ces sens sont corrects pour Allah. Quand il est seul, le mot Rabb est utilisé seulement pour Allah
RABB DES VICTOIRES.
(Diwan de Aws ibn Hajar 1).853
Jen jure par le seigneur des victoires aux poitrails sanglants, par ce que contiennent les hauteurs de Lubayn et Kabkab,
Vous pleureurez sur la paix solidement conclue ; mais il ny a pas à Dhul Rimt dissue à la vallée de Tabala.
RAABU HAZILHIL BALADAT.
Le seigneur de la ville : la divinité poliade de la Mecque antique.
Allah, divinité poliade de la Mecque.854
(Corpus coranique d'Othman 27/93)
Dis : jai seulement reçu lordre dadorer le seigneur de cette ville quil a déclaré sacrée.
A lui appartient toute chose!
Jai reçu ordre dêtre parmi les soumis à lui.
RABB al FALAQI.
Une divinité de type astrale, instrumentalisée par Muhammad. Sa présence dans une sourate coranique très primitive et à fonction magique milite fortement en faveur de lexistence certaine de cette puissance.
(Corpus coranique d'Othman 113/1-5).855
Dis :
-Je me réfugie auprès du seigneur de laube contre le mal de ce quil créa, contre le mal dune obscurité quand elle sétend, contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds856 et contre le mal dun envieux qui envie.
RABB AL ALIMIN (I).
Nom dune divinité populaire en Orient, par exemple à Palmyre.857 Ailleurs, il peut être maître d'un monde au singulier.
Il correspond sans doute à un Baal. Son nom est régulièrement prononcé dans les prières musulmanes, au cours de la vie quoditienne, dans la formule: "Louanges à Allah, le seigneur des mondes".858
Dédicaces.
(Inscription de Palmyre, 235 ap. JC).859
Au seigneur des mondes, le bon, le miséricordieux, rend grâces Manay, fils de Malikhô le grand, fils de Manay Roma, pour son salut, le salut de ses fils et frères.
mois de Sebat, lan 546.
(Inscription de Palmyre, 115 ap. J.-C.).860
Au seigneur du monde ont offert Auidu, Malku, Yarhibola et Hagegu, les fils de Bolemma, fils de Auidai, fils de Bolemma Arab (?) pour leur salut et le salut de leurs fils, et en lhonneur de la tribu des Banu Shoada, leurs proches, au mois de shebat, le 7ème jour de lan 426.
Inscription arabe de Madayn Saleh (267).861
Ceci est la tombe dont K b. H a pris soin pour sa mère, Raqush bint A. Elle est mort à al Hijr dans lannée 162862 dans le mois de tammuz. Que le Seigneur du Monde maudisse quiconque fait sacrilège contre le tombe et louvre, en dehors de sa descendance! Quil maudisse aussi celui qui enterre (quelquun dans la tombe) et qui le déplace de là! Que celui qui enterre... sois maudit!
RABB AL ALIMIN (II).
La formule est très fréquente dans les discours de Muhammad : il reprend ainsi le nom dune divinité populaire en Orient. Cest une image très impressionnante que lexégèse musulmane peine à expliquer.
(Corpus coranique d'Othman 89/27-29).
Ce nest quune édification pour le monde, pour ceux qui veulent, parmi vous, suivre la voie droite.
Mais vous ne voudrez quautant que voudra Allah, seigneur des mondes!
(Corpus coranique d'Othman 56/79-80).
Cest une révélation du seigneur des mondes.
Ce discours, le tenez-vous en suspicion.
(Corpus coranique d'Othman 69/41-43).
Ce nest pas la parole dun poète!
Comme vous êtes de peu de foi!
Ni la parole dun devin! Comme vous êtes de courte mémoire!
Cest une révélation du seigneur des mondes!
(Corpus coranique d'Othman 83/4-6).
Ceux-là ne pensent-ils pas quils seront ressuscités pour un jour redoutable, jour où les hommes seront debout devant le seigneur des mondes.
(Corpus coranique d'Othman 1/1-2).
Au nom dAllah, le bienfaiteur miséricordieux, louange à Allah, seigneur des mondes863
(Corpus coranique d'Othman 37/85).
Faussement, recherchez-vous les divinités autres quAllah?
Quelle est votre opinion sur le seigneur des mondes?
(Corpus coranique d'Othman 37/182).
Louange à Allah, seigneur des mondes!
(Corpus coranique d'Othman 26/15,22-33).
Allez à Pharaon et dites :
-Nous sommes lapôtre du seigneur des mondes.
Pharaon reprit :
-Quest-ce que le seigneur des mondes?
Moïse répondit :
-Cest le seigneur des cieux et de la terre864 et de ce qui est entre eux. Que nêtes-vous convaincus!865
Voir MARE ALMA.
RABB AWWAN.
Almaqah, dieu sabéen, sous sa forme topique de Seigneur dAwwan, du nom de son sanctuaire. Mais lappelation se répand bien au-delà866.
RABB al BAHT.
Dieu du Sort, équivalent de la Tykhè grecque, autour de Harran867 .
(ibn an Nadin, Fihrist 323).868
(Les Harraniens) jeûnaient en l'honneur de Rabb al-Baht et, durant la nuit, ils brisaient en petits morceaux du pain mou qu'ils mélangeaient avec de l'orge, de la paille, de résine de pin 869 et de myrte vert ; ils arrosaient le tout d'huile, le malaxaient et en aspergeaient leurs maisons, en disant :
-Ô visiteurs nocturnes 870 du sort! Voici du pain pour vos chiens, de l'orge et de la paille pour vos bêtes, de l'huile pour vos lampes et du myrte pour vos couronnes. Entrez en paix et sortez en paix, en nous laissant, à nous et à nos enfants, une bonne récompense!
RABB al FALAQ.
Le Seigneur de lAurore, ou de la fente871 à la Mecque : un dieu astral, banal chez les Arabes.
RABB al HADHAL BAYT.
Le seigneur de la Maison872, ici vu comme protecteur des caravanes : ce titre topique est sans doute le plus proche de la réalité cultuelle. On peut trouver la confirmation dans le thème général de ce court extrait coranique, et dans sa date très ancienne873. Cette formulation se répand à travers toute lArabie. Dans le Coran (20/65), la divinité étend son territoire vers les alentours de la Mecque, le territoire sacré874.
(Corpus coranique d'Othman 106)875
876
à cause de lentente877 des Quraysh, de leur entente dans la caravane dhiver et dété?
Quils adorent le seigneur de ce temple878 qui les a munis contre la faim et mis à labri dune crainte!
RABB AL HAJJ.
Le seigneur du Pèlerinage, autre nom de Anbay, dieu qatabanite879.
RABB al KABA.
Les documents prouvent que le dieu de la Kaba est honoré par les Arabes sous sa dénomination topique longtemps après le début de la prédication de Muhammad880.
(Bukhari, Sahih 56/9, 1).
Anas a dit : Le prophète envoya des gens des Banu Sulaym au nombre de soixante-dix, vers les Banu Amir. Lorsqu'ils furent arrivés, mon oncle maternel dit aux autres :
-Je vais prendre les devants vers eux ; s'ils me promettent la sécurité, en sorte que je puisse leur faire parvenir les enseignements du prophète, tout va bien sinon, vous vous tiendrez près de moi. Il s'avança donc vers les in fidèles, et ils lui promirent la sécurité. Puis, pendant qu'ils les entretenait du prophète, à un signal, l'un d'eux lui transperça le corps de sa lance. Il poussa un cri :
-Allah est le plus grand! à moi le triomphe, par le maître de la Kaba.
(Bukhari, Sahih 64/28,7).
Lorsque Haram ibn Milhan, qui était mon oncle maternel, fut transpercé par la lance le jour de Bir Mawna881 , il prit du sang de la plaie, sen aspergea le visage en disant :
-Jai gagné le martyre, jen jure par le Maître de la Kaba882.
Voir Allah de la Mecque.
RABB al KURSI.
Le trône vide est un attribut courant en Orient pour les divinités883. On le trouve autant à la Mecque quau Néguev. Cest aussi le monticule sur lequel Muhammad sassoit quand il préside aux combats.
(Corpus coranique d'Othman 9/130).
Sils se détournent, dis-leur : Allah est mon suffisant.
Nulle divinité exceptée lui.
Sur lui je mappuie.
Il est le seigneur du trône immense884.
(Inscriptions arabes du désert du Néguev).885
Ô Dieu! ô longanime, ô généreux, ô seigneur majestueux du trône886 , introduis Khalid fils de Humran dans les jardins887 des délices.
RABB AL MAARIJ.
Le Seigneur des Degrés (des marches?), évoqué par Muhammad ibn Abdallah devant des Mecquois interloqués888. Les degrés pourraient être les dispositifs sur lesquels s'échelonnent les offrandes, comme en Iran et en Anatolie.
RABB al MAGRIB.
Le Seigneur du Couchant, à la Mecque889.
RABB al MASHRIQ.
Le Seigneur du Levant, à la Mecque890.
RABB al NAS.
Le Seigneur des hommes, à la Mecque891.
RABB al RASIQAT.
Le Seigneur des danseuses, autre appelation du dieu de la Kaba : on ne sait sil sagit de véritables danseuses, ou bien de chamelles sacrées892.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 417).
Jen jure par le seigneur des danseuses, poussées en avant par les chants
leurs pieds protégés par des sandalles de cuir,
Comme la biche au dos rouge qui erre dans la Mecque,
allant vers le puit dune citerne.
Je jure, et je ne suis pas parjure ;
Que sils ne se repentent pas vite de leurs erreurs,
une vaillante troupe va fondre sur eux,
qui laissera des épouses sans maris.
RABB al SANA (I).
Le Seigneur des Cieux et au Yémen.
Le soutien du Seigneur du ciel.
(Inscription de Bayt al Ashwal, 384 après J.-C.).893
Malkikarib Yuhamin et ses fils Abikarib Asad et Dhara Amar Ayman, rois de Saba, Dhu Raydhan, Hadramut et Yamnat, ont construit, posé les fondations et achevé leur palais Kalam, des fondations au faîte, avec le soutien de leur seigneur, le seigneur du ciel au mois de dhul diwan, de lan 493.
RABB al SANA (II).
Le Seigneur des Cieux, à la Mecque.
(Corpus coranique d'Othman 13/17). 894
Demande aux infidèles : qui est le seigneur des cieux et de la terre?
Ils répondront : Cest Allah!
(Corpus coranique d'Othman 78/37).
Le seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux, le bienfaiteur, ils nobtiendront de lui nulle interpellation
RABB ASH SHIRA.
Le dieu de Sirius895.
(Corpus coranique d'Othman 53/49-51).
cest lui qui rend indépendant et qui enrichit,
cest lui le seigneur de Sirius896 ,
cest lui qui a fait périr les anciens Ad et Thamoud
RABBA.
Le féminin de Rabb : La Dame, la Maîtresse dun sanctuaire.
(Waqidi, Livre des expéditions 64c).897
La plus grand difficulté concernait la Rabba898. Une fois le contrat conclu, leurs envoyés demandèrent à Muhammad de leur laisser encore pour trois ans, pour laisser du temps aux attardés, aux femmes et aux enfants, ou deux ans, en même un an, ou au moins un mois. Mais Muhammad était impitoyable, il les dispensait de lobligation de détruire la divinité eux-mêmes.
RAGHUMARAN.
Dieu sabéen899 et minéen900 .
RAHAY.
Dieu thamoudéen mal connu901 .
RAHIM (I).
Cest le dieu miséricordieux, vénéré à Palmyre902 et au Safa903. Il apparaît 58 fois dans le Coran904.
Dédicace
(Inscription de Palmyre).905
A Allat et Rahim.
Voici ce que Rabbel fils de Awida fils de Iadu a construit, en remerciement. Et quon se souvienne de Shalma fils de Cassianus.
RAHIM (II).
Cest le dieu miséricordieux, au Safa906.
RAHIM (III).
Cest aussi le dieu miséricordieuxqui apparaît 58 fois dans le Coran907.
RAHAM.
Le dieu doux, connue en Palmyrène, dans une invocation avec Allat908 .
RAHMAN.
Le Rahman909 est considéré comme une appelation pour un dieu hénothéiste sur toute la péninsule, durant des siècles ; mais cest aussi une façon de sadresser aux puissances en général ; en effet, le soutien dun Dieu Miséricordieux est particulièrement efficace à légard des fidèles. Cela explique donc la présence massive et souvent aberrante de ladjectif dans le texte coranique et la doxologie musulmane 910 .
Cette puissance divine est particulièrement peu appréciée à la Mecque, parce quelle se rattache fortement au judaïsme et à lArabie du sud, sources de danger911.
Le Rahmann et le dieu des juifs.
(Inscription du Yémen).912
Puisse le nom du Miséricordieux qui est au ciel, être béni et loué, et les Yisraël et leur dieu, le dieu des Juifs, qui a aidé son serviteur Ahrum, sa mère Buddum, sa femme Samsum, et leurs enfants Damin, Absaar, Musrim et tous les membres mineurs de sa maison.
Invocation au Rahman à Palmyre.
(Inscription araméenne). 913
Pour celui dont le nom est béni, le Rahman, le bon914.
A Baalshamin, le grand, et Rahman.
Prière au Rahman.
(Inscription safaïtique).
et vengeance! ô Rahman, sauve-le!
Allah ou Rahman.915
(Corpus coranique d'Othman 17/110).
Dis : Priez Allah ou priez Rahman! Quel que soit celui que vous priez, il possède les noms les plus beaux!
Le Rahman des Arabes.
(Tabari, Tafsir de la Fatiha 2,4).916
Il est faux de prétendre que les Arabes ne connaissaient pas le nom de Rahman avant lislam.917
(Inscription safaïtique).918
et vengeance! Ô Raham, sauve-le!
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah d'Allah 572).
Quand Allah récompense un peuple pour ses faits
Et quand le Rahman les punit
Puisse mon seigneur taffliger, Uqayba ibn Malik
Et tapporter une punition mortelle avant que tu ne meurs.
Tu as tendu la main avec une mauvaise intentionvers le prophète,
Tu as ensanglanté sa bouche. Que ta main soit coupée!
As tu oublié Allah et lendroit où tu iras
Quand ta mauvaise fortune semparera de toi.
(Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 246).
Or le prophète envoya chercher quelques-uns des principaux Quraysh, pour être présents à la conclusion du traité. Quand ceux-ci furent arrivés, et que les Muhajir et les Ansar eurent pris place, il dit à Ali d'écrire comme il les lui dicterait les conditions du traité. Ali écrivit :
Au nom du Allah clément et miséricordieux919 .
Sohayl saisit la main dAlî et lui dit :
-N'emploie pas ces mots, car nous ne connaissons ni le clément, ni le miséricordieux920 .
RAHAMAN.
Le nom du dieu unique dans les inscriptions sabéennes monothéistes921, selon sa forme locale.
RAHMAT
Allégorie de la Miséricorde, honorée à Palmyre.922
al RAKHIM.
Equivalent de Rahim en Arabie du Sud923.
RAMM.
Dieu nabatéen.924
al RAQIB.
Le dieu observateur à la Mecque925.
RATAL.
Par son nom, Blancheur, on devine quil sagit dun dieu lunaire. Il rappelle aussi le Oratal mentionné par Hérodote926. Il est connu chez les Thamoudéens927 .
RATTHAY.
Dieu invoqué comme Maître de la Vie par les Thamoudéens928 .
al RAHUF.
Dieu bienveillant à la Mecque et Médine929 .
al RAZZAQ.
Le dieu donateur à la Mecque930 .
RIAM.
Divinité himyarite, dont le nom dériverait de aimer avec tendresse931. On connaît surtout le culte au moment de sa destruction par des rabbins932. Il y a risque de confusion entre la divinité et son temple homonyme.
Lidole
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 8c).
Les Himyar avaient aussi un temple à Sanaa appelé Riam. Ils le vénéraient, y immolaient des sacrifices et, à ce quon raconte, y recevaient des oracles.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 18).
A cette époque, Riam était un des temples quils vénéraient et ils y offraient des sacrifices, y recvaient des oracles, du temps où ils étaient polythéistes. Les deux rabbins dirent à Tubba quil y avait un sheytan933 qui les trompait et ils lui demandèrent la permission de sen occuper. Le roi fut daccord et ils ordonnèrent à un gros chien noir de sortir et ils le tuèrent.. Du moins, cest ce que les Yéménites disent.
Puis ils détruisirent le temple et on ma dit que cétait ses ruines que lon voit de nos jours, avec encore les traces du sang qui avait été jeté dessus.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 56).
Les Himyar et les Yéménites avaient un temple appelé Riam.
(ibn al Kalbi, Livre des Idoles 8d-9a).
Lorsque Tubba revint de son expédition dIrak, les deux rabbins qui, de Médine, lavaient accompagné, lui demandèrent de détruire Riam.
-Faites-en ce que bon vous semble, leur répondit-il. Ils détruisirent le temple.
(Inscription de Sanaa).934
Wahb Talab ibn Hisham, le Yarsumite, client des Banu Sukhaym, a dédéi à son patron Talab Riyam sa main droite, dans son mémorial Dhu Qabarat dans la cité de Zafar, pour leur bien-être.
RUB.
Le dieu Quart de lune935 des Sabéens, correspondant peut-être avec Almaqah, le grand dieu936 .
RUB SHAHAR.
Le dieu Quartier de Lune des Qatabanites937 .
RUDA.
Ruda est une divinité stellaire du nord de lArabie, dorigine sans doute nabatéenne938. Elle apparait déjà dans une inscription assyrienne. Elle est particulièrement invoquée surtout par les Thamoudéens939, comme Dame du Secours ou Dame de la Mort940. Très populaire, on attend delle la grandeur, lamour, la vengeance, le secours, la sagesse, la guérison, la compassion, etc
941
Cest la contre-partie féminine dArsô.
On connait une représentation de la déesse sous forme dune femme nue à la chevelure déployée, surmontée dune étoile.
(Inscription dEsarhaddon).942
Jai réparé les idoles de Atarsamayn, Day, Nuhay, Rudayu, (
), les dieux des Arabes
Un Dionysos arabe?943
(Hérodote, Histoires III 8).944
Dionysos est, avec Ourania945 , la seule divinité qu'ils reconnaissent, et ils se coupent les cheveux, disent-ils, à la manière de Dionysos lui-même. Ils ont les cheveux coupés en rond et les tempes rasées. Dionysos s'appelle chez eux Orotalt946, et Ourania Alilat947.
Invocation amoureuse à Ruda.
(Inscription de Jawf).948
Ô Ruda, Nuhay et Attarsam, aidez-moi dans ce qui concerne mon amour.
Invocations à Ruda.
(Inscriptions safaïtiques).949
Par Hunayn ibn Latham. Ô Ruda, en ton nom a écrit Luqmat.
Ô Ruda, vengeance contre Hutayt!
Ô Ruda, assiste Basi!
Ô Ruda, assiste Akkal!
Ô Ruda, assiste Man!
Par Khatl (?) ibn Amad et ô Ruda, venge de lennemi!
RUDA des BANU RABIA.
La déesse, plutôt originaire de lArabie du nord, est la protectrice de la tribu arabe des Banu Rabia, en Arabie centrale950.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 56).
Ruda était un temple des Banu Rabia ibn Kab ibn Sad ibn Zayd Manat ibn Tamim. Al Mustaughir (
) quand il la détruit au temps de lislam, a dit :
Jai pulvérisé Ruda si complètement
Que je lai laissé comme une ruine noire dans un trou.
RUHAT.
Divinbité dArabie centrale, mentionnée au moment de la destruction de son culte par les musulmans.951
La protestation du prêtre.
(ibn Sad, Tabaqat I/ 2,49).952
Est-ce ceci est vraiment un seigneur et maître,
sur la tête duquel deux renards sont allés pisser?
Se faire pisser dessus par des renards
est vraiment une humiliation dégoûtante.
RUMMAN.
Dieu sabéen dont le nom signifie Grenade953.
S
§ 120.
SAAD.
Dieu de la Palmyrène, bon et bienfaiteur, guerrier et chamelier.954
SABAD.
Idole des habitants de Hira ; on trouve sa trace aussi dans le Hedjaz. Le rituel en son honneur comporte une coupe de cheveux.955
SAD.
Nom dune idole des Banu Milkan, sous la forme dun rocher, dans la région de Jedda. Le nom est très répandu dans lonomastique, y compris musulmane, , car il évoque la chance et le salut956. On connait le dieu par une inscription dan Namara datant de 328 avant J.-C957 .
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 32 c).
Les Malik et les Milkan, deux fils de Kinana, avaient dans la région côtière de Judda une idole appelée Sad. Cétait un long rocher.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 53).
Les Banu Milkan banu Kinana (
) avaient un idole appelée Sad, un gros rocher dans la plaine désertique de leur pays. Ils ont une histoire selon laquelle un de leurs contribules avait pris quelques uns de ses chameaux pour les mettre en sa présence, pour quils puissent recevoir ses qualités. Les chameaux, des bêtes de patures qui nétaient pas montés, virent le rocher et sentirent le sang qui avait été répendu dessus, ils séparpillèrent et senfuirent. Cela énerva le Milkanite, qui pris une pierre et la jeta à lidole, disant : Allah te maudisse. Tu as fait fuir mes chameaux!
(ibn Kathir, Sira 57).
Ibn Ishaq ajoute : les Banu Milqan Ibn Kinâna Ibn Khuzayma avaient une idole appelée Sa'd. C'était un rocher situé dans un endroit de leur pays. Un jour, un homme parmi eux alla à ce rocher accompagné de sa chamelle sur laquelle il voulait attirer la bénédiction de son idole, comme il le croyait. Sa chamelle qui était vouée à l'idole et qui n'était pas destinée à être montée, s'effraya à la vue du rocher plein du sang des sacrifices et échappa à son propriétaire en courant dans tous les sens. Celui-ci, voyant cela, prit une pierre et la jeta sur l'idole en lui disant :
-Que tu ne sois pas béni par Allah ! Tu as fait fuir ma chamelle.
Et il courut derrière sa chamelle jusqu'à ce qu'il la rattrapa.
al SADIQ.
Le dieu véridique à la Mecque.
SAF
Idole domestique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).958
Dans la maison dAmir ibn al Jamuh, il y avait une idole appelée Saf (
).
SAFA et MARWA.
Deux lieux sacrés à proximité de la Kaba de la Mecque : ce sont de petits reliefs qui ont reçu avant Muhammad un statut divin. Ils deviennent des étapes du pèlerinage musulman, par la suite. Leur nom est transparent : "La Pierre" et "Le Rocher", autour de la pierre noire : toute la pétrolâtrie arabe au coeur du pèlerinage musulman.
(Corpus coranique d'Othman 2/153).
As Safa et al Marwa sont parmi les choses959 sacrées dAllah.
(Tabari, Tafsir 2/158).
Explication des termes.
Safa est le pluriel de Safat qui désigne le rocher lisse.
Marwa désigne habituellement le petit caillou et a pour pluriel marw.
A cet endroit, ces mots désignent uniquement deux petites montagnes qui ont été appelées ainsi par les Arabes et qui sont situées dans l'Enceinte sacrée non loin de la Kaba. C'est pourquoi ces noms sont définis par l'article ce qui indique qu'il ne s'agit pas de Safa et Marwa quelconques mais au contraire qu'ils sont parfaitement connus.
En vérité, Safa et Marwa font partie des rites 960 d Allah961
c'est-à-dire des lieux rituels que Allah disposa pour ses serviteurs en guise de lieux de perception 962 et de connaissance963 et auprès desquels ils peuvent l'adorer, soit par des prières964 , soit par l'invocation 965 , soit par les uvres obligatoires qu'il leur a imposées de faire à ces endroits, comme le septuple parcours 966 entre Safa et Marwa.
Voir aussi Isa et Nayla.
SAHAR.
LAurore divinisée967 chez les Arabes du sud, symbolisée par un serpent968.
SAHR.
Forme qatabanite du précédent, trouvée dans le calendrier969.
SAKAN.
Dieu de la Grâce pour les Thamoudéens970.
al SAYDA.
Divinité de Yathrib, dont le culte se situait sur le mont Ohod. Elle est honorée par les Azd, et les Khuzaa971 .
SAJJA.
Divinité dArabie centrale, connu seulement par des théophores972. Son nom désigne aussi les devineresses et on peut donc devnier sa fonction oraculaire973.
al SALAM.
Dieu du salut pour les Mecquois974 .
SALIKH.
Le dieu verdoyant, celui qui préside au renouveau de la nature, honoré par les Safaïtes975. Il accorde le repos au fidèle.
SALMAN
Cest une très vieille divinité, présente à Ougarit et chez les Assyriens sous le nom de Salmanu, doù les noms royaux comme Salmanazar. Il est aussi honoré à Palmyre sous le nom de Shalman. Il est possible que la puiisance honorée soit en fait un héros divinisé976.
Offrande à Salman
(Inscription de Dédan).977
M-t-y-t-n fille de D-d a consacré, en faveur de sa fille Q-h-t-l, pour Salman, selon la promesse quavait faite sa mère, en sa faveur. Alors il a été satisfait delle et la aidée.
al SAMAD.
Le dieu Allah est appelé le Seul par son épiclèse. Lexégèse musulmane sest déchaînée dans le but dexpliquer la formule978. Lorigine en est hébraïque et elle évoque la destruction979 .
(Dédicace grecque dun pyrée980 à Palmyre).981
Malkhos fils de Baréas fils de Malikhos
Au dieu un, seul, miséricordieux.
(Corpus coranique d'Othman 112).
Dis, il est Allah, unique,
Allah le seul.
al SAMAN.
Idole des Banu Udhra.
(ibn Kathir, Sira 236).
Les Banu Udhra avaient une idole appelée Samâm qu'ils glorifiaient et adoraient. Elle se trouvait chez les Banu Hind Ibn Hirâm Ibn Dhubba. Le gardien de cette idole s'appelait Târek. Les gens venaient faire des sacrifices à côté d'elle. Lorsque le prophète est né, nous avons entendu une voix qui disait :
-Ô Banu Hind Ibn Hirâm, la vérité s'est manifestée et Samâm s'est avilie ; l'islam vient de repousser le polythéisme !
al SAMI.
Le dieu qui exauce très populaire dans lArabie du sud et du centre982. Parèdre possible dAthtar983.
al SAMIN.
Son nom signifie gros, gras ; on lui dmeande la sagesse et la grandeur chez les Thamoudéens. Il sagit peut-être de la contraction de Baalshamin984.
SAMUM.
Génie du feu dans le désert.
Voir Esprits.
al SAMURAH.
Larbre 985 de Nakhla incarne en fait la déesse al Uzza986.
(Tabari, Histoire des prophètes IX 1661).987
Quand il vit que personne ne faisait attention à lui, il dit :
-Ô Abbas, crie fort : Ô Communauté des ansar! ô camarades de larbre al Samurah988 !
Abbas fit comme cela était demandé, et ils répondirent :
-Nous sommes là! Nous sommes là!
(Waqidi, Livre des Expéditions 48).
Le rituel eut lieu sous larbre vert et Muhammad fit annoncer que lesprit saint lui avait commandé de mettre en état de consécration.
Je989 voyais que Muhammad qui sétait rasé près du Samura vert, et qui avait jeté ses cheveux contre larbre. Les autres prenaient les cheveux posés sur larbre et se disputaient avoir de ces rares cheveux. Je me frayais un chemin de la foule et je récupérais quelques mèches.
SAMAYAT.
Déesse solaire, La Céleste990.
SAMAWAT.
Le maître des cieux dans les peuples sémites, connu sous le nom de Baal shamin. Il apporte la pluie et fertilise les terres991.
As SAMH.
Dieu clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).992
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
les Banu Zurayq avaient as Samh.
al SAMUM.
Divinité ou esprit mal connu, lié au feu.
(Masudi, Prairies dor 1203-5).
Nous ne rapporterons pas ici une tradition due aux tenants des lois révélées et transmise par les historiens et par ceux qui ont composé des ouvrages sur le commencement du monde tels que Wahb ibn Munabbih, Ibn Ishaq et d'autres encore, à savoir que Allah a créé le génie du feu du Samum
SAMUL.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).993
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Banu Adi ibn an Najjar avaient Samul.
SARI AL IQAB.
Le dieu de la punition présent à la Mecque994 .
SARIF (dieu de).
Le dieu anonyme est seulement cité par la localisation de son temple.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 16 d).
.. Dirham ibn Zayd al Awsi :
-Je jure par le seigneur de la Uzza bienheureuse et par le dieu dont le temple est près de Sarif.
SELAMAN / SELAMAT.
Couple de dieux populaires en Syrie du nord, peu connus995 .
Dédicace dune statue à Selamat (inscription de Palmyre).996
Un souvenir pieux pour Selamat et son frère, génies bons et bienfaiteurs. Voici ce que Rafael fils de Bolemmeh fils de Nurbel a construit pour sa vie et celle de ses fils. Mois de ab, année 470.
Serpents.
Des fouilles effectuées dans le Golfe Persique ont mis en évidence un très ancien culte lié aux serpents.997 Il a dû exister dans d'autres endroits998 , et de nombreux dieux peuvent revêtir l'apparence de serpents, animaux chtoniens par excellence.
SHADRAFA.
Dieux guérisseurs à Palmyre, lié à Mithra999 .
SHAFR.
Idole clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).1000
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient. -les Banu Khatma avaient Shafr.
al SHADID al MIHAL.
Le dieu redoutable et violent de la Mecque1001.
al SHAHID.
Le dieu témoin à la Mecque1002.
SHAY AL QAUM.
Ce dieu tribal se distingue de Dhu Shara par le refus du vin : on peut y détecter une influence bédouine1003.
Qaum signifie le peuple en safaïtique. Le sens du premier terme quant à lui est incertain1004.
Il aurait pris la forme dun lion dans le culte tribal1005 .
Dédicace de nomades à Shay al Qaum
(inscription de Palmyre).1006
Ces deux autels ont été faits par Obaidu ibn Ghanimu, ibn Sad Allat, le Nabatéen de la tribu de Ruhu, qui était cavalier à Hirta et dans le cmap de Ana, pour Shay al Qaum, le dieu bon et rémunérateur, qui ne boit pas de vin , pour son salut et le salut de
Imprécation polythéiste.
(inscription safaïtique).1007
Par Odaynat ibn Ward ibn Anam ibn Kuhayt ibn Aum ibn Kuhayl de la tribu de Naghbar. Ô Allat! Ô Shay al Qaum! Gad Awidh! Baalshamin! Dhushara!Laide pour lui! La cécité, la claudication
et la vermine pour celui qui effacera cette inscription!
SHAKHR.
Divinité clanique de Yathrib, et sans doute aussi à la Mecque1008 .
(Maqrizi, Histoire Universelle).1009
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Banu Haritha avaient Shakhr.
SHALAM.
Très ancien dieu araméen, dont le nom signifie statue. Il est honnoré par les Thamoudéens comme dieu beau, élevé,bon, chef1010.
SHALAM de H - G - M.
Dieu de Tayma, au nord de lArabie1011. Cest simplement LIdolede cet endroit.
SHALAM de MAHRAM.
Dieu de Tayma, au nord de lArabie1012.
SHALMAT et SHALMAN.
Couple divin de Palmyrène.
(Dédicace à Shalmat).
(Inscription de Palmyrène).1013
A Shalmat et à son frère, génies bons et rémunérateurs.
SHAMASH.
Dieu solaire des Arabes, à Palmyre, et dieu tribal1014.
Dédicace à Shamash.
(Inscription de Palmyre, 85).1015
Au mois de Elul, lannée 396, ce h-m-n 1016 et cet autel ont été construits et offerts par Lishamsh et Zebida fils de Maliku fils de Yediebel fils de Nesha, qui est surnommé Bar Abdbel, de la tribu des Banu M-g-r-t, à Shamash, le dieu de la maison de leurs ancêtres, pour leurs vies et la vies de leurs frères et fils.
SHAMS.
Pour les Arabes du centre et du nord, cest une divinité masculine du soleil. On le présente surtout comme le dieu de la grande tribu des Banu Tamim1017. Elle est à peu près absente dans le centre de lArabie, du moins au niveau du rite1018.
Invocation à Shams.
(Inscription safaïtique).1019
Par Khalis ibn Shuhaim ibn Amirat ibn Aum. Que la consternation soit sur son habib qui a combattu Tarah. Ô Shams, ô Gad Awidh, ô Allat
. et aveuglez celui qui effacera.
Sanctuaire pour Shams.
(Inscription de Timna).
Ilaz, fils de Dabam de Murran a inauguré (ce lieu) pour Atirat et Shams quand il a démultiplié un rucher.
(Yaqut, Géographie III 319).1020
Idole des banu Tamim ; elle avait un sanctuaire et était adorée par toutes les fractions des Banu Udd : Dabba, Taym, Adi, Tawr, et Ukl. Ses sadin1021 étaient des Banu Aws ibn Mukhasin ibn Muawiya ibn Sharif ibn Ghurwa ibn Usayyid ibn Amr ibn Tamim. Elle fut brisée par Hind ibn Abu Hala et Sufyan ibn Usayyid ibn Khulakhil ibn Aws ibn Mukhashin.
Dédicace dun guerrier himyarite à la déesse Shams.1022
(Inscription d' al Misal).1023
Elle l'a fait revenir et l'a sauvé de la plaine de dhu Hurmat, lors de la bataille où son seigneur Karibil Ayfal, roi de Saba et de dhu Raydan avec son armée, l'armée de Himyar, l'emporta sur Ilisharah Yahdub, roi de Saba, et son armée, l'armée de Saba, et ils combattirent et affrontèrent le roi de l'aube à la fin du jour1024 dans la plaine de dhu Hurmat. Ensuite, ils s'en revinrent avec de bonnes prises et des victimes, hommes et chevaux tués au combat et vivants, notamment Yahmad Ibn Murathid et son cheval, grand seigneur1025 de la tribu Bakil de Amran, notamment Sadalaw Ibn Qadman et son cheval Yarkham, qui fut ramené vivant avec tout son harnachement et tout son équipement (?), notamment un officier de Hamdan avec le cheval qu'il montait en campagne, qu'il ramena vivant, sans parler des blessés, hommes, chevaux de monte et fantassins, ainsi qu'un certain nombre de hauts faits réalisés par l'armée de Himyar placée sous ses ordres ; après cette victoire, le roi de Saba, avec son armée, revint à trois reprises et retourna ehez lui ; quant à leur seigneur Karibil Ayfa et à son armée, l'armée de Himyar, ils restèrent là autant de jours qu'il leur plut puis ils revinrent à la ville de Hakir avec des trophées, hommes et chevaux vivants et tués.
SHAMS MASHRIQITAN.
La déesse du soleil levant, de lOrient, dans toute lArabie du Sud1026 .
al SHARIQ.
Le dieu oriental en Arabie centrale : le Soleil Levant1027 .
SHINGARA.
Dieu de Tayma, au nord de lArabie1028 .
SATTAR.
Dieu masculin des Thamoudéens, étrangement considéré comme servante1029.
SILAT.
Génie du désert.
Voir Esprits.
SIN.
Le dieu de la Lune en Hadramut, présent aussi au nord de lArabie1030.
Dieu de la Lune en Syrie et dans le Harran, où il tient une place dominante, comme Seigneur des Dieux1031 . Il est présent dans le reste du Proche-Orient, qui a livré de nombreux bas-reliefs de sa silhouette coiffée d'un curieux bonnet pointu.
(Jacques de Saruj, Discours des idoles).1032
Il1033 avait trompé Harran par lintermédiaire de Sin, (
).
SIN de HUREYDHA.
Dieu lunaire vénéré dans le sanctuaire de Hureydha en Hadramut1034 .
SIN DHU ILIM.
Dieu lunaire à épiclèse topique, mentionné dans une dédicace trouvée dans le port de Délos, en Grèce1035.
Soleil.
Ce culte commun à de nombreuses cultures1036 , est à la base des religions dArabie du sud1037 . Mais il existe des quelques indices de son culte jusquà la Mecque et ailleurs en Arabie1038 .
Le culte solaire des Nabatéens
(Strabon, Géographie XVI 26).1039
Le Soleil est pour les Nabatéens lobjet dun culte particulier, ils lui dressent des autels sur les terrasses de leurs maisons, et là chaque jour, pour lhonorer, ils font des libations et ils brûlent de lencens.
Le culte solaire des Sabéens.1040
(Théophraste, Histoire des Plantes 9,4, 6).1041
La myrrhe et lencens sont récoltés de partout et rassemblés dans un temple du Soleil ; et ce temple est le bien plus sacré que possèdent les Sabéens ; il est gardé par des Arabes en armes.
Invocation à Shams
(Inscription safaïtique)1042 .
Par Khalis ibn Khubaym ibn Amirat ibn Aum. Que la consternation soit sur son habib qui a combattu Tarah. Ô Shams, ô Gad Awith, ô Allat
et aveuglez qui effacera ce texte.
La concurrence du le culte du soleil
(Corpus coranique d'Othman 51/37).
Ne vous prosternez point devant le soleil ni devant la lune.
Prosternez vous devant Allah qui les créa, si cest lui que vous adorez.
La reine de Saba fidèle du soleil.
(Corpus coranique d'Othman 27/24).
Je lai trouvée, elle et son peuple1043, se prosternant devant le soleil, à lexclusion dAllah.
Le démon a paré pour eux leurs actions de fausses apparences, les a détournés du chemin et ils ne sont pas dans la bonne direction.
Prière d'un prophète pour le soleil.
(Muslim, Sahih 3290).1044
D'après 'Abû Hurayra ,
l'Envoyé d'Allah a dit: Un des prophètes partit en expédition et dit à son peuple:
-"Que ne me suivent pas: celui qui a contracté mariage et ne l'a pas encore consommé et qui désire le faire; celui qui a construit une maison dont il n'a pas encore élevé le toit et celui ayant acheté des brebis ou des chamelles pleines, attend qu'elles mettent bas".
Puis, il partit et, étant arrivé près d'un village à l'heure de la prière de `asr, ou tout près de cette heure, il dit au soleil:
-"Toi, soleil, tu es ordonné par Allah ainsi que moi. O mon Seigneur! Retiens-le dans sa course, qu'il nous éclaire".
Le soleil fut alors arrêté, jusqu'à ce qu'Allah eut donné la victoire à Son prophète.
SHAMS de YATHRIB.
Divinité domestique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).1045
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
les Banu Zafar avaient Shams.
SHEYTAN.
Démon.
Voir Esprits1046.
SHIHAB.
L'étoile filante, mentionnée dans le Corpus Coranique.1047
SUAT
Par son nom, il personnifie le Rayon de soleil1048 .
SUAYR
Idole de la tribu des Anaza.1049
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 35 d).1050
Les Anaza avaient une idole appelée Suayr. Un jour, sur sa chamelle, Jafar (
) passa près de lidole à qui les Anaza venaient doffrir un sacrifice. La chamelle en fut effarouchée.
Pierres autour de lidole
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 36 a).
As Suayr, dans le vers qui suit est, d'après Ibn al Kalbi, l'idole des Anaza.
-J'ai juré par le sang répandu autour de Awd et par les pierres dressées près dAs Suayr.
SUQYALAT
Cest le nom dune reine nabatéenne, qui aurait été ensuite divinisée1051.
as SURAR.
Sans doute le nom dun arbre sacré.
(Malik, Muwatta 20/76/258).
Le messager dAllah a dit :
Si vous allez entre les deux al Akhshabayn, près de Mina, (indiquant la direction en levant sa main), vous trouverez une vallée appelée as Surar et un arbre sous lequel les cordons ombilicaux de soixante-dix prophètes ont été coupés.
SUWA.
Cette divinité est très répandue dans les populations arabes autour de la Mecque1052 : Wadi Naman, Wadi Ruhat, tribu des Sulaym des Hudhayl, etc
1053 Elle est la protectrice des troupeaux, et des animaux perdus1054 .
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 7 b).1055
Ils prirent Suwa comme idole. Il était à Ruhat sur les terres de Yanbu, un village de Médine. Les Banu Lihyan desservaient son culte. Les Hudayl, à ma connaissance, nen ont pas fait mention dans leur poésie. Je connais, par contre, au sujet de Suwa, le poème dun Yéménite.
(ibn Sad, Tabaqat II/1, 99).1056
Le prophète envoya des missions de destruction des idoles disposées autour de la Kaba, et il les détruire. Parmi elles, il y avait al Uzza, Manat, Suwa, Buwana, Dhul Kaffayn.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 50d).
Un poète arabe a dit :
Tu les vois attroupés autour de leur chef,
comme les Hudayl satroupent autour de Suwa ;
Des sacrifices, fleur de chaque troupeau,
sont immolés sans cesse en son honneur.
(Bukhari, Sahih 60/442).
Toutes les idoles ont été vénérées par les peuples de Noé, et par les Arabes plus tard.(
). Celle de Suwa était lidole des Murad à Ban.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Parmi ceux qui ont choisi ces idoles et ont utilisé leurs noms comme théophores, quand ils ont trahi la religion dIsmaël - Ismaëlites ou autres- il y eut Hudhayl ibn Mudrika ibn Ilyas ibn Mudar. Ils adoptèrent Suwa et ils linstallèrent à Ruhat
(ibn Kathir, Sira 55).
Suwâ était adoré par les Banu Hudhayl Ibn Ilyâs Ibn Mudraqa Ibn Mudhar. Sa statue était dressée dans un endroit appelé Ruhât.
(ibn Kathir, Tafsir 71).
Suwa est devenue lidole du peuple des Hudhayl.
(ibn Kathir, Sira 238).
L'idole qui s'appelait Suwâ était adorée par les Hudhayl et les Banu Dhafr Ibn Sarim. Un jour, les Banu Dhafr envoyèrent Râched Ibn Abd Rabbih avec une offrande des Sulaym à Suwâ. Râched a raconté ainsi : J'ai rendu visite, avant l'aube, à une autre idole, avant d'aller voir Suwâ, lorsque j'ai entendu une voix qui sortait d'elle et qui disait :
-L'étonnement tout l'étonnement de l'apparition d'un prophète parmi les Banu Abd al Muttalib! Il interdit l'adultère, l'usure et les offrandes aux idoles. Le ciel a été surveillé et nous avons été lapidés par des météorites. Létonnement tout l'étonnement !
(
)
Râched ajoute : J'ai retrouvé Suwâ à l'aube, alors que deux serpents avalaient toutes les offrandes autour d'elle, puis urinaient sur elle. En voyant cela, Râched Ibn Abd Rabbih a dit :
-Est-ce un dieu celui sur la tête duquel des serpents urinent ? Est avili celui sur lequel les serpents urinent.
T
§ 121.
TAGHUT (pl.)
Le sens de ce mot nest pas encore absolument certain1057 : ce seraient des fausses divinités prises globablement, au pluriel. Ils sont mentionnés huit fois par Muhammad, dans un style inimitable. Le mot lui-même ne vuet rien dire en arabe : il serait dorigine étrangère1058, araméenne1059 ou même éthiopienne1060 .
Dans le vocabulaire de lislam contemporain, le mot désigne tout ce qui est mal, dangereux, novateur et tentateur.
Les Taghut de la Kaba.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 54-5).
Maintenant, autour de la Kaba, les Arabes ont adopté les Tawaghit, qui sont des temples quils vénèrent comme ils vénèrent la Kaba. Ils avaient leurs gardiens et leurs intendants, et il ;s leurs faisaient des offrandes, comme ils faisaient à la Kaba, et leur sacrifiaient. Ils reconnaissaient néanmoins la supériorité de la Kaba parce que cétait le temps et la mosquée dAbraham lami dAllah.
(Corpus coranique d'Othman 16/38).
Nous avons certes envoyé, dans chaque communauté, un apôtre qui dit :
-Adorez Allah et évitez Taghut!
(Corpus coranique d'Othman 4/54).
Nas-tu point vu ceux à qui a été donnée une part de lEcriture?
Ils croient aux Jibt et aux Taghut et disent de ceux qui sont infidèles : ceux-ci sont dans une meilleure direction que ceux qui se disent croyants.
(Corpus coranique d'Othman 39/19).
Quant à ceux qui se sont écarté dal Taghut, se refusant de ladorer, et qui seront venus à récipiscence à Allah, à eux la bonne nouvelle.
( Corpus coranique 2/257).
La rectitude sest distinguée de laberration.
Celui qui est infidèle aux Taghut et croit en Allah sest saisi de lanse la plus solide et sans fêlure.
Les Taghut comme patrons.
(Corpus coranique d'Othman 2/259).
Ceux au contraire qui sont infidèles ont pour patrons les taghut les faisant sortir de la lumière vers les ténèbres.
Ceux-là seront les hôtes du feu où ils seront immortels.
Linsulte aux fidèles des Taghut dans Coran.
(Corpus coranique d'Othman 5/65).
Ceux quAllah a maudits1061, contre qui il sest courroucé, dont il a fait des singes et des porcs, qui ont adoré les taghut, ceux-là ont la pire place et sont les plus égarés hors du chemin uni.
TALAB.
Nom générique dun dieu sabéen très populaire, qui a pour fonction de protéger un lieu précis.1062
Le bouquetin est nommé ainsi en sabéen1063.Une douzaine de sanctuaires lui sont consacrés.
TALAB RIYAM.
Le dieu qui rassemble, localisé dans limportant sanctuaire oraculaire de Riyam1064.
(Inscription de Sana).1065
Wahb Talab ibn Hisham, le Yarsumite, client des Banu Sukhaym, a dédié à son patron Talab Riyam sa main droite, dans son mémorial Dhu Qabarat dans la cité de Zafar, pour leur bien-être.
TALAB de HAMDAN.
Le dieu protecteur de la tribu sabéenne de Hamdan1066.
at TAMM.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).1067
Il dit : chaque clan des Aws et des Khazraj, (
) avait une idole dans un chambre appartenant à lensemble du clan, quils honoraient et vénéraient et à qui ils sacrifiaient.
-les Banu Malik ibn an Najjar avaient at Tamm.
TAMMUZ.
Cest lappelation arabe du grand dieu syrien Adonis, qui correspond aussi au mois de juillet1068.
TANAFAT.
Daprès la langue arabe, cest le dieu des sommets : son bétyle doit aussi représenter une pointe1069.
TANUF.
La sublime, ou Celle qui se lève, une appelation populaire pour la déesse solaire sud-arabique Shams1070.
TARETA.
Mention par Jacques de Sarug.1071
TAYM.
Dieu dont le nom rappelle la servitude et le danger du désert. Il pourrait être simplement le résultat de la divinisation de lélément désertique1072.
(Ifsanhani, Kitap al Aghani 18/163).1073
Toute la tribu de Tamim sappelait dans la jahiliyya Abd Taym.
Taym était lidole quils adoraient.
TAWWAB.
Le dieu révocateur chez les Mecquois1074 .
THAMUD.
Il est vraisemblable que lancêtre éponyme des Thamoudéens ait reçu un statut divin dans son peuple1075.
THAWR.
Le mot signifie Taureau ; il nest pas étonnant que ce mot ait été choisi pour évoquer une divinité. On le retrouve dans le calendrier minéen1076. La figure du taureau comme image du dieu masculin du ciel est d'une grande banalité. C'est par exemple le Baal, ou le Veau d'or biblique.
THAWR BAALAM.
Le Seigneur Taureau : une appelation laudative pour le dieu national des Sabéens.1077
TUGUR.
Sans doute le dieu du commerce chez les Thamoudéens.1078
U
§ 122.
UDAR.
Génie du désert.
(Masudi, Prairies dor 1203-5).
le udar.
On appelle de ce dernier nom une de ces espèces diaboliques. Le udar se montre dans les parties les plus reculées du Yémen et des Tihamas et dans les cantons les plus élevés de la Haute Égypte. Parfois, il marche derrière les humains et se livre sur eux à des actes contre nature ; les victimes ont alors leur anus infesté de vers et périssent ; d'autres fois, il se montre aux hommes et les épouvante. Quand un homme d'une de ces régions que nous avons nommées a été,l'objet des entreprises de l'animal, ses compatriotes demandent s'il a été outragé ou s'il en a été quitte pour la peur. Dans le premier cas, on désespère de lui ; mais s'il a éprouvé une simple terreur, il se remet bientôt de ses angoisses et s'aguerrit. Car il faut dire que l'homme, sitôt qu'il aperçoit ce monstre, tombe sans connaissance. Il en est toutefois à qui la vue de l'animal ne fait éprouver aucune angoisse, tant ils ont d'énergie dans le cur et de courage dans l'ame. Tout ce que nous venons de dire est parfaitement connu dans les pays dont nous avons parlé. Au surplus, il est très possible que tous les détails que nous avons rapportés d'après les récits des habitants de ces contrées ne soient que des chimères, des phantasmes et de ces visions dues aux maux et aux maladies auxquels est exposé tout ce qui a vie, homme ou animal. Allah sait mieux que quiconque ce qui en est.
UMM ALIY.
La mère dAliy le Très haut : ancienne divinité solaire 1079.
UMM ATTTAR
La Mère dAttar, au pays de Saba1080.
UMM ATAT.
La variante thamudéenne de la divinité sabéenne : une déesse stellaire1081.
UMYANIS.
Idole de la tribu des Khaulan.1082
Dans le rite décrit ci-dessous, elle est supérieure à Allah.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 38 b).1083
Ils partageaient, à ce quils croyaient, entre cette idole et Allah (
) les offrandes prélevées sur les produits de leur bétail et de leurs champs. Toute part de Umayanis qui allait vers celle dAllah, lui était restituée ; mais si une part consacrée à Allah allait vers Umyanis, elle lui était laissée.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 53).
Les Khawlan avaient une idole appelée Ammanas1084 dans le pays de Khawlan. Selon leur propre récit, ils divisaient leurs champs et leurs troupeaux entre celui-ci et Allah. Si une portion quils avaient alloué à Allah entrait dans la partie dAmmanas, ils lui laissaient. Si une portion dAmmanas allait dans la partie dAllah ils lui rendaient. Il y avait chez eux un clan appelé al Adim. Certains disent que cest à leur sujet quAllah a révélé
(Corpus coranique d'Othman 6/137).
Les associateurs donnent à Allah une part de ce quil a fait croître sur la terre et des troupeaux.
Ceci, prétendent-ils, est à Allah et ceci à ceux que nous lui avons associés.
Or, ce qui est à leurs associés ne parvient point à Allah, tandis que ce qui est à Allah parvient à leurs associés.
Combien est mauvais ce quils jugent.
(ibn Sad, Tabaqat I 382).
La députation des Banu Khawlan arriva, composée de 10 membres (
) et ils dirent :
-Ô apôtre d'Allah, nous croyons en Allah et en la vérité de son apôtre. Nous représentons notre peuple, que nous avons laissé derrière nous, et nous avons épuisé nos chameaux dans le voyage.
Lapôtre d'Allah demanda :
-Que se passe t-il au sujet dAmm Anas, leur idole?
Ils répondirent :
-Elle est en vilain et mauvais état. Nous lavons échangée contre Allah vers qui tu nous a guidés. Quand nous reviendrons, nous la détruirons.
Ils questionnèrent lapôtre d'Allah à propos de la religion. Il leur donna des informations et fournit quelquun pour enseigner le Coran et la Sunna.
(
)
Ils interdirent ce que lapôtre d'Allah avait interdit, et ont déclaré licite,ce que lapôtre d'Allah avait déclaré licite.
al UQAYSHIR.
Ce dieu possède un sanctuaire en Arabie du nord, autour des tribus de Khuzaa, Lakhm, Ghudam, Amila, Ghatafan. Son culte, envers des bétyles, et mettant en uvre un traitement de la farine, est particulièrement bien connu1085. On a pu faire un lien entre cette puissance et la notion énigmatique de Kawtar, que Muhammad évoque dans son Coran1086 .
Lidole (ibn Kalbi, Livre des Idoles 33 d ; 34 a).
Les Khuzaa, les Lahm, les Gudam, les Amila et les Gatafan avaient dans les Masharif de Syrie, une idole appelée al Uqayshir. Zuhayr ibn Abu Sulma en fait mention dans ce vers :
je jure solennellement par les pierres dressées dal Uqaysir
et par le sanctuaire où les têtes, avec leur vermine, sont rasées.
Rabi ibn Dabu al Fazari dit :
Par celui à l'adresse de qui les mélodies des hommes
autour dal Uqaysir sont louanges et exaltation
De même, as Sanfara al Azdi, allié des Fahm, dit :
Un homme qui a accordé sa protection à Amir et à ses compagnons,
je le jure par les ornements dal Uqaysir, il me maltraite.
UWAL.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores1087.
al UZZA.
Son nom signifie La Puissante. Elle représente les forces de la fécondité/fertilité, surtout pour les Quraysh, qui ont assuré le succès du culte pendant plusieurs siècles1088 .
On lassimile à Aphrodite chez les Grecs1089. On peut lui attribuer une origine astrale1090, confirmée par dautres sources.
Un culte à al Uzza.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 16 d).
De même, à propos dal Uzza, Dirham ibn Zayd al Aws dit :
-Je jure par le Seigneur de Al Uzza bienheureuse et par le dieu dont le temple est près de Sarif
Al Uzza avait un bothros1091 où on immolait les victimes qui lui étaient destinées. On lappelait al Jabjab.
Les filles dal Uzza.
(ibn Kalbi , Livre des Idoles 18a).
Je1092 nai plus de culte à rendre à al Uzza, ni à ses dieux filles
.
al UZZA de NAKHLA.
La grande déesse arabe, dans son plus grand sanctuaire dArabie centrale, liée aux Quraysh : elle est donc parfaitement attestée.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 15 b-c).
Le premier qui prit Al Uzza pour idole fut Zalim ibn Asad. Elle se trouvait dans une vallée de Nakhla as Shaamiyya du nom de Hurad, en face dal Gumayr, à droite du chemin qui monte de la Mecque en Irak, à une distance de neuf milles (
). Zalim édifia au dessus de lidole un buss1093 , cest-à-dire un temple, qui donnait des oracles.
Les Arabes, tout comme les Quraysh, utilisaient le nom théophorique Abd al Uzza. Elle était, aux yeux des Quraysh, la plus vénérable des idoles. Ils visitaient, en effet, son sanctuaire, lui présentaient des offrandes et immolaient des victimes en son honneur.
(ibn Hisham, Conduite de lenvoyé dAllah 55).
Les Quraysh et les Banu Kinana avaient une al Uzza à Nakhla, ses gardiens et intendants étaient de la tribu des Banu Shayban, des Sulaym, alliés des Banu Hashim.
Un poète arabe a dit :
On a donné à Asma, comme dot, la tête dune petite vache rousse
Quun homme des Banu Gham avait sacrifiée.
Il avait vu un défaut dans son oeil quand il lavait menée
à lautel dal Uzza ; et il la dévisée en belles portions.
Ils avaient coutume de diviser lanimal en portions parmi les fidèles présents. Ghabghab est le lieu de sacrifice où le sang était versé.
(ibn Kathir, Sira 58).
Les Quraysh et les Banu Kinâna avaient ainsi al Uzza devant un palmier. Ses gardiens et ses serviteurs étaient les Banu Shayban de Sulaym, les alliés des Banu Hâchim. Khalid Ibn Walid l'a détruite lors de la conquête, comme nous le verrons plus loin.
(ibn Kathir, Tafsir 53).
Al Uzza était un arbre que les idolâtres sur lequel les idolâtres ont mis un monument et des draperies, à Nakhla, entre la Mecque et Taif.
Critique dal Uzza.
(ibn Kalbi 38d-39a).
Hassan ibn Thabith1094 , dit, au sujet dal Uzza, qui était à Nakhla : (
)
et que lidole qui se dresse près du barrage de la vallée de Nakhla,
ainsi que ceux qui lui rendent un culte,
sont dénués de tout bien comme une terre stérile.
Une attaque contre al Uzza.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 839-840).
Ensuite, le prophète envoya Khalid contre al Uzza, qui était à Nakhla. Cétait un temple que la tribu des Quraysh, des Kinana et tous les Mudar avaient coutume de vénérer. Ses gardiens et sacristains étaient les Banu Shayban des Banu Sulaym, alliés des Banu Hashim.
Alors quand le gardien Sulami apprit la nouvelle de larrivée de Khalid, il accrocha son sabre sur elle, grimpa sur la montagne où elle était, et dit :
Ô Uzza, fais une attaque destructrice sur Khalid
Ecarte ton voile et prépare toi
Ô Uzza, si tu ne tue par cet homme Khalid
Alors envoie lui un â rapide ou transforme-le en chrétien.
Lattachement au culte de al Uzza.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 19a-b).
Le culte d'al Uzza dura jusqu'au jour où Allah envoya son prophète : il vitupéra al Uzza et d'autres idoles, interdit leur culte et, dans le Coran, une révélation les touchait.
Les Quraysh supportèrent mal la chose. Lorsque Abu Uhayha, qui est Sayd ibn al As ibn Umayya ibn Abd Shams ibn Abd Manaf, souffrait du mal qui devait l'emporter, Abu Lahab1095 vint visiter le malade et le trouva en larmes.
-Pourquoi pleures-tu, Abu Uhayha? lui demanda-t-il. Est-ce à cause de la mort, qui est inéluctable?
- Non. Mais je crains qu'al Uzza ne soit plus adorée après moi.
-Par Allah, elle n'était pas adorée seulement de ton vivant et ne sera donc pas abandonnée après toi, à cause de ta mort.
-Maintenant, je le sais, j'ai un successeur, s'exclama Abu Uhayha ravi de l'attachement de son visiteur au culte d al Uzza.
Les desservants dal Uzza.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 18b).
Les desservants du culte dal Uzza étaient les Banu Sayban ibn Ghabir ibn Murra des Banu Sulaym. Le dernier parmi eux à avoir cette charge fut Dubayya.
Une épiphanie spectaculaire de la déesse.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 21 b ; 22 b-c).
Al Uzza était un démon femelle qui hantait trois acacias dArabie dans le vallon de Nakhla.
Dans son livre, (
) al Maqrizi dit :
Khalid1096 ibn alWalid détruisit al Uzza en l'an 8 de l'Hégire, cinq nuits avant la fin de ramadan. Son prêtre1097 était alors Aflah ibn an Nadr as Shaybani des Banu Sulaym. Lorsque, sur l'ordre du prophète (
) , Khalid revint vers elle pour la détruire, il tira son sabre et se vit en face d'une femme noire, dévêtue et les cheveux défaits. Le prêtre se mit à l'exciter par ses cris. Khalid dit avoir eu un frisson dans le dos. Et le prêtre criait toujours :
Ô Uzza, attaque avec force, évite le malheur!
Ô Uzza, jette ton voile et te retrousse.
Ô Uzza, si tu ne tues pas ce Khalid, ta perte est imminente : ressaisis-toi1098 .
Khalid, le sabre à la main, se jeta sur elle en criant :
-Je te renie et ne te bénis point ; car Allah, je le vois, ta avilie.
et, de deux coups, il la pourfendit. Il s'en revint vers le prophète (
) et lui rapporta les faits. Ce dernier répondit :
-Oui, telle est bien al Uzza. Elle n'a plus aucun espoir d'être un jour adorée dans votre pays.
Khalid répondit :
-Ô Apôtre dAllah! Grâce soit rendue à Allah, qui, par toi, nous a, sauvés de la perdition.
(
)
D'un coup, il lui fendit le crâne : elle ne fut plus que cendres1099 .
Sur ce, il abattit l'arbre et tua Dubayya, le desservant de son culte.
Puis il revint vers le prophète (
) et lui rendit compte des faits.
-Telle est bien al Uzza, dit le prophète. Après elle, les Arabes ne connaîtront plus de Uzza. Eh bien ! Elle ne sera plus adorée, désormais!
C'est alors qu'Abu Hirash composa pour Dubayya le panégyrique que nous avons cité.
Les serviteurs du culte al Uzza.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 18 a-b).
Les desservants du culte dal Uzza étaient les Banu Sayban ibn Jabir ibn Urra des Banu Sulaym. Le dernier parmi eux à avoir assumé cette charge fut Dubayya.
Cétait une idole des Banu Shayban, branche des Sulaym, de la fédération des Banu Hashim.
al UZZA de la Mecque.
La déesse principale de la tribu des Quraysh, qui semble aussi implantée au sanctuaire de la Kaba.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 22d-e).
Les Quraysh et les autres Arabes qui habitaient la Mecque ne témoignaient à aucune autre idole de vénération égale à celle d'al Uzza. Après celle-ci venaient al Lat et puis Manah.
Les Quraysh réservaient leurs visites et leurs offrandes à al Uzza, de préférence à toute autre divinité. Cela s'explique, je crois, par la proximité de son sanctuaire. Les Taqhif réservaient leur culte à al Lat, tout comme les Quraysh le faisaient pour al Uzza. Et, comme les autres, les Aws et les Khazraj honoraient tout particulièrement Manah.
(Azraqi, Chroniques de la Mecque I 74).
Amir ibn Luhayy a installé al Uzza à Nakhla, et quand ils ont fini le hajj et la circambulation autour de la Kaba, ils continuent à être sous tabou jusquà ce quils arrivent face à al Uzza et quils tournent autour ; ils abandonnent létat de tabou et restent une journée à ses côtés.
appartient aux Khuzaa. Les Quraysh et les Banu Kinana vénèrent al Uzza avec les Khuzaa, et tous les Mudar1100. Ses sadin qui la gardent sont les Banu Shayban, des Banu Sulaym, alliés des Banu Hashim.
Un illustre fidèle dal Uzza.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 15d-e).
Nous avons appris que lenvoyé dAllah (
) en parlant un jour dal Uzza, rapporta le détail suivant :
-Jai sacrifié à al Uzza, dit-il, une brebis de couleur fauve, au temps où je pratiquais encore la religion de mes ancêtres.
al UZZA de SHIBAM.
La déesse est aussi connue au Yémen, sous une forme légèrement différente.
Offrande à Al Uzza.
(Inscription de Shibam-Yémen).1101
Yafam et Dakaril, fils de Sumhuram ont dédié à Uzzayan1102 la statue quils ont supposé quelle leur demandait dans loracle.
al UZZA de Ta'if.
Un témoignage très postérieur montre que la vénération de la "Puissante" n'a pas été oubliée.
(C. M. Doughty, Voyages dans lArabie Déserte, ).1103
Nous nous levâmes, et j'allai avec le kadi1104 et mon hôte, visiter un bloc de pierre gisant devant la maison du magistrat. Ils disent que c'est une idole, el Uzza. À la lumière de leurs lanternes, j'aperçus une masse brute de granit écailleux et gris, sans inscriptions, un des mille rochers de ces montagnes, qui par hasard s'était trouvé ici avant la fondation de Tayf. Frotter et baiser la pierre noire encastrée dans le mur de la Ka'ba, est jusqu'à nos jours un rite de la religion mahométane, de même qu'on peut voir de pauvres dévots dans les pays de l'Arabie septentrionale se presser en foule pour baiser le chameau porteur du mahmal1105 , à son retour de La Mecque et la ferveur avec laquelle ils frottent leur vêtement contre lui. Mais le kâdi et le colonel Mohammed me dirent :
-Il y a de maudites gens de la ville, qui lorsqu'ils sont malades viennent ici la nuit se frotter secrètement contre cette pierre. Les pierres (dirent-ils ensuite) rendaient des oracles, aux jours de l'ignorance, et servaient de truchement à Sheytan. (...)
Au matin, j'allai visiter les trois idoles de pierre qu'on montre à Tayf. El Uzza, que j'avais vue dans la petite place du marché (aux bouchers), a quelque vingt pieds de long. Près de 1extrémité de la partie supérieure il y a un creux qu'ils appellent makam ar ras, l'emplacement de la tête. C'était, disent-ils, la bouche de l'oracle.
UZZAY.
Forme sud-arabique dal Uzza, la Puissante1106.
UZZAYAN.
Forme sud-arabique dal Uzza, la Puissante1107.
V
§ 123.
VÉNUS.
Ici, cest la dimention astronomique de la puissance qui est évoquée.1108
(Yaqut, Géographie I 883).1109
Elle est le guide des Arabes et cest sous son signe et sous celui de Jupiter quest née la loi de lislam.
Voir Astres, Aphrodite et al Uzza.
VIEUX (Le).
Appelation affectueuse et populaire des divinités locales.
(Tabari, Tafsir 6/182).
Le profit que les hommes tiraient des djinns et dont, au Jour de la résurrection, ils voudront sexcuser, aura été
Daprès Ibn Jurayj : que dans la jahiliyya, les hommes qui faisaient halte dans une vallée déclaraient je prends refuge auprès du vieux1110 de cette vallée.
Quant au profit que les djinns tiraient des hommes, il aura été daprès ce qui a été rapporté, cette magnification que les hommes faisaient deux en déclarant prendre refuge auprès deux.
W
§ 124.
WADAD.
Forme thamoudéenne de la divinité panarabe Wadd1111.
WADD.
Wadd est un dieu ancien, dorigine mésopotamienne probable ; il est dabord connu sous le nom dAdad1112 et serait aussi lié à Adonis . Son nom évoque lamour.
Dieu minéen, présent ailleurs en Arabie1113 ; son nom signifie Amour et il reçoit souvent lépiclèse de Père1114.
Son nom plutôt attirant a été rapidement intégré à des noms théophores1115.
Autel grec à Wadd (inscription de Délos) . 1116
A Wadd et aux divinités de Mayn.
(Inscription de la muraille de Baraqish -c. 340-).1117
Ammisadaq (
) et Sad (
), chefs des caravaniers minéens, gens partis en expédition pour faire du négoce avec eux en Egypte, en Assyrie-Babylonie et en Transeuphratène1118 (
) alors que Athtar dhû-Qabd, Wadd et Nakrah avaient sauvé leurs personnes et leurs biens et les avaient avertis des hostilités que Saba et Khawlan avaient engagées contre leurs personnes, leurs biens et leurs bêtes de somme sur la piste entre Mayn et Ragmat1119, et de la guerre qui sévissait entre le Sud et le Nord, et alors que Athtar dhu Qabd, Wadd et Nakrah1120 (
).
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 7 c).
Les Kalb prirent Wadd comme idole à Dumat al Jandal. (
)
Le poète dit :
-A toi le salut de Wadd ; nous ne pouvons pas nous amuser avec les femmes, car la religion est stricte.
Un prêtre de Wadd.
(site de al Ula). 1121
Abdwadd prêtre de Wadd et ses fils Selim et Z-d-w-d ont offert le jeune esclave Selim sous forme de statue à Dhu Ghabat.
Abandon de Wudd.1122
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Kab ibn Malik al Ansari a dit :
-Nous avons abandonné Al Lat et Al Uzza et Wudd. Nous leur avons arraché leurs colliers et boucles doreilles.
Invocation à Wadd.
(Muraqqish lAncien).1123
Par le dieu Wadd!
Ces gens sont mon peuple, même si je les ai abandonnés!- du temps où ces gens étaient tourmentés par le vent qui souffle frais depuis Udhayf.
WADD de DEDAN.
Le dieu honoré dans son sanctuaire principal, par les Lihyanites1124 .
WADD de DUMAT al JANDAL.
Dieu de la tribu des Banu Kalb.
(Bukhari, Sahih, 60/442).
Toutes les idoles ont été vénérées par les peuples de Noé, et par les Arabes plus tard.
Ainsi, lidole Wadd était vénérée par la tribu des Kalb à Dumat al Jandal.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 7 c).
Les Kalb prirent Wadd comme idole à Dumat al Jandal.
(ibn Kathir, Tafsir 71).
A propos de Wadd, cest devenu lidole du peuple de Kalb, dans la région de Dumat al Jandal.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Parmi ceux qui ont choisi ces idoles et ont utilisé leurs noms comme théophores, quand ils ont trahi la religion dIsmaël - Ismaëlites ou autres- (
) et Kalb ibn Wabra de Qudaa qui adopta Wudd à Dumat al Jandal.
Le désespoir après le sacrilège.
(ibn Kalbi, Livre des idoles 50c).
L'Apôtre dAllah (
) avait envoyé , après la bataille de Tabuk, Khalid ibn al Walid pour détruire Wadd. Mais les Banu abd Wadd et les Banu Amir al Agdar s'opposèrent à sa destruction. Khalid leur livra bataille et les vainquit. Puis il détruisit le sanctuaire et mit Wadd en morceaux.
Parmi les victimes de cette bataille se trouvait un homme des Abd Wadd, appelé Qatan ibn Surayh. Sa mère, accourue, le trouva mort. Elle dit :
Hélas! Mon amour n'a pas duré ;
mon bonheur s'est évanoui trop tôt.
Un jeune chamois n'échappera pas au destin,
même si sa mère, au haut des falaises, veille sur lui.
Puis elle poursuivit :
Toi, qui unis mon foie et mes entrailles, toi, par qui je vis!
ah! si ta mère n'était point née et ne t'avait point enfanté!
Elle se jeta sur lui et, dans un sanglot, perdit le souffle.
Khalid tua aussi Hassan ibn Masad, cousin d'al Ukaydir qui était le maître de Dumat al Jandal.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 49d).
Awf emporta lidole et lérigea à Dumat al Jandal dans le Wadi al Qura. Ce fut la première idole à prêter son nom aux hommes et Awf fut le premier à appeler son fils Abd Wadd. Par la suite, les Arabes utilisèrent ce nom théophore. Awf confia à son fils Amir quon nomme Amir al Agdar, la charge de son culte et ses descendants assurèrent cette fonction jusquà lavènement divin de lislam.
Description de lidole.
(ibn Kalbi,Livre des Idoles 51b).
Jai demandé à Malik ibn Harith : décris-moi Wadd, fais quen quelque sorte je le voie.me répondit :
-Cétait la statue dun homme grand, le plus grand que puisse être un homme. Il portait deux habits, vêtu de lun et drapé de lautre. Un sabre à la taille, un arc sur lépaule, il tenait de ses mains une lance ornée dun fanion, et un carquois garni de flèches.
Libation à Wadd.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 49f).
Al-Kalbi dit : Malik ibn Harita al Agdari racontait avoir vu l'idole de Wadd : Mon père, disait-il, m'envoyait présenter une offrande de lait à Wadd, en ces termes :
-Donne à boire à ton dieu.
Et c'était moi-même qui buvais le lait. Par la suite, poursuivait Malik, j'ai vu Khalid al Walid briser l'idole a et la mettre en morceaux.
(ibn Kathir, Sira 55).
En effet, Wadd était adoré par les Banu Kalb Ibn Wabra Ibn Taghlib Ibn Hulwan Ibn Imran Ibn El-Hâf Ibn Kuzhaa. Il était dressé à Dumat al Jandal.
WADD de QARNAW.
Très ancienne divinité arabe.
(Inscription de Baraqish, VIième avant J.-C.).
Athtar
120, et
sacrifices à Athtardhu Qabd, quarante quatre redevances en une seule journée ; et a contribué toute la tribu de Mayn, nobles et clients, agriculteurs et nomades1125 , aux cinq cérémonies en l'honneur du dieu Wadd pour elle et pour qu'il soit satisfait d'elle à l'avenir, en payant une fête à Ghayl Wadd, en payant son temple à Qarnaw, en payant à Yathill et dans sa zone irriguée deux fêtes
WADD SHARAN.
Le Wadd de la Lune, ou resplendissant, pour les Minéens1126 .
WADD SHAHIRAN.
Le Wadd illustre des Minéens1127.
WADDAB.
Wabb le Père1128.
al WADUD.
Le dieu bienveillant à la Mecque, variante du grand dieu Wadd1129.
al WAHHAB.
Le dieu donateur, pourvoyeur et généreux, à la Mecque1130.
al WAHID.
Le dieu dit Unique par des Mecquois1131.
al WAKIL.
Le dieu protecteur à la Mecque1132.
al WALIY.
Le dieu patron, de la Mecque1133.
WARAFU.
Dieu de lirrigation1134 et du partage des terrains en pays qatabanite1135. Il donne sa puissance aux bornes des terrains1136.
WARAKH.
Dieu lunaire1137 lié au cycle mensuel. Il est connu comme nom de mois en Arabie du Sud, chez les Qatabanites1138.
al WARIT.
Le dieu héritier de tout1139 pour les Mecquois.
al WASI.
Le Large, le Vaste, honoré à la Mecque1140.
WASWA.
Génies du désert.
Voir Esprits.
WATT.
Divinité solaire des Thamoudéens, présent dans lonomastique.
Y
§ 125.
YABISH.
Dieu local dArabie du sud.
Un prêtre de Yabish.
(Inscription hasaéenne).1141
Badilat, fils de Nilat, prêtre de Yabish, et Sadiquh, représentant de son frère Wayiduh.
Salut.
al YABUB.
Dieu dArabie centrale, connu seulement par des théophores1142 et par une courte notice dal Kalbi.
(ibn al Kalbi, Livre de Idoles 57a).
Idole des Jadila de Tayyi. Ils avaient auparavant une autre idole, que les Banu Asad leur avaient enlevée ; aussi lont-ils remplacée par al Yabub.
Abid dit :
Ils ont adopté al Yabub comme idole,
en échange de leur propre dieu ;
tenez vous tranquille, gens de Jadila ;
abstenez vous de boire et de manger.
YADASUMHU.
Roi sabéen divinisé1143.
YAGUT.
Le dieu secourable est localisé dans le Yémen du nord : son sanctuaire est sur la colline de Madig. Il est représenté sous la forme dun lion, et aurait les attributs dun dieu solaire1144. Mais il doit aussi remplir des fonction de pourvoyeur de la pluie, si lon suit le sens de son nom1145, qui à lorigine aurait pu être une simple épiclèse pour dautres dieux1146.
Lidole au combat.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 7 c).
Les Maddhij et les gens de Jurash adorèrent Yaghut. (
)
Un autre poète a dit :
Yagut a ouvert notre marche sur les Murad,
et avant le lever du jour, nous leur avons livré bataille.
Lidole au Yémen.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 52 a).
Il confia à Anam ibn Amir Yagut. Lidole fut dressée sur une colline du Yémen, appelée Madhij et adorée par les Madhij et leurs alliés.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Les Anum des Tayyi1147 et le peuple de Jurash des Madhhij adoptèrent Yagut à Jurash1148.
(ibn Kathir, Tafsir 71).
Yaghut est devenu lidole du peuple de Mura, et il y a aussi le peuple des Banu Ghutayf à al Juruf dans la région de Saba qui la adoré.
(ibn Kathir, Sira 55).
Yaghût était adoré par les Banu An'am Ibn Tayy et par les gens de Jurash et sa statue était dressée à Jurash.
YAHRIQ.
Divinité ancienne dArabie du sud.
(Inscription de Baraqish, VIième siècle avant J.-C.).
ils ont sacrifié à Yahriq
YALIL.
Nom divin connu par le théophore Abd Yalil. On ne peut que supposer quà lorigine le nom soit simplement un cri de guerre1149.
YAMIT.
Dieu des Safa1150.
YARAR.
Dieu solaire mal connu des Thamoudéens1151 .
YARHIBOL.
Dieu des sources à Palmyre qui devient actif dans le domaine de la justice, en étant soumis à Bel1152. Il est aussi consédéré comme dieu solaire.
Dédicace de soldats.
(Inscription de Doura-Europos).1153
Yarhibol, dieu bon, idole de la source fait par les Banu Mita, archers.
Protection divine.
(Inscription de Palmyre, 117).1154
Cette statue est celle de Zebida fils de Sadu Taimishams, que le sénat a érigée pour lui, et le dieu Yarhibol porte témoignage en sa faveur durant sa présidence des banquets des prêtres de Bel, au mois de nisan, lan 428.
YASHDUQIL.
Roi awsanite divinité, qui reçoit des offrandes1155. Son nom signifie : Il est juste1156.
YATI.
Le nom de ce dieu safaïtique et thamoudéen1157 signifie sauveur ; on l a donc aisément assimilé à la figure du Christ1158.
YATHI.
Variante de Itha en langue safaïtique1159.
YATHIL.
Dieu ancien dArabie du Sud, liée à lirrigation.
(Inscription de Baraqish, VIième siècle avant J.-C.).
en payant à Yathill et dans sa zone irriguée deux fêtes, ainsi que dans la cité de Mahfadan, Naman, Rada et Yaud
.
YATHAUM.
Le dieu sauveur sabéen1160.
YAHUQ.
On ne sait presque rien de ce dieu, sinon, que son nom signifierait : celui qui empêche1161 : fonction prophylactique probable 1162. Il peut être un autre aspect de Yagut1163.
On possède un étonnant témoignage de la survivance récente du culte, à la fin de cette notice.
Lidole au Yémen
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 8d/9a-b).1164
Les Haywàn adorèrent Yahuq ; il était dans un de leurs villages appelé Haywan dans le territoire de Sanaa, à deux étapes de nuit à partir de la Mecque.
A ma connaissance, personne parmi les Hamdan et les autres tribus arabes ne porta le nom de ce dieu. De même, je n'ai entendu aucune mention de Yahuq dans la poésie de cette tribu ou de toute autre tribu. Cela est dû, je crois, au fait qu'ils étaient tout près de Sanaa et, en conséquence, qu'ils se mêlaient aux Himyar. Ils pratiquaient donc la religion juive avec ces derniers et avaient embrassé le judaïsme en même temps que Dhu Nuwas1165.
(ibn Kathir, Tafsir 71).
Yauq est devenu lidole du peuple de Hamdan.
Les idoles des Arabes
(Bukhari, Sahih 60/442).
Toutes les idoles ont été vénérées par les peuples de Noé, et par les Arabes plus tard. (
) Yahuq était lidole des Himyarites, de la branche des Dhul Kala
.
(ibn Kalbi, Livre des Idoles 52b).
Puis ce sont les Khamdan : il donna Yahuq à Malik ibn Martad ibn Khasid ibn Ghusham ibn Khaywan ibn Nawf ibn Hamdan. Lidole fut dressée dans un village appelé Khaywan où elle était adorée par les Hamdan, et leurs alliés du Yémen.
(ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 52).
Les Khaywan, un clan de Hamdan, adopta Yahuq dans le pays de Hamdan, au Yémen.
(ibn Kathir, Sira 55).
Yauq avait sa statue dressée dans la région de Hamdân, au Yémen, et était adoré par les Banu Khaywan.
La survie de Yahuq.
(Comte de Landberg, La langue arabe et ses dialectes) .1166
Lidole sappelle Yahuq ; elle est placée à lintérieur dune grotte ; Quand un Hudaylite veut se marier ou entreprendre un voyage, il amène un mouton et légorge devant lidle, disant :
-Ô Yahuq, cest une offrande pour toi, vicaire dAllah!
Quand un pauvre veut se marier, il fait un emprunt au sadin, quitte à lui rnedre le double dès quAllah lui donne. Ils parlent entre eux lancienne langue de la jahiliyya et honorent lhôte. Quand ils viennent à la Mecque, ils ne sapprochent pas du haram et ne prient pas ; pourtant ils se disent musulmans.
YUHARHIM.
Dieu de la pluie dans le sud de lArabie1167 .
Z
§ 126.
az ZABR.
Divinité clanique de Yathrib.
(Maqrizi, Histoire Universelle).1168
Al Jadd ibn Qays avait une idole appelée az Zabr.
az ZAHIR.
Le dieu évident, ou le Triomphateur à la Mecque1169 .
ZAQQUM.
Vestige dun arbre sacré, retrouvé dans un extrait coranique de topographie infernale.1170
Larbre infernal
(Corpus coranique d'Othman 56/52) :
Oui, en vérité, ô égarés! ô négateurs! vous mangerez aux arbres Zaqqum ; vous vous en emplirez le ventre ; vous boirez par-dessus de leau bouillante
(Corpus coranique d'Othman 37/68).
Cela vaut-il mieux en partage, ou bien larbre az Zaqqum? Nous avons en vérité placé celui-ci comme épreuve pour les injustes. Cest un arbre qui croît au fond de la founraise, dont les fruits sont comme têtes de démons et dont les réprouvés mangeront et sempliront le ventre. Ensuite, ils boiront certes, dessus, un mélange deau bouillante, puis ils retourneront en vérité à la fournaise.
(Corpus coranique d'Othman 44/43).
En vérité larbre Zaqqum sera le mets du pécheur.
ZEUS.
Pour les Grecs, tous les dieux célestes et ceux des phénomènes climatiques peuveut être assimilés à Zeus. Quand ils décrivent le panthéon arabe, c'est facilement qu'ils découvrent des dieux proches de cette figure qui leur est coutumière.1171
Un panthéon réduit, vu de lextérieur.
(Strabon, Géographie XVI 1,1).1172
Comme il1173 avait appris que les Arabes ne rendent hommage quà deux divinités seulement, à celles qui dispensent aux hommes les biens les plus indispensables à la vie, à savoir Zeus et Dionysos, il supposait quil pourrait aisément devenir leur troisième divinité.
ZEUS-MANAF.
Ce dieu est le résultat dune hellénisation de la puissance indigène. On lui connait un autel dans le Hauran1174.
ZEUS OBODAS.
Obodas est soit le nom dun dieu local, soit dun chef divinisé par une tribu du Néguev.1175
(Inscriptions du Néguev).1176
Bonne Chance.
Que Zeus Oboda se souvienne dAbdomanos, et Abdomaios et Joaidos, et Ouallos, et Saadallos.
Zeus Oboda, quil se souvienne dAmmos le constructeur
fils de Khasetos fils de Garamos.
Bonne chance, Zeus Oboda, donne de laide à Eirenais qui a construit cette tour comme bon présage, dans lannée 188, avec laide du constructeur Waylos, de Pétra et Eutykhès.
Fragment1177 dune inscription en arabe.
(En Avdat , avant 150).1178
... Parce que (Obodas) oeuvre sans récompense ou faveur, et lui, quand la mort essaye de nous réclamer, il ne la laisse la nous réclamer, parce que quand une de nos blessures a suppurée, il ne nous laisse pas périr.
ZHALAM.
Variante thamoudéenne courante pour le dieu Shalam1179, se rapportant alors plutôt à une divinité funèbre1180.
ZUN.
A lorigine, le nom désigne lendroit où sont vénérées les idoles regroupées1181 . Mais le nom correspond sans doute aussi à une divinité précise, dont létymologie reste débattue1182.
Son sanctuaire était situé à Ubulla près de Bassorra. Sa statue, anthropomorphe, est célèbre pour sa beauté, de même pour lallure de ses prêtres1183.
§127.
EXCURSUS
LES BEAUX NOMS DALLAH
La tentative de créer un monothéisme exclusif et abstrait se révèle vite rébarbatif, autant pour lesprit pour les sens et stérile pour la réflexion. La réaffirmation forcenée du dogme nempêche pas une fragmentation inévitable de la conception du divin. Dans lislam, la tentation de distinction puis de division du divin reste puissante, et la proximité de cet autre système est évidente et conçue comme dangereuse. Cest certainement une des causes de lagressivité de cette idéologie.
Le meilleur exemple est la sacralisation très rapide de la série des cent noms1184 ou des Beaux Noms1185 , comme sil était difficile de concevoir lunicité véritable de la divinité. On pourrait penser quil sagit dune concession au polythéisme ambiant du VIIème siècle. Mais les Beaux Noms ont connu ensuite une grande fortune : ils sont récités de façon quasi-automatique1186 . Ces noms sont des adjectifs laudatifs, qui sont aussi des noms de dieux du paganisme, des attributs1187, des épiclèses1188, ou des mots utilisés dans les cultes anciens. Bien entendu, létude de ce sujet est restée taboue ; mais elle mérite au moins de sy consacrer1189 : les deux premiers Beaux Noms, les plus populaires, Rahman1190 et Rahim, sont ceux de dieux païens arabes parfaitement attestés, et aussi les dénominations juives de Yahvé en arabe. Ce sont des informations capitales et irréfutables, et pourtant si peu divulguées.
(Corpus coranique d'Othman 20/7).
Allah -nulle divinité en dehors de lui- possède les noms les plus beaux.
(Corpus coranique d'Othman17/110).
Dis : priez Allah ou priez le bienfaiteur!1191
Quel que soit celui que vous priez, il possède les noms les plus beaux.
(Corpus coranique d'Othman 7/179).
Allah possède les noms plus beaux.
Priez-le avec ces noms et laissez ceux qui blasphèment au sujet de ces noms : ils seront récompensés1192 de ce quils font.
(Corpus coranique d'Othman 62/1).
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre glorifie Allah, le roi, le très saint, le puissant, le sage.
(Bukhari Hadith 75/419).
Allah a 99 noms, cest-à-dire 100 moins un, et quiconque croit en leurs sens et agit en accord avec eux entrera au paradis ; et Allah est le Un et aime le Un.
(Bukhari, Sahih 93/495).
Lapôtre dAllah a dit : Allah a 99 noms, 100 moins un, et celui qui les mémorisera, tout par coeur, entrera au paradis. Compter quelque chose signifie le savoir par coeur.
(Bukhari, Sahih 80/68).
Allah a 99 noms, cent moins un. Personne ne les gardera dans sa mémoire sans rentrer au paradie. Allah est unique et il aime le nombre impair.
(Bukhari, Sahih 97/12).
Abu Horayra rapporte que lenvoyé d'Allah a dit :
Allah a 99 noms ou cent moins un ; celui qui les retiendra dans a mémoire entrera au paradis.
(Bukhari, Sahih 80/27).
Ibn Abbas a dit : Dans les moments d'affliction le prophète faisait l'invocation suivante : Il n'y a d'autre divinité que Allah, le puissant, le sage ; il n'y a d'autre divinité que Allah, le maître des cieux et de la terre, le maître du trône suprême.
Ibn Abbas rapporte que, dans les moments d'affliction, l'envoyé d'Allah disait :
-Il n'y a d'autre divinité que Allah, le puissant, le sage ; il n'y a d'autre divinité que Allah, le maître du trône suprême ; il n'y a d'autre divinité que Allah, le maître des cieux et de la terre, le maître du trône magnifique.
(Tafsir al Jalalayn 59).
C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A lui les plus beaux noms...: Il est le Créateur, l'Animateur qui crée de rien. Il est le Façonneur qui donne la forme qu'il désire. Les noms les plus beaux, qui sont au nombre de 99, Lui appartiennent. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre Ses louanges. Il est le puissant et le sage.
Prélude à la liste canonique1193.
(Corpus coranique d'Othman 59/22-4).
Il est Allah - nulle divinité excepté lui -, qui connaît l'inconnaissable et le Témoignage.
Il est le bienfaiteur miséricordieux.
Il est Allah - nulle divinité excepté lui -, le Roi, le Très Saint, le Salut (?), le Pacificateur1194, le Préservateur1195 , le Puissant, le Violent, le Superbe. Combien Allah est plus glorieux que ce qu'ils lui associent !
Il est Allah, le Créateur, le Novateur, le Formateur.
A Lui les noms les plus beaux.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre le glorifie.
Il est le Puissant, le Sage.
Les beaux noms dAllah des Arabes judaïsés.
(Inscriptions arabes du désert du Néguev)1196.
Ô Allah!1197 Pardonne à Ashath fils de Isam ses fautes anciennes et récentes1198 , toi tu es celui qui entend, qui sait, le haut, le sublime, le puissant, le compatissant, le miséricordieux1199, et pardonne-lui vivant et mort, alors quil demande à Allah la protection et quil ne manque pas de le protéger de sorte quil puisse continuer son voyage.
Le blasphème1200 sur les noms.
(Tabari, Tafsir 7/180).
Leur blasphème, en ce qui concerne les noms dAllah, consistait en ce quils les détournaient de lemploi qui était le leur et les appliquaient à une divinité1201 et à leurs idoles1202 en y ajoutant ou e y retranchant quelque chose. Ainsi donnaient ils à lune dentre elles le nom de Lat quils faisaient dériver du nom dAllah réservé à Allah ; à une autre donnaient-ils le nom de Uzza quils faisaient dériver du nom de Allah quest le nom al Aziz1203.
La liste canonique1204 .
1 - Allah (le dieu) ;
2 - al Rahman (le dieu clément)1205 ;
3 - al Rahim (le dieu miséricordieux)1206 ;
4 - al Malik (le roi du Monde) ;
5 - al Quddus (le dieu très Saint, )1207 ;
6 - Al Salam (Le dieu pacifique)1208 ;
7 - Al Mumin (Le dieu fidèle, Le dieu confiant) ;
8 - Al Muhayman (Le dieu paisible, Le dieu témoin) ;
9 - Al Aziz (Le dieu puissant) ;
10 - Al Jabbar (Le dieu réducteur, Le dieu dominateur) ;
11 - Al Mutakabbir (Le dieu plus grand, le dieu superbe)1209 ;
12 - Al Khaliq (Le dieu créateur) ;
13 - Al Bari (Le dieu producteur, le dieu fondateur)1210 ;
14 - Al Musawwir (le dieu formateur) ;
15 - Al Ghaffar (le dieu indulgent)
16 - Al Qahhar (le dieu invincible, victorieux, contraignant)1211 ;
17 - Al Wahhab (le dieu libéral, généreux) ;
18 - Al Razzaq (Le dieu dispensateur) ;
19 - Al Fattah (le dieu ouvrant, conquérant) ;
20 - Al Alim (le dieu savant, omniscient)1212 ;
21 - Al Qabid (le dieu qui retient)1213 ;
22 - Al Basit (le dieu dilate, qui étend, qui fournit)1214 ;
23 - Al-Khafid (le dieu qui abaisse)
24 - Al-Rafi (le dieu qui relève)1215 ;
25 - Al Muizz (le dieu qui rend puissant) ;
26 - Al Mudhil (le dieu qui avilit)
27 - Al Sami (le dieu audient) ;
28 - Al Basir (le dieu voyant) ;
29 - Al Hakam (le dieu juge, arbitre) ;
30 - Al Adl (le dieu juste, équitable)1216 ;
31 - Al Latif (le bon dieu) ;
32 - Al Khabir (le dieu informé, ) ;
33 - Al Halim (le dieu magnanime)1217 ;
34 - Al Adhim (le dieu immense, magnifique)1218 ;
35 - Al-Ghafur (le dieu absoluteur, ) ;
36 - Al Shakur (le dieu econnaissant) ;
37 - Al Ali (le dieu très-haut, exhalté)1219 ;
38 - Al Kabir (le grand dieu ) ; 1220
39 - Al Hafidh (le dieu protecteur, ) ;
40 - Al Muqit le dieu nourricier) ;
41 - Al Hassib (celui qui demande des comptes)1221 ;
42 - Al Jalil (le dieu illustre, majestueux)1222 ;
43 - Al Karim (le très noble, généreux)1223 ;
44 - Al Raqib (l'observant, vigilant)1224 ;
45 - Al Mujib (l'accomplisseur, )1225;
46 - Al Wasi (le dieu vaste, englobant)1226 ;
47 - Al-Hakim (le dieu infiniment sage);
48 - Al Wadud (le dieu aimant)1227;
49 - Al Majiid (le dieu glorieux)1228;
50 - Al Baith (le dieu ressuscitant, celui qui réveille);
51 - Al Shahid (le témoin témoin);
52 - Al Haqq (le dieu de la vérité, le dieu vrai)1229 ;
53 - Al Wakil (le dieu gérant, mandataire)1230 ;
52 -Al Qawi (le dieu très fort)1231;
55 -Al Matin (le dieu constant,ferme)1232 ;
56 -Al Wali (le dieu tuteur, auxiliaire) ;
57 -Al Hamid (Le dieu louable, louangé)1233 ;
57 - Al Mohsi (le dieu qui garde en compte) ;
58 -Al Majid( le dieu glorieux) ;1234
59 - Al Mubdi (le dieu innovant) ;
60 - Al Muid (le dieu restaurateur)1235 ;
61 - Al Muhyi (le dieu revivificateur)1236 ;
62 - Al Mumit (le détenteur de la Mort, le dieu meurtrier)1237 ;
63 - Al Hayy (le dieu vivant)1238 ;
64 - Al Qayyum (le dieu subsistant, immuable)1239 ;
65 - Al Wajid (le dieu opulent, qui trouve)1240 ;
66 - Al Wahid (le dieu unique)1241 ;
67 - Al Ahad (le dieu singulier)1242 ;
68 - Al Samadh (L' éternel, Indépendant de tout, L'impénétrable) ;
69 - Al Qadir (Le Vigoureux, Le Puissant, Ie Déterminant)1243 ;
70 - Al Muqtadir (Le Très-Puissant en soi)1244 ;
71 - Al Muqaddim (L'Antérieur, Celui qui précède)1245 ;
72 - Al Muakhir (Le Postérieur, Celui qui maintient derrière) ;
73 - Al Awwal (Le Premier)1246 ;
74 - Al Akhir (Le Dernier)1247 ;
75 - Al Zahir (L'Apparent, le Visible)1248 ;
76 - Al Bathin (Le Caché, l'Occulté)1249 ;
77 - Al Wali (1e Seigneur, Le Maître Très-Proche) ;
78 - Al Mutaali (Le Très- Élevé, le Transcendant)1250 ;
79 - Al Barr (Le Créateur, Le Producteur) ;
80 - Al Tawwab (Le Compatissant, Le Très-Bon)1251 ;
81 - Al Muntaqim (Le Vengeur)1252 ;
82 -Al Afuw (L'Indulgent) ;
83 - Al Rawf (Le Bienveillant)1253 ;
84 - Malik al Mulk (Le Seigneur du Monde)1254 ;
85 - Dhul Jalala wa1 Ikram (Le dieu détenteur de majesté et de générosité)1255 ;
86 - Al Muqsit (Le dieu équitable, qui répartit) ;
87 - Al Jami (Celui qui réunit, Le Fédérateur)
88 - Al Ghani (Le Très Riche)1256 ;
89 - Al Mughni (L'Enrichissant, Le Pourvoyeur de Biens) ;
90 - Al Mani (L'Interdicteur, Le Prohibiteur) ;
91 - Al Darr (Celui qui contrarie) ;
92 - Al Nafi (Celui qui accorde le profit)1257 ;
93 - Al Nur (La Lumière, Le Lumineux) 1258 ;
94 - Al Hadi (Le Guide, Le Recteur, L'Apaisant) ;
95 - Al Badi (L'Innovant, Le Créatif)1259 ;
96 - Al Baqi (Le Permanent) ;
97 - Al Warith (L'Héritier)1260 ;
98 - Al Rashid (Le justicier, Le Conducteur)1261 ;
99 - Al Sabur (Le Patient, Le Constant).
100- ?1262
1 in al Kalbi, Livre des Idoles 27b (ed. W. Atallah, Paris, 1966); R. Klinke-Rosenberger, Das Götzenbuch Kitab al-Aqnam of Ibn al-Kalbi, Leipzig, 1941; F. Stummer, "Bemerkungen zum Götzenbuch des Ibn al-Kalti," Zeitschrift der Deutschen morgenländischen Gesellschaft, 98 1944; M. S. Marmadji, "Les dieux du paganisme arabe d'après Ibn al-Kalbi," RB, 35 1926; H. S. Nyberg, Bemerkungen Zum "Buch der Götzenbilder" von Ibn al-Kalbi, in APARMA, Mel. Martin P. Nilsson, Lund, 1939; A. Jepsen, "Ibn al-Kalbis Buch der Götzenbilder. Aufbau und Bedeutung," Theo Litera-tur-Zeitung, 72, 1947 ; F. Zayadine, "The Pantheon of the Nabataean Inscriptions in Egypt and the Sinai", ARAM 2, 1990, Mitchell J. Dahood, Ancient Semitic Deities in Syria and Palestine, in Sabatino Moscati, ed., Le Antiche Divinità Semitiche, Roma, 1958; F. Zayadine, Les dieux nabatéens , Les Dossiers d'Archéologie 163, 1991 ;J. F. Healey, The Religion Of Nabataeans: A Conspectus, Leiden 2001;Estelle Villeneuve, Les grands dieux de la Syrie ancienne, Les religions de la Syrie antique , Le Monde de la Bible , 149, 2003 ; Maurice Sartre Panthéons de la Syrie hellénistique, Les religions de la Syrie antique , Le Monde de la Bible , 149, 2003 ; Pierre Bordreuil, Les dieux de Jordanie, in "Pétra et l'étonnante Jordanie ", Le Monde de la Bible ,158, 2004; M. Gawlikowski, "Les Dieux des Nabatéens." Aufstieg und Niedergang der Römischen Welt 18 (4), 1990; J. Starcky, "Les Figures Divines à Petra." Le Monde de la Bible 14,1980 R. M., Helmut Wenning, "The Gods of the Nabataeans: A New Research Project." Newsletter of the German Protestant Institute of Archaeology in Amman 1(2.8) 1996; id., Die Götter in der Welt der Nabatäer, Petra: Antike Felsstadt zwischen Arabischer Tradition und Griechischer Norm. Mayence 1997; id. Die Gotter der Nabataer: Eine archaeologish-religionsgeschichtliche Untersuchung. Amman 1997;H. Merklein, Die Götter in der Welt der Nabatäer. Petra: Antike Felsstadt zwischen Arabischer Tradition und Griechischer Norm, Mayence 1997; W. Caskel, Die alten semitischen Gottheiten in Arabien, in S. Moscati (ed.), Antiche divinita semitiche, Rome 1958. .
2 Cf. le témoignage dAzraqi, partie V.
3 Partie III.
4 G. Ryckmans, Heaven and earth in the south arabian inscriptions, Journal of Semitic Studies 1958; Meindert Dijkstra, The Weather-God on Two Mountains, Ugarit-Forschungen 1991.
5 Les premières traces apparaissent au moins dans les chroniques assyriens, 1500 ans avant 622.
6 On commence à constituer des dossiers sur ce monde divin disparu: A. Jamme,"D. Nielsen et le Panthéon sud-arabe préislamique." RB, 55 1948
7 Essentiellement en Jordanie-Syrie, dans les Etats du Golfe et au Yémen ; de timides tentatives dexploration concernent lArabie Saoudite. Mais elles se heurtent à de massives forces obscurantistes. Rappelons quil est strictement interdit de fouiller sur les territoires de la Mecque et de Médine : ce serait sans doute pour retrouver une grande quantité didoles et de vestiges juifs
8 C. Winckworth, On heathen deities in the Doctrine of Addai, Journal of Theological Studies 1924.
9 Cf. bibliographie, Les Sources (partie XX).
10 Branden 1966, p. 108 ; id., La divinité thamoudéenne A, Le Muséon 67, 1954.
11 Fahd 1968, p. 38-40.
12 MANHAR.
13 GUBAYL.
14 BAYT.
15 La Ka'ba.
16 HIZANA.
17 BAYT.
18 YUNSAB.
19 Unité de mesure perse.
20 MANHAR.
21 HADAYA.
22 J. Teixidor 1979, p. 80-2 ; Starcky 1956, p. 219.
23 D. Schlumberger, La Palmyrène du nord-ouest, Paris, 1951, 2 ter.
24 Datation : 680-669 ; Pritchard p. 291 (IV 1-13) ; commentaire in Weiss-Romarin, JSOR 16-1932, p. 32.
25 G. Walter in F. Gabrieli, Mahomet, Paris, 1965, p. 38.
26 Gaudefroy-Demonbynes 1957, p. 533.
27 Gaudefroy-Demonbynes 1957,p. 498-500.
28 La fidèle.
29 Cest son surnom -presque son épiclèse- traditionnelle pour lislam.
30 Sur le tabou des règles, cf. la partie II.
31 Starcky 1956, p. 218.Ce nom a été pris comme pseudonyme par un célèbre poète arabe contemporain; cf. I.J. Boullata, Review essay: Adonis towards a new arab culture, International Journal of Middle East Studies 20, 1988
32 W. Atallah, Adonis dans la littérature et l'art grecs, Paris 1966 ; Marcel Detienne, Les jardins d'Adonis, Paris 1972.
33 Corpus coranique 22/59.
34 J. Teixidor 1979, p.34-36 ; Starcky 1956, p. 209.
35 Corpus coranique 112/1.
36 Corpus coranique 57/3.
37 F. Bron, Notes sur le culte d'Ahirat en Arabie du Sud pré-islamique, Etudes sémitiques et samaritaines offertes à Jean Margain, 1998
38 Branden 1966, p. 93.
39 Fahd 1968, p. 41; Ryckmans 1937, p. 160; Wellhausen, Reste p.66.
40 Annotation postérieure sur le manuscrit : le copiste a cru bon de prévenir le lecteur de la menace de souillure par lidolâtrie.
41 Inscription de Jebel Rum, près de Pétra, découverte en 1959, ou à Wadi as Siyyagh.
42 J. T. T., J. Milik, "New Evidence on the North-Arabic Deity Aktab-Kutba." BASOR 163, 1961; J. A. Strugnell, J.T. Milik, "The Nabataean Goddess Al-Khutba' and her Sanctuaries (Part 1): Some Notes on the Nabataean Goddess al-Kutba and Related Matters - New Evidence of the North Arabian Deity Aktab-Kutbâ." BASOR 156 , 1959; 163, 1961; F. Zayadine, Hermes/al-Khutbay LIMC Supplementum. Zurich-Düsseldorf 1997; S. Farès-Drappeau, " La divinité h-KTBY/hn-KTB en Arabie du Nord-Ouest et en Jordanie du Sud ", Topoi (9), 1999
43 Corpus coranique 87/1, Coran 20/113 ; cest aussi le nom (ou surnom?) du cousin de Muhammad, personnage médiocre (c'est du moins ainsi que le présente l'ensemble de la Tradition) qui a été choisi comme objet dadoration, et idolâtré, lui et sa famille, par une partie minoritaire du monde musulman. Il ne s'agit pas d'un nom traditionnel arabe, et cette appelation doit dissimuler un autre nom, lié au paganisme.
44 Contraction de EL ILLAH : la divinité ; à lorigine, dans les langues sémitiques, le mot évoque lidée de primauté, de direction ; cf. M. Watt, Belief in a high god in pre-islamic Mekka, Journal of Semitic Studies 16, 1971 ; id. The Quran and belief in high god, Der Islam 56 (1979), p. 205 ; F. Winnet,Allah before Islam, The Moslem World 28, 1938 ; H.A.R. Gibb, Pre-islamic monotheism in Arabia, Harvard Theological Review 55, 1962 ; dans le milieu tribal, cest plus le sens de protecteur qui apparaît; D.B. Mc Donald, Encyclopédie de l'Islam1, sv. Allah; C. Brockelmann, "Allah und die Götzen, der Ursprung des islamischen Monotheismus," Archiv für Religionswiss., 21 1922.
45 En araméen, autre étymologie, à partir du mot ALAHA.
46 Lidée de primauté présente dans létymologie, contredisant celle dunicité (TAWHID).
47 Cest le sens du mot El en hébreu ; cf. E. Dhrome, Le nom du dieu dIsraël, Revue d'Histoire des Religions 141.
48 Formule prononcée par les Quraysh polythéistes : LABBAYKA ALLAHUMMA! : Me voici, mon dieu! ; traces de cet usage dans le Coran 3/26, 5/114, 8/32, 10/10, 39/46.
49 Gaudefroy-Demonbynes 1957, p. 261-3.
50 Cf. partie II.
51 Cf. dans la Bible, Deutéronome 6, 4 ; Isaïe 45, 22 : Marc 12, 30 ;28, 88.
52 Pour lAllah de la Mecque, cf. partie V ; cette puissance est identifiée depuis lépoque dOugarit (IIème millénaire avant J.-C.) .
53 Encyclopédie de lIslam, sv. Ilah ; M. Gaudefroy-Demonbynes, Sur quelques noms dAllah dans le Coran, Bull. de lécole des Hautes Etudes, Section des sciences religieuses 1929.
54 A. T Welch, Allah and other supernatural beings : the emergence of the Quranic doctrine of Tawhid, Journal of the American Academy of Religion 47, 1979 ; K. Brockelmann, Allah und die Götzen. Der Ursprung des islamischen monotheismus, ARW 11 ,1922; W. Montgomery Watt, The use of the word 'Allah' in english, The Muslim World 43, 1953.
55 Cf. Exode 20/4 : Car cest moi le seigneur, ton dieu, un dieu jaloux
56 Cri rituel.
57 Ibn Kathir, Sira (Conduite de l'envoyé d'Allah), ed. M. Boudjenoun, Paris 2007.
58 Corpus coranique 6/136.
59 Ibn Hisham, Sira (Conduite de l'envoyé d'Allah), ed. A. Guillaume, Oxford 1967. Réédité plusieurs fois depuis, notamment au Pakistan.
60 Corpus coranique, ed. R. Blachère, Paris, 1999.
61 SHIRK.
62 Corpus coranique 6/137.
63 Source internet : msa-usc Compendium of Muslim Texts de l'association des musulmans de l'université de Californie du Sud.
64 BADI.
65 R. Dussaud, 1909, p. 138.
66 R. Dussaud, 1909, p. 142.
67 D.R. Hillers-E. Cussini, 1996, p. 338.
68 Inventaires des Inscriptions sud-arabiques, t. I, p. 69.
69 Le sanctuaire.
70 E. Combe, J. Sauvaget, G. Wiet, Répertoire chronologique dépigraphie arabe I, Le Caire, 1941, 4-5 ; J.A. Bellamy, Two pre islamic arabic inscriptions revisited : Jabal Ramm and Umm al Jimal, Journal of the American Oriental Society 108, 1988, p. 372; E. Littmann, Die Vorislamisch-arabische Inschrift aus Umm ij Jimal, ZS 7, 1929.
71 S. Farès-Drappeau, p. 79.
72 Ecriture de type sémitique omettant les voyelles.
73 Il existait donc des statues dAllah.
74 Arabie du Nord ; cf. Winnet/Reed 1970, n°14.
75 Ibn Sa'd, Tabaqat I-II, ed. Moinul Haq, New Delhi (sans date).
76 Sources for the History of Arabia, Riyad, 1979, vol. 1, p. 7 ; la plus ancienne inscription en arabe connue.
77 Les enfants de la femme.
78 J. A. Bellamy, Two pre-islamic inscriptions revisited : Jabal Ramin an Umm al Jimal, Journal of the American Oriental Society 108, 1988.
79 La formule peut surprendre mais elle est juste : dans le système polythéiste, dieux et hommes entretiennent des relations complexes.
80 Encyclopédie de l'Islam, sv. Allah ; R. D. Wilson, The Use of the Terms "Allah" and "Rab" in the Koran, The Muslim World 10, 1920 ;W.M. Watt, "Belief in a high god in pre islamic Mecca", Journal of semitic Studies, 1971 p. 35-41 : l'auteur (particulièrement soumis à la doctrine qu'il étudie), pour ne pas susciter la colère musulmane des érudits dévôts, appelle la foule de ses collègues islamologues autour du consensus (Buhl, Andrae, Paret, Henninger, Izutsu); Pierre Lory, Sur la notion de Dieu dans la religion arabe ante-islamique, Cahiers d'Études Arabes 2 1988.
81 Cf. partie III.
82 Sans doute dorigine chrétienne.
83 Autre nom de la Mecque.
84 Terminologie juive ; le texte est certainement apocryphe.
85 Sur les cultes d'appel de la pluie, cf. partie II.
86 J. Henninger, Pre-islamic bedouin religion, in M. Schwartz, Studies in islam, New York 1981, p. 12; W.Gerhardt, The hebrew/Israelite weather-deity, NUMEN 11-1964 pour un parallèle juif.
87 Divinités secondaires, auxiliaires.
88 Puisque les musulmans se sont rarement illustrés sur les mers (cf. les études de X. de Planhol), l'Allah comme puissance maritime et navale n'a été particulièrement vénérée ; cf. néanmoins W.W. Barthold, Der Koran und das Meer, Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft 83, 1929.
89 Cf. G. R. Ribbets, Arab navigations in the indian ocean before the coming of the portuguese, Londres 1971.
90 JAWAR.
91 Cf. le Zeus Orkios des Grecs.
92 Cf.partie VI.
93 La doctrine du tashbih.
94 ARKH.
95 Cf. à Pétra, Nehmé, p. 73-74, partie III.
96 AZIM.
97 HAMALAH.
98 RABB AL ARSH AL KARIM.
99 MAKIM.
100 Transcriptions de Y. Nevo, Z. Cohen, D. Heftman, Ancient Arabic Inscriptions from the Neguev 1993 ; trad. et choix Prémare 2002, p. 436-441.
101 Image tirée de lApocalypse de Saint Jean? Khalid peut être chrétien ; cf. aussi Corpus coranique 9.
102 JANNA, emprunt au syriaque ; Psaumes 16, 11.
103 Ed. T.O.B.
104 Le nom le plus ancien de la divinité des Hébreux.
105 YADALLLAH.; H. J. Drijvers. Une main votive en bronze, trouvée à Palmyre, dédiée à Ba'alshamên. Semitica 27,1977;N. Bel, P.-L. Gatier, avec la participation de B. Mille, "Mains sacrées : ex-voto de Phénicie romaine (I er-III e siècle après J.-C.) ", Actualité du département des Antiquités orientales, n° 10 (du 14 novembre au 3 mars 2008), Paris, 2007; P. - L. Gatier et N. Bel, "Mains votives de la Phénicie romaine", Monuments Piot, 87, 2008
106 La lettre dUrwa est un document qui nest pas connu de la biographie officielle ; mais elle figure dans la version arabe des Histoires de Tabari, 1284-1288 ; cf. Watt, Mahomet à Médine, p. 22.
107 Robin 1992, p. 143.
108 WAJH ALLAH ; J. Elias, Encyclopaedia of the Qur'an, sv. face of God; Coll., Patrimoine Syriaque. Actes du colloque VII. Le visage de Dieu dans le patrimoine oriental (Antelias: Editions du CERO, Université Antonine 2001. .
109 Bukhari, Sahih ("L'Authentique"), Les Traditions Islamiques, ed. V. Houdas/ W. Marçais, Paris, 1900-4.
110 S. Krone, Das altarabische Gottheit al Lat, Francfort, 1992 ; Hawting, 1999, p.138-9 ; T. Fahd, Encyclopédie de l'Islam2 V, p. 697; J. Ryckmans, Uzz et Lt dans les inscriptions sud-arabes: a propos de deux amulettes méconnues, Journal of Semitic Studies 25, 1980; Ryckmans 1934, p. 3; Wellhausen, Reste pp.29-34; C. F. A. Schaeffer, El, Elat, et Asharet, Hommages à A. Dupont-Sommer, Paris 1971; S. Farès-Drappeau, " Two North-Arabian inscriptions from the temple of Lât at Wady Iram ", ADAJ (42), 1998; John F.Healey,The Religion of the Nabataeans: A Conspectus , Religions in the Graeco-Roman World 136, Boston 2001 p.107-119; L. Dirven, The arrival of the goddess Allat in Palmyra, Mesopotamia 33, 1998; R. Savignac, "Le Sanctuaire d'Allat à Iram (Parties 1-3)." Revue Biblique 41-43, 1932-4; "Le sanctuaire d'Allat à Iram (suite)," RB 43, 1934;M. Gawlikowski, Allat et Baalshamin, Mélanges d'histoire ancienne et d'archéologie offerts à P. Collart, , Lausanne, 1976;M. Gawlikowski, "Le premier temple d´Allat", Resurrecting the Past: A Joint Tribute to Adnan Bounn, 1990;F. Buhl, Allat, Encyclopedia of Islam, Volume III: 18-19, 1936; J. Starcky, Allath, Athèna et la Déesse Syrienne. Mythologie Gréco-Romaine, Mythologies Périphériques: Études d'Iconographie, Paris, 1981; P. Bielinski, M. Stepniowski (ed.), Aux pays d' Allat, Mélanges offerts à M. Gawlikowski, Varsovie 2005
111 L. Dirven, The arrival of the goddess Allat in Palmyra, Mesopotamia 1998 ; L. Drijvers, Inscriptions from Allat sanctuary, ARAM 1995 ; id, Das Heiligtum der arabischen Göttin Allat in westlichen Stadtteil von Palmyra, Antike Welt 7, 3, 1976 ; M. Gawlikowki, Le temple dAllat à Palmyre, Revue archéologique 2, 1977 ; Ryckmans 1951, p. 15;L. Dirven, The arrival of the goddess Allat in Palmyra, Mesopotamia 33, 1998; H. J. W. Drijvers, Das Heiligtum der arabischen Gottin Allât im westlichen Stadtteil von Palmyra , Antike Welt 7, 1976 ; M. Gawlikowski, "Réflexions sur la Chronologie du Sanctuaire d'Allat à Palmyre." Damaszener Mitteilungen 1 1983
112 P. Figueras, The roman worship of Athena-Allat, ARAM 4, 1992. La forme d'Athéna est présente en Arabie sous la forme d'idoles sculptée et aussi à travers la multitude des monnaies frappées à l'imitation des fameux tétradrachmes athéniens.
113 T. Fahd, Le Panthéon., p. 111
114 Wellhausen, Reste p. 29.
115 Ryckmans, p. 15 ; cf. partie XIV.
116 Ed. A. Barguet.
117 Les Perses.
118 Al Illat ou A Lat, La Déesse en arabe.
119 De la bouillie.
120 Sorte de bouillie de céréales.
121 Ed. State of New York University.
122 Le texte ne dit pas à qui Abu Sufyan sadresse
123 Source : risala.net.
124 Elle s'oppose donc à la pierre noire de la Mecque. |